Le Pulse en un battement... 💢
📜 Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
Ni les urnes, ni l’armée : ce sont les taux longs. Quand les taux à 10 ans montent, le coût de la dette explose et même les dirigeants les plus téméraires reculent. Les marchés financiers restent la vraie force de rappel.
🌱Teract - Fin de partie pour le SPAC de Xavier Niel
Retrait de la cote à 3,12 €, loin des 9,50 € de l’IPO. Le projet de distribution « responsable » n’a jamais trouvé son modèle. Un revers symbolique pour les SPAC à la française.
🩺 Santé - Visibilité ou turbulences
DMS et Virbac déroulent, Median sécurise son carnet de commandes. À l’inverse, Valneva cale après un revers réglementaire aux États-Unis. Le secteur reste très polarisé.
🌍 Donald Trump en show à Davos
Salle comble mais enthousiasme émoussé. Groenland, menaces commerciales, OTAN : beaucoup de bruit, peu d’adhésion. L’effet Trump s’use, même à Davos.
📷 Les lunettes de Macron, stars malgré elles
Une monture jurassienne à 650 € fait plus parler que le fond des discours. À Davos, même les détails deviennent géopolitiquespas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.
Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
J'ai eu une révélation ce matin. Et c'est une bonne nouvelle (pas le fait que j'ai eu une révélation...). Je me demandais ce qui pouvait arrêter les dirigeants de ce monde dans leurs délires respectifs. De Trump, avec entre autres le Groenland, aux gouvernements de pays développés ou émergents dans leur dogmatisme ou leur délire fiscal. Et j'ai trouvé. Et c'est une évidence.
De quoi ont peur les gouvernements ?
Je me suis posé la question à propos de Trump. En l'observant déraper sur le Groenland, avant de repartir sur un autre sujet ou une autre obsession, je me suis demandé ce qui pouvait le ramener à un semblant de raison. Il y a bien sûr les élections de mi-mandat, mais ce n'est qu'en novembre. Mais il y a un frein beaucoup plus puissant que cela. Et nous l'avons vu en partie hier dans la journée.
Il y a une force de rappel.
Et une force de rappel qui terrorise tous les gouvernements. Et ce n'est pas l'armée. Ce n'est pas la bombe nucléaire. Non, c'est une arme financière. Et plus précisément, les taux d'intérêt à long terme.
Je m'explique.
Aujourd'hui, tous les pays ou presque sont surendettés. De la France aux États-Unis, en passant par le Japon. Le coût de remboursement de la dette devient un poste majeur des budgets, des budgets devenus essentiels pour stimuler des économies atones. Or le coût de remboursement de la dette dépend d'une chose, et d'une seule : les taux d'intérêt à long terme.
Et, contrairement aux taux courts, qui sont fixés par les banques centrales, les taux longs sont fixés en fonction de l'offre et de la demande. En fonction de critères objectifs : les perspectives de croissance, les perspectives d'inflation, le niveau d'endettement. Mais également en fonction d'un critère totalement subjectif : la confiance dans le pays emprunteur, dans sa direction politique et économique, et notamment dans sa monnaie.
Et même les dirigeants les plus débridés ou les plus dogmatiques ont les yeux fixés sur un chiffre : le taux de référence, le taux d'emprunt de l'État à 10 ans. Et dès que ce taux grimpe, ils paniquent. Et ils ont raison de paniquer, car qui dit hausse des taux longs dit coût du crédit plus élevé, pression sur l'immobilier et sur le pouvoir d'achat, déficit budgétaire, hausse de la dette, etc.
Exemples.
Rappelez-vous de Liz Truss, qui a dû démissionner de son poste de Premier ministre deux semaines après son arrivée, quand les taux longs anglais se sont envolés après des annonces de baisses d'impôts non financées. Tous les pays européens, et même la France, ont les yeux sur le « spread » d'emprunt avec l'Allemagne, et c'est la peur de ce spread qui nous évite d'avoir des budgets encore plus dangereux que celui que nous avons.
Et même Trump est freiné par les taux à long terme. Il a changé un peu de ton mardi soir sur le Groenland. Et l'envolée des taux longs depuis l'annonce de ses mesures anti-européennes, ainsi que les menaces des pays européens de céder une partie de leurs avoirs en dette américaine, l'ont probablement freiné. Car il sait que les élections de mi-mandat vont dépendre de l'« affordability », du pouvoir d'achat, et donc des taux d'intérêt à long terme.
Bonne nouvelle donc.
On peut freiner les délires des gouvernements grâce aux marchés financiers. Une force de rappel.
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Née en 2022 de l’union entre 2MX Organic — le SPAC porté par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari — et InVivo Retail, la société portait une ambition claire : bâtir un leader alternatif de la distribution responsable, mêlant circuits courts, produits bio et ancrage territorial.
Cependant, cette ambition n’a jamais réussi à franchir le cap de l’exécution. Malgré une mise sur orbite médiatisée et un plan de développement audacieux, Teract n’a jamais trouvé sa dynamique. Entre des ventes stagnantes et une rentabilité inatteignable, la stratégie de croissance externe, pourtant présentée comme le moteur de la création de valeur, n’a finalement pas porté ses fruits.
Face à ce constat, InVivo, l'actionnaire majoritaire, a décidé de siffler la fin de partie avec une offre de retrait à 3,12 € par action. Si le prix offre une prime importante par rapport au dernier cours qui stagnait sous 1 €, il reste très loin des 9,50 € de l'introduction en bourse. Au-delà de ce cas précis, c’est le modèle même du SPAC qui essuie un revers symbolique en France, rappelant que les promesses initiales se heurtent souvent brutalement à la réalité opérationnelle et commerciale.

Santé - Des résultats qui donnent le pouls du secteur 💊
Le secteur de la santé n'a pas chômé cette semaine, offrant un paysage très contrasté aux investisseurs. Entre ceux qui mettent le turbo et ceux qui encaissent des revers réglementaires, la sélection devient un vrai sport de précision.
Côté bonnes nouvelles, DMS Group a terminé l'année 2025 en fanfare avec un dernier trimestre à +17 %. Le groupe frôle désormais les 50 M€ de chiffre d’affaires annuel, porté par une radiologie qui ne faiblit pas (+9 %). De son côté, Virbac affiche une santé de fer avec près de 1,5 milliard d’euros de revenus et des ambitions claires pour 2026 : viser jusqu'à 7,5 % de croissance et une marge d'EBITA de 17 %.
Chez Median Technologies, si la croissance actuelle reste discrète (+2,6 %), c'est le carnet de commandes qui rassure en grimpant à 76,6 M€, offrant une visibilité financière jusqu'à fin 2026.
Mais le secteur, c'est aussi des trajectoires opposées. Pendant que bioMérieux sort le carnet de chèques pour racheter Accellix (35 M€), Valneva doit essuyer une grosse déconvenue : le retrait de ses dossiers américains pour son vaccin contre le chikungunya suite à une suspension de licence par la FDA.
Bref, de la visibilité pour les uns, des complications pour les autres... le secteur santé demande plus que jamais une analyse chirurgicale des dossiers.

Jamais le Forum de Davos n’avait attiré une telle foule pour un dirigeant américain. Mercredi 21 janvier, Donald Trump a rempli la salle. Mais l’effet de surprise des premières années s’est dissipé. À la curiosité a succédé une forme de lassitude, voire de malaise, face à des prises de position jugées répétitives et provocatrices.
Le président américain est d’abord revenu sur son obsession du Groenland, réclamant de nouveau des « négociations immédiates » avec le Danemark pour racheter l’île. Motif invoqué : la sécurité nationale. Trump a évoqué la construction d’un « Dôme d’or », vaste système de défense aérienne censé protéger l’Amérique du Nord en cas de conflit nucléaire. Officiellement, pas de recours à la force — officieusement, un flou inquiétant : « Nous verrons ce qui se passera ».
Le ton s’est ensuite durci avec l’Europe. Entre piques adressées aux lunettes de soleil d’Emmanuel Macron, Trump a menacé la France d’une surtaxe de 200 % sur ses vins et champagnes. Il a également ravivé les tensions autour de l’OTAN, qualifiée d’« injuste », mettant en doute l’engagement des Européens à défendre les États-Unis.
Le décalage est devenu manifeste lorsqu’il a annoncé une rencontre avec Volodymyr Zelensky à Davos — alors même que ce dernier est resté en Ukraine, sous les frappes russes. À l’applaudimètre, le verdict a été clair : accueil poli, mais sans ferveur, loin de l’enthousiasme suscité la veille par Ursula von der Leyen ou Emmanuel Macron.
@Euronews


@RTL
À Davos, Emmanuel Macron a livré un discours attendu sur la souveraineté européenne et les rapports de force internationaux. Pourtant, l’attention s’est rapidement portée sur un détail extérieur au propos. Le président est apparu avec des lunettes de soleil, portées en continu, officiellement pour dissimuler un problème oculaire sans gravité.
La séquence a pris une tournure politique lorsque Donald Trump s’en est moqué. « Je l’ai écouté avec ses belles lunettes de soleil, il a essayé de faire le dur à cuire », a lancé l’ancien président américain, éclipsant le fond du discours par une remarque sur la forme.
Ces lunettes ne sont ni un accessoire improvisé ni un objet promotionnel. Il s’agit du modèle Pacific S01 de la maison Henry Jullien, une manufacture centenaire installée à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Entièrement fabriquée à la main selon la technique du doublé or laminé, la monture est vendue autour de 650 euros.
Emmanuel Macron les a achetées lui-même il y a plusieurs années, refusant qu’elles lui soient offertes. Un objet discret, soudain propulsé au cœur de la scène internationale. l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.
Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.
