Le Pulse en un battement... 💢
📜 Si vous avez compris...
Discours sans cap clair sur la guerre, ton à la fois offensif et incertain. Résultat : pétrole +7%, marchés en baisse. Les investisseurs attendaient de la visibilité, ils ont eu de l’ambiguïté.
💻Equasens - Le début de la remontada ?
Résultats solides (CA +9%, EBITDA +9%) et perspectives portées par l’IA et le Ségur. Le titre rebondit fortement après des mois de désamour.
🏭Électronique industrielle - Des publications qui stabilisent dans un marché encore chahuté
Actia surprend (+22%), ICape rassure avec son carnet de commandes, 2CRSi explose grâce à l’IA. Le secteur reste volatil mais les bons élèves émergent.
🚀SpaceX prêt à décoller en Bourse
Objectif : lever jusqu’à 80 Md$ pour une valorisation de 1 750 Md$. Musk veut casser les codes avec une IPO “spectacle” ouverte aux particuliers.
📷 50 ans après Apollo, l’humanité est enfin de retour en orbite lunaire
La mission Artemis 2 marque le retour des vols habités vers la Lune, plus de 50 ans après Apollo. Une répétition clé avant un alunissage prévu en 2028.
Si vous avez compris...
... ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal exprimé : Trump pourrait faire sienne cette célèbre formule de l'ancien patron de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan.
On attendait hier soir, nous aussi, l'annonce de la fin de la guerre imminente, mais Trump a soufflé une fois de plus le chaud et le froid.
Les marchés n'ont retenu que le froid et rechutent.
20 minutes
Son discours n'a duré que 20 minutes.
Moins long que ses récents discours-fleuves.
Et il n'a pas donné d'indications précises sur la fin de la guerre.
Il a à la fois annoncé que les objectifs militaires seraient atteints très rapidement et qu'il allait ramener l'Iran à l'âge de pierre, "where they belong".
Et qu'il allait encore les frapper très durement dans les semaines qui viennent.
Un discours
Pour tenter de convaincre les Américains que cette guerre était nécessaire : c'est l'analyse du Wall Street Journal.
Trump a expliqué que l'Iran était une menace pour la région et pour les États-Unis.
Et que l'Iran était le régime le plus violent sur Terre et qu'il était impossible de lui laisser posséder l'arme nucléaire.
Il suit les marchés
Trump garde un œil sur les marchés.
Et il a déclaré que la pression sur les prix du pétrole et sur les marchés serait de courte durée et n'affecterait pas la vie des Américains.
Mais selon les derniers sondages, 80 % des Américains sont inquiets du prix de l'essence, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour les Républicains alors que les midterms approchent à grands pas.
Les marchés
N'ont pas du tout apprécié le discours.
Ils attendaient une annonce claire et précise sur la fin de la guerre.
Le pétrole a rebondi de plus de 7 %, le Nikkei a perdu plus de 2 % et les indices européens rechutent de près de 1,5 %.
Trump
A sûrement observé l'impact négatif de son discours sur les marchés.
Nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle déclaration plus positive dans les jours qui viennent pour prendre à nouveau les marchés à contrepied.
Mais il semble que le scénario privilégié de Trump soit celui d'une dernière démonstration de force massive, qui passera peut-être par la prise de contrôle de l'île de Kharg avant la fin des combats.
Le temps presse pour que le conflit n'impacte pas durablement l'économie mondiale.
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Il y a des dossiers que le marché boude sans raison valable pendant des mois, et qui se réveillent brutalement le jour où les chiffres sont là. Equasens en a fait la démonstration en début de semaine : +11,8% lundi, meilleure performance du SRD, après la publication de ses résultats annuels 2025.
Chiffre d'affaires à 236,5 M€, +9,1%. EBITDA courant à 66,7 M€, +9,1%. Résultat net à 41,1 M€, +8,8%. ARR à 108 M€, soir une hausse de +8,8%. Chaque ligne progresse dans le même sens, à un rythme régulier, sans coup d'éclat ni déception. La trésorerie nette ressort à 83,6 M€, en légère progression. Un dividende de 1,40 € par action est également proposé.
Ce qui a séduit le marché, c'est peut-être autant les perspectives que les chiffres. Pour 2026, le groupe mise sur l'intégration de l'IA dans ses logiciels métier, une couche dite "agentique" destinée à automatiser les tâches répétitives en officine et à assister les professionnels de santé dans leur prise de décision. Un positionnement défensif — les pharmacies représentent plus de 70% du CA et ne désinvestissent pas leur logiciel de gestion en période de crise — couplé à un vrai levier de croissance structurel avec le Ségur Vague 2 qui doit monter en puissance à partir du deuxième trimestre.
Une transition de gouvernance s'amorce par ailleurs : le fondateur Thierry Chapusot ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat de président à l'issue de l'AG du 25 juin. François-Pierre Marquier, venu de Cegid, prend la direction générale déléguée dès le 1er avril. Après avoir tutoyé les 120 € début 2021, et avoir perdu près de -70% depuis, la remonta est peut-être en train de s'amorcer pour le groupe lorrain.

Électronique industrielle - Des publications qui stabilisent dans un marché encore chahuté 🏭
Le secteur de l’électronique industrielle reste pris dans une dynamique contrastée. La demande finale reste dépendante des cycles industriels et des tensions sur certains composants, et le marché reste volatil. Mais les publications de la semaine ont apporté des signaux plus constructifs, avec des réactions boursières très différenciées selon la qualité d’exécution.
Actia Group fait partie des bonnes surprises. Le groupe a publié des résultats 2025 en nette amélioration avec un EBITDA en hausse de +76% à 38,2 M€ et un retour à un résultat opérationnel positif de 6,4 M€ (vs perte l’an dernier). Malgré un résultat net encore négatif (-5,8 M€), le marché a salué le redressement opérationnel, avec un titre qui a bondi jusqu’à +22% sur la semaine. Clairement, le levier opérationnel revient.
ICape Holding affiche une croissance robuste avec un chiffre d’affaires de 200,3 M€ (+12%, dont +5,1% organique). L’EBIT ressort à 8,8 M€, en recul, ce qui maintient une pression sur la marge. Mais le point clé reste le carnet de commandes, en forte hausse de +28%, qui soutient la visibilité. Le marché a plutôt bien accueilli ces éléments, avec un titre en hausse d’environ +10% sur la semaine.
Enfin, 2CRSi reste dans une dynamique totalement à part, portée par la vague IA. Le groupe publie un semestre spectaculaire avec un chiffre d’affaires de 204,7 M€ (multiplié par près de 10) et un EBITDA de 9,6 M€ (x4,6). La croissance est tirée par la demande en infrastructures de calcul et en serveurs IA. Le momentum opérationnel est très fort, avec des objectifs relevés au-delà de 300 M€ de chiffre d’affaires annuel, voire 400 M€ selon le rythme de déploiement.

SpaceX se rapproche d’une introduction en Bourse qui s’annonce hors norme. Selon le Wall Street Journal, l’entreprise d’Elon Musk préparerait un dépôt de dossier dès la mi-juin, avec une ambition à la hauteur de son fondateur : lever entre 40 et 80 milliards de dollars pour viser une valorisation de 1 750 milliards dès son entrée sur le marché.
Ce projet ne ressemble pas à une IPO classique. Musk voudrait remplacer le traditionnel roadshow par des visites d’usines et des lancements, fidèle à une méthode plus spectaculaire que bancaire. Il envisagerait aussi de réserver jusqu’à 30 % des titres aux investisseurs individuels, bien au-delà des standards habituels de Wall Street.
Il faut dire que SpaceX n’est plus seulement un constructeur de fusées. Entre 165 lancements en 2025, la montée en puissance de Starlink et les projets croisés avec xAI, l’entreprise se présente désormais comme une infrastructure globale, à la frontière du spatial, des télécoms et de l’IA.
©SpaceX


©WATSON
Artemis 2 a enfin quitté le sol. Ce mercredi 1er avril 2026, la NASA a lancé avec succès sa première mission habitée vers la Lune depuis la fin d’Apollo. Plus de cinquante ans après, le programme lunaire américain entre à nouveau dans le concret.
À bord de la capsule Orion, tractée par le lanceur SLS, quatre astronautes — Victor Glover, Christina Koch, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen — sont partis pour une mission d’une dizaine de jours. Leur trajectoire les emmènera bien au-delà de l’orbite basse, jusqu’à un survol de la Lune, soit une distance environ 1 000 fois supérieure à celle de l’ISS.
Mais ce vol n’est pas encore un retour sur le sol lunaire. Artemis 2 sert de répétition générale. Si Orion valide ses manœuvres, ses communications et surtout son bouclier thermique au retour, la NASA pourra maintenir son cap vers un alunissage habité en 2028.
