Kri-Kri Milk

Kri-Kri Milk est un acteur grec majeur des produits laitiers, spécialisé dans les yaourts (80% du chiffre d'affaires) et les glaces (20% du CA). L'entreprise s'est rapidement imposée comme l'un des leaders dans son domaine en opérant principalement sous les marques blanches de grands distributeurs (60% du mix). Cette ascension rapide, à également été alimentée par un appétit pour des produits plus sains et par un positionnement qualité/prix attractif.
L’historique de croissance du groupe de +16% par an entre 2016-2025 est représentatif de la qualité de la stratégie. Le marché grec (45% du CA) atteint actuellement 50% de parts de marché et le groupe exporte rapidement sa formule à travers l’Europe où les opportunités de croissance sont importantes. La qualité du modèle de Kri-Kri repose sur le ciblage stratégique et la pénétration progressive des marchés, en capitalisant sur l’accélération des marques distributeurs dans les paniers des consommateurs. Une situation qui lui offre une porte d’entrée idéale sur les marchés européens tout en bénéficiant d'un bouclier réglementaire grâce à son appellation protégée ainsi que d’une offre produit relativement décourageante pour les concurrents.
Kri-Kri est aujourd’hui en mesure de répondre aux attentes du marché, avec une croissance estimée à +17 % en 2026. La poursuite de la pénétration des marchés internationaux laisse par ailleurs encore entrevoir un potentiel de surprise positive. Une hypothèse soutenue par 1) une transformation des habitudes de consommation ; 2) une présence géographique encore limitée dans la plupart des pays européens ; 3) l’essor important du marché de « l’authentique yaourt grec » ; 4) sa position de leader sur son marché domestique.
Pour soutenir cette dynamique, le groupe entend doubler ses volumes de ventes d’ici à 2027 pour atteindre 500 millions d’unités grâce à la montée en puissance progressive de son usine actuelle. Kri-Kri est également en capacité de protéger ses marges confortables (15% en EBIT) à l’aide de contrats indexés sur les prix du lait (70% de ses ventes) ainsi que d’une chaîne d’approvisionnement diversifiée. Bien que la marge brute ait légèrement reculé en 2024 sous l’effet d’une hausse du prix des intrants, elle devrait progressivement se redresser grâce à l’amélioration du mix géographique, portée par des volumes à l’export mieux margés.
Sa rigueur transparaît aussi côté bilan avec une position de cash net qui devrait continuer de s’améliorer grâce aux volumes et permettre de redistribuer au travers de dividende une partie du résultat (38%) tout en accompagnant la croissance future.
Pour conclure, Kri-Kri offre une exposition européenne structurellement résiliente face aux bruits du marché. La demande pour des produits plus sains et moins chers fait écho aux préoccupations budgétaires des ménages et devrait alimenter le chiffre d’affaires du groupe. Au regard de la qualité de son positionnement, du potentiel de croissance de son chiffre d'affaires ainsi que de ses confortables niveaux de marges, une valorisation de 13,9x EV/EBIT 2026 paraît toujours attractive.
"La présente newsletter a été préparée par EuroLand Corporate indépendamment des sociétés mentionnées et est diffusée à titre purement informatif. Cette newsletter ne constitue ni ne fait partie d'aucune offre de cession ou de souscription de titres ni d'aucune invitation à une offre d'achat ou de souscription de titres. Ni la présente newsletter, ni une quelconque partie de cette newsletter, ne constitue le fondement d'un quelconque contrat ou engagement, et ne doit être utilisé à l'appui d'un tel contrat ou engagement ou constituer une incitation pour conclure un tel contrat ou engagement."
Memscap

Memscap est une entreprise française spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de composants et de systèmes à base de microsystèmes électromécaniques (MEMS) destinés à une large gamme d'applications industrielles, notamment des capteurs de pression pour l’aéronautique, le médical et des atténuateurs optiques variables pour les télécommunications.
Fort de plus de 25 ans d’expérience, Memscap s'impose comme un acteur de référence à l'international (98,4% du CA 2025 hors France). Disposant d’un outil industriel de premier plan, la société bénéficie de capacités de production conséquentes qui lui permet d'atteindre des taux de croissance à 2 chiffres sans investissements significatifs. Depuis 2022, la société adopte également une stratégie "fabless" sur la production de ses puces et de son activité Optique ce qui lui permet de produire avec flexibilité en sous-traitant l’ensemble du processus de fabrication.
L’exercice 2025 a été marqué par un fort recul de la branche médicale, conséquence de la perte de clients importants, mais l’entreprise a largement compensé ce retrait par une dynamique soutenue de ses autres segments. Au second semestre, l’activité historique dans l’aéronautique (73,5% du mix de CA 2025) a connu une croissance significative, dépassant +23,7% et a atteint 4,1 M€, tandis que les communications optiques ont progressé de +59,6% à 0,9 M€.
Pour l'exercice à venir, nous pensons que le groupe est idéalement positionné pour retrouver une trajectoire de croissance à deux chiffres. La défense et l’aéronautique profitent d'un environnement propice et sont devenus les fers de lance des marchés boursiers. Nous pensons ainsi que Memscap est idéalement positionnée pour continuer sur la trajectoire amorcée en fin d'exercice 2025. Par ailleurs, la signature récente des contrats de développement avec Parker Hannifin et Meggit dans les applications de contrôle moteur et de systèmes fluidique constitue un signal fort de reconnaissance technologique des capteurs MEMS du groupe et améliore sensiblement les perspectives d'une croissance rentable à moyen terme.
A 14x les bénéfices attendus en 2027 et disposant d'une position de trésorerie nette de 5,5 M€ au S1 2025, le groupe qui capitalise aujourd'hui près de 32 M€ représente une cible d’investissement attrayante pour les investisseurs cherchant une exposition sur la montée en puissance des technologies MEMS dans l’aéronautique et la défense.
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Sopra Steria

Sopra Steria est l’un des principaux acteurs européens des services numériques. Le groupe couvre l’ensemble du cycle de transformation informatique : conseil, intégration de systèmes, développement applicatif, exploitation et cybersécurité. Il réunit plus de 50 000 collaborateurs et opère dans près de 30 pays, ce qui lui assure un positionnement solide auprès des grands comptes.
La composition de son portefeuille clients éclaire bien la nature d’un modèle axé sur la résilience et l’exposition à des secteurs stratégiques. Le secteur public, les services financiers et l’assurance représentent ensemble 46% du chiffre d’affaires (respectivement 26%, 20%, 4%). L’aéronautique, le spatial, la défense et la sécurité ajoutent 22% supplémentaires à la top line. Ces activités reposent sur des projets de longue durée, souvent critiques pour les clients, où la stabilité des budgets et les exigences de sécurité créent un cadre d’activité plus prévisible.
Cette position sectorielle pertinente permet au groupe de réaliser plus de 5,7 Mds€ de revenus (CA 2024) et de jouer les premiers rôles sur le marché des ESN françaises (3,4 Mds€ de capitalisation boursière au 23/01/2026).
La fin 2025 a donné un nouvel élan à la trajectoire du groupe. Sopra Steria a finalisé le 1er décembre 2025 l’acquisition de Neocase, spécialiste des solutions RH, qui a généré 16 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et est consolidée dès cette date. Cette opération permet au groupe de renforcer Sopra HR en ajoutant une solution dédiée à la gestion des services RH, un segment où la demande bénéficie d’une bonne récurrence.
Le groupe a également engagé une transition de gouvernance. Rajesh Krishnamurthy a été nommé directeur général et prendra ses fonctions le 2 février 2026. Cette arrivée est attendue comme un point de repère important, notamment pour clarifier les priorités opérationnelles et renforcer la discipline commerciale après une période plus heurtée.
En parallèle, Sopra Steria, via CS Group, est entré en négociations exclusives pour acquérir Starion (ingénierie de systèmes spatiaux) et Nexova (cybersécurité). L’ensemble représente environ 700 collaborateurs, une activité dans 9 pays et vise près de 100 M€ de revenus en 2025. Cette opération renforcerait la présence du groupe dans les systèmes critiques, au croisement du spatial, de la cyber et de la défense (un ensemble d’activités où les investissements européens s’inscrivent dans des cycles longs).
Les perspectives 2025 restent celles d’une année de transition : croissance organique entre -2,5% et +0,5%, marge opérationnelle d’activité entre 9,3% et 9,8%, et free cash-flow entre 5% et 7% du chiffre d’affaires. Toutefois, le groupe prévoit une amélioration de ses fondamentaux à court terme. Sur la période 2026-2028, Sopra Steria vise une croissance organique comprise entre 2% et 5% et une marge opérationnelle entre 10% et 11%, en intégrant environ 1 Md€ de revenus issus d’acquisitions pour dépasser le seuil des 7 Mds€ de chiffre d’affaires à horizon 2028.
En plus de ces meilleures perspectives, la valorisation actuelle de Sopra Steria semble très intéressante. Le titre s’échange 8,4x le PER NTM contre une moyenne de 13,9x PER NTM pour notre échantillon d’ESN cotées à Paris constituant une décote de près de -40% vs peers. À noter qu’à ce multiple, Sopra est l’ESN la moins chère de la place parisienne.
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Medincell

Medincell est une entreprise de biotechnologie basée à Montpellier, qui se distingue par un modèle économique atypique et différenciant dans l’univers des biotechs. La société dispose d’un pipeline riche, avec deux principaux produits dans le traitement de la schizophrénie. Contrairement aux acteurs traditionnels du secteur, elle ne finance pas elle-même sa recherche, mais s’appuie sur des partenariats.
La technologie BEPO de Medincell repose sur une capsule injectable sous-cutanée permettant une libération prolongée du principe actif sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, à partir d’une seule injection. L’objectif est clair : améliorer l’observance des patients et réduire la fréquence des prises, un enjeu clé. Medincell a noué un partenariat stratégique avec Teva, l’un des leaders mondiaux du médicament, sur ses deux produits phares.
Dans ce cadre, Medincell perçoit des royalties et des milestones, tandis que Teva assure l’intégralité de la commercialisation, ce qui confère à Medincell un fort levier opérationnel à chaque vente supplémentaire.
Le premier produit commercialisé est Uzedy, une injection mensuelle de rispéridone destinée au traitement de la schizophrénie. Uzedy est déjà sur le marché et contribue à la montée en puissance du chiffre d’affaires. Le management anticipe un pic de ventes proche de 1 milliard de dollars à l’horizon 2029 (Medincell perçoit des royalties comprises entre 5 % et 10 % des ventes).
Le second produit majeur est l’olanzapine à libération prolongée, destinée à des troubles plus sévères, toujours pour le traitement de la schizophrénie. Uzedy et l’Olanzapine sont complémentaires et permettraient de couvrir environ 75 % de la population atteinte de schizophrénie. Le management estime que l’olanzapine pourrait atteindre, à terme, un pic de ventes de plusieurs milliards de dollars par an (pic de ventes de 5Md de dollars auparavant par le produit de Eli Lilly, arrêté depuis). Medincell est par ailleurs éligible à 105 M€ de milestones supplémentaires par produit, en fonction de la commercialisation.
Les dernières actualités sont très positives, avec une extension des indications d’Uzedy aux troubles bipolaires, ainsi que le dépôt par Teva d’une demande d’autorisation auprès de la FDA pour l’Olanzapine ; une réponse est attendue dans les prochaines semaines. Le début de la commercialisation de l’Olanzapine aux États-Unis pourrait intervenir courant 2026. Enfin, Medincell dispose, en plus de ces deux produits, d’un pipeline prometteur dans d’autres domaines, tels que la douleur chronique ou la contraception.
À horizon 2030, les analystes estiment que la société pourrait générer environ 300 M€ de chiffre d’affaires et près de 200 M€ d’EBITDA, soit des marges très élevées, ce qui pourrait se traduire, on l’espère, par une revalorisation importante de la société en bourse.
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SEMCO Technologies

SEMCO Technologies s’est imposée comme l’un des rares spécialistes mondiaux d’eChucks, ces dispositifs essentiels qui assurent le maintien, la stabilité thermique et la planéité des wafers, fines tranches de silicium servant de base à la fabrication des puces. Introduite en bourse à l’été 2025, la société a rapidement retenu l’attention des investisseurs. Le titre progresse de + 125% depuis l’IPO et de près de +20 % depuis le début de l’année 2026, porté par l’intérêt croissant pour les acteurs exposés à la chaine de production des semi-conducteurs.
L’IA ne change pas seulement la quantité de puces produites : elle transforme leur conception et les machines nécessaires pour les fabriquer. Les GPU récents utilisent des empilements de mémoire qui créent de nouvelles contraintes physiques, tandis que les puces en 2 nm exigent des procédés réalisés à très basse température. Ces ruptures obligent les fabricants d’équipements, comme ASML et leurs fournisseurs spécialisés, à adapter leurs machines à des conditions extrêmes. Conséquence directe : la chaîne d’approvisionnement se complexifie et met en avant les acteurs capables de fournir des solutions vraiment sur‑mesure.
Le marché des Ceramic Electrostatic Chucks (CEC) au global est historiquement dominé par les acteurs japonais tels que Shinko, Kyocera ou NGK, dont la force réside dans la production en volume de modèles standardisés. Leur capacité à développer des solutions sur‑mesure reste limitée, en raison de leur structure industrielle et de leur orientation vers les grands OEM. SEMCO se distingue précisément sur ce point. La société maîtrise l’ensemble des compétences nécessaires au développement d’eChucks ultra customisés. Ces savoir‑faire reposent sur des décennies d’essais‑erreurs et de retours terrain, avec un niveau de précision comparable à celui que Zeiss apporte aux systèmes d’ASML. Cette accumulation de connaissances constitue une barrière à l’entrée difficilement franchissable pour un nouvel entrant ou un acteur généraliste.
SEMCO est aujourd’hui l’un des seuls pure players mondiaux entièrement dédiés à l’eChuck de haute précision. Cette spécialisation vers ce segment à haute valeur ajoutée lui permet d’atteindre des niveaux de performance financière atypiques pour un fournisseur de composants. La société affiche une marge d’EBIT à 38,5 % un niveau comparable à celui des leaders de l’équipement semi‑conducteur comme ASML ou Lam Research, mais obtenu sur un marché de niche. À titre de comparaison, les marges des fabricants d’eChucks standardisés tels que Shinko ou Kyocera se situent généralement entre 10 et 20 %, tandis que les acteurs céramiques comme Coorstek ou Wonik évoluent entre 5 et 15 %. Cette rentabilité élevée reflète la valeur ajoutée du sur‑mesure et la rareté des compétences nécessaires.
SEMCO vise un chiffre d’affaires d’environ 33 M€ en 2025 et plus de 55 M€ en 2028, soit un CAGR d’environ 18,5 % porté par la montée en puissance des eChucks spécialisés. La société bénéficie d’un bilan solide, avec une position de cash net, et a déjà doublé sa capacité industrielle pour absorber la hausse de la demande. Le contexte européen joue également en sa faveur. Le Chips Act encourage la création d’une chaîne d’approvisionnement locale pour les fabs, un mouvement dont SEMCO profite pleinement grâce à son statut de fournisseur européen stratégique.
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SPIE

Cotée depuis 2015 et leader européen des services de maintenance dans les secteurs de l’énergie et des communications, SPIE constitue un dossier particulièrement intéressant. Malgré une performance boursière déjà significative, avec une hausse de plus de 60 % en 2025, plusieurs facteurs nous incitent à rester constructifs et ambitieux sur la valeur.
En premier lieu, SPIE bénéficie d’une exposition directe à une thématique de long terme en forte croissance : la transition énergétique. Le groupe accompagne ses clients dans la réduction de leur empreinte carbone, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’adoption de modèles plus sobres. Cette dynamique structurelle s’est nettement accélérée ces dernières années, avec une croissance du marché passée d’environ 2–3 % par an à plus de 5 %. Dans ce contexte, le positionnement de SPIE apparaît d’autant plus favorable que son modèle de services repose sur une forte récurrence des revenus.
À cette exposition thématique s’ajoute un ancrage géographique particulièrement porteur. Près d’un tiers du chiffre d’affaires est réalisé en Allemagne, un marché soutenu par un vaste plan de relance de plusieurs centaines de milliards d’euros annoncé l’an dernier, offrant une visibilité accrue sur l’activité à moyen terme.
Le second élément clé réside dans le profil d’acquéreur en série du groupe, qui vient utilement compléter la croissance organique. SPIE évolue sur un marché encore peu concentré, où les opérations de croissance externe requièrent des montants de capital limités. Le groupe déploie ainsi depuis plusieurs années une stratégie de « bolt-on », consistant à acquérir des acteurs de petite taille sur des métiers similaires afin de renforcer ses positions. À titre d’illustration, près d’une dizaine d’acquisitions ont été réalisées en 2025. Ces opérations sont généralement conclues à des multiples attractifs et s’avèrent immédiatement relutives.
Enfin, les fondamentaux financiers apparaissent particulièrement solides et encore perfectibles. La rentabilité du groupe progresse de manière régulière depuis plusieurs exercices. À la suite d’une publication 2024 de très bonne facture, SPIE a présenté une nouvelle feuille de route à horizon 2028, visant un EBITA supérieur à un milliard d’euros, correspondant à une marge d’au moins 7,7 %, contre 7,2 % en 2024.
La génération de trésorerie constitue un autre point fort du dossier. Le groupe bénéficie d’un besoin en fonds de roulement structurellement négatif et d’exigences d’investissement limitées, ce qui lui permet simultanément de réduire son endettement, de verser un dividende et de poursuivre une politique de croissance externe opportuniste.
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Compagnie des Alpes

Compagnie des Alpes (CDA) occupe une position singulière dans l’univers des loisirs en Europe, en combinant des actifs physiques rares, une forte récurrence de fréquentation et une discipline financière éprouvée. Le groupe est aujourd’hui le premier opérateur de domaines skiables dans le monde et l’un des tous premiers exploitants de parcs de loisirs en Europe. La Plagne, Les Arcs, Val d’Isère, ou encore le Parc Astérix, le Futuroscope, Urban Soccer… Ces noms connus de tous les français incarnent à merveille l’offre de la société.
En matière de chiffres, CDA a encore franchi un cap significatif au terme de son exercice 2024/2025 (clôture au 30/09) en affichant des résultats records. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe a atteint 1 397 M€, en croissance annuelle de +12,8 % et de +8,9 % à périmètre comparable, pour un EBO (Excédent Brut Opérationnel) de 409 M€ (+17%), soit une marge de près de 30%.
La génération de cash a également été très solide (+55% par rapport à 2023/2024), ce qui a permis au groupe à la fois d’afficher un ratio de levier hors IFRS sous contrôle à 2,3x, mais surtout d’annoncer un dividende record, en hausse de +10%. Au cours actuel, le rendement du titre (4,5%) est particulièrement attractif.
Au-delà de ces excellents résultats, la dynamique commerciale affichée est très séduisante. CDA a obtenu il y a quelques semaines le prolongement de son contrat d’exploitation de La Plagne (la plus grande station de ski au monde !) pour 25 années supplémentaires et 5 Md€ de chiffre d’affaires. De quoi assurer une très belle visibilité sur les années à venir, et renforcer un carnet de commandes qui dépasse désormais les 10 Md€.
En Allemagne, l’acquisition du parc Belantis en Allemagne et son projet de transformation en Parc Astérix, prévu d’ici 2030-2031, marquent par ailleurs une ambition d’internationalisation de l’une de ses marques phares et une extension géographique significative de son portefeuille de parcs de loisirs.
En somme, la trajectoire de Compagnie des Alpes depuis l’arrivée en 2021 de la direction actuelle met en évidence une adaptation réussie aux tendances de consommation du secteur loisir et tourisme, où l’expérience, le renouvellement de l’offre et la fidélisation client sont des leviers essentiels de croissance durable.
Le groupe combine à l’heure actuelle visibilité, actifs tangibles de qualité, exécution opérationnelle de haut niveau, et ce à des multiples toujours très raisonnables (<10x P/E 2026) malgré la forte progression du titre depuis le début de l'année (+59%). Ce qui en fait un candidat idéal pour tout investisseur boursier.
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Reworld Media

Reworld Media est aujourd’hui le premier groupe français de médias thématiques, avec plus de 80 marques déployées sur tous les supports : magazines, sites web, réseaux sociaux, TV, événements et services. Le groupe touche plus de 37 millions de Français à travers leurs centres d’intérêt.
Son modèle repose sur deux marchés complémentaires :
Reworld Media bénéficie également d’une puissance de diffusion remarquable pour une small cap : environ 33,1 millions de visiteurs uniques chaque mois sur le digital et 83,5 millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Des chiffres qui confirment son statut de groupe média majeur sur le web et les plateformes sociales en France.
La force du modèle ne tient pas seulement à la taille de ce parc de marques, mais à sa profondeur et à son intégration. Côté BtoC (41% du CA S1 2025), Reworld s’appuie sur 1,5 million d’abonnements payants, dont 20% proviennent d’offres diversifiées (paywalls, TV, services), ce qui lui confère à la fois une base récurrente et une capacité à augmenter le panier moyen. Les contenus sont systématiquement déclinés sur tous les canaux (print, digital, vidéo, audio, TV, événements) pour maximiser la durée de vie éditoriale d’un même sujet et amortir les coûts de création. Côté BtoB (59% du CA 2025), le groupe génère l’essentiel de ses revenus à partir d’offres digitales (plus de 80% du chiffre d’affaires du pôle), en particulier les solutions à la performance (influence, content-to-commerce, retail media), qui permettent aux annonceurs de piloter leurs campagnes au résultat plutôt qu’au simple volume d’impressions. Cette architecture (audiences propriétaires, technologies à la performance, régie intégrée) crée un modèle où chaque investissement dans une marque ou un contenu peut être exploité en BtoC comme en BtoB, sur plusieurs verticales de revenus.
Cette solidité du modèle se vérifiait déjà dans les comptes. En 2024, dans un environnement marqué par le resserrement des budgets des annonceurs et une consommation de médias payants sous pression, Reworld affichait alors un CA de 534,7 M€ (en baisse modérée de -2,7%), dont 308,6 M€ en BtoB (58%) et 226,1 M€ en BtoC (42%). Le recul de -7,0% du BtoC ne remettait pas en cause la rentabilité : grâce à des hausses de prix ciblées et à une baisse de -7,1 % des charges d’exploitation, l’EBITDA s’établissait à 53,8 M€ (marge de 10,1 %) et le résultat net part du groupe à 23,3 M€. Le flux de trésorerie disponible ressortait à 28,2 M€, plus du double de 2023, ce qui permettait de ramener la dette nette à 101,7 M€ et le levier à 1,9x l’EBITDA, tout en poursuivant les investissements.
La première moitié de 2025 a prolongé cette résilience, dans un marché où les budgets publicitaires restaient contraints et la consommation atone. Au 30 juin 2025, le chiffre d’affaires ne s’est contracté que de -2,7% à 257,1 M€, tandis que l’EBITDA a progressé à 23,6 M€ (+3,3%), faisant passer la marge de 8,6 % à 9,2 % grâce à une réduction de 3,2 % des coûts d’exploitation. Le BtoB est demeuré le principal moteur, avec 151,4 M€ de revenus (+1 %) et une marge d’EBITDA de 10,4 %, tandis que le BtoC, à 105,7 M€ (-7,4 %), absorbait le recul des volumes en misant sur la valeur (fidélisation des abonnés, enrichissement des contenus). Dans ce cadre, le résultat net consolidé a bondi à 9,3 M€ (+50 %) et l’international a représenté 36,1 % du chiffre d’affaires, confirmant la capacité du groupe à défendre des marges élevées malgré un cycle encore défavorable.
Malgré ces fondamentaux solides, la valorisation boursière reste très modeste et constitue l’argument principal du dossier : au cours actuel, le titre se traite sur la base d’un PER NTM d’environ 3,1x, largement en dessous d’un niveau moyen supérieur à 5x observé sur les cinq dernières années. Dit autrement, le marché continue d’escompter Reworld comme une valeur décotée alors même que son profil combine montée en puissance du BtoB digital, amélioration progressive des marges et trajectoire de désendettement.
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PFISTERER Holding

PFISTERER Holding, fondée en 1921, est un acteur centenaire spécialisé dans les solutions d’isolation et de connexion de conducteurs électriques, couvrant l’ensemble des réseaux, de la basse à la très haute tension. En mai 2025, PFISTERER a effectué son IPO sur le segment Scale de la bourse allemande (Frankfurt Stock Exchange), marquant un tournant majeur dans son développement. Porté par un fort intérêt des investisseurs, l'IPO a permis de lever environ 95 M€ via une augmentation de capital, tandis avec un flottant de 38,5%. La société qui continue d’être détenue par la famille fondatrice (46,2% du capital) a enregistré depuis une performance exceptionnelle de près de 143%. Elle capitalise aujourd'hui 1,3Md€.
Porté par un environnement structurellement favorable (hausse de la demande électrique, montée en puissance des énergies renouvelables, renouvellement des réseaux vieillissants), PFISTERER se distingue comme un acteur clef des infrastructures énergétiques. Le groupe se démarque par son statut de pure-player spécialisé sur l’ensemble des niveaux de tension et dispose de barrières technologiques élevées. Cette spécialisation, alliée à une forte diversification géographique et sectorielle (réseaux terrestres, câbles souterrains, rail et mobilité, énergies renouvelables, offshore, etc.), lui permet de servir les grands donneurs d'ordres européens, parmi lesquels Tennet, RWE, ABB, GE, Eiffage, Schneider Electric ou encore Siemens Energy.
Les fonds levés lors de l’IPO offrent au groupe des capacités renforcées pour accélérer sa trajectoire de croissance : extension des sites industriels, investissements en R&D, développement de nouvelles solutions (HVDC), automatisation et expansion internationale. PFISTERER reste solidement ancré en Europe et en Afrique (54% du CA), tout en poursuivant son développement au Moyen-Orient et en Inde (22%), aux États-Unis (15%) ainsi qu’en Asie-Pacifique (9%).
Sur le plan opérationnel, la dynamique des neuf premiers mois de 2025 est remarquable. Le chiffre d’affaires a progressé de +14,5% pour atteindre 326,6 M€, tandis que l’EBITDA ajusté s’est établi à 61,0 M€, en hausse de +27,7%, soit une marge de 18,7%. Le résultat net s’est envolé de +67,2% à 35,2 M€.
Le troisième trimestre a confirmé cette tendance avec un chiffre d’affaires de 113,1 M€ (+25,5%) et un EBITDA ajusté de 21,5 M€ (+67,2%). Parallèlement, les prises de commandes ont bondi de +33,6% à 431,3 M€ et le carnet de commandes a atteint un niveau record de 338,7 M€ (+46%), reflet d’une demande structurellement solide.
En termes de valorisation sur les estimations 2026, le titre se traite 13,9x EV/EBITDA, 18,0x EV/EBIT et 24,9x P/E. Des niveaux reflétant la qualité de son profil de croissance et l’amélioration attendue de ses fondamentaux. Les analystes anticipent pour 2026 un chiffre d’affaires de 500,7 M€ (+13,2%) et un résultat net de 52,9 M€ (+17,3%), confirmant la trajectoire ascendante du groupe
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ESI SpA

Société dotée d’une histoire de plus de 25 ans, ESI SpA est un acteur clé dans le paysage de la transition énergétique en Italie. Le groupe est un contractant EPC (Engineering, Procurement, Construction) ainsi qu’un intégrateur de systèmes qui couvre l’ensemble de la chaine de valeur des projets de production d’énergies renouvelables.
Avec une présence active dans le photovoltaïque, mais aussi dans l’éolien, le off-grid et les systèmes hybrides, le groupe développe des projets clés en main, de l’étude à la construction, pour une large variété de clients : gouvernements, fonds d’investissements, ONG, mais aussi utilities et multinationales spécialisées dans les énergies renouvelables.
ESI SpA est aujourd’hui positionné sur un marché, celui des énergies renouvelables, attendu en très forte croissance sur les années à venir, porté par l’urgence de la transition écologique et par la nécessité de décarboner la production d’électricité. Le cadre réglementaire européen est porteur, et sa transposition en Italie (PNIEC, FER x) crée des conditions de marché très favorables au développement des activités du groupe.
En plus de ses activités historiques de contractant EPC et d’intégrateur de systèmes, ESI a récemment lancé une activité de production d’électricité pour compte propre (IPP) afin de capter une partie de la valeur créée en aval des projets, mais aussi de devenir détenteur d’actifs hautement valorisables dans le monde actuel grâce à leur forte rentabilité, ainsi qu’à la récurrence de leur flux de trésorerie. Avec un pipeline de 20 MWp et déjà deux projets signés sur le segment, ESI est idéalement positionné pour saisir l’opportunité.
Avec un carnet de commandes EPC de près de 25 M€ à date, un track record de 235 MWp de projets, un actionnariat structurant et un newsflow très fourni ces derniers mois, nous pensons que les ingrédients sont réunis pour le groupe entre dans une phase de forte croissance et de rentabilité. Par ailleurs, la faible valorisation du titre (5,1x EV/EBITDA 2025e) par rapport à ses comparables offre un point d’entrée attractif à tout investisseur long terme à la recherche des gagnants de demain dans la transition énergétique.
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