Les indices européens semblent marquer une pause après l’accord historique entre les USA et l’UE. Le CAC 40 grappille +0,1 %, mais le CAC Mid & Small recul de -0,5 %. De l'autre côté de l’Atlantique, le S&P 500 grimpe de +0,4 %, porté par la solidité des grandes capitalisations.
💉 ADOCIA (+49,8 %) – Biotech / Insulines
Adocia fait sensation cette semaine avec sa trésorerie renforcée par 7,1 M€ de son partenaire chinois. Ajoutez à cela des résultats positifs de phase III pour BioChaperone Lispro, et l’action s’envole de +49,8 % ! La biotech lyonnaise semble prête à transformer l’essai.
🩺 THERACLION (+38,1 %) – MedTech / Traitement des varices
Theraclion frappe fort avec un chiffre d'affaires en hausse de +89 % à 0,835 M€, et la finalisation du suivi clinique pour Sonovein®, son dispositif non invasif contre les varices. L’action prend +38,1 % et ravive l’intérêt du marché pour cette technologie de rupture.
🔋 EXAIL TECHNOLOGIES (+23,6 %) – Défense / Technologie
Exail Technologies n’a pas fait les choses à moitié cette semaine : un chiffre d'affaires trimestriel en hausse de 52 % à 126 M€, un carnet de commandes de plus de 1,1 Md€, et une position idéale sur les budgets de défense européens. L’action s’apprécie de +23,6 %, et ce n’est qu’un début.
🛡 VERIMATRIX (-21,9 %) – Cybersécurité / Vidéo & IoT
Verimatrix a eu du mal à se défendre cette semaine. Un chiffre d'affaires en recul de 14 % et des prévisions revues à la baisse ont refroidi les investisseurs. Résultat : l’action plonge de -21,9 % et le marché semble avoir perdu sa confiance.
🌐 EKINOPS (-16,6 %) – Télécom / Virtualisation réseau
Ekinops fait grise mine. Un chiffre d’affaires stable mais des prévisions jugées trop prudentes par le marché ont pesé sur le titre. L’action recule de -16,6 %, et la prudence semble désormais de mise pour le futur.
🧪 IMERYS (-16,3 %) – Minéraux de spécialité / Construction
Imerys est sous pression cette semaine. Chiffre d’affaires en baisse de 8,4 %, résultat net divisé par deux et une situation difficile dans la construction, sans oublier les coûts énergétiques qui grimpent. L’action dégringole de -16,3 %, et le sentiment d’investissement en prend un coup.
"La présente newsletter a été préparée par EuroLand Corporate indépendamment des sociétés mentionnées et est diffusée à titre purement informatif.
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EuroLand Corporate attire l'attention du lecteur sur le fait que dans le respect de la réglementation en vigueur, il peut arriver que ses dirigeants ou salariés possèdent à titre personnel des valeurs mobilières ou des instruments financiers susceptibles de donner accès aux valeurs mobilières émises par la Société, sans que ce fait soit de nature à remettre en cause l'indépendance d'EuroLand Corporate dans le cadre de l'établissement de cette newsletter.
Tout investisseur doit se faire son propre jugement quant à la pertinence d'un investissement dans une quelconque valeur mobilière émise par la Société, en tenant compte des mérites et des risques qui y sont associés, de sa propre stratégie d'investissement et de sa situation légale, fiscale et financière.
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Ni ce document ni aucune copie de celui-ci ne peut être transmis ou distribué aux Etats-Unis d’Amérique, ou être distribués, directement ou indirectement, aux Etats-Unis d’Amérique. Tout manquement à cette restriction peut constituer une violation de la règlementation boursière des Etats-Unis d’Amérique.Ni le présent document ni aucune copie de celui-ci ne peut être transmis ou distribué au Canada, en Australie, ou au Japon. La distribution du présent document dans d’autres juridictions peut constituer une violation des dispositions légales et règlementaires en vigueur. Les personnes entrant en possession de ce document doivent s’informer et se conformer à ces lois et règlements. En acceptant de recevoir cette note de recherche, vous acceptez d’être lié par les restrictions visées ci-dessus."
Après un bon début d’année, les marchés ont connu un accès de tension lié aux incertitudes macroéconomiques – droits de douane, conflits géopolitiques, volatilité politique. Mais à partir de la mi-avril, l’éloignement de ces menaces a permis un net rebond, emmené par les valeurs moyennes et petites. Le CAC Small s’est envolé, les fonds spécialisés se sont redressés, et le marché secondaire a conservé un rythme actif. S’il n’y a eu aucune introduction sur le semestre, l’IPO très attendue de Semco au S2 a révélé un appétit intact pour les dossiers bien valorisés.
Les small caps en tête, les fonds dans leur sillage Le différentiel de performance est sans appel : +25,2 % pour le CAC Small au 30 juin, contre +9,3 % pour le CAC Mid & Small et +3,9 % pour le CAC 40. Sur Euronext Growth, l’indice All Share progresse de +7,2 %. Ce rattrapage tardif, amorcé après la mi-mars, replace les small caps au centre du jeu boursier.
Ce réveil boursier ne s’est pas limité aux cours. Il s’est aussi reflété dans les portefeuilles. La totalité de notre sélection de fonds small et mid caps repassent en territoire positif, affichant souvent des performances à deux chiffres. En revanche, les flux restent timides : la décollecte des fonds PEA et PEA-PME se poursuit, tendanciellement depuis 2019. Le retour de la performance ne suffit pas encore à ramener l’épargne en masse, mais il envoie un signal : les fondamentaux redeviennent visibles.
Signe des temps, aucune introduction en Bourse n’a eu lieu sur le S1 2025, contre deux au premier semestre 2024. Le marché primaire est resté fermé, suspendu à des conditions de valorisation plus exigeantes, à des calendriers incertains, et à une sélectivité accrue des investisseurs. Pour autant, le second semestre a commencé par un signal fort : l’IPO de Semco, début juillet, a levé 45 M€ et connu une progression de +50 % le jour de sa cotation. Au-delà de la performance boursière, c’est la construction de l’offre qui a marqué les esprits : valorisation raisonnable, secteur stratégique, narration claire. L’accueil réservé par les institutionnels comme par le retail montre qu’un marché existe – à condition qu’on lui parle dans ces nouveaux codes.
En l’absence d’IPOs, le marché secondaire a continué d’assurer le service minimum… et parfois plus. Sur le S1, 29 opérations ont été recensées sur des sociétés de moins de 500 M€ de capitalisation, pour 117,9 M€ levés, en net recul par rapport aux 244,7 M€ du S1 2024. Le volume baisse, mais les opérations se maintiennent, pour des montants plus restreints.
En parallèle, les transferts vers Euronext Growth poursuivent leur mouvement de fond : 5 nouveaux dossiers au S1 (contre 2 un an plus tôt), soit 60 depuis 2018. Pour de nombreuses sociétés, le marché réglementé est devenu trop lourd, moins adapté aux réalités d’une PME cotée qu’Euronext Growth.
Enfin, le semestre aura été marqué par un retour appuyé des offres publiques. 8 OPA ou OPAS ont été finalisées, avec une prime moyenne de 42,36 %, en forte hausse par rapport à 2024. Ces niveaux s’expliquent par une combinaison de décotes persistantes et d’enjeux stratégiques accrus pour certains actionnaires majoritaires.
***Le premier semestre 2025 ne ressemble pas aux précédents. Les petites capitalisations ont repris la main, les fonds spécialisés ont redressé la tête, les premiers signaux d’un retour à l’émission sont là, et le marché secondaire démontre une forme de résilience discrète mais réelle. Ce n’est pas encore un cycle. Ce n’est pas un emballement. Mais c’est une respiration. Et pour un marché coté en manque d’oxygène, c’est déjà beaucoup.
Technip Energies
Née en 2021, du spin-off de TechnipFMC et dirigée par Arnaud Piéton, Technip Energies a su rapidement s’imposer à l’international comme l’un des acteurs incontournables des technologies et de l’ingénierie pour l’énergie et la chimie. Sa mission est claire : opérer au service de la transition énergétique. Présente dans 34 pays avec plus de 17000 collaborateurs, la société affiche aujourd’hui une capitalisation d’environ 6,6 Md€.
Son modèle repose sur deux segments complémentaires, Project Delivery et Technology, Product & Services (TPS) qui combinent l’exécution de mégaprojets d’ingénierie, de fourniture et de construction (EPC) et la monétisation d’un portefeuille de technologies propriétaires (GNL, hydrogène, éthylène, gestion du CO2, chimie durable, ...). Cette architecture agile et légère en capital permet d’orchestrer à grande échelle des solutions complètes basées sur l’innovation.
Contrairement aux acteurs généralistes, le groupe se concentre sur des dossiers lourds et réglementés : centrale « Net Zéro » de Teesside au Royaume-Uni ou encore mégaprojets GNL aux Emirats Arabes Unis. La société bénéficie de sa forte capacité à innover pour être sur le devant de la scène dans les projets les plus compliqués et décisifs auxquels d’autres acteurs ne peuvent pas répondre.
Sur le plan financier, 2024 a été une année de confirmation. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 6,9 Md€, en progression de +14%, et un EBITDA récurrent de 608 M€ (+13%). Technip Energies a enregistré plus de 10 Md€ de prises de commandes pour la deuxième année consécutive, signe d’une activité en croissance.
Le premier trimestre 2025 a démarré fort avec le premier trimestre. Technip Energies a vu son chiffre d’affaires passer à 1,85Md€, soit une augmentation de +22% par rapport au T1 2024, a généré un EBITDA récurrent de 162M€ (+19%) et voit son carnet de commandes approcher les 20Md€, garantissant sa trajectoire de revenus. Cette dynamique montre que sa croissance est bien portée par un solide flux continu de projets. La guidance annuelle est maintenue avec une estimation des revenus de Project Delivery et de TPS supérieurs à 6 Md€ et 2,6 Md€, respectivement, reflétant une forte hausse attendue du chiffre d’affaires.
Sa discipline financière se traduit par ailleurs par un dividende relevé à 0,85€ par action au titre de 2024, soit une augmentation de près de +50%, soutenu par une conversion de cash élevée et un bilan sain offrant de la flexibilité pour de potentiels partenariats ou acquisitions.
Autour de 37€ l’action, le titre se traite sur des multiples encore raisonnables, vu la visibilité future annoncée, avec un P/E ratio 2025e d’environ 15x et un EV/EBITDA autour de 6x.
Technip Energies combine une spécialisation technologique rare, une exécution rigoureuse de projets critiques et une gestion financière pertinente. L’entreprise est bien positionnée pour continuer de capitaliser sur la demande croissante de solutions énergétiques plus propres.
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Ni ce document ni aucune copie de celui-ci ne peut être transmis ou distribué aux Etats-Unis d’Amérique, ou être distribués, directement ou indirectement, aux Etats-Unis d’Amérique. Tout manquement à cette restriction peut constituer une violation de la règlementation boursière des Etats-Unis d’Amérique.Ni le présent document ni aucune copie de celui-ci ne peut être transmis ou distribué au Canada, en Australie, ou au Japon. La distribution du présent document dans d’autres juridictions peut constituer une violation des dispositions légales et règlementaires en vigueur. Les personnes entrant en possession de ce document doivent s’informer et se conformer à ces lois et règlements. En acceptant de recevoir cette note de recherche, vous acceptez d’être lié par les restrictions visées ci-dessus."
Alors que la saison des publications semestrielles bat son plein, les indices boursiers évoluent différemment. Le CAC 40 progresse légèrement de +0,3 %, tandis que le CAC Mid & Small surperforme avec un gain de +3,4 %. Aux États-Unis, le S&P 500 avance également de +1,2 % sur la semaine.
💉 Abivax (+545,7 %)
Le 23 juillet, Abivax a annoncé des résultats positifs pour la phase 3 de son traitement dans la rectocolite hémorragique. Ces résultats ont fortement séduit les investisseurs, propulsant l’action de +545,7 %. L’entreprise est désormais sur la voie d’une possible autorisation de mise sur le marché.
💡 S.M.A.I.O (+45,3 %)
Cette semaine, S.M.A.I.O a annoncé une forte croissance de son chiffre d'affaires pour le premier semestre 2025, avec une progression de 126 % en comparaison annuelle, atteignant 5,0 M€, grâce à des performances exceptionnelles aux États-Unis (+360 %). L’action grimpe de +45,3 %, avec des perspectives favorables pour le second semestre.
🎮 Pullup Entertainment (+21,0 %)
Le 16 juillet, Pullup Entertainment a publié des résultats solides pour le premier semestre 2025, avec un chiffre d’affaires de 79,3 M€, en hausse de +132 %. Ce succès, porté par son back catalogue et ses nouveaux lancements, a été bien accueilli par le marché, propulsant le titre de +21,0 %.
🛩 Dassault Aviation (–11,2 %)
Malgré une croissance de +12 % de son chiffre d'affaires au premier semestre 2025, Dassault Aviation a annoncé une baisse de -30 % de son bénéfice net à 334 M€, en raison de la surtaxe d’impôts en France. Cette annonce a pesé sur le titre, qui chute de –11,2 %, bien que les perspectives annuelles restent inchangées.
🖨 Prodways Group (–10,3 %)
Prodways Group a annoncé un chiffre d’affaires de 27,9 M€ pour le premier trimestre 2025, en baisse de 8 %, et de 13,4 M€ pour le second trimestre, en recul de 11 %. L'entreprise a révisé à la baisse ses prévisions pour l’exercice, tablant désormais sur un chiffre d’affaires compris entre 55 M€ et 58 M€, contre 59 M€ précédemment.
🥄 SEB (–8,4 %)
SEB a subi une dégradation de son rating à « conserver » contre « acheter » par un analyste, en raison de la menace des tarifs douaniers américains et de la rentabilité faible au second trimestre. Cette révision de perspectives, couplée à des résultats moins bons que prévus, a entraîné une chute de –8,4 % du titre.
La France bénéficie d’un mix électrique largement décarboné, avec 94 à 95 % de sa production d’électricité d’origine bas-carbone en 2024, dont 68 % nucléaire et 12 % renouvelables.
Mais au-delà de ce socle historique, les énergies renouvelables progressent finalement lentement dans l’ensemble de la consommation finale brute. Elles ont atteint seulement 23 % en 2024 (+0,6 pt vs 2023), contre un objectif affiché de 33 % d’ici 2030.
Source : Ministère de la transition écologique
Une belle progression générale, mais inégale selon les sources
Le solaire photovoltaïque continue de croître à un rythme soutenu. Selon les derniers éléments chiffrés dont nous disposons, la capacité brute installée a franchi 24,9 GW au premier trimestre 2025, en hausse de plus de 30 % sur un an.
De son côté, l'éolien a lui aussi bien progressé, avec une puissance raccordée supérieur à 23 GW au 31 mars 2025, en progression par rapport à l'année dernière, bien que cette hausse soit la plus faible depuis 2020. Cette puissance se répartit entre l'éolien terrestre (environ 23,5 GW) et l'éolien off-shore, encore embryonnaire (1,5 GW).
Pour s'aligner avec la PPE (entre 33 et 35 GW en 2030 et 40-45 GW en 2035), il sera nécessaire de maintenir un rythme de déploiement de 1,5 GW par an, ce qui correspond au rythme moyen de raccordement observé ces dernières années pour l’éolien terrestre.
Enfin, à fin 2024, la capacité de production issue de la bioénergie solide (biomasse et déchets renouvelables) atteint environ 2,3 GW installés. Concernant le biométhane injecté dans les réseaux, la capacité atteint 14,3 TWh/an début 2025, avec une production réelle de 11,6 TWh injectés en 2024, en hausse de +27 % sur un an. Cette dynamique reste encourageante, mais demeure aussi en retard par rapport aux objectifs de la PPE, qui visent 24 à 32 TWh/an de biométhane injecté en 2028, soit un doublement à horizon quatre ans.
Ainsi, malgré une forte progression en 2024 (+1,7 TWh), le rythme annuel actuel devrait être significativement accéléré pour tenir les engagements, notamment via une simplification des procédures, des incitations tarifaires (mécanismes des CPB) et une montée en puissance des projets agricoles et territoriaux déjà en file d’attente.
Le moratoire sur les EnR, un pavé inutile dans la mare ?
Face au développement de cette transition énergétique, un signal politique plutôt mauvais a été envoyé début juin, avec le dépôt d'une proposition de loi à l’Assemblée nationale visant à instaurer un moratoire sur les nouveaux projets EnR : éolien, solaire au sol, unités de méthanisation.
L’objectif affiché est de suspendre les nouvelles autorisations en attendant une refonte des règles d’implantation et d’acceptabilité. Même si le texte n’a pas été adopté, son impact indirect, est aussi direct, a été immédiat. Plusieurs développeurs ont gelé leurs projets, le climat d’investissement s’est détérioré et l’incertitude réglementaire s’est accrue. De quoi encore fragiliser la trajectoire française sur le sujet, malgré l'impératif de transition.
Dans son discours du 15 juillet 2025, Rachel Reeves, Ministre des Finances anglaises a lancé les « Réformes de Leeds » (cf. article Les Échos du 15 juillet 2025 Le Royaume-Uni lance sa grande réforme de la City), une série de mesures des services financiers visant à redynamiser la City de Londres, pilier historique de l’économie britannique.
Comment ces initiatives se positionnent-elles face à la montée en puissance de la place financière de Paris, qui ambitionne elle aussi de devenir un hub incontournable en Europe ?
Rachel Reeves a dévoilé ce qu’elle qualifie de « plus importante série de réformes des services financiers depuis une décennie » pour le Royaume-Uni. L’objectif est clair : stimuler la croissance économique en libérant le potentiel du secteur financier, qui représente 9 % du PIB britannique et emploie 1,2 million de personnes. Parmi les mesures phares, on note une simplification des prospectus pour les émissions d’actions, une incitation des particuliers à investir en actions via des campagnes publicitaires, un assouplissement des règles prudentielles pour les petites banques, et une facilitation de l’accès aux prêts immobiliers. La ministre veut ainsi alléger une régulation, héritage de la crise de 2008, jugée trop restrictive.
Ces réformes s’inscrivent dans un contexte économique fragile, avec une contraction de l’économie britannique pour le deuxième mois consécutif en mai 2025. Cette dérégulation ciblée a pour objectifs d’attirer les entreprises internationales et de redonner du souffle à la City et comprend notamment :
Si Londres cherche à consolider son statut de leader mondial, Paris n’est pas en reste. Depuis le Brexit, la capitale française a su tirer son épingle du jeu pour devenir une place financière de premier plan en Europe. Avec des incitations fiscales attractives, une régulation modernisée et des investissements massifs dans les infrastructures, Paris a attiré de nombreuses institutions financières, notamment des banques d’investissement et des gestionnaires d’actifs.
La France a misé sur une approche différente : plutôt que de déréguler à tout-va, elle a renforcé l’attractivité de sa place financière par une simplification administrative et une communication proactive auprès des investisseurs internationaux. Facilité d’installation des entreprises étrangères, réformes fiscales, et finance durable rendent Paris plus compétitive.
D’un côté, la City, forte de son histoire et de son rayonnement mondial, opte pour une stratégie de dérégulation audacieuse, prenant le risque de fragiliser la stabilité financière pour relancer la croissance. De l’autre, Paris adopte une approche plus équilibrée, combinant attractivité fiscale, simplification administrative et leadership dans la finance verte. Si Londres mise sur la prise de risque, Paris joue la carte de la stabilité et de l’innovation, deux approches qui reflètent des philosophies différentes face à un même défi : rester compétitif dans un monde post-Brexit.
Un point commun émerge toutefois : l’importance accordée aux investisseurs individuels
Cette convergence montre que les deux places financières reconnaissent le potentiel des retail investors pour stimuler leurs marchés de capitaux.
Pour Londres, le pari de Rachel Reeves est risqué. En assouplissant les règles prudentielles, elle doit éviter un retour aux excès d’avant 2008, tout en répondant aux pressions fiscales qui pourraient décourager les investisseurs étrangers.
Paris, quant à elle, doit continuer à prouver qu’elle peut rivaliser avec la profondeur et la liquidité des marchés londoniens, tout en capitalisant sur son positionnement européen. Les deux places financières se livrent à une course où l’équilibre entre croissance et stabilité sera déterminant. Alors que Londres cherche à redevenir la « destination numéro un » des services financiers d’ici 2035, Paris avance ses pions avec une stratégie qui combine attractivité et durabilité. Une chose est sûre : dans cette compétition mondiale, les investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou particuliers, auront un rôle clé à jouer.
SMAIO
Cotée sur Euronext Growth depuis avril 2022, SMAIO est une medtech spécialisée dans les solutions intégrées pour la chirurgie rachidienne complexe. La société a connu un parcours boursier en deux temps, marqué par une stabilisation post-IPO puis une forte réaccélération depuis le début de l’année 2025. Avec un titre en hausse de plus de +160% YTD, plusieurs éléments nous laissent penser que le potentiel reste loin d’être épuisé.
En premier lieu, SMAIO est positionnée sur une thématique de fond : le vieillissement démographique et la prévalence croissante des pathologies dégénératives de la colonne vertébrale. Le marché mondial de la chirurgie rachidienne progresse de +10% par an, porté par la recherche de procédures plus sûres, plus personnalisées et moins invasives.
SMAIO y répond via une plateforme unique, I-Kontrol, combinant planification 3D, implants adaptatifs et outils numériques de suivi. Elle se distingue ainsi par une approche intégrée, particulièrement pertinente dans les cas complexes, là où la valeur ajoutée est la plus forte. Ce qui lui permet de largement surperformer la croissance de son industrie et de grapiller progressivement des parts de marché.
À cela s’ajoute une dynamique commerciale en nette accélération. Le chiffre d’affaires du premier semestre 2025 est ressorti à 5,0 M€, en croissance de +126 % sur un an, soit presque autant que le chiffre d’affaires réalisé sur l’ensemble de l’exercice 2024. La tendance est principalement tirée par les États-Unis, plus gros marché mondial, où SMAIO a réalisé 3,8 M€ sur la période. Une croissance annuelle de +360 %.
Cette performance repose sur une stratégie simple et efficace, orientée autour de la collaboration avec les principaux centres de référence en matière de chirurgie rachidienne. Le groupe adresse désormais dix de ces établissements à travers le pays, et compte bien sceller d’autres partenariats dans le futur proche afin de continuer à capitaliser sur les retours d’expérience très positifs des chirurgiens utilisateurs, ainsi que sur l’enthousiasme général pour l’offre du groupe. La direction générale et commerciale s’est d’ailleurs installée à Dallas dès 2024, signe d’une ambition croissante dans la zone.
Autre point différenciant : la structure financière, qui s’est nettement renforcée. Au cours du semestre, SMAIO a levé 2,5 M€, dont 1,5 M€ en capital et 1 M€ en obligations convertibles, ce qui porte la trésorerie à 4,8 M€ au 30 juin 2025. Cette assise financière permet d’accélérer la feuille de route sans aucune inquiétude de financement. Les ressources sont prioritairement allouées à la poursuite du déploiement commercial aux États-Unis et au renforcement de l’avantage compétitif du groupe à travers l’investissement en R&D et en innovation.
Enfin, les perspectives financières sont plutôt réjouissantes. Avec une feuille de route très claire, la tendance observée sur le premier semestre va vraisemblablement se poursuivre sur la seconde partie d’année. En matière de résultats, cette trajectoire de top line devrait permettre au groupe de se rapprocher de son breakeven d’EBITDA dès 2025 pour ensuite rapidement devenir rentable. La structure de coûts est sous contrôle, et la forte exposition aux Etats-Unis, où les chirurgies pratiquées sont bien plus chères qu’en Europe, permet de dégager des niveaux de marge brute sans équivalent.
En résumé, SMAIO présente tous les atouts d’une pépite medtech en phase d’accélération: un positionnement sur une spécialité à haute valeur, une dynamique commerciale très solide portée par le premier marché du secteur, une structure financière saine et une rentabilité à portée de main. Un parcours encore jeune, mais déjà convaincant, et qui réserve de belles promesses.
Les discussions autour des barrières douanières continuent de peser sur les principaux indices. Le CAC 40 recule de -2,0 %, tandis que le CAC Mid & Small suit de près avec un repli de -1,5 %. Le S&P 500 échappe à la tendance et est stable avec 0,0 % cette semaine.
📈 MEXEDIA S.P.A. (+81,8 %)
Le 10 juillet, Telvantis Inc., filiale à 75 % de Mexedia S.p.A., a signé une lettre d’intention pour acquérir AmeriCrew, renforçant ainsi sa présence sur le marché nord-américain des services de connectivité. Cette annonce a suscité un vif intérêt des investisseurs, propulsant le titre de +81,8 %.
💬 StreamWIDE (+33,2 %)
Le 15 juillet dernier, StreamWIDE a publié un chiffre d’affaires semestriel de 11,5 M€, en hausse de +24 % par rapport à l’an dernier, porté par l’expansion de ses solutions de communications unifiées. Cette performance a entraîné un rebond de +33,2 % du cours de l’action.
💉 Valneva (+13,9 %)
Cette semaine, Valneva a annoncé la levée de la restriction temporaire de l’Agence européenne des médicaments sur l’utilisation de son vaccin contre le chikungunya IXCHIQ® chez les personnes âgées. Cette avancée ouvre de nouveaux débouchés commerciaux pour la société, soutenant ainsi une hausse de +13,9 % du titre.
⚖️ DNXcorp (-28,5 %)
Le 10 juillet, une filiale de DNXcorp a fait l’objet d’une saisie pénale conservatoire dans le cadre d’une enquête sur sa gestion financière, une situation qui a entraîné une chute de -28,5 % de l’action sur Euronext Growth.
🤖 Tronic’s Microsystems (-27,3 %)
Le 15 juillet, TDK a lancé une offre publique d’achat suivie d’un retrait obligatoire sur Tronic’s Microsystems au cours de 5,56€, soit une décote sur le prix auquel la société se traitait. Cette annonce a exercé une pression vendeuse importante, faisant chuter le titre de -27,3 % sur la période.
📊 TFF Group (-23,8 %)
Le 9 juillet, TFF Group a publié ses résultats annuels pour l'exercice 2024/25 : un chiffre d’affaires de -14,7 % en organique, un EBITDA de 81 M€, et un résultat net en recul de -45,5 %. De plus, la société prévoit une contraction continue de son activité et de sa rentabilité en 2025/26, ce qui a pesé sur son action, la faisant chuter de -23,8 %.
Le paysage du jeu vidéo 2025 continue d’évoluer, avec la Nintendo Switch 2, console lancée le 5 juin 2025 par l’entreprise japonaise Nintendo et qui vient s’ériger en digne successeur de la Switch OLED.
La Switch 2 a connu un démarrage phénoménal, avec plus de 3,5M d’unités écoulées dans le monde en seulement 4 jours. Jamais une console ne s’était autant vendue au lancement (contre environ 3M d’unités pour la PS5, et environ 1,4M d’unités pour les Xbox Series X|S). En France, le record est tout aussi impressionnant, avec 167 000 consoles vendues durant la première semaine (contre environ 107 000 unités pour la PS5 et 37 000 unités pour les Xbox Series X|S), ayant permis de générer plus de 130M € de CA avec les jeux et accessoires, dont 100M € de CA uniquement sur la console.
Source : Comptoir Hardware, EuroLand Corporate
La Nintendo Switch 2 marque un véritable saut générationnel par rapport à la Switch OLED en termes de performances. Elle propose un écran plus grand et plus fluide, une puissance graphique multipliée, 12 Go de RAM (contre 4 pour la Switch OLED), un stockage quadruplé, ainsi qu’un mode docké en 4K (une première pour Nintendo). Les nouveaux Joy-Con magnétiques, plus ergonomiques et précis, améliorent aussi nettement l’expérience de jeu. Du côté des consommateurs, les retours sont très positifs : ils saluent la fluidité de l’écran, la montée en puissance graphique et la qualité de finition générale. Quelques critiques subsistent sur l’autonomie en usage intensif, mais dans l’ensemble, la console est perçue comme une vraie réussite et une mise à niveau attendue de longue date.
Pendant ce temps, le cours de Nintendo est en constante progression depuis le début de l’année 2025, et progresse de plus de 30% grâce à l’engouement de la Switch 2 (dont 7% suite à l'annonce des résultats des précommandes). La Société envisage d’ailleurs d'en vendre 15 millions d’unités au cours de l'exercice qui se termine en mars 2026. Ainsi, Nintendo s’impose grâce à cette nouvelle console par rapport à ses principaux concurrents, Sony avec la PS5 et Microsoft avec la Xbox, et se repositionne comme « leader du segment grand public ».
Source : FactSet, EuroLand Corporate
Par ailleurs, les jeux Switch 2 marquent un tournant tarifaire pour Nintendo et pour l'industrie du jeu vidéo. Les titres first-party (développés et édités par le constructeur lui-même), comme Mario Kart World, The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom, ou encore le jeu sortant prochainement, Donkey Kong Bananza, sont désormais vendus entre 70 et 90 €, contre un plafond de 70 € sur la Switch première génération. Cette hausse, due à une puissance technique accrue et à des coûts de production de cartouches plus élevés, aurait pu être mal perçue par les consommateurs si elle n’avait pas été compensée par une stratégie de bundles attractifs.
Le bundle Mario Kart, à 499 €, a rencontré un immense succès : il aurait représenté 73 % des stocks de lancement en France, 80 % en Espagne, et une part encore plus importante dans certaines villes asiatiques comme Hong Kong. Ces bundles, également utilisés par Sony (notamment avec ses packs PS5 + Call of Duty), s’imposent désormais comme la stratégie d’entrée “clé en main” privilégiée par les constructeurs de consoles.
Dans un contexte européen de ralentissement marqué des marchés primaires, Euronext Growth Milan fait figure d’exception. Au premier semestre 2025, 6 introductions en bourse (IPOs) ont été enregistrées sur ce compartiment italien dédié aux PME, contre zéro à Paris, où le marasme s’est poursuivi pour la deuxième année consécutive.
Bien que les montants levés soient modestes (20,6 M€ au total), le simple fait de maintenir une activité primaire régulière illustre une dynamique de marché plus soutenue et une culture boursière locale plus résiliente.
Les IPOs milanaises restent concentrées sur de petites capitalisations, avec une capitalisation moyenne d’introduction de 31 M€ et un deal moyen autour de 4 M€. Le profil type : une PME industrielle ou technologique régionale, souvent familiale, qui accède à la cote avec des ambitions mesurées et un flottant limité (en moyenne 25 %).
Cette orientation "small" reflète la nature même du segment, qui reste un outil de financement pragmatique pour des entreprises en croissance.
Le maintien de cette dynamique s’explique notamment par un arsenal d’initiatives publiques conçues pour rendre l’IPO plus accessible aux PME :
Euronext Growth Milan démontre qu’un marché secondaire dynamique peut exister malgré un contexte difficile, à condition d’un alignement entre volonté politique, soutien financier ciblé et écosystème boursier structuré. La comparaison avec Paris est importante : alors que le marché français souffre d’une désaffection persistante, l’Italie maintient une capacité à financer ses PME via les marchés, même sur des montants modestes.