Le Pulse en un battement... 💢
📉Le casino de l'IA
Le Kospi plonge de 8 %, entraîné par Samsung et SK Hynix, qui pèsent près de 50 % de l'indice. La flambée des taux et les valorisations excessives font vaciller l'euphorie autour de l'IA.
💰 Unify Group rachète ses titres
L'ex-Reworld Media lance une OPAS à 2,70 € par action, soit 71 % de prime. Une opération qui accompagne un résultat net en hausse de 74 % et une stratégie de diversification accélérée.
🏭Industrie – Les marges avant les volumes
Exail Technologies (+21 % de croissance organique), Parrot (nouvelles commandes de l’US Army) et Drone Volt (+52 % de marge brute) affichent des dynamiques contrastées. Trois acteurs français des drones et de la robotique qui poursuivent leur développement sur des marchés stratégiques.
🤖 Anthropic change de dimension
Avec 16,8 Md$ de revenus au T3, en hausse de 45 %, Anthropic accélère grâce à Claude et Claude Code. Désormais rentable sur une base ajustée, le groupe prépare une IPO potentiellement historique.
🚗 Le Mondial de l’Auto passe à la guerre des prix
À Paris, plus de 60 constructeurs s'affrontent sur l'électrique accessible. Face à l'offensive chinoise, les Européens accélèrent pour proposer des modèles autour de 15 000 €.
Le casino de l'IA
Le Kospi, l'indice de la Bourse de Corée du Sud, est devenu un indicateur très suivi de l'engouement pour les valeurs IA.
Et un indicateur de l'état de la bulle IA.
Il a décroché ce matin de 8 %.
Entraînant dans son sillage le Nikkei et les Bourses asiatiques.
Explications.
Une Bourse IA
La Bourse coréenne est devenue une Bourse IA.
Ou plutôt un casino IA.
Avec deux valeurs qui représentent près de 50 % de l'indice total.
Une surconcentration extrêmement rare qui induit une volatilité spectaculaire.
Les variations quotidiennes, à la hausse comme à la baisse, de près de 10 % sont devenues courantes.
Deux valeurs
Samsung Electronics.
SK Hynix.
Deux leaders du secteur des semi-conducteurs.
Les pelles et les pioches de l'IA.
Deux valeurs qui ont chuté de près de 10 % ce matin, entraînant l'indice Kospi à la baisse.
Le Kospi
Du fait de cette extrême concentration, le Kospi a enchaîné les records.
Avec une hausse de 75,6 % en 2025.
Et une hausse de près de 120 % jusqu'à son record de juin, avant une chute qui s'est accélérée en octobre.
Mais l'indice reste, malgré la violente correction, en hausse de 31,8 % depuis le début de l'année 2026.
Pourquoi suivre le Kospi est intéressant ?
C'est un indicateur du sentiment des investisseurs vis-à-vis du secteur de l'IA.
Et depuis quelques semaines, le doute s'est un peu installé sur les valorisations stratosphériques du secteur.
L'inquiétude vient principalement de l'impact de la hausse des taux sur les investissements massifs prévus dans le secteur.
Jusqu'à présent, les leaders de la tech investissaient sur leurs fonds propres.
Mais les besoins sont devenus tellement colossaux qu'ils financent leurs investissements par la dette.
Et avec des taux qui s'envolent, le financement coûte cher et remet en question le retour sur investissement.
Aux États-Unis
Le secteur des semi-conducteurs est aussi sous pression avec un indice très suivi qui a effacé plus de 1 600 milliards de dollars de valeur en 6 jours de baisse.
Le Nasdaq a d'ailleurs affiché une baisse de 1,88 % hier.
Taïwan, l'autre marché des semi-conducteurs, est également sous pression.
Les investisseurs attendent avec nervosité les résultats d'un des leaders mondiaux, TSMC...
Bref, le secteur est devenu un casino, signe d'une bulle IA dont nul ne sait quand elle explosera.
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Coup d’accélérateur pour Unify Group ! L’ex-Reworld Media a annoncé mercredi soir une OPAS sur ses propres actions à 2,70 €, soit une prime de 71 % sur le dernier cours de 1,58 €. L’offre porte sur 1,5 % du capital, pour 2,5 M€ financés par la trésorerie. Les fondateurs n’y apporteront pas leurs titres.
L’annonce accompagne des résultats semestriels solides. Le chiffre d’affaires recule de 1,9 %, à 252,3 M€, pénalisé par l’Italie et par un marché publicitaire capté par la Coupe du monde. L’EBITDA progresse pourtant de 2,1 % à 27 M€, et le résultat net part du groupe bondit de 74 % à 12,8 M€. La dette nette recule à 92,4 M€, soit 1,6 fois l’EBITDA. Surtout, le groupe change de dimension : les rachats d’Ed’Learn dans la formation et de SPAS dans l’événementiel apportent près de 100 M€ de chiffre d’affaires en année pleine.
Au-delà de la prime, c’est un signal fort sur la valeur que la direction prête à des titres valorisés, avant opération, à peine 5x ses bénéfices estimés par le consensus en 2026.

Industrie – Les marges avant les volumes 🏭
Cette semaine, la défense et les drones sont à l’honneur chez les small caps françaises.
Exail Technologies
Exail Technologies continue d’afficher une croissance soutenue. Au T3, le spécialiste de la robotique autonome et des systèmes de navigation a réalisé 121 M€ de chiffre d’affaires, en hausse organique de +21%, tandis que son carnet de commandes atteint 1 Md€. Une dynamique déjà largement saluée en Bourse puisque le titre gagne environ +53% depuis le début de l’année.
Parrot
Parrot accélère pour sa part dans la défense américaine. Son ANAFI UKR a enregistré ses premières commandes via la nouvelle plateforme d’achat de l’US Army et le groupe a été retenu pour une nouvelle phase du programme Short Range Reconnaissance. En Bourse, le titre progresse d’environ +5% depuis janvier.
Drone Volt
Enfin, Drone Volt a publié un T3 contrasté, avec un CA en baisse de -3% mais une marge brute en hausse de +52%. Le marché a apprécié l’amélioration du mix, avec un bond de près de +8% mercredi, même si l’action reste en recul d’environ -60% depuis le début de l’année.

Anthropic vient de réaliser en trois mois plus de chiffre d’affaires que pendant toute l’année 2025. L’entreprise derrière Claude a généré 16,8 milliards de dollars au troisième trimestre, soit une hausse de 45 % en seulement trois mois.
La progression reste spectaculaire : les revenus étaient encore de 4,7 milliards au premier trimestre, puis 11,6 milliards au deuxième. Claude et surtout Claude Code tirent fortement la croissance auprès des entreprises et des développeurs. Le rythme ralentit toutefois après le bond de plus de 140 % enregistré au trimestre précédent.
Autre étape importante : Anthropic affirme avoir atteint la rentabilité sur une base ajustée, malgré les dépenses colossales nécessaires pour entraîner et faire tourner ses modèles.
Ces chiffres arrivent au meilleur moment. Anthropic prépare son entrée en Bourse, avec une valorisation qui pourrait dépasser 2 000 milliards de dollars. À ce niveau, les investisseurs ne regarderont plus seulement la vitesse de croissance : ils voudront surtout savoir combien il faut dépenser pour générer chaque dollar supplémentaire.

© Manuel Orbegozo

© AP/Antonin Albert
À Paris, le Mondial de l’Auto ressemble cette année à un grand match Europe-Chine. Plus de 60 constructeurs ont investi la Porte de Versailles jusqu’à dimanche, avec une présence chinoise record et une avalanche de nouveautés électriques.
Le sujet n’est plus vraiment de savoir si la voiture électrique va s’imposer, mais à quel prix. Stellantis a notamment présenté plusieurs projets de petites électriques, dont une nouvelle interprétation de la 2CV, avec l’ambition de descendre autour de 15 000 euros. Renault, Volkswagen et les autres généralistes européens accélèrent eux aussi sur les modèles accessibles.
En face, BYD, Geely ou Leapmotor ne viennent plus simplement tester le marché européen. Leurs voitures gagnent des parts de marché et poussent même les constructeurs historiques à nouer des partenariats pour raccourcir leurs cycles de développement.
Le timing est révélateur : en septembre, l’électrique représentait déjà 42 % des immatriculations neuves en France. Le Mondial 2026 ne célèbre donc pas seulement les belles carrosseries. Il montre surtout à quelle vitesse l’industrie automobile européenne doit apprendre à produire moins cher.
