Le Pulse en un battement... 💢
💰 1 milliard d'euros par jour
C'est le déficit commercial de l'Union européenne face à la Chine. Avec près de 600 Md€ d'importations, Bruxelles envisage des quotas pour protéger son industrie, tout en restant dépendante des matières premières chinoises.
🚨 OPmobility - Près de 20 % de baisse, la confiance s'effrite
L'équipementier automobile abaisse ses objectifs 2026 et plonge en Bourse. Ralentissement du marché, concurrence chinoise et difficultés dans l'hydrogène fragilisent ses perspectives.
🏭 Industrie - Les marges avant les volumes
Lacroix (+62 %), Gérard Perrier (+22 %) et EPC (+30 %) affichent de fortes progressions de leurs résultats opérationnels. Trois industriels qui démontrent leur capacité à améliorer leur rentabilité.
🤖 Samsung imprime 80 milliards grâce à l’IA
Le géant coréen anticipe 80,2 Md$ de bénéfice opérationnel trimestriel, porté par l'explosion de la demande en mémoires HBM. Dans la ruée vers l'IA, les fabricants de mémoire touchent aussi le jackpot.
🚀 Le couple franco-allemand rallume la flamme
Première visite d'État d'un président allemand en France depuis treize ans. Macron et Steinmeier réaffirment leur coopération autour de la défense, du spatial et de la souveraineté industrielle européenne.
1 milliard d'euros par jour
C'est le déficit commercial de l'Union européenne vis-à-vis de la Chine.
1 milliard par jour !
Le prix de décennies de naïveté.
L'Union européenne est devenue le déversoir commercial des surplus d'une Chine coincée entre une baisse de sa demande domestique et les barrières établies par les États-Unis.
Elle commence à réagir.
Enfin.
Rencontre au sommet
Aujourd'hui et demain.
À Pékin.
Entre le commissaire européen au Commerce et Wang Wentao, le ministre du Commerce chinois.
Pour essayer de convaincre la Chine de faire des efforts et d'arrêter de nous inonder de ses produits, dont une large partie est subventionnée par l'État.
Car la Chine
Nous a choisis comme cible privilégiée.
Elle veut se découpler autant que possible des États-Unis qui érigent de plus en plus de barrières commerciales et réglementaires.
Elle a besoin d'écouler ses stocks accumulés du fait d'une demande encore faiblarde en Chine.
Et nous sommes une passoire commerciale.
Une explosion
Nos importations de Chine ont explosé depuis le Covid, comme le notent Les Échos.
Nous sommes passés de 360 milliards en 2019 à... près de 600 milliards.
Et nos exportations continuent à plafonner à 200 milliards d'euros.
Car la Chine, elle, s'est bien barricadée et a asphyxié les entreprises européennes qui avaient, pendant un temps, pénétré le marché chinois.
L'exemple le plus frappant est évidemment celui de l'automobile.
Enfin ?
Sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, l'Union européenne semble décidée à enfin sortir de son immobilisme et de sa naïveté.
Ce n'est pas encore gagné.
Mais les déclarations sont un peu plus agressives.
Et des quotas sont à l'ordre du jour.
Sur les voitures hybrides, par exemple : les voitures chinoises représentent un quart des ventes.
Mais l'Europe a besoin de la Chine
Pour des importations de matières premières, comme les terres rares, essentielles pour sa production.
Elle préférerait donc que la Chine accepte volontairement de limiter ses exportations plutôt que d'entrer dans un affrontement.
Mais la Chine n'a aucune envie de stopper son invasion dévastatrice.
Il serait temps qu'on cesse d'être les pigeons dans cette affaire.
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Coup de frein brutal pour OPmobility ! L'équipementier automobile a chuté de près de 20 % jeudi après avoir abaissé ses objectifs 2026, pourtant confirmés en juillet. La marge opérationnelle est désormais attendue entre 430 et 450 M€, contre 490 M€ réalisés en 2025 et une progression initialement promise. Même constat pour le cash-flow libre, désormais attendu au-dessus de 220 M€, après 297 M€ l'an dernier.
En cause, le ralentissement du marché automobile mondial, la concurrence chinoise et les difficultés du marché de l'hydrogène, marqué par plusieurs annulations de projets. Pour s'adapter, le groupe envisage 770 suppressions de postes en France et en Allemagne, accompagnées de 120 à 130 M€ de charges de restructuration en 2026.
La sanction boursière a également entraîné Forvia et Valeo dans son sillage. Mais au-delà des objectifs revus à la baisse, c'est surtout la crédibilité des prévisions du groupe qui est fragilisée. Prochain rendez-vous le 21 octobre avec le chiffre d'affaires du troisième trimestre.

Industrie – Les marges avant les volumes 🏭
Trois industriels français ont publié des semestres où la hausse du résultat opérationnel dépasse largement celle de l’activité.
Lacroix
Fabricant d’équipements électroniques pour l’industrie et de systèmes de gestion des réseaux d’eau et de routes. Le chiffre d’affaires progresse à peine mais le résultat opérationnel courant bondit de +62%, avec une marge d’EBITDA portée à un niveau record par les marchés de l’eau en France et en Espagne. Les objectifs 2026 sont relevés, même si la direction signale un approvisionnement en composants redevenu incertain pour le second semestre.
Gérard Perrier
Groupe familial lyonnais spécialisé dans les équipements électriques et les automatismes destinés à l’industrie, au nucléaire et à l’aéronautique. La croissance est à deux chiffres et tous les pôles progressent, l’Aéronautique et Défense en tête, avec un pôle Énergie qui se stabilise après un exercice 2025 pénalisé par la baisse des arrêts de tranche nucléaires. Le résultat opérationnel gagne 22% et l’objectif de production annuel est relevé.
EPC
Fabricant d’explosifs civils et prestataire de forage-minage pour les mines et les carrières, également présent dans la déconstruction. Le résultat opérationnel progresse de +30%, tiré par les contrats miniers et de carrières au Maroc, au Canada et en Afrique de l’Ouest, quand le marché français reste atone. Après l’échec du rapprochement avec la Société Suisse des Explosifs en juin, la croissance redevient purement organique.

Samsung vient de rappeler qu’on peut gagner une fortune avec l’IA sans vendre un seul chatbot. Au troisième trimestre, le groupe sud-coréen prévoit un bénéfice opérationnel de 80,2 milliards de dollars. En trois mois. C’est près de neuf fois plus qu’un an auparavant.
Le moteur de cette envolée tient en trois lettres : HBM. Ces mémoires ultra-rapides sont devenues indispensables aux GPU et aux data centers qui font tourner les modèles d’IA. Problème pour les acheteurs, excellente nouvelle pour Samsung : l’offre ne suit plus la demande.
Résultat, les prix grimpent. La DRAM a encore augmenté de 13 à 18 % au troisième trimestre et TrendForce anticipe un bond de 121 % du prix moyen de la HBM en 2027, avec l’arrivée de la nouvelle génération HBM4.
Avec environ 80 milliards de dollars de profit opérationnel, Samsung dépasse les précédents records trimestriels d’Apple, Nvidia ou Microsoft. La ruée vers l’IA enrichit donc les fabricants de GPU… mais aussi ceux qui leur fournissent la mémoire. Et en ce moment, cette mémoire vaut de l’or.


©Alberto PIZZOLI / AFP
Treize ans qu’un président allemand n’avait pas effectué de visite d’État en France. Frank-Walter Steinmeier est arrivé à Paris pour deux jours très symboliques, accueilli par Emmanuel Macron avec les honneurs militaires à l’Arc de Triomphe.
Le message est surtout européen. Face à la guerre en Ukraine, à la montée des tensions politiques et à une économie sous pression, Paris et Berlin veulent rappeler que le couple franco-allemand reste l’un des moteurs du continent. Steinmeier a insisté sur l’ancrage européen de l’Allemagne, au moment où les deux pays traversent une période politique mouvementée.
La visite prend aussi un tour très industriel. En Gironde, les deux présidents doivent passer par The Exploration Company, ArianeGroup et le Laser Mégajoule. Au programme : espace, défense et autonomie stratégique européenne.
Le timing n’est pas anodin : France et Allemagne célèbrent cette année 75 ans de relations diplomatiques. À quelques mois de la fin de leurs mandats respectifs, Macron et Steinmeier veulent laisser un message simple : quand l’Europe tangue, Paris et Berlin ont intérêt à rester dans le même bateau.
