Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le contre-choc pétrolier
Après la flambée liée à l’Iran, l’offre mondiale pourrait rapidement redevenir excédentaire : retour du pétrole iranien et russe, hausse de production de l’Arabie saoudite et des États-Unis, demande mondiale plus faible. Certains anticipent un retour sous les 50 $ le baril.
⚠️ 2CRSi sous le feu des critiques
Le fonds vendeur Grizzly Research accuse le groupe d’avoir artificiellement gonflé une partie de son activité américaine via des parties liées non déclarées. Le titre s’effondre de plus de 40 % en séance. Désormais, le marché attend une réponse du management.
🤖 Le secteur de la tech / IA bien orienté
LightOn bondit après plusieurs contrats publics, Median sécurise son financement jusqu’en 2028 avec une levée de fonds de 50 M€, tandis que Linedata continue de profiter du narratif IA autour de sa nouvelle plateforme Optima.
🚀 SpaceX rachète Cursor
Elon Musk met la main sur Anysphere, créateur de Cursor, dans une opération valorisée 60 Md$. L’objectif : renforcer l’écosystème xAI et accélérer le développement de Grok grâce aux usages réels des développeurs.
⚽ La Coupe du Monde démarre fort
Victoire 3-1 des Bleus face au Sénégal, mais surtout premier coup de tonnerre avec le nul du Cap-Vert contre l’Espagne. De quoi bouleverser les premiers classements de Mon Petit Prono et rappeler que les favoris ne gagnent jamais sur le papier.
Le contre-choc pétrolier
C'est, depuis le début du conflit, une de nos convictions fortes : la hausse du pétrole n'est que temporaire et les cours du pétrole vont chuter lourdement. Très lourdement.
Et ils pourraient baisser en deçà des cours de l'avant-guerre en Iran.
Explications.
Trop de pétrole
Il va y avoir du pétrole.
Beaucoup de pétrole.
Trop de pétrole.
Pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, dès le détroit d'Ormuz ouvert, il va recommencer à circuler librement, même s'il faudra plusieurs semaines pour que le trafic reprenne normalement.
Mais surtout
Le pétrole iranien va revenir sur le marché avec l'allègement des sanctions.
Le pétrole russe, qui a déjà bénéficié depuis le début de la guerre d'une levée partielle des sanctions, va lui aussi circuler plus librement.
L'OPEP a éclaté avec le départ des Émirats arabes unis, qui veulent augmenter leur production et ne veulent plus respecter les quotas.
L'Arabie saoudite a besoin d'argent pour financer un budget de plus en plus déséquilibré et va aussi inonder le marché.
Quant aux États-Unis, ils vont continuer à tourner à pleine capacité sous la pression de Trump, qui veut faire baisser le prix de l'essence.
Une offre pléthorique donc
Et du côté de la demande ?
L'Agence internationale de l'énergie partage pleinement notre avis sur l'offre et ajoute que la demande sera inférieure à l'offre.
Parce que l'économie mondiale ralentit.
Parce que l'Europe est au bord de la récession.
Parce que la Chine n'est pas sortie de la crise.
Et parce qu'on arrive à produire de plus en plus d'électricité sans énergie fossile.
Nous pourrions donc assister
À un contre-choc pétrolier.
Une fois que tous les pays, dont la Chine, auront rempli à nouveau leurs réserves stratégiques, qui sont à leur plus bas niveau.
Il faudra peut-être plusieurs semaines.
Mais nous n'excluons pas de voir les cours du pétrole descendre en dessous des 50 dollars.
Les conséquences
Sont très importantes.
Comme nous nous sommes épuisés à le répéter, il n'y a pas d'inflation, juste une hausse des prix de l'énergie.
Alors, si le prix de l'énergie chute, l'inflation va chuter. Lourdement.
Et les taux n'auront aucune raison de rester aux niveaux actuels.
Et la BCE aura monté ses taux pour rien.
Comme à son habitude.
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Le phénomène boursier français de 2026 vient de prendre un coup de massue. Ce mercredi 18 juin, le fonds activiste américain Grizzly Research a publié un rapport short visant 2CRSi. Il accuse le groupe d'avoir artificiellement généré l'essentiel de ses revenus US au travers d'un écosystème de parties liées non déclarées. Le marché a immédiatement sanctionné le titre, après avoir été multiplié par 7 sur un an, 2CRSI plonge de -43% à 23,4€.
Au cœur du rapport figure NewYork GreenCloud, ou NYGC, que Grizzly présente comme le client mystère derrière le contrat phare de 610 M$ annoncé en janvier 2024 et la commande de 290 M$ de septembre 2025. Selon le fonds, NYGC aurait été créée le jour même de l’annonce du contrat par Joseph Church, un vétérinaire sans expérience apparente dans les data centers. Plus troublant encore, Alain Wilmouth, CEO de 2CRSi, apparaîtrait comme « cofondateur » de NYGC dans une présentation de levée de fonds, tandis que le site internet de NYGC serait hébergé par l’infrastructure IT de 2CRSi.
Grizzly relève également que la centrale biomasse de Buena Vista (en Californie), censée alimenter le futur data center, serait à l'arrêt depuis 8 ans. NYGC n'aurait levait que 2,5 M$ d'equity face à un capex >1 Md$ et son CEO reconnaît lui-même qu'aucune opération ne démarrera avant 2028. Le rapport s'attaque aussi à la commande allemande de 110 M€ annoncée le 9 juin (acheteur identifié comme une micro-startup), au contrat canadien anonyme, ainsi qu’à une « ghost factory » à Fremont.
Grizzly est positionné vendeur et a un biais, mais son track record est solide (notamment Emeren -97% et Emerita -70%). La balle est dans le camp du management.

Le secteur de la tech / IA bien orienté 🤖
Alors que les publications se font rares en ce milieu du mois de juin, certaines small caps du secteur technologique français, principalement exposées à l’IA, se sont illustrées avec de belles performances cette semaines.
Lighton Technologies (+58,8%) : LightOn, spécialiste français de l’intelligence artificielle sécurisée, a gagné près de 60% cette semaine après l’annonce du déploiement de ses solutions dans une quinzaine d’institutions publiques. La société passe de projets tests à de vrais contrats sur plusieurs années, avec une IA installée directement chez les clients pour garder les données sensibles en interne. Le marché y voit un vrai cap dans la mise en production de son modèle.
Median Technologies (+11%) : Du côté de la tech médicale, Median Technologies a gagné environ 11% cette semaine. La société a finalisé une augmentation de capital de 50 M€, une opération déjà annoncée en amont, qui sécurise sa visibilité financière jusqu’en 2028. Le marché a surtout réagi à ce renforcement du bilan pour une société encore en phase de déploiement de son IA dans le dépistage du cancer du poumon.
Linedata (+4%) : Du côté des logiciels financiers, Linedata a progressé d’environ 4% cette semaine, poursuivant sur la dynamique créée par la présentation de sa nouvelle plateforme Optima la semaine précédente. L’éditeur de solutions pour la gestion d’actifs et le crédit met en avant une plateforme intégrant l’IA, conçue pour moderniser les opérations back-office sans remplacer les systèmes existants. Le marché continue donc de “surfer” sur ce narratif d’amélioration produit et de montée en puissance de l’IA dans ses solutions.

SpaceX accélère encore, mais cette fois loin des pas de tir. L’entreprise d’Elon Musk annonce le rachat d’Anysphere, la start-up derrière l’assistant de codage Cursor, dans une opération évaluée à 60 milliards de dollars. Un montant vertigineux, même à l’échelle de la galaxie Musk.
Créé en 2022, Cursor s’est imposé comme l’un des outils les plus utilisés par les développeurs pour écrire, corriger et accélérer le code grâce à l’IA. La société générerait déjà 2,6 milliards de dollars de revenus annuels, avec une traction suffisamment forte pour rivaliser avec les grands noms du secteur, d’OpenAI à Anthropic.
L’opération serait réalisée entièrement en actions SpaceX, ce qui permet à Elon Musk de préserver sa trésorerie tout en mettant la main sur une pépite qui s’apprêtait à lever des fonds sur une valorisation de 50 milliards de dollars. Une manière élégante de payer cher sans sortir le chéquier.
Derrière le coup financier, l’enjeu est surtout stratégique. SpaceX veut intégrer son agent Grok Build à Cursor et utiliser les données d’usage des développeurs pour améliorer les futurs modèles de xAI. Dans la tech, la conquête ne se joue plus seulement dans l’espace : elle se joue aussi ligne par ligne, dans le code.
@Quartz


©Frank Franklin II, AP
Le grand rendez-vous mondial du football vient à peine de commencer, et les premières secousses se font déjà sentir. Sur le terrain, la France a lancé son tournoi par une victoire 3-1 face au Sénégal. Sur les téléphones, en revanche, les classements de Mon Petit Prono commencent déjà à ressembler à une salle des marchés un jour de krach.
Les Bleus ont fait le travail, sans vraiment rassurer. Kylian Mbappé a signé un doublé clinique, suffisant pour sauver sa ligne de statistiques et sécuriser les trois points. Mais dans le jeu, le capitaine français a longtemps semblé loin de son influence habituelle. Une victoire propre au tableau d’affichage, moins nette dans le contenu.
Le vrai coup de tonnerre est venu du Cap-Vert, auteur d’un match nul inattendu face à l’Espagne. La Roja, annoncée parmi les grands favoris, laisse déjà filer des points précieux. Et rappelle au passage une vieille règle des grandes compétitions : les petits poucets ne lisent jamais les scénarios écrits à l’avance.
Pour les joueurs de Mon Petit Prono, c’est déjà l’hécatombe. Le faux pas espagnol a explosé les grilles, ruiné les certitudes et redistribué les premiers classements en entreprise. Ceux qui ont senti le bon score des Bleus peuvent savourer. Les autres découvrent, dès la première journée, que pronostiquer reste un sport de combat.
