Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le grand licenciement
Aux États-Unis, après la « grande démission », la tendance s'inverse : 1,2 million de licenciements attendus en 2025. Principalement dans la tech et l'entreposage, un excès d'embauches post-Covid est la cause principale.
📉 Medincell - BEPO à l’épreuve du marché
L’action chute de 10% après des ventes décevantes d'Uzedy. La technologie BEPO reste solide, mais l’exécution commerciale sera cruciale pour l’avenir de Medincell.
🔥 Industrie - Des étincelles au bois
STIF enregistre une forte progression grâce à son exposition au secteur de l’énergie. Groupe Poujoulat mise sur la diversification avec le bois énergie. Manitou, plus cyclique, redresse la barre après une année en retrait.
🤖 Tesla 2025 - Résultats décevants, mais Musk mise tout sur l’IA
Baisse des ventes et des bénéfices, Tesla mise sur l'IA avec un investissement de 2 milliards de dollars dans xAI. L'accent est désormais mis sur les services, l'autonomie et le robotaxi Cybercab.
📷 L’OM éliminé par un miracle de gardien
Malgré une victoire probable, l’OM se fait éliminer après un scénario improbable : un gardien de Benfica marque à la 90+8e, annulant la qualification marseillaise. Un coup du sort à 0,00005 %.
Le grand licenciement
Vous vous souvenez de la « grande démission » ? Nous sortions du Covid et, aux États-Unis, une partie de la population active qui avait goûté aux joies temporaires d’un système social à la française décidait de ne pas se précipiter pour retravailler ou démissionnait pour se réorienter. Tout cela est oublié. Voici venue l’heure, aux États-Unis, du grand licenciement.
Après le Covid les entreprises américaines se battaient pour embaucher. Face à un rattrapage massif de la consommation et à la « grande démission », il fallait lutter et augmenter significativement les salaires pour attirer des candidats, en particulier pour les emplois les moins qualifiés. Quelques années plus tard, l’ambiance a totalement changé.
Cette semaine Amazon et UPS ont annoncé une nouvelle vague de licenciements massifs. 30 000 personnes. 10 % du personnel pour Amazon. Et pour UPS, ces 30 000 licenciements viennent s’ajouter aux 48 000 suppressions de postes de l’année dernière. Ce type d’annonces se multiplie.
1,2 million de licenciements en 2025, pour les entreprises basées aux États-Unis. Le Wall Street Journal précise qu’il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2020. En tête, le secteur de la tech avec 154 000 suppressions d’emplois, suivi de l’entreposage avec 95 000.
La cause ?
Pour l’instant, la raison principale est le trop-plein d’embauches réalisées après le Covid pour faire face au retour de la consommation. Pour la plupart des grandes entreprises américaines, cet excès n’a pas encore été totalement corrigé. Et le niveau de croissance, certes soutenu, ne justifie plus le maintien d’effectifs aussi pléthoriques.
L’autre phénomèneÀ côté du grand licenciement, il y a le « no hiring ». Les entreprises qui ne dégraissent pas n’embauchent pas non plus. Elles se concentrent sur l’amélioration de leur productivité, dans un contexte d’incertitudes qu’elles tentent de traverser.
Et la cause du “no hiring”, elle est bien sûr liée au contexte économique et au manque de visibilité, mais aussi de plus en plus à l’intelligence artificielle. Une IA qui touche de plein fouet l’embauche des jeunes diplômés, aujourd’hui à un plus bas historique.
Bref
Vous connaissez notre anticipation. L’emploi va se dégrader. Lentement mais sûrement. Partout dans les grandes économies. Cela va freiner — et a déjà commencé à freiner — la hausse des salaires, et donc l’inflation.
La bonne nouvelle est que ce repli de l’emploi intervient à un moment où, dans des pays comme la Corée du Sud ou certains pays européens, la population active diminue naturellement du fait de la démographie.
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La sanction boursière a été immédiate. Après une séance de forte volatilité, Medincell a cédé plus de 10% à la suite de la publication par Teva Pharmaceuticals des ventes 2025 d’Uzedy, premier médicament commercial issu de la technologie BEPO. Un chiffre de 191 M$, en progression annuelle, mais situé dans le bas de la fourchette attendue, qui a suffi à ébranler le marché.
Le mouvement reflète surtout la mécanique du modèle économique de Medincell. Spécialiste des injectables à action prolongée, la société a développé BEPO, une plateforme de libération contrôlée permettant d’administrer un principe actif sur plusieurs semaines ou mois à partir d’une injection sous-cutanée. Medincell intervient en amont sur la formulation, tandis que ses partenaires prennent en charge le développement clinique, l’enregistrement et la commercialisation. En contrepartie, la société perçoit des milestones et des royalties directement indexées sur les ventes nettes.
Dans ce cadre, toute déception commerciale se répercute immédiatement en Bourse. À court terme, le chiffre communiqué par Teva a donc pesé sur la visibilité. À moyen terme, le tableau est moins sombre. Teva anticipe pour 2026 des ventes comprises entre 250 et 280 M$, suggérant une montée en puissance progressive d’Uzedy.
Le point clé n’a pas changé : la capacité du produit à s’installer durablement sur son marché. BEPO n’est pas remis en cause, mais il reste soumis à l’épreuve la plus exigeante qui soit pour une plateforme de licensing : l’exécution commerciale.

Industrie - Des étincelles au bois, le chantier repart 🔥
Le secteur industriel avance en terrain miné. Ralentissement cyclique, tensions géopolitiques persistantes, mais aussi poches de croissance bien réelles : dans ce paysage brouillé, la Bourse ne pardonne plus l’approximation. La sélection redevient reine.
STIF en est l’illustration la plus frappante. Le titre s’est envolé de près de 13% en cinq séances, contrastant avec un second semestre boursier 2025 plus poussif. Le marché salue surtout un changement d’échelle : la protection contre les explosions n’est plus un métier de niche, mais un levier direct de la révolution du stockage d’énergie. Avec plus de 45% du chiffre d’affaires exposé aux BESS et une internationalisation accélérée, STIF dépasse ses objectifs et s’installe dans une trajectoire de croissance structurelle. Le vrai sujet n’est plus la cyclicité, mais la capacité à tenir ce rythme.
À l’opposé du spectre, Groupe Poujoulat joue la carte de la solidité. Le rebond hebdomadaire de +13% récompense un modèle diversifié où le bois énergie compense le tassement des conduits traditionnels. Dans un environnement incertain, la visibilité offerte par la décarbonation agit comme un amortisseur boursier.
Enfin, Manitou Group rappelle que la cyclicité n’est jamais morte. Après un exercice 2025 en retrait, le titre reprend +17% grâce à un quatrième trimestre robuste et à un net redressement des commandes en Europe suggestif d’un point bas. La guidance 2026 est plus constructive, mais reste suspendue au scénario macro.
Croissance structurelle, défense industrielle ou pari cyclique : l’industrie n’est pas un bloc. Pour l’investisseur, le différentiel se joue désormais sur le modèle, pas sur le secteur.

Tesla clôture une année 2025 difficile. La marque affiche des baisses dans tous les secteurs après une chute significative des ventes.
Le bénéfice net du dernier trimestre s’effondre de 61 %, à 840 millions de dollars, bien en dessous des prévisions des analystes (1,5 milliards de dollars). Le chiffre d’affaires recule de 3 % à 24,9 milliards de dollars, notamment en raison d’une baisse de 11 % de l’activité automobile. Pour la première fois, Tesla enregistre une baisse de ses ventes sur l’ensemble de l’année.
Face à ces résultats décevants, Elon Musk réoriente ses priorités. Il investit 2 milliards de dollars dans xAI et prévoit d’augmenter son budget d’investissement, qui devrait atteindre plus de 20 milliards de dollars en 2026.
Dans cette optique, Tesla abandonne les Modèles S et X pour se concentrer sur les services, l’autonomie, et surtout le robotaxi Cybercab, dont la production continue cette année.
©Photo par Taylor Hill/Getty Images


@RFI
L’Olympique de Marseille se souviendra de cette soirée avec amertume. Malgré une défaite 3-0 à Bruges, l’OM pensait avoir assuré sa qualification. Mais à la 90+8e minute du match entre Benfica et le Real Madrid, le gardien ukrainien Anatolii Trubin a marqué d’une tête plongeante, propulsant Benfica en barrages.
Ce scénario improbable, estimé à 0,00005 % par l’IA Grok, a brisé les rêves marseillais, qui avaient encore 96 % de chances de se qualifier selon Opta avant ce coup du sort.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
Ni les urnes, ni l’armée : ce sont les taux longs. Quand les taux à 10 ans montent, le coût de la dette explose et même les dirigeants les plus téméraires reculent. Les marchés financiers restent la vraie force de rappel.
🌱Teract - Fin de partie pour le SPAC de Xavier Niel
Retrait de la cote à 3,12 €, loin des 9,50 € de l’IPO. Le projet de distribution « responsable » n’a jamais trouvé son modèle. Un revers symbolique pour les SPAC à la française.
🩺 Santé - Visibilité ou turbulences
DMS et Virbac déroulent, Median sécurise son carnet de commandes. À l’inverse, Valneva cale après un revers réglementaire aux États-Unis. Le secteur reste très polarisé.
🌍 Donald Trump en show à Davos
Salle comble mais enthousiasme émoussé. Groenland, menaces commerciales, OTAN : beaucoup de bruit, peu d’adhésion. L’effet Trump s’use, même à Davos.
📷 Les lunettes de Macron, stars malgré elles
Une monture jurassienne à 650 € fait plus parler que le fond des discours. À Davos, même les détails deviennent géopolitiquespas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.
Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
J'ai eu une révélation ce matin. Et c'est une bonne nouvelle (pas le fait que j'ai eu une révélation...). Je me demandais ce qui pouvait arrêter les dirigeants de ce monde dans leurs délires respectifs. De Trump, avec entre autres le Groenland, aux gouvernements de pays développés ou émergents dans leur dogmatisme ou leur délire fiscal. Et j'ai trouvé. Et c'est une évidence.
De quoi ont peur les gouvernements ?
Je me suis posé la question à propos de Trump. En l'observant déraper sur le Groenland, avant de repartir sur un autre sujet ou une autre obsession, je me suis demandé ce qui pouvait le ramener à un semblant de raison. Il y a bien sûr les élections de mi-mandat, mais ce n'est qu'en novembre. Mais il y a un frein beaucoup plus puissant que cela. Et nous l'avons vu en partie hier dans la journée.
Il y a une force de rappel.
Et une force de rappel qui terrorise tous les gouvernements. Et ce n'est pas l'armée. Ce n'est pas la bombe nucléaire. Non, c'est une arme financière. Et plus précisément, les taux d'intérêt à long terme.
Je m'explique.
Aujourd'hui, tous les pays ou presque sont surendettés. De la France aux États-Unis, en passant par le Japon. Le coût de remboursement de la dette devient un poste majeur des budgets, des budgets devenus essentiels pour stimuler des économies atones. Or le coût de remboursement de la dette dépend d'une chose, et d'une seule : les taux d'intérêt à long terme.
Et, contrairement aux taux courts, qui sont fixés par les banques centrales, les taux longs sont fixés en fonction de l'offre et de la demande. En fonction de critères objectifs : les perspectives de croissance, les perspectives d'inflation, le niveau d'endettement. Mais également en fonction d'un critère totalement subjectif : la confiance dans le pays emprunteur, dans sa direction politique et économique, et notamment dans sa monnaie.
Et même les dirigeants les plus débridés ou les plus dogmatiques ont les yeux fixés sur un chiffre : le taux de référence, le taux d'emprunt de l'État à 10 ans. Et dès que ce taux grimpe, ils paniquent. Et ils ont raison de paniquer, car qui dit hausse des taux longs dit coût du crédit plus élevé, pression sur l'immobilier et sur le pouvoir d'achat, déficit budgétaire, hausse de la dette, etc.
Exemples.
Rappelez-vous de Liz Truss, qui a dû démissionner de son poste de Premier ministre deux semaines après son arrivée, quand les taux longs anglais se sont envolés après des annonces de baisses d'impôts non financées. Tous les pays européens, et même la France, ont les yeux sur le « spread » d'emprunt avec l'Allemagne, et c'est la peur de ce spread qui nous évite d'avoir des budgets encore plus dangereux que celui que nous avons.
Et même Trump est freiné par les taux à long terme. Il a changé un peu de ton mardi soir sur le Groenland. Et l'envolée des taux longs depuis l'annonce de ses mesures anti-européennes, ainsi que les menaces des pays européens de céder une partie de leurs avoirs en dette américaine, l'ont probablement freiné. Car il sait que les élections de mi-mandat vont dépendre de l'« affordability », du pouvoir d'achat, et donc des taux d'intérêt à long terme.
Bonne nouvelle donc.
On peut freiner les délires des gouvernements grâce aux marchés financiers. Une force de rappel.
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Née en 2022 de l’union entre 2MX Organic — le SPAC porté par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari — et InVivo Retail, la société portait une ambition claire : bâtir un leader alternatif de la distribution responsable, mêlant circuits courts, produits bio et ancrage territorial.
Cependant, cette ambition n’a jamais réussi à franchir le cap de l’exécution. Malgré une mise sur orbite médiatisée et un plan de développement audacieux, Teract n’a jamais trouvé sa dynamique. Entre des ventes stagnantes et une rentabilité inatteignable, la stratégie de croissance externe, pourtant présentée comme le moteur de la création de valeur, n’a finalement pas porté ses fruits.
Face à ce constat, InVivo, l'actionnaire majoritaire, a décidé de siffler la fin de partie avec une offre de retrait à 3,12 € par action. Si le prix offre une prime importante par rapport au dernier cours qui stagnait sous 1 €, il reste très loin des 9,50 € de l'introduction en bourse. Au-delà de ce cas précis, c’est le modèle même du SPAC qui essuie un revers symbolique en France, rappelant que les promesses initiales se heurtent souvent brutalement à la réalité opérationnelle et commerciale.

Santé - Des résultats qui donnent le pouls du secteur 💊
Le secteur de la santé n'a pas chômé cette semaine, offrant un paysage très contrasté aux investisseurs. Entre ceux qui mettent le turbo et ceux qui encaissent des revers réglementaires, la sélection devient un vrai sport de précision.
Côté bonnes nouvelles, DMS Group a terminé l'année 2025 en fanfare avec un dernier trimestre à +17 %. Le groupe frôle désormais les 50 M€ de chiffre d’affaires annuel, porté par une radiologie qui ne faiblit pas (+9 %). De son côté, Virbac affiche une santé de fer avec près de 1,5 milliard d’euros de revenus et des ambitions claires pour 2026 : viser jusqu'à 7,5 % de croissance et une marge d'EBITA de 17 %.
Chez Median Technologies, si la croissance actuelle reste discrète (+2,6 %), c'est le carnet de commandes qui rassure en grimpant à 76,6 M€, offrant une visibilité financière jusqu'à fin 2026.
Mais le secteur, c'est aussi des trajectoires opposées. Pendant que bioMérieux sort le carnet de chèques pour racheter Accellix (35 M€), Valneva doit essuyer une grosse déconvenue : le retrait de ses dossiers américains pour son vaccin contre le chikungunya suite à une suspension de licence par la FDA.
Bref, de la visibilité pour les uns, des complications pour les autres... le secteur santé demande plus que jamais une analyse chirurgicale des dossiers.

Jamais le Forum de Davos n’avait attiré une telle foule pour un dirigeant américain. Mercredi 21 janvier, Donald Trump a rempli la salle. Mais l’effet de surprise des premières années s’est dissipé. À la curiosité a succédé une forme de lassitude, voire de malaise, face à des prises de position jugées répétitives et provocatrices.
Le président américain est d’abord revenu sur son obsession du Groenland, réclamant de nouveau des « négociations immédiates » avec le Danemark pour racheter l’île. Motif invoqué : la sécurité nationale. Trump a évoqué la construction d’un « Dôme d’or », vaste système de défense aérienne censé protéger l’Amérique du Nord en cas de conflit nucléaire. Officiellement, pas de recours à la force — officieusement, un flou inquiétant : « Nous verrons ce qui se passera ».
Le ton s’est ensuite durci avec l’Europe. Entre piques adressées aux lunettes de soleil d’Emmanuel Macron, Trump a menacé la France d’une surtaxe de 200 % sur ses vins et champagnes. Il a également ravivé les tensions autour de l’OTAN, qualifiée d’« injuste », mettant en doute l’engagement des Européens à défendre les États-Unis.
Le décalage est devenu manifeste lorsqu’il a annoncé une rencontre avec Volodymyr Zelensky à Davos — alors même que ce dernier est resté en Ukraine, sous les frappes russes. À l’applaudimètre, le verdict a été clair : accueil poli, mais sans ferveur, loin de l’enthousiasme suscité la veille par Ursula von der Leyen ou Emmanuel Macron.
@Euronews


@RTL
À Davos, Emmanuel Macron a livré un discours attendu sur la souveraineté européenne et les rapports de force internationaux. Pourtant, l’attention s’est rapidement portée sur un détail extérieur au propos. Le président est apparu avec des lunettes de soleil, portées en continu, officiellement pour dissimuler un problème oculaire sans gravité.
La séquence a pris une tournure politique lorsque Donald Trump s’en est moqué. « Je l’ai écouté avec ses belles lunettes de soleil, il a essayé de faire le dur à cuire », a lancé l’ancien président américain, éclipsant le fond du discours par une remarque sur la forme.
Ces lunettes ne sont ni un accessoire improvisé ni un objet promotionnel. Il s’agit du modèle Pacific S01 de la maison Henry Jullien, une manufacture centenaire installée à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Entièrement fabriquée à la main selon la technique du doublé or laminé, la monture est vendue autour de 650 euros.
Emmanuel Macron les a achetées lui-même il y a plusieurs années, refusant qu’elles lui soient offertes. Un objet discret, soudain propulsé au cœur de la scène internationale. l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.
Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Retraites - L’équation impossible en Europe
Vieillissement, chute des naissances, dépenses en explosion : jusqu’à 47 % des dépenses sociales de l’UE vont aux retraites. Tout le monde connaît la solution (travailler plus longtemps), mais personne n’en veut politiquement.
📉 Vusion sous le feu
-30 % depuis le 1er janvier. Prises de bénéfices, dégradation de broker et ventes à découvert pèsent sur le titre. La guidance long terme est maintenue, mais le marché doute de la croissance hors Walmart.
🛡️ Défense - L’âge d’or continue
Budgets militaires en hausse, valeurs en orbite. Rheinmetall explose, Exail accélère, Exosens combine croissance et marges élevées. Le réarmement européen devient un thème structurel.
🤖 Apple envoie Siri en stage intensif chez Google
Gemini arrive dans l’iPhone. Alphabet dépasse les 4 000 Md$ de valorisation et passe devant Apple. Un aveu de retard pour Cupertino, un coup stratégique pour Google.
📷 Iran : la liberté ou la mort
La contestation ne faiblit pas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.
L’Europe et les retraites
Les chiffres se suivent et se ressemblent. Baisse, voire effondrement, du taux de fécondité. Baisse des naissances. Population de plus en plus âgée. Augmentation de l'espérance de vie à la retraite. Avec des conséquences structurelles majeures. Et une question que pose notamment le Financial Times : « L'Europe a-t-elle les moyens de son système de retraites ». Spoiler : la réponse est non.
La tendance est lourde, très lourde. Elle s'accélère. Chute des naissances et du taux de fécondité. Et une proportion de plus en plus importante de la population à la retraite. Et des systèmes de financements de retraites qui plient et commencent à rompre.
Les faits.
47 %. C'est le % dans l'Union Européenne de dépenses sociales qui sont consacrées aux retraites et aux personnes âgées. 47 % ! Et ce chiffre ne fait que progresser. En France, les retraites représentent plus de 13 % du PIB, comme en Grèce. C'est l'Italie qui bat le record avec plus de 15 %. Et en Allemagne, un tiers des recettes fiscales sont consacrées aux retraites. Un gouffre.
Un problème politique, mais pas seulement. La solution, tout le monde la connaît : le report de l'âge de la retraite. Et un certain nombre de pays de l'UE ont déjà décalé l'âge de la retraite à 65 ans, voire 67 ans. Au Danemark on est déjà à 67 ans. Mais ce n'est pas suffisant. Et il va falloir continuer. Le Danemark a prévu de relever l'âge de départ à 70 ans avant 2040. Et indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie.
Évidemment, les politiques n'ont pas le courage de prendre les mesures nécessaires. Et on peut les blâmer. Mais le paradoxe est que dans de nombreux pays, à commencer par la France, les personnes sondées reconnaissent qu'il y a un problème de financement des retraites et qu'elles sont inquiètes pour l'avenir de leur retraite, mais la grande majorité refuse les réformes des retraites et les décalages de départ à la retraite.
Situation absurde qui a mené, par exemple, à la catastrophique suspension de la réforme des retraites en France. Seule consolation : la France a le taux de pauvreté des retraités le plus bas des grandes économies, 7 % seulement en dessous du seuil de pauvreté calculé par l'OCDE comme 50 % du revenu médian, soit environ 1 200 €. Et ce taux est surévalué, car de nombreux retraités considérés comme « pauvres » ont peu de revenus mais sont souvent propriétaires de leur résidence principale, et cela ne rentre pas en compte dans le calcul du taux de pauvreté.
La solution consiste aussi à inclure une part de capitalisation dans la retraite. Même si la France est le pays de la retraite par répartition, les records de taux d'épargne prouvent que les Français ont opté pour « la retraite par l'épargne ». En attendant d'avoir le courage de prendre les mesures nécessaires, les gouvernements successifs vont continuer à augmenter les cotisations et réduire les retraites. Et attiser la guerre des générations et la rancœur vis-à-vis des retraités, considérés, à tort, comme « privilégiés ».
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Le leader mondial des solutions digitales pour le commerce physique voit son titre perdre près de -30% depuis le 1er janvier et -27% sur la semaine. Les causes possibles ? Des prises de bénéfices mais aussi, plus fondamentalement, une dégradation de recommandation de la part d’un broker. La première depuis novembre 2021. Ce dernier évoque, entre autres, des craintes autour de la capacité du groupe à générer de la croissance hors méga-contrat Walmart, un ralentissement de la prise de commandes et une visibilité mécaniquement réduite pour les exercices à venir. La pression vendeuse sur l’action s’est accentuée avec l’annonce, en début de semaine, de la vente à découvert du titre par un hedge fund britannique.
Le management du groupe, de son côté, a confirmé avec confiance sa guidance 2027 lors des résultats du T3 fin octobre, à savoir l’atteinte d’un chiffre d’affaires de 2,2 Md€ et d’une marge d’EBITDA de 22%. Et il continue d’afficher un discours très positif sur les perspectives à long terme de la société.
Dézoomons un peu : le titre ne progresse plus « que » de 500% depuis son décollage, fin 2020. Et se traite à présent 7,5x l’EBITDA estimé par le consensus d’analystes pour l’année en cours, un niveau jamais vu depuis… près de 15 ans. Une opportunité en or à saisir ?

Valeur de la défense - Le nouvel âge d'or ?
Les valeurs européennes de la défense poursuivent leur envolée cette semaine, prolongeant un mouvement installé depuis deux ans. Le secteur reste tiré par la hausse continue des budgets militaires. Rheinmetall en est l’illustration la plus spectaculaire : le titre grimpe de +154% en 2025, porté par la guerre en Ukraine et le réarmement massif de l’Allemagne, désormais déterminée à devenir la première armée d’Europe. Entre le retour assumé de la puissance militaire dans les rapports de force, les investisseurs semblent se repositionner sur des acteurs capables de fournir des capacités critiques : robotique, systèmes embarqués et optronique.
Exail Technologies s’impose comme l’un des dossiers français les plus emblématiques. Spécialiste de la robotique autonome navale (drones sous‑marins et de surface), le groupe tire 60 % de son activité de la défense. En 2025, la dynamique est exceptionnelle : plus de 600 M€ de revenus au S1 (+35 %) et des prises de commandes en hausse de +279 %. Le titre a connu un rally impressionnant (+370%), porté par les programmes européens de guerre des mines et la montée en puissance de la robotisation navale.
Latécoère profite également du ramp‑up militaire, même si son exposition reste plus duale. Le groupe affiche 374,6 M€ de chiffre d’affaires au S1 2025 (+6,4 %) et un EBITDA récurrent de 22,3 M€, en nette amélioration. La croissance 2025 est soutenue par l’augmentation des cadences sur les programmes militaires (A400M, Falcon spéciaux) et par la forte demande en harnais électriques, un composant critique difficile à substituer. Un profil plus cyclique, mais un redressement opérationnel bien réel.
Enfin, Exosens leader mondial de la vision nocturne militaire, poursuit une trajectoire remarquable : +20,1 % de croissance au S1 2025, pour atteindre 224,5 M€. La demande en tubes intensificateurs d’image explose dans les pays de l’OTAN, poussant le groupe à augmenter ses capacités de production de +40 % d’ici 2027. La marge brute ajustée progresse de +28,7 %, et la marge opérationnelle courante frôle les 30 %. Un rare acteur français combinant souveraineté technologique, croissance à deux chiffres et marges premium.

Siri part en stage intensif chez Google
Apple s'allie officiellement à Google pour intégrer l’IA Gemini au cœur de l'iPhone. L'impact sur les marchés a été immédiat : Alphabet a franchi le cap des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, confirmant sa domination actuelle dans la course à l'IA.
Ce partenariat est un tournant pour Apple, qui accusait un retard face à Samsung et Microsoft. En s'appuyant sur la technologie de son rival et sur une nouvelle direction issue de Google et Microsoft, la firme de Cupertino espère transformer Siri dès ce printemps pour en faire un assistant enfin compétitif.
Alphabet a dépassé la valorisation d'Apple pour la première fois depuis 2019. Si cet accord coûte environ 1 milliard de dollars par an, il est jugé vital pour maintenir l'attractivité de l'iPhone, malgré les alertes d'Elon Musk sur cette concentration massive de pouvoir technologique.

Iran - La liberté ou la mort📷

En Iran, un peuple entier s’est levé. Un peuple fatigué de la peur, de l’humiliation, du sang versé au nom de Dieu. Depuis de nombreuses semaines, les rues, les prisons et les cimetières racontent la même histoire, celle d’une nation qui refuse de se taire. Femmes sans voile, jeunes sans avenir, pères et mères sans enfants. Selon certaines ONG, la répression aurait déjà fait jusqu’à 14 000 morts. Des vies brisées pour un mot devenu subversif, liberté.
Malgré la censure, les coupures d’Internet et la brutalité des forces du régime, la révolte persiste. Le monde observe alors que les tensions régionales s’intensifient, avec l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.
Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Liquidité, sécurité… et argent qui dort
6 600 Md€ d’épargne financière en France, massivement placée sur des supports liquides et garantis. Assurance-vie en tête, actions marginales. Les Français épargnent beaucoup, investissent peu… et laissent trop dormir.
💊 Abivax - Turbulence sans rupture
Accord stratégique avec un acteur américain pour commercialiser Eyonis, un dispositif d'IA pour détecter précocement les nodules pulmonaires. L'attente réglementaire reste, mais l'avenir est prometteur.
🔥 Énergie - Jeu géopolitique sous tension
Brent plafonné, Venezuela au centre des manœuvres US. TotalEnergies sous pression, Maurel & Prom rebondit, Vallourec avance avec un ambitieux programme de rachats. Trois trajectoires, un même baril.
🤖 Anthropic passe la vitesse supérieure
Levée potentielle de 10 Md$, valorisation autour de 350 Md$. Claude séduit l’entreprise, les géants suivent, l’IPO se profile. L’IA privée joue désormais dans la cour des très grands.
🎆 Chine - La fête version drones
Pour 2026, les feux d’artifice cèdent la place aux ballets technologiques. Symbole d’un pays qui célèbre, innove… et soigne sa mise en scène.
Liquidité et garantie en capital
L'étude du Trésor sur l'épargne des Français.
L'épargne financière. Une épargne qui dépasse les 6 600 milliards d'euros. Et qui ne cesse de grossir. Une épargne tournée vers les placements les moins risqués et qui offrent « liquidité et garantie en capital ».
L'épargne des ménages continue à progresser. Vous le savez. Elle atteint des taux records, proches des 19 %. Les Français épargnent quand il y a incertitude, et il y a incertitude en France dans cette période, mais aussi quand tout va bien. Un niveau d'épargne phénoménal pour un pays qui a pourtant un système social (trop) favorable, notamment en termes de retraite. Bref, l'épargne explose.
Comme le rapportent Les Échos, le taux d'épargne financière dépasse même celui de nos voisins allemands… cocorico !
6 600 milliards d'épargne financière. En plus des plus de 7 000 milliards d'épargne immobilière.
6 600 milliards, c'est environ… deux fois la dette de la France. Ce qui rassure nos créanciers. Mais inquiète les épargnants qui ont toujours peur qu'on vienne piocher dans leurs réserves de fourmis pour rembourser la dette de l'État cigale.
La répartition de cette épargne telle qu'elle est rapportée dans une étude du Trésor est très révélatrice de la mentalité des épargnants français. Une très large partie de l'épargne va dans les « numéraires et dépôts ».
14,46 % en épargne réglementée, le livret A et ses cousins.
Beaucoup (trop) d'argent dort sur les comptes bancaires sans aucune rémunération (il faut vraiment que vous vous occupiez de cet argent qui dort, please !!).
L'assurance vie continue à avoir la cote. Une cote écrasante même. Avec toujours une large préférence pour les fonds euros.
20,09 % pour l'assurance vie en fonds euros.
Et 8,58 % pour l'assurance vie en unités de compte.
C'est clairement le placement préféré des Français.
Un tiers de produits capital seulement, on est loin, très loin des standards anglo-saxons, fans de bourse.
13,85 % dans les actions non cotées, une large partie dans le patrimoine professionnel.
4,71 % seulement dans les actions cotées.
La marge de progression est énorme.
Le maintien de taux relativement élevés avait favorisé les livrets A mais le reflux est net depuis quelques mois. En revanche, l'assurance vie, en particulier avec les offres de fonds euros boostés, continue à faire la course en tête.
Les Français épargnent bien mais placent prudemment. Leur principale erreur, c'est cette manne qui dort sur les comptes bancaires sans être rémunérée…
Bougez-vous…
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Coup de tonnerre ce jeudi : Abivax décroche de 11 % après l’annonce de Sofinnova, l’un de ses actionnaires principaux, qui a déclaré dans un document réglementaire la cession de 1 million d’actions, soit près d’un quart de sa participation. Cette ligne, détenue via le Sofinnova Crossover Fund, représentait 109,6 M€ au dernier cours. Un mouvement d’autant plus marquant que le fonds, et notamment Kinam Hong, Partner du Crossover Fund, siégeait encore récemment au conseil d’administration de la biotech.
Pourtant, cette vente intervient à contretemps de perspectives cliniques plutôt favorables. En 2026, Abivax entre dans une année décisive : les résultats de phase 3 dans la rectocolite hémorragique sont attendus fin T2, avec l’objectif de déposer un dossier réglementaire aux États-Unis avant la fin de l’année. En parallèle, l’essai dans la maladie de Crohn avance, avec des premières données prévues fin 2026.
La société renforcera également sa visibilité scientifique au congrès ECCO 2026, tout en bénéficiant d’une visibilité financière jusqu’en 2027 pour poursuivre sereinement le développement d’obefazimod. Une biotech chahutée en Bourse, mais dont le calendrier clinique reste, lui, parfaitement aligné.

Énergie - Opération musclée au Venezuela
Le secteur de l’Énergie affiche un début d’année contrasté, fortement influencé par les mouvements géopolitiques et un marché pétrolier sous pression. Les cours du Brent évoluent au-dessus de 60$ en début d’année, mais restent plafonnés par un excédent d’offre anticipé tout au long de 2026 selon les consensus d’analystes. Les récentes manœuvres américaines au Venezuela, visant à sécuriser et réorienter une partie des exportations du pays, ont brièvement accentué la baisse des prix en raison des attentes d’un retour progressif de volumes supplémentaires sur le marché mondial.
Du côté des valeurs françaises, TotalEnergies subit la pression sur les prix du brut et baisse de -3,98% depuis janvier, en lien avec la perspective d’un ralentissement des rachats d’actions compte tenu d’un environnement de prix plus bas .
Maurel & Prom, en revanche, se distingue par un rebond marqué de +3,7% YTD. Cette progression est soutenue par des opérations stratégiques internes qui lui ont permis de franchir récemment les 6€, soit une progression notable de +19,0% depuis novembre 2025, malgré les incertitudes pesant sur ses actifs au Venezuela après la révocation par l’OFAC de sa licence d’exploitation en 2025
Enfin, Vallourec, fournisseur de tubes pour l’industrie pétrolière et gazière, bénéficie d’un regain d’intérêt des analystes et progresse de +5,6% YTD. Le groupe a par ailleurs annoncé un programme de rachat d'actions de 200 M€ avec un objectif de retour total aux actionnaires d'au moins 500 M€ d'ici à aout 2026, signe d'une confiance accrue malgré le prix du pétrole toujours bas.

Anthropic commence l’année en trombe
Anthropic accélère nettement dans la course mondiale à l’intelligence artificielle. La startup américaine serait en passe de finaliser une term sheet pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars, une opération qui la valoriserait autour de 350 milliards. Le tour serait mené par Coatue Management et le fonds souverain singapourien GIC, installant Anthropic parmi les sociétés privées les plus valorisées du secteur, derrière OpenAI, désormais estimée autour de 500 milliards de dollars.
Fondée en 2021 par d’anciens cadres de la recherche d’OpenAI, dont son CEO Dario Amodei, Anthropic s’est rapidement imposée avec sa famille de modèles Claude, très prisée pour les usages professionnels et la programmation. Cette levée marquerait presque un doublement de valorisation en quelques mois seulement, reflet d’une adoption rapide et d’une demande mondiale toujours plus soutenue pour l’IA générative.
Déjà appuyée par Amazon et Alphabet, la société suscite aussi l’intérêt de Microsoft et Nvidia, prêts à renforcer leur exposition au dossier. En filigrane, la perspective d’une introduction en Bourse dès 2026 commence à se préciser. Une étape logique pour une entreprise qui ne se contente plus de suivre le rythme de l’IA mondiale, mais entend désormais en fixer une partie des standards.

📷 Welcome 2026

Pour le Nouvel An 2026, la Chine a une nouvelle fois proposé de grands spectacles de drones, devenus une alternative courante aux feux d’artifice. Des milliers d’appareils ont illuminé le ciel, mêlant références culturelles et technologies modernes.
À tous nos lecteurs, nous souhaitons une belle année 2026 pleine d’élan, de projets et de nouvelles opportunités.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 La dévaluation du dollar : une chute de 12 %
La baisse du dollar complique l'allocation d'actifs et les échanges commerciaux. Les prévisions de taux et la dette américaine inquiètent, avec des conséquences sur les exportations et l'inflation.
💡 Median Tech : l’IA au service du dépistage
Accord stratégique avec un acteur américain pour commercialiser Eyonis, un dispositif d'IA pour détecter précocement les nodules pulmonaires. L'attente réglementaire reste, mais l'avenir est prometteur.
🔥 Industrie française : dynamique contrastée
Plastivaloire et Exel Industries montrent des trajectoires solides malgré des vents contraires. Poujoulat anticipe une reprise au T3 grâce à la dynamique du marché de chauffage.
🚀 Amazon investit massivement dans OpenAI
Amazon pourrait investir jusqu’à 10 milliards dans OpenAI pour renforcer son infrastructure cloud et l’IA. Une alliance stratégique qui pourrait voir OpenAI franchir les 500 milliards de dollars. saison maîtrisée et McLaren de retour au sommet. Norris portera le numéro 1 en 2026.
⚽ Le PSG réalise un sextuplé historique
Après une victoire en Coupe Intercontinentale face à Flamengo, le PSG rejoint le Bayern et le FC Barcelone dans le cercle fermé des équipes à avoir réalisé un sextuplé. Un exploit marquant pour le football.
La dévaluation du dollar par rapport à l'euro
C'est l'un des événements majeurs de 2025 sur les marchés financiers. La baisse du dollar. On peut même parler de chute. Une chute d'environ 12% contre l'euro. Une chute qui ajoute à la confusion sur les échanges commerciaux mondiaux et complexifie l'allocation d'actifs.
Explications.
Trump l'avait annoncé dès son arrivée au pouvoir. Il voulait dévaluer le dollar. Mais beaucoup d'économistes étaient sceptiques : on ne décrète pas la baisse du dollar. Et tous les éléments macroéconomiques étaient plutôt favorables à une hausse du dollar qu'à une baisse.
En effet, la croissance américaine était nettement plus élevée que la croissance de la zone euro et résistait nettement mieux que prévu. Le différentiel de taux était largement favorable au dollar, près de 2% d'écart. Rajoutez à cela la toute puissance militaire et géopolitique, et vous pouviez avoir des raisons d'acheter le dollar plutôt que de le vendre.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Plusieurs facteurs.
- Les investisseurs ne réagissent pas par rapport au différentiel de taux actuel mais par rapport aux projections de différentiels de taux. Ils anticipent un statu quo sur les taux de la zone euro mais des baisses importantes sur les taux US avec l'arrivée d'un fidèle de Trump à la tête de la Fed.
- De même pour le différentiel de croissance : les marchés anticipent un petit rebond de la croissance de la zone euro mais un (petit) ralentissement de la croissance US.
- La confiance. Elle s'est érodée. La dette US est abyssale. Le déficit public se creuse. Et les investisseurs craignent, à juste titre, que la Banque centrale perde son indépendance. Plenty of reasons donc.
Quelles conséquences ? En théorie, voici les conséquences académiques d'une baisse du dollar :
- Plus de compétitivité des exportations US versus les exportations de la zone euro
- Plus d'inflation importée pour les US que pour la zone euro
- Moins d'investissements US en zone euro... et moins de touristes américains.
En pratique, cela ne changera pas grand-chose sur les exportations américaines car une partie de la compétitivité des exportations et des importations n'est pas uniquement liée au prix. Cela n'aura pas d'impact majeur sur l'inflation US car les États-Unis sont autosuffisants en énergie, en revanche cela va accélérer la déflation en zone euro car nous importons du pétrole et du gaz. Cela va peser sur la valorisation des investissements aux US.
En effet, prenez ce qui s'est passé cette année. Le S&P est en hausse de 16%. Mais comme le dollar est en baisse de 12%. Votre performance en euros sur le S&P n'est d'environ que de 3%. Un autre casse-tête pour l'allocation de vos actifs. Avec une solution que nous avons adoptée pour notre gestion pilotée : nous investissons aux US à travers des ETF dont le risque de change est couvert !
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Median Technologies développe Eyonis, un dispositif médical basé sur l’intelligence artificielle conçu pour analyser les scanners thoraciques. Sa vocation est claire : aider les radiologues à repérer plus tôt les nodules pulmonaires et suivre leur évolution dans le temps. En renforçant la précision et la rapidité des diagnostics, Eyonis s’attaque à un enjeu majeur de santé publique : le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde.
L’entreprise grimpe cette semaine après l’annonce d’un accord de distribution avec un acteur américain majeur de la santé. Cet accord vise la future commercialisation d’Eyonis et s’appuiera sur l’infrastructure solide du partenaire et sa couverture étendue aux États‑Unis comme en Europe, garantissant une diffusion efficace une fois les autorisations réglementaires obtenues. La phase commerciale devrait démarrer dès l’aval de la FDA, attendu au premier trimestre 2026, avant un déploiement européen. Malgré cette annonce stratégique, le marché est resté prudent : le titre affiche toujours -14 % depuis le début de l’année. Les investisseurs attendent désormais la validation réglementaire pour mesurer l’impact réel de ce partenariat sur la trajectoire de croissance.

Industrie française - du plastique au bois, un hiver contrasté
Petit tour d’horizon industriel : focus sur les tendances de quelques small caps françaises, entre agriculture, plasturgie et solutions de chauffage.
Plastivaloire, spécialiste de la plasturgie automobile et électronique, a publié ses comptes 2024/25 : le chiffre d’affaires ressort stable à 703,1 M€, tandis que l’EBITDA progresse nettement de +16,6 % à 63,2 M€. Le free cash-flow atteint 46,6 M€, porté par une réduction significative des capex, et la dette nette recule à 162,6 M€, à comparer à une capitalisation boursière limitée à seulement 41 M€. Pour 2025/26, le groupe anticipe un chiffre d’affaires d’environ 690 M€ et une marge d’EBITDA maintenue à 9 %, confirmant une trajectoire résiliente malgré un léger repli attendu de l’activité.
Exel Industries, acteur diversifié des machines agricoles et industrielles, a enregistré en 2024/25 un chiffre d’affaires de 983 M€, en recul de 11 %, avec un résultat opérationnel courant en baisse de -34 % mais légèrement supérieur aux attentes. La division agricole souffre particulièrement, l’arrachage de betteraves reculant de -13 % et la pulvérisation de -20 %, des baisses non compensées par la progression des activités de loisirs (nautisme et arrosage). Le management souligne l’incertitude persistante sur ses marchés agricoles principaux et, faute de prévisions chiffrées, la visibilité demeure limitée.
Poujoulat spécialiste des cheminées et de l’énergie bois, présente un résultat d’exploitation de -3,6M€, contre 0,7M€ un an plus tôt, sur un chiffre d’affaires de 158 M€ en retrait de -2% au S1 2025/26. La saisonnalité positive du marché du chauffage en hiver devrait profiter au groupe qui anticipe une nette croissance au T3, portée par la branche « Bois énergie ». Le T4 devrait prolonger cette dynamique, avec des résultats supérieurs à ceux de l’an passé, grâce à l’optimisation des coûts et à la productivité accrue dans les conduits et cheminées industrielles.

Amazon mise 10 milliards sur l'IA 🚀
Amazon n’a pas attendu pour faire avancer ses pions dans le secteur de l’intelligence artificielle. Selon des sources proches du dossier, le géant du commerce en ligne serait en discussions avancées pour investir jusqu’à 10 milliards de dollars dans OpenAI, la startup à l’origine de ChatGPT, dont la valorisation pourrait dépasser les 500 milliards de dollars après cette opération. Un pacte bien plus stratégique qu’un simple investissement financier : il s’agirait pour Amazon de sécuriser une version entreprise de ChatGPT tout en soutenant l’hyper-croissance d’OpenAI via son infrastructure cloud AWS. Car derrière son succès, OpenAI ne cache pas la réalité : 100 milliards de dollars seront nécessaires sur quatre ans pour financer son expansion.
Cet accord s’inscrit dans une série de collaborations de plus en plus serrées entre les acteurs majeurs de la tech, où les investissements se mélangent aux partenariats techniques. Amazon, déjà concurrent de Microsoft grâce à un contrat cloud de 38 milliards de dollars avec OpenAI, renforce ainsi son emprise sur le secteur de l’intelligence artificielle. La firme de Jeff Bezos propose à OpenAI ses puces Trainium pour améliorer la performance de ses modèles, tout en consolidant son influence sur l'infrastructure nécessaire au développement de l’IA.
OpenAI, devenu une entreprise for-profit, poursuit sa route vers la rentabilité, avec la Bourse en ligne de mire. Son futur semble tout tracé : l’entrée en Bourse pourrait propulser sa valorisation vers des sommets inédits, franchissant potentiellement le trillion de dollars. Un accord stratégique qui ouvre la voie à de nouveaux horizons pour l’IA et ses acteurs.

📷 Un sextuplé historique pour le PSG

Le Paris Saint-Germain a inscrit une nouvelle page d’histoire en remportant la Coupe Intercontinentale 2025 face à Flamengo (1-1 après prolongation, 2-1 t.a.b.). Avec cette victoire, le PSG devient la troisième équipe à réaliser un sextuplé — un exploit déjà accompli par le Bayern Munich en 2020 et le FC Barcelone en 2009.
Le PSG a ouvert le score grâce à un superbe tir de Khvicha Kvaratskhelia, avant que Flamengo n’égalise par un penalty de Jorginho. Après une prolongation sans but, c’est lors de la séance des tirs au but que le PSG a pris l’avantage, avec un Matvey Safonov décisif en arrêtant quatre penalties, offrant ainsi la victoire au club parisien.
Ce sextuplé vient conclure une année magique pour le PSG, qui avait déjà remporté la Ligue 1, la Coupe de France, la Ligue des champions, la Supercoupe de l’UEFA et le Trophée des champions.
Le PSG entre donc dans l’histoire, aux côtés du Bayern Munich et du FC Barcelone, qui ont également réalisé un sextuplé. Un record marquant pour la capitale française, et un message fort pour le football mondial.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 La Fed frappe trois fois
Troisième baisse de taux consécutive : la Fed ramène ses taux à 3,5–3,75 %. Officiellement pour protéger l’emploi, officieusement sous pression politique. Le débat sur de nouvelles baisses en 2026 est ouvert.
✈️ Figeac Aéro : solide mais sanctionné
EBITDA en hausse de +19 % et marges en amélioration, portés par l’aéronautique civile. Mais un cash-flow temporairement sous pression suffit au marché pour prendre ses profits après +75 % depuis janvier.
📊 Consommation discrétionnaire : trajectoires contrastées
Abeo enregistre un semestre robuste, Partouche profite du retour de la fréquentation, Pullup souffre d’un effet de base mais maintient le cap. Le secteur reste volatil mais pas homogène.
🚀 SpaceX : l’IPO stratosphérique
Valorisation évoquée : 1 500 Md$. Starlink devient le moteur financier, l’IA spatiale le récit. Musk vise le ciel, OpenAI vise déjà la concurrence.
🏁 Lando Norris, champion du monde
Un titre au millimètre face à Verstappen, une saison maîtrisée et McLaren de retour au sommet. Norris portera le numéro 1 en 2026.
Et de trois - La Fed ouvre la porte à un séisme monétaire
Pari gagné ! Nous avions anticipé depuis le début de l'année que la FED baisserait ses taux 2 fois et probablement 3. Et nous n'avons pas changé de cap alors que les prévisionnistes avaient perdu espoir. La FED a donc baissé ses taux hier pour la troisième fois. Et nous pensons que la baisse des taux va continuer aux États-Unis en 2026.
3 baisses consécutives de 0.25%. Avec un taux de référence qui se situe donc maintenant dans la fourchette 3.5% / 3.75%. La FED était très divisée sur cette baisse des taux. Avec 3 voix sur 9 opposées à cette baisse des taux.
L’inquiétude de la FED qui l'a poussée à baisser les taux, c'est le marché de l'emploi. La FED n'est pas inquiète sur la croissance. Elle pense qu'elle va continuer à faire largement mieux que résister. Mais elle voit déjà des signes de remontée du chômage et elle veut éviter une dégradation trop brutale de l'emploi.
Et maintenant Jerome Powell a laissé entendre que le job a été fait. Et qu'il y aurait peut-être encore une baisse de taux en 2026 mais pas plus. Il a simplement oublié qu'il ne sera plus aux commandes à partir de mai. Et que son remplaçant sera un fidèle des fidèles de Donald Trump. Et que Donald Trump veut absolument des "jumbo cuts", des baisses massives de taux.
Nous anticipons donc une baisse des taux de la FED en 2026 de 1.5% à 2.25% / 2.5%. Nous sommes les seuls ou presque. Mais cela ne nous dérange pas...
En attendant la tension sur les taux mondiaux continue. La secousse que je vous avais expliquée ici venant du Japon continue à perturber les marchés de taux. Les taux à long terme mondiaux sont au plus haut niveau depuis 16 ans. Et des prévisionnistes ont jeté l'éponge et pensent que le cycle de baisse des taux est terminé.
Une membre du comité exécutif de la BCE pense même que le prochain mouvement sur les taux sera la hausse. Absurde. Il n'y a pas d'inflation. La croissance est atone. La baisse des taux n'est pas terminée. Nous prenons les paris.
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Après avoir publié un chiffre d’affaires semestriel en hausse début novembre (+9,6 % en organique), Figeac Aéro dévoile cette fois sa profitabilité. Pour rappel, le contexte de marché est favorable : l’aéronautique civile a clairement le vent en poupe, portée par la reprise du trafic aérien et une demande soutenue en appareils civils. Les divisions Aérostructures & Aéromoteurs tirent la croissance, soutenues par les programmes Airbus et les moteurs LEAP, avec 105 M€ (+8,2 % en organique). Le marché avait salué ces chiffres, propulsant le titre dans la foulée.
Comme attendu, les effets d’échelle se matérialisent dans les comptes. L’EBITDA courant ressort à 30,6 M€, en hausse de +18,6 %, avec une marge améliorée de +1,3 pt à 14,2 %. Une performance en ligne avec les attentes, qui confirme la montée en puissance du groupe. Un point a toutefois surpris : les flux de trésorerie générés par l’activité reculent à 29,2 M€ contre 43,4 M€ un an plus tôt, en raison notamment de stocks constitués au premier semestre. La direction précise qu’il s’agit d’une anticipation des hausses de cadence, et que le deuxième semestre devrait voir un phénomène de déstockage, signe d’une accélération des livraisons.
Malgré ces précisions, le marché a sanctionné la publication et le titre a reculé de -9%. Il convient toutefois de rappeler le parcours boursier remarquable de l’action, avec plus de 75 % de hausse depuis le début de l’année.

Consommation discrétionnaire - Les small caps en mouvement
Coup d’œil sur le secteur de la consommation discrétionnaire : sport, divertissement et gaming, trois univers de small caps qui ont publié la semaine passée, dans un secteur qui sous-performe l’indice depuis le début de l’année.
Abeo
Abeo, spécialisé dans les équipements sportifs (murs d’escalade et agrès de gymnastique) signe un solide premier semestre 2025/26 : chiffre d’affaires en hausse de +11,8 % à 138,5 M€, ROC de 10,4 M€ en progression de +30,4 %, et marge opérationnelle portée à 7,5 % (+1 pt). Porté par ses acquisitions récentes, le groupe affiche sa confiance pour maintenir cette dynamique sur l’ensemble de l’exercice. Dans ce contexte, Abeo muscle son jeu digital : il détient désormais près de 90% de Vogo, sporttech française. Objectif : intégrer des services à forte valeur ajoutée, comme des outils de support pour athlètes et coachs, dans le prolongement des solutions déjà déployées par Vogo auprès du sport professionnel.
Groupe Partouche
Le maître des casinos et des loisirs dévoile son jeu : le chiffre d’affaires annuel grimpe à 460,2 M€ (+6 %), avec un produit brut des jeux qui pèse 80 % de l’activité en hausse de +5 %. En France, la fréquentation progresse de +4,9 % et le segment jeux de +5,2 %, une belle performance comparée à l’international qui avance de +3,5 % sur un an. Et jackpot côté diversifications : les autres activités bondissent à 13,8 M€ (+18,7 %), dopées par les jeux en ligne et le Copal Beach de Cannes.
Pullup Entertainment
Le groupe subit une baisse de -43 % de son chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier au premier semestre, victime d’une base de comparaison exigeante. L’EBIT ajusté du premier semestre tombe à 14,2 M€ contre 48,3 M€ un an plus tôt. La direction reste confiante : les objectifs annuels sont maintenus et la trajectoire de croissance rentable à moyen terme reste affirmée. Selon Newzoo, le marché du jeu vidéo continue de se muscler, surtout pour les productions AA et indie sur PC. Et le pipeline à venir promet de belles sorties, avec des lancements capables de relancer la partie.

Une IPO à 1500 milliards ! 🚀
SpaceX pourrait s’offrir une entrée en Bourse à faire pâlir toutes les salles de marché. Objectif affiché : une valorisation autour de 1 500 milliards de dollars. À ce niveau, Elon Musk effacerait le record d’ampleur symbolique détenu par Saudi Aramco et transformerait l’opération en levée de fonds presque irréelle, au-delà de 30 milliards. Le récit est simple, et terriblement efficace : ce n’est plus seulement une entreprise de fusées, c’est une machine à revenus récurrents, portée par Starlink, son réseau d’Internet satellitaire devenu le vrai moteur économique du groupe.
Starlink, justement, est annoncé sur une trajectoire de 22 à 24 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2026. De quoi nourrir l’idée d’une IPO servant de carburant à une expansion massive du réseau, avec une promesse implicite : connecter la planète, sécuriser les communications, et capter la croissance là où elle se crée, dans la donnée.
Et Musk ne s’arrête pas là. Il évoque déjà des data centers dans l’espace, alimentés par l’énergie solaire, pour soutenir l’essor de l’IA. Internet et infrastructure IA, mais depuis l’orbite. Problème pour SpaceX : la “plus grosse IPO ever” pourrait avoir un rival. Dans les coulisses, OpenAI viserait aussi une valorisation proche de 1 000 milliards pour financer ses propres centres de données. La course à la taille est lancée. Et, cette fois, le plafond est littéralement le ciel.

📷 Lando Norris sacré !

La saison 2025 avait des airs de thriller, et Abu Dhabi en a offert le générique final : Lando Norris est champion du monde. Pas en écrasant tout sur son passage, mais en survivant à tout ce que la F1 sait fabriquer de stress, de pièges et de petites cruautés mécaniques. Il lui fallait assurer un top 3, il l’a fait au prix d’une course sous tension permanente, bousculé dès le premier tour, gêné dans le trafic, attaqué, testé, puis finalement délivré. Deux points seulement le séparent de Max Verstappen au classement, comme un rappel que ce titre s’est gagné au millimètre.
Cette consécration résume une année pleine, dense, parfois cabossée, mais toujours maîtrisée. Norris a empilé les performances comme on construit une preuve : sept victoires, dix-huit podiums, des fins de course au couteau comme en Hongrie, et des démonstrations d’autorité comme au Mexique. Il a aussi dû composer avec Oscar Piastri, rival interne et allié involontaire, dans une McLaren revenue au sommet, capable d’encaisser les mauvais week-ends sans s’effondrer.
Dix-sept ans après le dernier sacre pilote de l’écurie, Norris rend McLaren à son histoire. Et s’offre, enfin, la sienne. En 2026, il portera le numéro 1, Max Verstappen le 3.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Trump veut offrir 1 000 dollars à chaque bébé
Trump lance des comptes d’épargne pour les nouveaux-nés, Michael Dell ajoute 250 $ pour tous les moins de 10 ans. Wall Street se bat déjà pour capter ces futurs épargnants.
⚠️ Guerbet dévisse
Objectifs 2025 abaissés après des non-conformités relevées par la FDA : coûts en hausse, visibilité en baisse. Le marché sanctionne immédiatement.
🟢 Tech & conseil - ça repart
Wavestone publie un S1 solide, Sword décroche une reco Achat, Sopra Steria muscle son offre RH avec Neocase. Le secteur retrouve de l’élan.
🤯 Saxo Bank - Les 8 scénarios insolites pour 2026
De l’IPO de SpaceX à 1 000 Md$ à l’IA nommée CEO, en passant par un krach quantique : des prédictions improbables mais pas absurdes.
📷 Macron en Chine
Grand show diplomatique avec Xi Jinping : beaucoup d’intentions, peu de concret sur l’Ukraine et le commerce.
Trump veut offrir 1 000 dollars à chaque bébé.
C'est la nouvelle idée de Trump. Les "Trump accounts". Des comptes d'épargne pour les enfants. Qui seront abondés par les US à hauteur de 1 000$. Et Michael Dell s'est engagé aussi, sur sa fortune personnelle, à participer à cette initiative. Explications.
1 000 dollars, c'est le cadeau que Trump veut faire à tous les jeunes Américains nés entre le 1er janvier 2025 et le 31 décembre 2028. Dans un compte d'épargne / d'investissement. Pour un coût total de 15 milliards de $. Les parents et proches pourront évidemment abonder à partir du 4 juillet 2026, les entreprises aussi.
Michael Dell le milliardaire de l'informatique a décidé de soutenir le programme et de le compléter. À hauteur de 6,25 milliards de $. En offrant 250$ à tous les enfants de moins de 10 ans nés avant le 1er janvier 2025. Toujours sur un compte d'épargne / investissement. Only in America...
L'argent devra être placé sur des ETF, les fonds indiciels low cost. Le but ? Double. Tenter de soutenir la natalité (aucune chance...). Donner le sens de l'épargne et de l'investissement (plus probable).
Évidemment Le Wall Street Journal nous raconte que toutes les grandes banques et tous les grands brokers se sont rués sur l'occasion de toucher des centaines de milliers de nouveaux clients, les enfants, mais aussi, indirectement, les parents qui vont superviser les comptes jusqu'à la majorité des enfants. Ils veulent tous une part de ce gâteau pour enfants. De JP Morgan à Robinhood en passant par BlackRock.
Robinhood a déjà déclaré qu'il s'engageait à fournir des comptes aux frais les plus bas possible et avec la digitalisation la plus intuitive. Et je ne serais pas étonné si un broker ou une banque décidait à son tour d'offrir une prime d'ouverture à tous les "Trump accounts" qui seraient ouverts chez eux.
Une initiative qui va renforcer une culture déjà forte de l'investissement dans la Bourse aux États-Unis
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Guerbet, champion français des produits de contraste et des solutions d’imagerie médicale, traverse une période délicate. Ses agents iodés et ses solutions numériques sont essentiels pour améliorer la visibilité des organes lors des examens radiologiques, mais le contexte reste compliqué. En France, la réforme des circuits d’approvisionnement hospitaliers a déjà fragilisé le marché, compliquant la distribution de ses produits et pesant sur la dynamique commerciale.
À cela s’ajoute un nouveau coup dur : la révision à la baisse des objectifs financiers pour 2025. Cette décision fait suite à une inspection de la FDA sur son site de Raleigh, aux États‑Unis. L’autorité américaine a relevé des points de non‑conformité, obligeant Guerbet à mettre en place un plan renforcé. Si cette démarche est indispensable pour sécuriser la continuité des activités et garantir le respect des standards réglementaires, elle entraîne des coûts supplémentaires et une visibilité réduite à court terme.
Le marché n’a pas tardé à réagir : la sanction boursière traduit la perte de confiance des investisseurs face à une trajectoire désormais plus incertaine. Guerbet reste concentré sur l’exécution de son plan et sur la poursuite de sa stratégie de développement dans l’imagerie médicale, mais devra convaincre qu’il peut transformer ce passage obligé en relance durable.

Signal vert pour les entreprises du conseil technologique
Trois acteurs du numérique sous les projecteurs : résultats solides, recommandations positives et acquisitions stratégiques dynamisent le secteur des services informatiques.
🟣 Wavestone (+16%)
La publication de ses résultats semestriels donne le sourire au marché : alors que le chiffre d’affaires de 458,1 M€ est resté quasi stable (-0,5 % en organique) la rentabilité est sortie légèrement au‑dessus des attentes avec un résultat net en hausse de +12 %. Surtout, le management souligne un redressement de la demande depuis le début du 3e trimestre. De quoi rassurer : Wavestone vise toujours une croissance organique positive en 2025/26 et une marge annuelle autour de 13 %.
⚔️ Sword (+4%)
Nouvelle initiation de couverture pour Sword avec une recommandation achat et un objectif de cours fixé à 47 €. L'analyste salue des fondamentaux jugés solides et un plan Vision 2028 crédible, malgré un environnement macro et géopolitique encore contrasté. L’acteur international de la transformation digitale continue de se distinguer par sa croissance régulière et sa discipline financière et s’impose désormais comme un titre de conviction, porté par une visibilité renforcée et une trajectoire claire.
🔴 Sopra Steria (+2%)
Sopra Steria finalise l’acquisition de Neocase, éditeur français de solutions SaaS RH. Une opération stratégique pour Sopra HR Software, qui muscle son offre digitale et renforce son positionnement sur un marché RH en pleine mutation. Neocase apporte une expertise clé en Employee Relationship Management, améliorant la gestion des demandes et l’expérience collaborateur. Avec environ 16 M€ de revenus en 2024, cette acquisition ciblée élargit le portefeuille du groupe et consolide sa compétitivité face aux grands acteurs internationaux. Un pas de plus pour s’imposer comme référence dans la digitalisation des ressources humaines.

8 scénarios insolites possibles en 2026
Chaque année, Saxo Banque publie ses “Outrageous Predictions” : des scénarios jugés improbables… mais pas impossibles. En 2026, huit chocs pourraient redessiner l’économie mondiale — et rappeler que le futur ne demande jamais la permission.
Scénario n°1 — Q-Day
Une percée en informatique quantique fait sauter le chiffrement internet du jour au lendemain. Cryptos en chute libre, banques figées, or à 10 000 dollars : la cybersécurité découvre qu’elle se répare moins vite qu’elle ne se casse. Le G20 convoque un plan de reconstruction numérique pour éviter que la confiance ne s’effondre avec les données.
Scénario n°2 — Le mariage Swift-Kelce dope le PIB mondial
Un mariage star + un bébé annoncé → un choc sociologique. Les fans imitent leurs idoles : ils se marient, ils font des enfants, ils dépensent. Immobilier, voyages, déco… La croissance mondiale gagne un point supplémentaire par an. Le fameux “Swiftie Put”.
Scénario n°3 — Midterms US sans chaos
Contre toute attente, les élections américaines se déroulent sans polémique majeure. Une commission indépendante redéfinit les districts, les réseaux sociaux perdent leur pouvoir incendiaire. Les marchés saluent un retour au calme : la fin du “peak populism” est annoncée.
Scénario n°4 — Les médicaments anti-obésité… pour humains et animaux
Les GLP-1 passent en pilule et deviennent universels – utilisés même pour perdre “2 kilos de trop”. Les versions pour chiens et chats explosent : OzemPup, WeeKitty. L’industrie alimentaire vacille, la santé et le vétérinaire flambent. Le poids du monde recule, littéralement.
Scénario n°5 — SpaceX entre en Bourse
L’IPO la plus valorisée de l’histoire : plus de 1 000 milliards de dollars. Objectif : un choc d’offre dans le spatial. Mars obtient un statut fiscal unique, sans impôts. Une économie extraterrestre prend forme : foncier lunaire, bioprinting, matériaux en micro-gravité.
Scénario n°6 — Une IA devient CEO du Fortune 500
Un modèle d’IA obtient un mandat de direction sous garde-fous : profit, satisfaction client, satisfaction employé. Les performances décollent → les concurrents copient. Nouvelle norme du capitalisme : la vision humaine, l’exécution algorithmique.
Scénario n°7 — Pékin lance le « yuan doré »
La Chine dévoile d’immenses réserves d’or et adosse partiellement le yuan offshore au métal précieux. Le dollar perd du terrain dans les réserves mondiales. Les émergents basculent vers Pékin comme nouvelle ancre financière.
Scénario n°8 — Le grand nettoyage de l’IA
Des algorithmes autonomes provoquent crashes boursiers et incidents industriels. Nouveau métier : « AI janitors », nettoyeurs du code. Les régulateurs imposent transparence, logs et kill switches. Le vrai business de l’IA ? Réparer le chaos qu’elle a créé.

📷 Macron en visite en Chine

Emmanuel Macron a retrouvé Xi Jinping en Chine pour une visite d'État version grand théâtre diplomatique. Accueilli avec faste (tapis rouge + sourires réglés au millimètre), le président français s’est lancé dans des échanges XXL avec son homologue chinois.
Au menu :
• Ukraine : Macron espère que Xi pourra glisser à Moscou que le cessez-le-feu serait pas une si mauvaise idée. Mais bon… Pékin joue toujours la carte du “on ne prend pas parti”.
• Économie & commerce : Objectif “rééquilibrage”. Aujourd’hui, la Chine = près de la moitié du déficit commercial français. Du coup, Macron demande un peu plus d’ouverture, un peu moins de déséquilibre.
À suivre, car pour l’instant, beaucoup d’intentions… et peu de garanties sur des avancées concrètes.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 UK - le budget qui copie (mal) la France
Impôts record, ponction des “riches”, dépenses sociales en hausse : Rachel Reeves rejoue le modèle français… sans la BCE pour amortir les chocs. Croissance molle, inflation >3,5 %, chômage en hausse...
⛰️ Compagnie des Alpes - contrat XXL
Renouvellement de La Plagne pour 25 ans : 5 Md€ de CA cumulés, backlog doublé. En attendant les résultats annuels (+12,8 % et 29 % d’EBITDA attendus), réservations de Noël en hausse. Un profil rendement + visibilité qui plaît au marché.
🎮 Loisirs & Gaming - trois trajectoires
Trigano souffre (CA –6,8 %, marge 9,2 %) mais délivre un FCF solide et des perspectives 2026 en rebond. Nacon poursuit son redressement. Ubisoft réduit ses pertes et finalise le deal Tencent (1,16 Md€). Les curseurs repassent au vert.
🤖 Google titille Nvidia
Rumeur Meta–Google autour des TPU : Nvidia recule, Google se pose en alternative crédible. Mais Jensen Huang martèle : “une génération d’avance”. Pour l’instant, le rapport de force demeure inchangé.
📷 Thanksgiving - Trump gracie Gobble et Waddle Tradition américaine maintenue : deux dindes sauvées, photos officielles, folklore White House. Un rituel aussi immuable que la tarte à la citrouille.
On se croirait en France.
Rachel Reeves, la chancelière de l'Échiquier, a présenté son budget. Un budget qui ferait pâlir d'envie nos députés. Des impôts à des niveaux historiques. Qui touchent en particulier les riches et les entreprises (ça vous rappelle quelque chose), et de plus en plus de dépenses, notamment sociales. Bref, la Grande-Bretagne nous copie.
Des larmes, du sang et de la sueur, c'est le message churchillien de la ministre de l'Économie. "Je demande à chacun de contribuer à l'effort national" dit-elle.
Chacun ? Pas tout à fait. Dans la tradition travailliste des années 70, le gouvernement cible les ménages les plus aisés et les entreprises.
Et augmente encore les dépenses sociales.
A cela s'ajoutent un gel des barèmes d'imposition, un gel de certaines retraites, des taxes sur l'immobilier et les dividendes. La similitude avec le délire fiscal de nos députés sur le budget français est troublante.
Et tout cela basé sur des prévisions de croissance jugées déjà totalement optimistes.
Rien ne va, la situation de la Grande-Bretagne n'est pas bonne.
- Croissance atone, autour de 1%.
- Inflation élevée, au-dessus de 3,5%.
- Des taux d'intérêt qui restent tendus.
- Et un taux de chômage qui remonte à 5%.
Le pire des deux mondes, la Grande-Bretagne a raté son Brexit.
Si c'était pour finir avec un modèle à la française, il valait mieux rester dans l'Union européenne et même intégrer la zone euro pour bénéficier comme nous de la protection de la BCE et de l'Allemagne.
Rappelons-nous le projet initial Singapore-on-Thames.
La version Tamise de Singapour.
Sortie de l'Union européenne, création d'un espace pro-business déréglementé, et un paradis fiscal : un carton assuré face à une Union européenne de plus en plus réglementée. Mais rien ne s'est passé comme prévu. Et la Grande-Bretagne se retrouve avec ce gouvernement travailliste avec le pire des deux mondes. Un ratage complet.
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La bien connue Compagnie des Alpes s’offre un coup de projecteur avec le renouvellement du contrat pour l’exploitation du domaine skiable de La Plagne. Ce contrat, d’une durée de 25 ans, représente un chiffre d’affaires cumulé estimé à près de 5 milliards d’euros, doublant quasiment le backlog du groupe. Une victoire stratégique qui sécurise l’un des plus grands domaines skiables d’Europe et renforce la visibilité de l’activité montagne.
Petit rappel sur le groupe : deux piliers bien identifiés. D’un côté, les stations de haute altitude (La Plagne, Les Arcs, Val d’Isère pour ne citer qu’elles), qui représentent environ la moitié de l’activité et affichent un excédent brut opérationnel de 35 %. De l’autre, les parcs de loisirs emblématiques (Futuroscope, Parc Astérix), qui pèsent l’autre moitié et délivrent un excédent brut opérationnel de 25 %. Un duo complémentaire qui assure au modèle une diversification solide et une rentabilité bien ancrée.
Cap sur les résultats : mardi prochain, La Compagnie des Alpes dévoilera ses comptes annuels, avec une croissance anticipée de +12,8 % et une marge d’EBITDA de 29 % en croissance de 15%. Côté perspectives, les premiers signaux pour 2026 sont encourageants : malgré un contexte macro plus tendu et un moral des ménages en berne, les réservations de Noël côté montagne progressent (sous réserve d’enneigement), tandis que les parcs ont bien lancé leur saison avec Halloween. Les ventes anticipées de billets pour Noël dépassent déjà celles de l’an dernier, confirmant une dynamique commerciale solide. Avec un rendement du dividende proche de 5 % et un FCF yield attendu autour de 9 % l’action combine rendement et visibilité, un profil rassurant… avec en prime une piste de croissance qui pourrait bien rester enneigée longtemps.

Loisirs et gaming : entre turbulences, redressements et partenariats stratégiques
Du camping‑car aux consoles, le secteur des loisirs et du jeu vidéo montre des trajectoires contrastées : Trigano encaisse des vents contraires mais garde le cap, Nacon confirme son redressement, et Ubisoft tente de rejouer la partie avec Tencent.
🚌Trigano, champion européen des véhicules de loisirs (mobil‑homes, camping‑cars), traverse une zone de turbulences : chiffre d’affaires 2024/25 en recul de ‑6,8 %, marge opérationnelle comprimée à 9,2 % et résultat net en baisse de ‑36,1 %. Bonne surprise toutefois : le groupe délivre un FCF supérieur aux attentes, grâce à une meilleure gestion du BFR et des stocks. Et les perspectives 2026 rassurent : succès des foires régionales et un marché des mobil‑homes attendu en hausse de +5 à +10 %. L’ambition est de transformer cette reprise en véritable road‑trip gagnant.
🎮 Nacon joue sur deux tableaux : 70 % dans la production de jeux vidéo et 30 % dans les accessoires. Le S1 2025/26 confirme le redressement engagé : chiffre d’affaires en légère hausse à 78,1 M€ (+1,4 %), EBITDA solide à 33,6 M€ (+18,7 %) et résultat opérationnel en nette progression à 4,2 M€ (+30,4 %). Le S2 s’annonce dynamique, porté par de nouveaux titres et des accessoires innovants. Objectif affiché : une croissance rentable sur l’ensemble de l’exercice.
🎮 Ubisoft avait suspendu son titre pour valider ses comptes, ce qui avait fomenté quelques rumeurs pesant sur son cours. La semaine dernière, le groupe a publié des résultats conformes aux attentes : perte opérationnelle réduite à –120 M€ (contre –272 M€ un an plus tôt). Surtout, Ubisoft a annoncé la finalisation du deal avec Tencent, qui investit 1,16 Md€ dans ses licences phares (Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six), une coopération destinée à renforcer le bilan et alléger la dette de l'entreprise.

🤖 Nvidia face à la poussée de Google
Une rumeur évoquant un contrat entre Google et Meta autour des TPU a suffi à faire reculer l’action Nvidia. L’idée : Meta pourrait louer des TPU via Google Cloud dès 2026 et en acheter pour ses data centers en 2027.
Pour Google, ce serait une validation concrète de ses puces IA face aux GPU de Nvidia. Pour Nvidia, un rappel que son quasi-monopole peut être contesté.
Nvidia a réagi immédiatement : le groupe affirme garder « une génération d’avance » et rappelle que ses GPU restent compatibles avec l’ensemble des modèles d’IA actuels. Google, de son côté, confirme continuer à utiliser les GPU Nvidia tout en développant ses propres puces.
Le rapport de force reste inchangé pour l’instant : Nvidia domine le marché, Google progresse et tente d’ouvrir une alternative. Le reste dépendra des choix d’acheteurs comme Meta et des performances réelles des TPU à grande échelle.

📷 Thanksgiving - Trump épargne Gobble et Waddle

Donald Trump a poursuivi la tradition annuelle de la Maison-Blanche en graciant deux dindes, Gobble et Waddle, avant le repas de Thanksgiving. Les deux oiseaux, élevés en Caroline du Nord et hébergés la veille au Willard InterContinental, ont été présentés dans la roseraie pour la cérémonie officielle.
Comme chaque année depuis 1989, les dindes graciées échappent à la table et partent finir leurs jours dans une ferme ou une université agricole, cette fois, à l’université d’État de Caroline du Nord.
Un rituel léger et très américain, qui revient chaque novembre, quel que soit le président.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Taux US : la Fed en désaccord total
La dernière réunion révèle un vrai schisme : certains voulaient –50 bps, d’autres rien. Après deux baisses, la troisième en décembre est très incertaine. Le shutdown prive la Fed de stats, la dette freine toute détente.
🍴 Valeur de la semaine - Elior
+14,5 % après un FCF record (147 M€) et un dividende annoncé. CA un peu juste, mais désendettement et marges en amélioration : le titre respire enfin.
🏭 Small caps industrielles - trio gagnant
Guillin rebondit malgré des marges en recul. Figeac Aéro continue sa fusée (+100 % YTD). Grolleau accélère (+27,5 % au T3).
Des trajectoires différentes mais un secteur qui retrouve du tonus.
💥Jensen Huang rassure les marchés
CA T3 : 57 Md$, Data Center en feu, T4 attendu à 65 Md$. GPU sold out, IA insatiable. Pendant que Burry shorte, Jensen Huang empile les contrats.
📷 Ronaldo à la Maison-Blanche
Selfies, dorures et diplomatie footballistique : CR7 a volé la vedette au dîner d’État de Mohammed ben Salmane en compagnie. Trump joue les fans, Riyad soigne son image, et Ronaldo renforce son statut d’ambassadeur officieux du soft power saoudien.
Les taux d'intérêt américains
Les taux d'intérêt américains guident les marchés internationaux, l'économie américaine et l'économie mondiale.
Tous les traders et les investisseurs les suivent de très près.
Les taux longs sont fixés par l'offre et la demande d'emprunt, par le marché.
Les taux courts sont fixés par la Banque centrale américaine.
Et la Banque centrale américaine est divisée sur les perspectives de taux.
Les taux d'intérêt et la liquidité sont des drivers puissants des marchés financiers et de l'économie.
Plus les taux sont bas et plus les liquidités sont abondantes, plus l'économie tourne vite et les marchés montent.
C'est mécanique.
La seule limite à l'exercice est évidemment l'inflation qui freine la baisse des taux.
C'est ce que nous avons vécu depuis 2022 avec la remontée fulgurante de l'inflation et des taux d'intérêt.
Mais l'inflation a rebaissé.
Rapidement en Europe.
Moins rapidement aux États-Unis.
Et les banques centrales ont dû rebaisser leurs taux d'intérêt courts.
Trop tard, pas assez vite et pas assez en zone euro.
Moins vite aux États-Unis du fait de la résilience de la croissance et de l'inflation.
Hier la Banque centrale américaine a publié le compte-rendu de sa dernière réunion.
Et il a été épluché avec minutie.
Et il montre une situation intéressante qui en dit long sur la difficulté de faire des prévisions dans le climat d'incertitude actuel.
Les membres du conseil de la Fed ne sont pas du tout d'accord.
La dernière décision de baisser les taux de 0,25 % à la réunion d'octobre a divisé.
Certains étaient d'accord, d'autres voulaient une baisse de 0,50 % et les derniers aucune baisse. Les partisans du 0,50 % mettaient en avant le ralentissement de l'économie américaine, les partisans du statu quo sa résilience et la résistance de l'inflation.
Après les deux baisses de taux cette année, que nous avions anticipées, y en aura-t-il une troisième en décembre ? Pas certain.
En plus de l'incertitude sur l'économie et les marchés, la Fed n'a plus de boussole depuis deux mois : du fait du shutdown, les statistiques n'ont pas été publiées.
Le marché ne parie plus qu'à 30 % sur une nouvelle baisse de 0,25 %.
Le déficit public et la dette américaine freinent aussi la baisse des taux, comme en France...
Verdict donc en décembre.
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Elior, spécialiste de la restauration collective qui nourrit chaque jour écoles, hôpitaux et entreprises, a vu son action bondir de +14,5% après la publication de ses résultats 2025. Le chiffre d’affaires atteint 6,15 Md€ (+1,3% organique, sous le consensus), avec une marge EBITA ajustée de 3,3% (un peu en deçà des attentes mais en amélioration).
On aurait pu être déçu, mais la vraie surprise vient du free cash flow à 147 M€, largement supérieur aux prévisions, permettant de réduire la dette nette et d’annoncer un dividende de 4 centimes par action. Pour 2026, Elior vise une croissance organique de 3-4%.
Tout de même un point à surveiller : le marché reste attentif à son taux de rétention des contrats (90,6%), inférieur à Sodexo (~94%) et Compass (~96%), mais malgré cette fragilité, la trajectoire de marge et de désendettement séduit… et le titre remonte.

Trois segments, trois élans : les smallcaps industrielles en action !
Le secteur industriel français s’offre une belle dynamique cette semaine, mais chaque acteur avance pour des raisons bien distinctes et affiche depuis le début de l’année un parcours boursier singulier… Cap sur trois profils hauts en couleur : Guillin, Grolleau et Figeac Aéro.
🍽️ Guillin, leader européen de l’emballage alimentaire, a publié fin octobre un CA semestriel en légère hausse (+2,4% à 440 M€) mais avec des marges en net recul (opérationnel -24%, net -31%). Dette nette contenue à 43 M€, gearing stable. Verdict : le titre a plongé après ces annonces, illustrant la nervosité du marché face aux marges fragiles… avant de se reprendre des couleurs ces derniers jours dans le cadre d’une rotation défensive vers les valeurs industrielles solides.
✈️ Boosté par la reprise du trafic aérien et la demande soutenue en appareils civils, Figeac Aéro a publié début novembre un chiffre d’affaires semestriel en forte hausse. Les divisions Aérostructures & Aéromoteurs ont tiré la croissance, portées par les programmes Airbus et les moteurs LEAP, avec 105 M€ (+8,2% en organique). Le titre a grimpé cette semaine dans la lignée de ces résultats confirmant la tendance depuis le début de l’année : l’action affiche un parcours boursier spectaculaire avec plus de +100% de hausse.
⚡ Grolleau, spécialiste des armoires urbaines et bornes de recharge, a redressé la barre après un S1 en retrait (-15,3% à 19,1 M€). Au T3 2025, le CA bondit à 10,6 M€, soit +27,5% en publié, confirmant une nette accélération par rapport au premier semestre. Et la dynamique devrait se poursuivre au T4, avec une nouvelle séquence de croissance bien orientée.

🤖Jensen Huang rassure les marchés
Nvidia signe un trimestre hors norme sans céder aux doutes. Le chiffre d’affaires atteint 57 milliards de dollars sur le troisième trimestre, en hausse de 62 % sur un an, porté par un Data Center qui pèse désormais 51 milliards à lui seul. Les GPU pour le cloud sont « sold out », selon Jensen Huang, et les ventes Blackwell sont « off the charts ». De quoi propulser le groupe dans une stratosphère où la demande dépasse systématiquement la production.
La direction vise également un quatrième trimestre à environ 65 milliards de dollars, confirmant une accélération plutôt qu’un ralentissement. Pas de refroidissement dans l’air : Nvidia privilégie la continuité, l’hyper-croissance et un marché de l’IA qui consomme toujours plus de puissance de calcul à chaque cycle. Le groupe laisse même entendre que les revenus cumulés de 2025-2026 pourraient dépasser les 500 milliards de dollars.
Pendant ce temps, les sceptiques redoublent de prudence. Michael Burry parie sur la baisse, Peter Thiel allège plus de 100 millions de dollars de titres, redoutant une bulle entretenue par des start-ups non rentables. Jensen Huang, lui, préfère empiler les contrats plus de 1 500 milliards annoncés en deux mois selon les analystes et s’en tenir à sa trajectoire.

@investopedia
📷 Ronaldo à la Maison-Blanche

Cristiano Ronaldo était à la Maison-Blanche pour le dîner d’État en l’honneur de Mohammed ben Salmane et clairement, l’événement n’est pas passé inaperçu. Trump a joué la carte fanboy (« mon fils est gros fan de Ronaldo »), tandis que CR7, lui, consolidait sa place dans la machine d’influence saoudienne.
Les photos officielles légendées « Two GOATS » ( même si le seul vrai, c’est Messi ) ont parfaitement fait le job : deux figures XXL, un storytelling millimétré et le grand retour de Ronaldo aux États-Unis après plus de dix ans.
En coulisses, ça grince : accusations de sports-washing pour les uns, opportunité géopolitique pour les autres. Mais au final, chacun y trouve son compte : Trump capitalise sur le symbole, Ronaldo sur son rayonnement global.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Retraite - La débâcle nationale
L’Assemblée a transformé la “retraite” en triple définition Larousse : fuite, recul et effondrement. Suspension votée, abstentions honteuses, 2 milliards envolés pour trois mois gagnés sur le départ de 3,5 millions de Français.
💻 2CRSI dans la vague de l'IA
+15 % sur la semaine, +35 % depuis novembre. Le spécialiste français des serveurs profite du boom mondial de l’intelligence artificielle. Contrat à 100 M$ pour des serveurs GPU NVIDIA H200, présence US renforcée.
🥗Consommation de base - Quelles tendances dans l'agroalimentaire?
Bonduelle (–0,5 %), Savencia (–1 %), LDC (stable) confirment la tendance : les prix sauvent la croissance, mais les volumes reculent. En Europe, la conso ralentit ; à l’international, le rebond reste le moteur.
📈 Nancy Pelosi, reine des marchés
+16 930 % de performance cumulée depuis 1987, +54 % en 2024. Un portefeuille tech chirurgical, copié par les ETF eux-mêmes. En 40 ans, la Speaker est devenue une légende boursière et un cas d’école d’insider timing.
📷 La capitale à l’arrêt pour ne pas oublier
Dix ans après les attentats, la Tour Eiffel s’est illuminée en bleu-blanc-rouge.
Hommages au Bataclan, place de la République et au Stade de France : la capitale s’est figée, entre recueillement et promesse de mémoire.
Définitions de retraite (Larousse) :
- Action de se retirer de la vie active
- Prestation sociale à quelqu’un qui a pris sa retraite
- Marche en arrière d’une armée qui ne peut pas se maintenir sur ses positions
Hier, l’Assemblée nationale a réussi l’exploit de réunir ces trois définitions en une seule.
Synonymes de retraite : Débâcle, débandade, fuite, recul, reculade, repli, retrait. On a eu tout cela à la fois.
Plutôt que de livrer le combat nécessaire pour tenter de freiner, je ne dis pas sauver, notre système de retraite et donc notre système social, les députés se sont transformés en fuyards.
Une véritable débandade.
Je ne sais pas ce qui est pire
Avoir voté pour la suspension de la réforme des retraites comme le RN, le PS ou une large majorité des écologistes.
Ou s’être abstenu comme Renaissance, dont certains députés n’ont même pas eu le courage de venir et ont préféré fuir l’Assemblée.
Quant à LFI, il a voté contre, parce qu’il est contre tout.
Hier, nous avons assisté à l’énième déroute post-dissolution de juin 2024.
Un spectacle pathétique.
Une déroute dramatique.
Pourquoi ?
Le coût d’abord : 2 milliards d’euros volatilisés.
Le financement de ce coût : une hausse probable de la CSG.
Le message : la France est incapable de se réformer, même quand elle est au bord d’un gouffre comme celui de la Sécurité sociale.
Pour quels “acquis sociaux” ?
Tout cela pour permettre à des personnes nées entre 1964 et 1968 de ne pas partir 3 mois plus tard en retraite.
3 mois. 3,5 millions de personnes.
3 mois pour 2 milliards d’euros.
Cette obsession de transformer toute mesure en “acquis social” pour la rendre immuable, l’exemple le plus récent étant le télétravail, dont on mesurera un jour le coût pour les entreprises.
Il y a des jours où on n’a même plus envie de lutter par la parole ou par la plume, face à des politiques, mais aussi une population, car les Français soutiennent massivement la suspension de la réforme des retraites et l’idéologie égalitariste qui coule le pays.
Mais il faut se battre quand même, parce que la France a encore des atouts formidables.
Bref, c’était une sale journée hier.
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La semaine a été marquée par un rebond de 2CRSi, avec une progression de près de +15 % sur la semaine et de plus de 35 % depuis début novembre. Derrière ce mouvement, un catalyseur clair : l’enthousiasme renouvelé autour de l’intelligence artificielle aux États‑Unis et l’atténuation des craintes de bulles de la fin de la semaine dernière. Samedi dernier, Jensen Huang, CEO de Nvidia, a confirmé une demande toujours insatiable en puces IA, allant jusqu’à solliciter davantage de capacités de production auprès de TSMC.
Mardi, Lisa Su, dirigeante d’AMD pourtant réputée pour sa prudence, a frappé fort lors de son Investor Day : elle a doublé ses prévisions de marché adressable pour l’IA dans les data centers, désormais estimé à 1 000 milliards de dollars d’ici 2030, contre 500 milliards auparavant.
Et quel lien avec 2CRSI ? Ces signaux confirment la profondeur du marché de l’intelligence artificielle et mettent en lumière les acteurs capables d’y répondre. 2CRSI se distingue comme l’une des rares entreprises françaises directement exposées à ces besoins massifs en infrastructures.
Sa présence croissante aux États‑Unis lui permet de capter une partie de cette dynamique mondiale, tandis que son savoir‑faire dans les serveurs HPC et les solutions éco‑efficientes, ainsi que la signature d’un contrat majeur de 100 M$ pour des serveurs IA intégrant les derniers GPU NVIDIA H200, renforcent sa crédibilité.
Ce positionnement pure play sur un marché unique en forte demande de capacités de calcul explique le regain d’intérêt et la hausse récente du titre.

🥗Consommation de base : quelles tendances dans l'agroalimentaire?
Les grands acteurs agroalimentaires français ont publié leurs résultats, et le constat est net : en Europe, les volumes restent fragiles, les hausses de prix soutiennent l’activité, tandis que l’international apporte le vrai relais de croissance. Derrière ces chiffres, on devine une consommation domestique qui manque d’élan, un signal à surveiller. Voici un tour d’horizon synthétique des dernières publications.
🥦 Bonduelle
Bonduelle a publié son T1 2025-2026 le 7 novembre : chiffre d’affaires de 519,8 M€, en léger recul (-0,5% comparable). L’Europe (62,6% de l’activité) souffre de tendances de consommation faibles, météo défavorable et restauration hors foyer atone. Hors Europe (37,4%), la dynamique est meilleure, portée par Eurasie et États-Unis. Malgré ce contexte, le groupe confirme son objectif de rentabilité opérationnelle courante de 90 M€, sans signal inquiétant à ce stade. La croissance repose désormais sur l’international, tandis que les marchés domestiques peinent à générer du volume.
🧀 Savencia
Savencia a publié ses résultats T3 le 30 octobre : chiffre d’affaires de 5,03 Md€ sur neuf mois, en léger recul (-1%) à cause d’un effet de change défavorable (-4%). La croissance organique reste positive (+2,8%), essentiellement tirée par les hausses de prix. Les produits laitiers progressent (+5,6%), compensant la stagnation des fromages (+0,5%). L’économie laitière reste marquée par un prix du lait record, ce qui soutient les marges mais limite les volumes. L’activité est surtout portée par l’international, où les autres produits laitiers affichent une dynamique solide et permettent au groupe de maintenir sa trajectoire.
🍗 LDC
LDC a publié son T2 le 3 octobre : l’entreprise confirme ses objectifs annuels, viser 7 Md€ de CA et près de 560 M€ d’Ebitda. En France, la volaille bénéficie d’un fort effet prix, mais le segment traiteur recule … et surtout en volumes (-5,9%). À l’international, les volumes rebondissent grâce aux acquisitions et contributions externes. Le contraste est net : les produits essentiels comme la volaille tiennent, tandis que les segments plus discrétionnaires souffrent.
Cette polarisation de la consommation agro, entre basiques soutenus par l’effet prix et segments à valeur ajoutée fragilisés, contraste néanmoins avec la bonne tenue boursière du secteur, où trois acteurs surperforment nettement l’indice.

📈 Nancy Pelosi, reine des marchés
Nancy Pelosi, 40 ans de Congrès et un portefeuille à faire rougir
Nancy Pelosi quittera le Congrès en 2027, et son héritage ne se résume déjà plus à la politique. Depuis 1987, les investissements réalisés au nom de Paul Pelosi affichent une progression totale de 16 930 %, une trajectoire que bien des gestionnaires professionnels rêveraient seulement d’approcher. Portefeuille initial : 785 000 dollars. Valeur estimée aujourd’hui : 133 millions. Ajoutez à cela un +54 % en 2024, et le tableau devient presque irréel.
Cette régularité, concentrée sur la tech et portée par une utilisation redoutablement efficace des options, a transformé le couple en indicateur officieux de Wall Street. Les ETF qui répliquent leurs positions en témoignent : même les marchés ont compris qu’il valait mieux suivre que sourire.
On peut gloser sur les coïncidences, s’agacer des performances ou admirer l’exécution. Quoiqu'il en soit, en près de quatre décennies, Nancy Pelosi a construit l’un des track-records les plus saisissants et les plus commentés du paysage américain.

📷 La capitale à l’arrêt pour ne pas oublier

À Paris, la Tour Eiffel s’est illuminée hier soir en bleu-blanc-rouge pour marquer les dix ans des attentats du 13 novembre.
La journée du 13 novembre a été rythmée par plusieurs cérémonies dans toute la capitale. Un rassemblement s’est tenu place de la République en fin de matinée, et le Président a ensuite parcouru les différents sites frappés en 2015 : le Stade de France, les terrasses du 10ᵉ et du 11ᵉ arrondissement, puis le Bataclan.
Ces commémorations ont rendu hommage aux 132 victimes des attaques et rappelé l’empreinte profonde laissée par cette nuit tragique. La Tour Eiffel a conservé son éclairage tricolore jusqu’à la fin de la soirée pour accompagner cette journée de mémoire.
