Le Pulse en un battement... 💢

📜 La Chine moins ambitieuse
Objectif 2026 à 4,5 % seulement. Moins de relance, déficit contenu à 4 %, mais la consommation intérieure peine encore à compenser le ralentissement des exportations. IA et tech restent prioritaires.

🐔 LDC poursuit ses acquisitions

Rachat de France Poultry pour sécuriser l’amont et renforcer les capacités de production. +13,8 % YTD, plus que doublé en 5 ans. La stratégie de croissance par acquisitions se poursuit.

🛢️ Trois small caps face au choc énergétique

Viridien profite du regain d’exploration (+10 %), Rubis reste sensible aux prix et volumes, Dolfines rebondit de +25 % après un contexte boursier difficile.

🍏Acheter un Mac coûte désormais moins cher que de s'offrir un iPhone

699 €, moins cher qu’un iPhone récent. Puce A18 Pro, 13’’ Liquid Retina, ciblage étudiants et nomades. Concessions sur options mais stratégie milieu de gamme Windows claire.

💣 Dissuasion nucléaire - Emmanuel Macron annonce de nouvelles armes

Macron annonce un renforcement des capacités, extension stratégique aux partenaires européens, maintien de l’ordre de mise à feu national. Doctrine de “stricte suffisance” et souveraineté industrielle renforcée.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

La Chine moins ambitieuseC'est un tournant.
Encore un.
La Chine a annoncé son objectif de croissance pour 2026.
4,5 % "seulement" après les 5 % de 2025.
La Chine opte donc pour une croissance moins ambitieuse et moins coûteuse en plans de relance et en endettement.
Une sage décision.

La croissance chinoise
N'en finit pas de ralentir.
Autour de 10 % et plus, de 2002 à 2011.Autour de 7/8 %, de 2012 à 2018.Autour de 5 % jusqu'en 2025.
Et aujourd'hui, un objectif à 4,5 % en 2026.
La croissance chinoise se normalise.

Un choix
L'alternative pour la Chine était simple :
- Booster artificiellement la croissance à coups de plans de relance coûteux
Accepter une croissance moins ambitieuse, mais mieux équilibrée et moins coûteuse.

La Chine a opté pour l'option 2.
Mais même
Pour atteindre les 4,5 %, la Chine va devoir faire de la relance.
Le projet de la Chine reste le même : être moins dépendante du moteur des exportations en favorisant la consommation intérieure.
C'est le plan depuis plus de 10 ans, mais cela ne marche toujours pas car les ménages chinois n'ont pas fini d'absorber l'éclatement de la bulle immobilière.

Il faut remonter à 1991
Pour retrouver des objectifs de croissance à ce niveau.
La Chine fait clairement le choix de ne pas laisser déraper son déficit, qui devrait rester à 4 %, au même niveau qu'en 2025.
Toutes ces décisions ont été annoncées lors du Congrès national du peuple.

Aveux de faiblesse
Le Premier ministre Li Qiang a même avoué que l'économie chinoise subissait des pressions, avec une situation plus challenging sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat.
En revanche, il a réaffirmé la volonté de la Chine de gagner la bataille de l'IA et de la Tech.
On a le programme 2026 donc.

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LDC poursuit ses acquisitions🐔

Le groupe français de volaille poursuit sa stratégie d’expansion avec le rachat de France Poultry, un industriel breton spécialisé dans l’export de poulets congelés. L’entreprise, créée en 2018 après la faillite du groupe Doux, exploite un abattoir à Châteaulin et emploie 314 salariés. LDC prévoit de réorienter progressivement cette production vers le marché français et d’investir dans un nouvel abattoir à horizon 2028 pour répondre à la hausse de la consommation domestique.

Même si le montant de l’opération n’a pas été communiqué, son impact restera limité à l’échelle d’un groupe qui réalise plus de 6,3 Md€ de chiffre d’affaires. L’intérêt est surtout stratégique et consiste à sécuriser l’amont agricole et à renforcer les capacités de production en France.

Cette opération s’inscrit dans une stratégie d’acquisitions très active ces derniers mois. En 2025, LDC a notamment racheté le groupe traiteur Pierre Martinet, dont les ventes ont contribué à hauteur d’environ 84 M€ sur les trois premiers mois d’intégration. Le groupe a également pris une participation majoritaire dans Green Label, un producteur britannique de canard réalisant près de 188 M£ de chiffre d’affaires et employant environ 700 personnes.

Pris isolément, le rachat de France Poultry n’est donc pas structurant. Mais il illustre une stratégie cohérente du groupe : multiplier les acquisitions ciblées pour soutenir la croissance des volumes et accompagner une consommation de volaille structurellement en hausse. Sur le plan boursier, LDC reste très bien orienté avec un cours en hausse de +13,8% YTD et qui a plus que doublé en cinq ans (c.+105%). 

Trois small caps face au choc énergétique 🛢️ 

Le pétrole revient brutalement au cœur du jeu géopolitique.La guerre au Moyen-Orient fragilise la production iranienne, qui dépasse 4 millions de barils par jour. Dans le même temps, les tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 30 % du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, perturbent les flux énergétiques du Golfe. Le marché réagit : depuis le début de l’année, le Brent s’envole d’environ +37 % et évolue autour de 83 $ le baril. Derrière ce choc pétrolier, certaines small caps du secteur profitent clairement du regain d’activité attendu dans l’exploration et les services… quand d’autres restent beaucoup plus exposées aux effets secondaires de la hausse des prix de l’énergie.

🌍 Viridien : Oui !

Spécialiste de la sismologie appliquée et des technologies géophysiques, Viridien s’appuie sur deux piliers complémentaires : les services sismiques, qui couvrent l’acquisition et l’analyse de données terrestres et offshore, et la fabrication d’équipements géophysiques. Longtemps pénalisée par un niveau d’endettement élevé, la société a retrouvé de l’air après l’assainissement de son bilan, un tournant qui a permis au titre de bondir de plus de 50 % fin 2025. La dynamique se poursuit : l’action gagne encore près de 10 % depuis le début de la semaine. Dans un contexte de tensions sur le marché pétrolier, les majors et les opérateurs pourraient relancer des programmes d’exploration, de forage et de développement de nouveaux champs, un cycle porteur pour la demande en données sismiques et en équipements géophysiques.

🛢️ Rubis : Bof !

Rubis évolue dans la distribution et le stockage de produits énergétiques liquides, un modèle où la hausse du pétrole ne se traduit pas mécaniquement par une meilleure performance. L’équation reste sensible à trois paramètres clés : les marges unitaires, les volumes distribués et la gestion du besoin en fonds de roulement. Lorsque les prix de l’énergie grimpent, les stocks deviennent plus coûteux à financer et consomment davantage de cash. Autre particularité, plus de la moitié de l’activité repose sur des tarifs régulés, ce qui protège partiellement les marges mais limite aussi l’effet positif direct d’un pétrole plus cher. Le marché attend désormais la publication des résultats annuels le 12 mars, qui donnera une meilleure lecture de la dynamique opérationnelle du groupe.

🔧 Dolfines : Surprise ?

Peu connue du grand public, Dolfines signe un rebond spectaculaire d’environ +25 % en une semaine, après plusieurs années boursières particulièrement chahutées. La société, spécialisée dans l’ingénierie et les services pour les projets de forage et les infrastructures énergétiques, bénéficie aujourd’hui d’un contexte pétrolier plus favorable susceptible de relancer certains investissements des opérateurs. L’entreprise a publié un chiffre d’affaires de 6,92 M€ pour 2025, en recul d’environ 33 % par rapport à 2024, selon sa dernière communication financière. Dans ce type de micro-cap encore fragile (<5M€), le retour d’un cycle d’investissement dans l’exploration pétrolière peut rapidement raviver l’intérêt du marché.

Acheter un Mac coûte désormais moins cher que de s'offrir un iPhone 🍏

Pour la première fois, le Mac le moins cher de la gamme tombe à 699 €, moins cher que le ticket d’entrée des iPhone récents. Un vrai renversement stratégique pour la marque.

Le secret ? La puce A18 Pro, celle des iPhone 16 Pro et Pro Max, qui propulse le Neo au-dessus des PC portables classiques pour les usages quotidiens. Avec 1,2 kg et un écran 13 pouces Liquid Retina, il cible étudiants et nomades digitaux, tout en offrant des performances solides.

Côté design, Apple mise sur l’audace, jaune agrume, rose poudré, indigo ou argent, clavier assorti au châssis, finition aluminium robuste.

Pour tenir le prix, pas mal de concessions sont nécessaires, pas de rétroéclairage, pas de MagSafe ni de charge rapide, Touch ID en option, webcam simplifiée et seulement 8 go de ram...

Cette stratégie permet à Apple d’attaquer directement le milieu de gamme Windows. Le MacBook Air 11 pouces de 2015, recordman du prix plancher, est désormais dépassé de 200 €, offrant une porte d’entrée massive vers l’écosystème Apple.

©APPLE

Dissuasion nucléaire - Emmanuel Macron annonce de nouvelles armes📷

© Lionel Le Saux / MAXPPP

Lundi 2 mars 2026, Emmanuel Macron a tracé une nouvelle ligne dans la politique de dissuasion française. Face à une Russie agressive et à un allié américain plus distant, la France ne se limite plus à protéger ses frontières, elle propose d’étendre son ombre nucléaire à l’ensemble de ses partenaires européens.

Cette "dissuasion avancée" n’est pas un partage de souveraineté. La fabrication des missiles et l’ordre de mise à feu restent strictement français. L’Élysée conserve la prérogative absolue sur la gâchette, tandis que le bouclier français devient un service stratégique pour l’Europe.

Pour soutenir cette ambition, la France prévoit d’augmenter son nombre de têtes nucléaires. Les chiffres restent classifiés, mais l’objectif est clair, garantir des capacités suffisantes pour couvrir ces nouveaux engagements tout en respectant la doctrine de "stricte suffisance".

Cette "européanisation" de la dissuasion a un prix, réduire la dépendance technologique aux États-Unis. Macron insiste , protection nucléaire et souveraineté industrielle vont de pair. Les programmes communs comme le SCAF ou la mutualisation des moyens conventionnels seront déterminants pour crédibiliser ce nouveau rôle européen.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 L'Edito de Marc Fiorentino 
L’Allemagne a longtemps prospéré grâce à la Chine, au prix de transferts technologiques massifs. Aujourd’hui, le rapport de force s’inverse : exportations allemandes en baisse, déficit en hausse. Pékin n’a plus besoin de Berlin.

🛠️ Mauna Kea - Une promenade de santé 
+120% depuis janvier. Nouvelles autorisations en Europe, premières commandes du Gen3. Le marché salue le potentiel, mais attend désormais des ventes concrètes.

💻 ESN - Un secteur sous pression
Atos et Alan Allman décrochent nettement, Aubay et Neurones reculent aussi. L’IA rebat les cartes, les cycles de décision s’allongent, les multiples s’ajustent.

🚀 Nvidia - Des chiffres hors norme, mais…
+94% de croissance trimestrielle. Cash-flow colossal. Mais forte dépendance à trois hyperscalers et menace des puces développées en interne. La domination continue, les risques aussi.

🥇 Alysa Liu, renaissance olympique
Après un burn-out à 16 ans, elle décroche l’or à Milan-Cortina. Performance libérée, message fort, millions de vues. Le talent, version maturité.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Le corbeau et le renard

Dans le rôle du corbeau, l'Allemagne.
Dans le rôle du renard, la Chine.
L'Allemagne est tombée dans le piège de la Chine depuis plus de 20 ans.
Et son fromage, l'industrie à valeur ajoutée, est devenu chinois.
Merz est en visite en Chine pour tenter de récupérer une part du fromage.
Mais la Chine ne lui laissera que les miettes.

Une vision à court terme
La Chine a permis à l'Allemagne de croître pendant 20 ans.
Les exportations allemandes vers la Chine ont alimenté la croissance.
Mais avec un coût exorbitant : le partage de la technologie.
Condition sine qua non pour pénétrer le marché chinois.

Mais la Chine
N'a plus besoin de l'Allemagne.Elle a appris à faire aussi bien et beaucoup moins cher.
Et elle n'a plus besoin de copier, car elle développe aujourd'hui une technologie qui est largement supérieure à celle de l'Allemagne.
En partie grâce à l'Allemagne.

Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois
La Chine l'a répété.
Et l'Allemagne en était convaincue.
Mais l'Allemagne a ouvert un large bec...
Et a laissé tomber sa proie.
Elle jure maintenant qu'on ne l'y prendrait plus.
Un peu tard...

Rappelons
Que Volkswagen faisait 40 % de ses ventes et encore plus de ses profits en Chine (WSJ).
Aujourd'hui, sa part de marché s'est effondrée, provoquant des licenciements massifs et des fermetures d'usines.
Et l'histoire est la même dans le secteur des machines-outils ou encore de la chimie.

Merz
A changé de ton.
Il déclarait récemment que la Chine était "une grande puissance révisionniste qui posait un problème à l'ordre mondial" et qu'il fallait que l'Allemagne réduise sa dépendance vis-à-vis de la Chine.
C'est justement ce qui se passe... contre son gré.
En 2025, le WSJ note que les exportations chinoises vers l'Allemagne ont bondi de 8,8 % alors que les exportations allemandes vers la Chine ont chuté de 9,7 %, provoquant un bond de 33 % du déficit commercial de l'Allemagne vis-à-vis de la Chine.

On devrait relire les fables de La Fontaine plus souvent.

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Mauna Kea Technologies - Une promenade de santé 🛠️

Mauna Kea Technologies s’envole de plus de 120% depuis le début de l’année, portée par une série d’avancées réglementaires et commerciales qui relancent l’intérêt des investisseurs. Le titre bénéficie notamment de l’obtention des autorisations de commercialisation de Cellvizio en Suisse et au Royaume-Uni, ouvrant deux marchés européens jugés stratégiques.

Sur le plan opérationnel, le groupe enregistre un premier succès concret avec la commande du système Cellvizio Gen 3 par l’hôpital universitaire de Berne, validant l’attrait de la nouvelle génération de la plateforme, notamment dans les troubles fonctionnels de la barrière intestinale. Cette traction commerciale s’inscrit dans la nouvelle organisation annoncée début février visant à accélérer la croissance internationale hors États-Unis, pour Cellvizio comme pour CellTolerance.

Le momentum reste toutefois dépendant de la capacité du groupe à transformer ces ouvertures réglementaires en déploiement commercial significatif et en amélioration des revenus récurrents. Après le fort rerating boursier du début d’année, le marché attend désormais des preuves d’exécution.

Mauna Kea joue clairement une phase d’accélération. La suite dépendra du rythme d’adoption clinique, de la montée en puissance du Gen3 et de la matérialisation des ventes dans ces nouveaux territoires.

Le secteur des ESN 🚀

Les ESN font partie des lanternes rouges cette semaine à la Bourse de Paris, à rebours d’indices pourtant bien orientés. Le secteur traverse surtout une phase d’ajustement : la montée en puissance de l’IA redistribue les cartes et entretient une certaine prudence sur le modèle historique des services numériques, tandis que les investisseurs opèrent une rotation vers des thématiques jugées plus tangibles.

La sanction est nette pour Atos SE, qui chute de -15,3% sur la semaine et prolonge une séquence déjà fragile à l’approche de ses résultats annuels du 6 mars. Le dossier reste très surveillé compte tenu de la restructuration financière en cours et des interrogations sur la trajectoire opérationnelle. Même pression sur Alan Allman Associates SA, en repli hebdomadaire de -14,2% et désormais -24,9% depuis le début de l’année, signe d’une défiance élargie sur le conseil IT.

Le mouvement n’épargne pas non plus des acteurs reconnus pour leur solidité comme Aubay (-2,2%) ou Neurones (-2,5%), entraînés par la dynamique sectorielle. En toile de fond, les budgets IT restent globalement résilients, mais les cycles de décision s’allongent et la visibilité se brouille légèrement. À ce stade, le marché ajuste surtout les multiples après plusieurs années de surperformance, davantage qu’il ne remet en cause les fondamentaux du secteur.

Nvidia explose les prévisions, mais les investisseurs sont-ils satisfaits ? 🚀

Nvidia signe une performance impressionnante avec un chiffre d’affaires de 68,13 milliards de dollars pour le dernier trimestre, soit une hausse de 94%. Pour le prochain trimestre, le géant de Jensen Huang prévoit d’atteindre 78 milliards de dollars, porté par une demande phénoménale de puces IA qui redéfinit les revenus du secteur. Ce 14ème trimestre consécutif de surperformance confirme la domination de Nvidia dans l’écosystème technologique.

Cependant, avec un cash-flow attendu à près de 100 milliards de dollars cette année, le groupe se trouve face à un dilemme : récompenser les actionnaires avec des dividendes ou des rachats d’actions massifs, ou réinvestir pour maintenir son avance technologique ? La direction opte clairement pour la deuxième option, privilégiant des investissements massifs dans l'infrastructure IA.

Derrière l’euphorie des chiffres, deux points de vigilance émergent. Premièrement, la dépendance de Nvidia à trois clients "Hyperscalers" (MetaGoogleMicrosoft) qui représentent à eux seuls 36 % de son chiffre d’affaires, une concentration qui pourrait fragiliser l’entreprise en cas de changements de stratégie. Deuxièmement, la menace de l’"In-house" : ces mêmes géants développent leurs propres puces (TPU), ce qui pourrait réduire leur besoin en produits Nvidia, déclenchant une nouvelle guerre technologique.

©Euronews

Alysa Liu remporte l'or olympique📷

© Andrzej Iwanczuk / NurPhoto via Getty Images

 Alysa Liu a signé son grand retour à Milan-Cortina en décrochant l’or olympique, quatre ans après avoir quitté le patinage à cause d’un épuisement professionnel à seulement 16 ans. Avec un score de 226,79 points, elle a surclassé les favorites japonaises Kaori Sakamoto et Ami Nakai.

Loin des routines figées, Alysa a opté pour une performance libérée, patinant sur du Donna Summer avec un message fort : "Le plus important, c’est la connexion humaine". 

Une approche plus créative et épanouissante, loin de la quête de perfection technique, qui lui a permis de se réinventer et de toucher une large audience, avec plus de 10 millions de vues sur TikTok en quelques jours. Cette victoire est la preuve que l’authenticité peut être un levier d’impact massif.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 L'hypocrisie de l'indépendance des banques centrales

L’indépendance des banques centrales est un mythe. Les décisions, qu’elles soient en Europe ou aux États-Unis, sont souvent influencées par des considérations politiques, comme le montre l’interférence de Trump dans la Fed.

🛠️Eramet - Transition sous contraintes

Eramet annonce une perte nette de 477 M€, avec des problèmes internes. Cependant, une hausse des commandes et une progression du lithium en Argentine offrent de l'espoir pour l'avenir.

🚀 Défense - Figeac, Lisi, Exail en pleine ascension

Avec la guerre en Ukraine, ces entreprises profitent de la dynamique de réarmement en Europe. Figeac Aero, Lisi et Exail sont bien positionnées pour l’avenir, avec de solides résultats.

🤖Sommet mondiale de l'IA - L’Inde s’invite dans la bataille mondiale 

L’Inde se positionne comme un pôle mondial pour l’IA, avec un objectif de 200 milliards de dollars d’investissements dans les deux prochaines années.

📷Un invité surprise sur la piste olympique

Un chien-loup a interrompu la course lors des qualifications du sprint libre, attirant l'attention des spectateurs et des réseaux sociaux avec sa course surprise.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

L'hypocrisie de l'indépendance des banques centrales

C'est le grand cheval de bataille : l'indépendance des banques centrales.
Une indépendance nécessaire pour garantir la crédibilité des pays et, de fait, la solidité de leurs dettes et de leurs devises.
Mais cette indépendance est un leurre.
Les banques centrales ne sont pas indépendantes.

Étonnant

Tout le monde a hurlé au scandale, à raison, quand Donald Trump s'est attaqué au patron de la Banque centrale américaine, Jay Powell.
Tout le monde hurle au scandale par avance avec la nomination d'un proche de Donald Trump en remplacement en mai.
Un proche qui sera "aux ordres" de Trump et qui fera donc ce que veut Trump : des baisses drastiques de taux d'intérêt.

Pourquoi ?

L'argument est connu.
Les banques centrales doivent mener leurs politiques monétaires sans être influencées par les politiques.
Il en va de la crédibilité de la signature américaine.
Il en va de la solidité du dollar.

Étonnant

De voir cependant que personne ne trouve anormal que dans le cas de la BCE, on avance la nomination du successeur de Christine Lagarde pour des raisons uniquement politiques.
Ou quand on demande au gouverneur de la Banque de France d'écourter son mandat pour les mêmes raisons.
Sous prétexte qu'il vaut mieux qu'Emmanuel Macron participe au choix d'un successeur plutôt que le prochain dirigeant du pays — un dirigeant qui, rappelons-le, sera élu démocratiquement.

Un déni de démocratie donc, et l'illustration de banques centrales aux ordres du pouvoir politique.

Preuve

S'il en fallait que les banques centrales ne sont pas indépendantes du pouvoir politique.
Et ne l'ont jamais été.
Quand la BCE a opté pour le quoi qu'il en coûte pour sauver la Grèce et la zone euro, c'était une décision autant politique que financière.
Quand la Fed décide de sauver Bear Stearns, Goldman ou Morgan Stanley mais de laisser couler Lehman, c'est une décision politique.

Quand la Banque centrale japonaise

Absorbe massivement la dette japonaise pour permettre les plans de relance gouvernementaux, c'est une décision politique.
Ne parlons même pas de la Banque centrale chinoise, qui n'est qu'une émanation du pouvoir et du Parti communiste.

Bref

Arrêtons de faire semblant.
Et évitons le deux poids, deux mesures, en accablant les États-Unis mais en acceptant la "combinazione" en Europe.
Les banques centrales ne sont pas indépendantes, elles ne l'ont jamais été.
Et ce n'est pas un problème.

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Eramet - Transition sous contraintes 🛠️

Eramet décroche de plus de 20% à Paris, à 46,10 €, après l’annonce d’une perte nette de 477 M€ en 2025. Un exercice plombé par la baisse des prix des matières premières et des vents contraires opérationnels.

Le contexte interne n’a rien arrangé notamment avec le départ du directeur général, la suspension du directeur financier, et la reprise en main par intérim de Christel Bories. Face au bilan tendu (levier à 5,5x), le groupe déploie un plan en trois volets : amélioration opérationnelle (ReSolution), monétisation d’actifs ciblés et augmentation de capital d’environ 500 M€ avec ses actionnaires historiques (la famille Duval détenant 37% et l’État 27% via Bpifrance et la Caisse des dépôts). Sur le terrain, le nickel indonésien de Weda Bay sera pénalisé par une réduction de production en 2026, tandis que les sables minéralisés au Sénégal souffrent toujours de prix déprimés.

Point plus positif, la montée en puissance du lithium en Argentine, avec Centenario proche de 75% de capacité fin 2025. Eramet traverse un bas de cycle. La clé sera désormais l’exécution et le timing du rebond des matières premières.

Défense - Figeac, Lisi et Exail en première ligne🚀

CLa guerre en Ukraine et le désengagement américain ont poussé le Vieux Continent à accélérer son réarmement. Résultat, les valeurs liées à la défense et à l’aéronautique attirent un engouement inédit. Dans ce contexte, trois acteurs français se distinguent dans l’actualité récente. Zoom sur Figeac Aero, Lisi et Exail Technologies, trois entreprises qui surfent sur la dynamique de réarmement et la montée en puissance des capacités industrielles européennes.

Figeac Aero ✈️

Difficile de passer à côté : l’Inde s’apprête à signer un méga‑contrat pour acquérir une centaine de Rafale et c'est Safran qui assemblera le moteur M88 directement en Inde, dans une logique “designed in France, made in India”. Devinez qui a été choisi par Safran pour développer les capacités de production d’une pièce de structure métallique clé du M88 ? Figeac Aero, qui renforce ainsi son positionnement stratégique dans la supply chain du Rafale. Cette montée en puissance industrielle s’inscrit dans la trajectoire annoncée par le groupe, qui vise 80 à 100M€ de chiffre d’affaires annuel à horizon mars 2028. Une actualité qui confirme la place centrale de Figeac dans la réindustrialisation aéronautique française.

Lisi 🔧

Champion discret mais incontournable, Lisi est l’un des leaders mondiaux des pièces mécaniques métalliques complexes pour les structures et moteurs d’avion, capables de résister à des contraintes extrêmes. Les derniers résultats l’ont confirmé : 883,4M€ de chiffre d’affaires sur 9 mois, en hausse de 19%, avec un T3 particulièrement solide (+23,9% en organique). La division Aerospace reste le moteur du groupe et devrait entrer dans une nouvelle phase de croissance en 2026. Pendant ce temps, Peugeot Invest a profité du momentum pour céder l’intégralité de sa participation, matérialisant près de 390M€ de création de valeur sur 50 ans, soit un TRI de 11%. Un timing parfait pour la famille Peugeot, mais une dynamique industrielle qui, elle, continue.

Exail Technologies 🌊

Toujours fidèle à son rythme de croissance soutenue, Exail Technologies a signé un excellent T4 2025 avec 153M€ de chiffre d’affaires, en hausse de 26%. Le segment Navigation & Robotique maritime tire la performance (+30%), tandis que les Technologies Avancées progressent de 9%. Pour 2026, le groupe vise une croissance à deux chiffres, portée par la demande en robotique autonome, en navigation inertielle et en systèmes de déminage. Ce dernier point pourrait devenir un relais majeur, notamment avec les opérations de sécurisation et de déminage en mer Noire. Exail fait partie des rares acteurs capables de bénéficier à la fois de la guerre… et de la fin de la guerre, grâce à ses technologies duales et à son positionnement unique.

Sommet mondiale de l'IA - L’Inde s’invite dans la bataille mondiale 🤖

Cette semaine à New Delhi se tenait le quatrième sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle. Autour de la table, chefs d’État, patrons de la tech et chercheurs ont affiché une ambition commune : bâtir une IA accessible à tous, mais encadrée par des règles éthiques claires.

Parmi les intervenants figuraient Sam Altman (OpenAI), Demis Hassabis (Google DeepMind) ou encore Dario Amodei (Anthropic). Bill Gates, initialement attendu, a finalement renoncé à son discours d’ouverture afin que l’attention reste concentrée sur les enjeux du sommet.

En fin de semaine, une déclaration doit être signée pour fixer des principes de gouvernance. Car derrière l’euphorie des marchés, les questions demeurent : impact sur l’emploi — notamment en Inde, où des millions de personnes travaillent dans les centres d’appels —, pression environnementale des data centers, transformation de l’éducation et de l’information. « Nous créons des systèmes capables d’imiter l’humain », a rappelé le chercheur Stuart Russell.

L’Inde, forte de son milliard d’internautes, veut s’imposer comme un pôle mondial de l’IA. Google, Microsoft, Nvidia ou encore OpenAI ont multiplié les annonces d’investissements, de centres de données et de projets d’infrastructures. Objectif affiché : attirer jusqu’à 200 milliards de dollars en deux ans.

©Euronews

Un invité surprise sur la piste olympique📷

©TERJE PEDERSEN

 pleines qualifications du sprint libre par équipes femmes à Tesero, un invité surprise a volé la vedette aux fondeuses. Un chien-loup s’est élancé sur la piste à quelques mètres de l’arrivée, attiré par une caméra avant de sprinter au milieu du tracé, aux côtés de la Croate Tena Hadzic et de la Grecque Konstantina Charalampidou.

Médaille au cou, l’animal — baptisé Nazgulun chien-loup tchécoslovaque de deux ans — s’était échappé d’un bed & breakfast voisin. Rapidement récupéré par les officiels, il est reparti sain et sauf, laissant derrière lui quelques athlètes perplexes… et des millions de vues sur les réseaux.

Son temps n’a pas été pris en compte, mais sa popularité, elle, est déjà acquise.

Classement des médailles (provisoire) : la Norvège reste en tête, devant l’Allemagne et les États-Unis. La France se maintient dans le top 4.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Ce que dit l'emploi américain

Après le Covid, les grandes entreprises américaines licencient massivement, avec 1,2 million de suppressions d’emplois prévues en 2025, notamment dans la tech.

📉 Beneteau - Un début d'année difficile

Le groupe affiche une baisse de chiffre d'affaires de -17 % en 2025, mais un redressement est possible grâce à un bond des commandes de +24 %. 

🖥️ Le secteur logiciel secoué

Linedata, Claranova, et Dassault Systèmes traversent des turbulences avec des baisses de chiffres d'affaires, notamment dues à des incidents internes et une concurrence croissante de l’IA. L’IA bouleverse les standards du secteur, notamment pour Dassault.

🚀 Alphabet lève 32 milliards pour l'IA

32 milliards de dollars levés en 48h pour financer l'infrastructure IA, les "hyperscalers" technologiques prévoient 400 milliards de dollars d'emprunts en 2026.

📷 Super Bowl 2026- Records et économie de folie
Le Super Bowl 2026 explose les records d’audience et d’impacts économiques : 124,9 millions de téléspectateurs en moyenne, 137,8 millions au pic. en battant Djokovic à Melbourne. Le tennis masculin a trouvé son nouveau centre de gravité.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Ce que dit l'emploi américain

Les chiffres de l'emploi américain pour janvier ont été publiés. Et ils sont meilleurs que prévu. Même s'ils sont à prendre avec précaution car ils sont souvent largement révisés, ils confirment la résilience de l'économie américaine et donnent des indications sur les grandes tendances de l'emploi.

130 000 créations d'emplois

Un taux de chômage en baisse de 4,4% à 4,3%. Les prévisionnistes attendaient 68 000 créations d'emplois. Trump en a profité pour publier "Great jobs numbers, far greater than expected !" et, bien sûr "We are again the strongest Country in the World".

Des chiffres étonnants

Car toutes les indications concernant les offres d'emplois et les plans de licenciements des entreprises sont négatifs, et certains signaux faibles pointent vers une économie en ralentissement. Mais pour l'instant, si on en croit ces chiffres qui pourraient être révisés, l'économie américaine résiste.

Mais ce qui est intéressant

Et très instructif dans ces chiffres, c'est la répartition des créations d'emplois par secteur. Presque tous les emplois créés en janvier l'ont été dans le secteur de la santé alors que les autres secteurs n'ont pas embauché et certains comme la finance, l'information, le transport ou encore la logistique ont licencié du personnel.

Le monde post-IA

Se profile donc déjà dans les chiffres de l'emploi. Les emplois de proximité. Les soins à la personne. Les soins de santé avec une population vieillissante. Des emplois qui sont souvent des emplois à salaires historiquement bas.

Mais la demande

Dans le secteur de la santé est tellement forte, notamment pour les infirmières, que les salaires offerts sont de plus en plus élevés. Une demande qui est exacerbée par le contrôle de l'immigration. Le Wall Street Journal explique que certaines cliniques proposent des primes d'embauche à 5 chiffres pour attirer des candidats. Les "low cost" jobs qui ne peuvent pas encore être remplacés par la robotique sont donc en voie de revalorisation alors que les jobs à valeur ajoutée disparaissent. Une révolution.

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Beneteau - Le navire tangue 

Beneteau oscille en bourse et abandonne près 6% depuis le début d'année. Sur l’exercice 2025, le groupe a publié un chiffre d'affaires de 848,6 M€, en recul de -17,1% à taux de change constants. L'activité Voile (43% du CA) accuse la correction la plus marquée, -26,6% à TCC soit 362,8 M€, tandis que l'activité Moteur (54% du CA) résiste davantage, en repli de-9,8% à 456,4 M€.

Le second semestre laisse néanmoins entrevoir un frémissement. L’activité Moteur renoue avec une légère croissance (+1%), tandis que l’Europe, malgré un environnement macroéconomique toujours difficile, affiche un redressement progressif (+2%). Le management se veut rassurant et évoque des signaux encourageants observés lors des principaux salons nautiques de début d’année.

Surtout, le niveau des prises de commandes progresse de +24 % sur 2025, offrant une visibilité accrue sur l’exercice 2026, qui pourrait marquer un retour à la croissance. Si cette inflexion se confirme, les valeurs du secteur nautique, chahutées depuis plus de trois ans, pourraient retrouver un profil plus attractif aux yeux des investisseurs.

Software - Zone de turbulences prolongée 🖥️

Ce n’est plus une surprise : en 2026, les valeurs du software évoluent en pleine zone de turbulences. Entre incidents opérationnels, transitions stratégiques et guidances décevantes, le secteur peine à retrouver de la visibilité. Passons en revue les publications de la semaine, des small caps aux géants du secteur, pour mesurer l’ampleur des secousses…

Linedatapublie une année 2025 en net repli, avec un chiffre d’affaires de 169,6 millions d’euros, en baisse de -7,7 %. Le trou d’air s’explique en grande partie par l’incident cyber majeur d’août, qui a gelé les nouveaux projets et mobilisé les équipes sur la remise en service des clients touchés. Cette crise a lourdement pesé sur l’opérationnel : la marge d’Ebitda décroche à -22,1 % (contre -29,6 % en 2024). Une performance qui illustre l’impact durable de l’incident sur l’ensemble de l’exercice.

Claranova publie un premier semestre 2025‑26 en net recul, avec un chiffre d’affaires de 49 millions d’euros, en baisse de -19 % en données réelles et de -9 % à périmètre et taux de change constants. L’entreprise prévoit de recentrer sa stratégie sur le document intelligent et le B2B, avec l’ambition proposer aux entreprises un traitement de PDF plus performant et moins coûteux que son grand concurrent Adobe. Une transition stratégique encore en construction, qui pèse sur le rythme commercial du semestre.

La publication de Dassault Systèmes tombe au plus mauvais moment et ravive le narratif qui inquiète le marché depuis plusieurs mois : « l’IA va manger le software ». Le groupe, spécialiste des logiciels de modélisation 3D et partenaire de Nvidia (un duo naturel dès qu’on parle 3D et puissance graphique), déçoit clairement sur les chiffres. La croissance ressort à seulement +1 % à changes constants, tout en bas de la fourchette annoncée par le groupe (+1 % à +8 %). La guidance n’a pas rassuré non plus : 3‑5 % de croissance organique attendue, quand le marché visait plutôt +6 %. Une combinaison qui nourrit les doutes sur la capacité du groupe à accélérer dans un environnement où l’IA capte l’essentiel de l’attention… et des budgets.

Alphabet - 32 milliards de dollars levés pour l'IA🚀

Alphabet a frappé fort cette semaine, levant 32 milliards de dollars en seulement 48 heures grâce à une émission obligataire multidevises. Ce record historique a attiré une demande phénoménale : plus de 100 milliards de dollars en ordres pour la seule émission en dollars.

Le groupe a même osé une obligation à 100 ans en livres sterling, un pari long terme inédit pour un géant de la tech, qui rappelle celui de Motorola en 1997.

Avec un budget d'investissement de 185 milliards de dollars en 2026, Alphabet utilise la dette pour financer son infrastructure IA, en particulier ses serveurs et data centers, tout en préservant sa trésorerie.

Alphabet n’est pas seul, Oracle a levé 25 milliards de dollars la semaine dernière, et les "hyperscalers" technologiques devraient emprunter près de 400 milliards de dollars en 2026, inaugurant une nouvelle classe d'actifs, la "Dette IA".

©Showmetech

Super Bowl 2026 - Records et démesure 📷

@STEPHEN LAM/SAN FRANCISCO

Le Super Bowl 2026 a frôlé l'exploit avec 124,9 millions de téléspectateurs en moyenne, et un pic historique de 137,8 millions pendant la seconde mi-temps. Les Seahawks ont triomphé des Patriots (29-13), et Bad Bunny a enflammé la mi-temps avec 128,2 millions de fans, un record pour un artiste solo.

Côté publicité, les prix s'envolent, un spot de 30 secondes atteint désormais 10 millions de dollars, tandis que le marché des paris sportifs a explosé avec 1,76 milliard de dollars misés.

Enfin, l'impact économique est colossal, 26,2 millions d'Américains ont raté le travail le lundi suivant, et 1,48 milliard de "chicken wings" ont été dégustées. Le Super Bowl 2026, un véritable tourbillon économique.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Margin call sur les métaux et le bitcoin

La chute de l’or, de l’argent et du bitcoin s’auto-alimente. Effet de levier, positions surchargées et appels de marge déclenchent des liquidations en chaîne, surtout chez les particuliers.

👨‍💻Sidetrade - L’IA ne protège plus les multiples

Le titre corrige lourdement malgré une croissance solide du SaaS. Dans un marché nerveux, la moindre inflexion sur les prises de commandes pèse plus que les fondamentaux.

🖥️ Semi-conducteurs - Le cycle se réveille

Soitec envoie les premiers signaux de reprise, Riber confirme un redémarrage progressif, Semco respire après un fort rally. Le marché recommence à regarder le cycle plutôt que le bruit.

🤖 Musk prépare une IPO hors norme

Fusion SpaceX–xAI pour créer un champion intégrant espace, data et IA. Objectif implicite : une introduction en Bourse potentiellement au-delà des 1 000 Md$.

🎾 Alcaraz change d’ère

À 22 ans, il complète le Grand Chelem en battant Djokovic à Melbourne. Le tennis masculin a trouvé son nouveau centre de gravité.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Margin call
La baisse des métaux précieux a repris.
Et le bitcoin continue sa chute.
Et la baisse alimente la baisse, du fait des gestions algorithmiques, de la liquidation des positions à la hausse par les fonds spéculatifs, mais aussi de la liquidation des particuliers qui avaient joué la hausse avec effet de levier et qui ne peuvent pas payer les margin calls.

Most crowded tradeC’est ainsi qu’on qualifie l’achat de l’or et de l’argent.
Le trade sur lequel tout le monde s’est précipité.
Les fonds spéculatifs à gestion « humaine ».
Les fonds spéculatifs à gestion algorithmique.
Et les particuliers.
Aux États-Unis, mais aussi à l’étranger, notamment en Chine.

Les rapports publiés montrent qu’une masse de particuliers s’est ruée sur l’or et l’argent.
Le même phénomène qu’avec les « meme stocks », ces actions, souvent des penny stocks, sur lesquelles des communautés de particuliers, sur Reddit notamment, se ruaient de façon plus ou moins coordonnée.

Déçus par la chute du bitcoin en 2025
Ils se sont dit que, finalement, l’or était le nouveau bitcoin, après avoir cru que le bitcoin était le nouvel or (vous suivez ?).
Le problème est qu’ils ont utilisé des produits à effet de levier.
Comme les contrats à terme.
Qui permettent de jouer sur 100 en misant seulement 5 ou 10.
Une aubaine quand tout monte.
Une catastrophe quand tout baisse.

Margin calls et liquidation.Avec la baisse brutale de l’or et de l’argent, les spéculateurs ont été appelés en marge. Ils devaient reconstituer la réserve nécessaire pour maintenir leur position, une réserve qui s’était évaporée.
Et en cas d’impossibilité de payer le margin call instantanément, les positions ont été liquidées.
Et cela continue donc…

Rappelons que sur le marché de Chicago, un marché à terme, donc un marché à effet de levier, les positions à la hausse sur l’or étaient six fois supérieures à celles à la baisse avant le krach de la semaine dernière.
Quant au bitcoin, les mouvements sont moins spectaculaires et moins brutaux, mais la baisse se poursuit encore ce matin.

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Sidetrade - Le narratif de l'IA à l'assaut des valorisations élevées 👨‍💻

Les craintes liés au développement de l'IA ont fortement impacté les valeurs du logiciel, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe. A l'instar des poids lourds européens du secteur, SAP (-18%) et Planisware (-15%), l'éditeur français Sidetrade marque un recul de -40% depuis le début d'année.

Cette correction intervient pourtant dans un contexte opérationnel encore solide. Il y'a deux semaines, le spécialiste des applications d'IA appliquées à l'order-to-cash a publié un chiffre d'affaires annuels 2025 de 61,4 M€, en croissance de +12% sur un an. Les revenus issus des abonnements SaaS ont progressé de près de +18% pour atteindre 53,5 M€, confirmant la montée en puissance du modèle récurrent. En revanche, les prises de commandes ont constitué un point d'attention pour une partie des investisseurs. Elles se sont établies à 11,04 M€ sur 2025, contre un record de 12,73 M€ en 2024. Le management a mis en avant un environnement macroéconomique plus exigeant, marqué par une prudence accrue des grands donneurs d’ordre dans leurs décisions d’investissement.

Désormais Sidetrade se valorise 24,5x les bénéfices et 18x l'EV/EBIT sur les estimations 2026 des analystes. Il faut remonter plus de 10 ans en arrière, en 2014, pour observer un niveau de valorisation comparable. A l'époque, la société réalisait 14 M€ de chiffre d'affaires pour une marge d'EBITDA proche de 20% et une marge nette de 12%. La forte correction a ramené les multiples à des niveaux historiquement bas malgré une publication robuste, mais le narratif IA semble peser davantage…pour le moment.

Semi-conducteurs - Le cycle redémarre, le marché capte le signal 🖥️

Cette semaine, les semi-conducteurs sont à l’honneur avec les publications d’acteurs clés du secteur.

Soitec a notamment retrouvé des couleurs après avoir dévoilé un chiffre d’affaires T3 2025-2026 en hausse séquentielle de +18%. Sur un an, le repli des ventes reste marqué (-29%), mais la reprise semble se confirmer avec une anticipation de croissance séquentielle de +20% au T4 de l’exercice 2025-2026. Ainsi, malgré les pressions persistantes sur l’Automobile, Soitec paraît renouer avec une dynamique plus favorable. Le marché salue ces signaux encourageants et le titre progresse de +14% sur la semaine.

De son côté, Riber, spécialiste de l’épitaxie par jets moléculaires pour les semi-conducteurs avancés, a annoncé un léger repli de ses ventes en 2025. La direction se veut toutefois rassurante : la baisse du chiffre d’affaires est conforme aux objectifs communiqués et le groupe a retrouvé de l’élan au second semestre (+7% de croissance après -22% au S1). Alors que le cours de l’action se tasse légèrement cette semaine, de nombreux actionnaires ont sans doute bénéficié de la forte progression enregistrée en janvier (c. +50%), à la suite de l’annonce d’une commande significative en provenance du Japon pour son système de production MBE 6000.

Enfin, Semco Technologies a connu une semaine plus difficile (-10%), alors même que la publication de la semaine dernière s’était révélée plutôt satisfaisante. Le groupe a affiché des revenus 2025 de 34,7 M€, en hausse de +31,5%, dépassant confortablement la cible initiale de 33 M€, tout en confirmant ses objectifs à court et moyen termes. Ceux-ci incluent notamment une marge d’EBIT proche de 38,5% en 2025, un chiffre d’affaires 2028 supérieur à 55 M€ ainsi qu’une marge d’EBIT 2028 supérieure à 40%.

Malgré cette respiration boursière, le titre demeure très bien orienté, avec une performance de +20% depuis le début de l’année et de +50% depuis l’IPO de juillet 2025.

Elon Musk fusionne SpaceX et xAI en vue d’une IPO historique 🤖

Elon Musk a officialisé la fusion de son entreprise aérospatiale SpaceX avec sa start-up d’intelligence artificielle xAI, une opération stratégique qui précède une introduction en bourse (IPO) d’ampleur inédite. Selon plusieurs sources, la valorisation du nouvel ensemble pourrait dépasser les 1 000 milliards de dollars.

Dans un message publié lundi, Musk évoque la création d’un « moteur d’innovation verticalement intégré » réunissant fusées, satellites, intelligence artificielle, internet spatial via Starlink et la plateforme sociale X. L’objectif est de mutualiser technologies, données et capacités énergétiques afin d’accélérer le développement de l’IA, notamment à travers des centres de données orbitaux alimentés par l’énergie solaire.

Sur le plan financier, cette fusion associe une entreprise déjà très rentable, SpaceX, portée par ses contrats avec la NASA et le département de la Défense américain, à xAI, plus récente et fortement consommatrice de capitaux pour développer ses modèles, dont le chatbot Grok. Soutenue par de grands investisseurs et par Tesla, xAI bénéficie ainsi d’un appui industriel majeur.

Si l’opération pourrait attirer l’attention des régulateurs, elle s’inscrit avant tout dans la vision de long terme de Musk : faire de l’espace un pilier central de l’intelligence artificielle du futur.

©Showmetech

Alcaraz signe le Grand Chelem le plus rapide de l’ère moderne📷 

@Getty Images

Il a fallu une nuit de Melbourne pour que le futur devienne le présent. Ce week-end, Carlos Alcaraz a fait tomber Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, s’offrant le dernier trophée majeur qui manquait à son palmarès.

Bousculé dans le premier set, Alcaraz a ensuite pris le contrôle du match avec autorité. Intensité physique, variation tactique, lecture du jeu : le jeune Espagnol a progressivement étouffé Djokovic, pourtant maître absolu à Melbourne depuis plus d’une décennie. Le Serbe a résisté, comme souvent, mais cette fois la marche était trop haute.

Djokovic visait l’histoire, Alcaraz l’a stoppé net. À 22 ans à peine, l’Espagnol complète déjà le Grand Chelem en carrière, devenant le plus jeune joueur de l’histoire à le compléter et s’installe durablement comme le nouveau centre de gravité du circuit.

Le tennis masculin a changé de rythme. Et Alcaraz en dicte désormais le tempo.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Le grand licenciement

Aux États-Unis, après la « grande démission », la tendance s'inverse : 1,2 million de licenciements attendus en 2025. Principalement dans la tech et l'entreposage, un excès d'embauches post-Covid est la cause principale.

📉 Medincell - BEPO à l’épreuve du marché
L’action chute de 10% après des ventes décevantes d'Uzedy. La technologie BEPO reste solide, mais l’exécution commerciale sera cruciale pour l’avenir de Medincell.

🔥 Industrie - Des étincelles au bois
STIF enregistre une forte progression grâce à son exposition au secteur de l’énergie. Groupe Poujoulat mise sur la diversification avec le bois énergie. Manitou, plus cyclique, redresse la barre après une année en retrait.

🤖 Tesla 2025 - Résultats décevants, mais Musk mise tout sur l’IA
Baisse des ventes et des bénéfices, Tesla mise sur l'IA avec un investissement de 2 milliards de dollars dans xAI. L'accent est désormais mis sur les services, l'autonomie et le robotaxi Cybercab.

📷 L’OM éliminé par un miracle de gardien
Malgré une victoire probable, l’OM se fait éliminer après un scénario improbable : un gardien de Benfica marque à la 90+8e, annulant la qualification marseillaise. Un coup du sort à 0,00005 %.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Le grand licenciement
Vous vous souvenez de la « grande démission » ? Nous sortions du Covid et, aux États-Unis, une partie de la population active qui avait goûté aux joies temporaires d’un système social à la française décidait de ne pas se précipiter pour retravailler ou démissionnait pour se réorienter. Tout cela est oublié. Voici venue l’heure, aux États-Unis, du grand licenciement.

Après le Covid les entreprises américaines se battaient pour embaucher. Face à un rattrapage massif de la consommation et à la « grande démission », il fallait lutter et augmenter significativement les salaires pour attirer des candidats, en particulier pour les emplois les moins qualifiés. Quelques années plus tard, l’ambiance a totalement changé.

Cette semaine Amazon et UPS ont annoncé une nouvelle vague de licenciements massifs. 30 000 personnes. 10 % du personnel pour Amazon. Et pour UPS, ces 30 000 licenciements viennent s’ajouter aux 48 000 suppressions de postes de l’année dernière. Ce type d’annonces se multiplie.

1,2 million de licenciements en 2025, pour les entreprises basées aux États-Unis. Le Wall Street Journal précise qu’il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2020. En tête, le secteur de la tech avec 154 000 suppressions d’emplois, suivi de l’entreposage avec 95 000.

La cause ?
Pour l’instant, la raison principale est le trop-plein d’embauches réalisées après le Covid pour faire face au retour de la consommation. Pour la plupart des grandes entreprises américaines, cet excès n’a pas encore été totalement corrigé. Et le niveau de croissance, certes soutenu, ne justifie plus le maintien d’effectifs aussi pléthoriques.

L’autre phénomèneÀ côté du grand licenciement, il y a le « no hiring ». Les entreprises qui ne dégraissent pas n’embauchent pas non plus. Elles se concentrent sur l’amélioration de leur productivité, dans un contexte d’incertitudes qu’elles tentent de traverser.


Et la cause du “no hiring”, elle est bien sûr liée au contexte économique et au manque de visibilité, mais aussi de plus en plus à l’intelligence artificielle. Une IA qui touche de plein fouet l’embauche des jeunes diplômés, aujourd’hui à un plus bas historique.


Bref
Vous connaissez notre anticipation. L’emploi va se dégrader. Lentement mais sûrement. Partout dans les grandes économies. Cela va freiner — et a déjà commencé à freiner — la hausse des salaires, et donc l’inflation. 

La bonne nouvelle est que ce repli de l’emploi intervient à un moment où, dans des pays comme la Corée du Sud ou certains pays européens, la population active diminue naturellement du fait de la démographie.

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Medincell - BEPO à l’épreuve du marché 📉

La sanction boursière a été immédiate. Après une séance de forte volatilité, Medincell a cédé plus de 10% à la suite de la publication par Teva Pharmaceuticals des ventes 2025 d’Uzedy, premier médicament commercial issu de la technologie BEPO. Un chiffre de 191 M$, en progression annuelle, mais situé dans le bas de la fourchette attendue, qui a suffi à ébranler le marché.

Le mouvement reflète surtout la mécanique du modèle économique de Medincell. Spécialiste des injectables à action prolongée, la société a développé BEPO, une plateforme de libération contrôlée permettant d’administrer un principe actif sur plusieurs semaines ou mois à partir d’une injection sous-cutanée. Medincell intervient en amont sur la formulation, tandis que ses partenaires prennent en charge le développement clinique, l’enregistrement et la commercialisation. En contrepartie, la société perçoit des milestones et des royalties directement indexées sur les ventes nettes.

Dans ce cadre, toute déception commerciale se répercute immédiatement en Bourse. À court terme, le chiffre communiqué par Teva a donc pesé sur la visibilité. À moyen terme, le tableau est moins sombre. Teva anticipe pour 2026 des ventes comprises entre 250 et 280 M$, suggérant une montée en puissance progressive d’Uzedy.

Le point clé n’a pas changé : la capacité du produit à s’installer durablement sur son marché. BEPO n’est pas remis en cause, mais il reste soumis à l’épreuve la plus exigeante qui soit pour une plateforme de licensing : l’exécution commerciale.

Industrie - Des étincelles au bois, le chantier repart 🔥

Le secteur industriel avance en terrain miné. Ralentissement cyclique, tensions géopolitiques persistantes, mais aussi poches de croissance bien réelles : dans ce paysage brouillé, la Bourse ne pardonne plus l’approximation. La sélection redevient reine.

STIF en est l’illustration la plus frappante. Le titre s’est envolé de près de 13% en cinq séances, contrastant avec un second semestre boursier 2025 plus poussif. Le marché salue surtout un changement d’échelle : la protection contre les explosions n’est plus un métier de niche, mais un levier direct de la révolution du stockage d’énergie. Avec plus de 45% du chiffre d’affaires exposé aux BESS et une internationalisation accélérée, STIF dépasse ses objectifs et s’installe dans une trajectoire de croissance structurelle. Le vrai sujet n’est plus la cyclicité, mais la capacité à tenir ce rythme.

À l’opposé du spectre, Groupe Poujoulat joue la carte de la solidité. Le rebond hebdomadaire de +13% récompense un modèle diversifié où le bois énergie compense le tassement des conduits traditionnels. Dans un environnement incertain, la visibilité offerte par la décarbonation agit comme un amortisseur boursier.

Enfin, Manitou Group rappelle que la cyclicité n’est jamais morte. Après un exercice 2025 en retrait, le titre reprend +17% grâce à un quatrième trimestre robuste et à un net redressement des commandes en Europe suggestif d’un point bas. La guidance 2026 est plus constructive, mais reste suspendue au scénario macro.

Croissance structurelle, défense industrielle ou pari cyclique : l’industrie n’est pas un bloc. Pour l’investisseur, le différentiel se joue désormais sur le modèle, pas sur le secteur.

Tesla 2025 - Résultats décevants, mais Elon Musk mise tout sur l'IA 🤖

Tesla clôture une année 2025 difficile. La marque affiche des baisses dans tous les secteurs après une chute significative des ventes.

Le bénéfice net du dernier trimestre s’effondre de 61 %, à 840 millions de dollars, bien en dessous des prévisions des analystes (1,5 milliards de dollars). Le chiffre d’affaires recule de 3 % à 24,9 milliards de dollars, notamment en raison d’une baisse de 11 % de l’activité automobile. Pour la première fois, Tesla enregistre une baisse de ses ventes sur l’ensemble de l’année.

Face à ces résultats décevants, Elon Musk réoriente ses priorités. Il investit 2 milliards de dollars dans xAI et prévoit d’augmenter son budget d’investissement, qui devrait atteindre plus de 20 milliards de dollars en 2026.

Dans cette optique, Tesla abandonne les Modèles S et X pour se concentrer sur les services, l’autonomie, et surtout le robotaxi Cybercab, dont la production continue cette année.

©Photo par Taylor Hill/Getty Images

96% de chances de se qualifier, 4% de perdre : 'impossible' n'est pas marseillais ! 📷 

@RFI

L’Olympique de Marseille se souviendra de cette soirée avec amertume. Malgré une défaite 3-0 à Bruges, l’OM pensait avoir assuré sa qualification. Mais à la 90+8e minute du match entre Benfica et le Real Madrid, le gardien ukrainien Anatolii Trubin a marqué d’une tête plongeante, propulsant Benfica en barrages.

Ce scénario improbable, estimé à 0,00005 % par l’IA Grok, a brisé les rêves marseillais, qui avaient encore 96 % de chances de se qualifier selon Opta avant ce coup du sort.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Qu'est-ce qui peut les arrêter ? 

Ni les urnes, ni l’armée : ce sont les taux longs. Quand les taux à 10 ans montent, le coût de la dette explose et même les dirigeants les plus téméraires reculent. Les marchés financiers restent la vraie force de rappel.

🌱Teract - Fin de partie pour le SPAC de Xavier Niel

Retrait de la cote à 3,12 €, loin des 9,50 € de l’IPO. Le projet de distribution « responsable » n’a jamais trouvé son modèle. Un revers symbolique pour les SPAC à la française.

🩺 Santé - Visibilité ou turbulences

DMS et Virbac déroulent, Median sécurise son carnet de commandes. À l’inverse, Valneva cale après un revers réglementaire aux États-Unis. Le secteur reste très polarisé.

🌍 Donald Trump en show à Davos

Salle comble mais enthousiasme émoussé. Groenland, menaces commerciales, OTAN : beaucoup de bruit, peu d’adhésion. L’effet Trump s’use, même à Davos.

📷 Les lunettes de Macron, stars malgré elles
Une monture jurassienne à 650 € fait plus parler que le fond des discours. À Davos, même les détails deviennent géopolitiquespas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Qu'est-ce qui peut les arrêter ?

J'ai eu une révélation ce matin. Et c'est une bonne nouvelle (pas le fait que j'ai eu une révélation...). Je me demandais ce qui pouvait arrêter les dirigeants de ce monde dans leurs délires respectifs. De Trump, avec entre autres le Groenland, aux gouvernements de pays développés ou émergents dans leur dogmatisme ou leur délire fiscal. Et j'ai trouvé. Et c'est une évidence.

De quoi ont peur les gouvernements ?

Je me suis posé la question à propos de Trump. En l'observant déraper sur le Groenland, avant de repartir sur un autre sujet ou une autre obsession, je me suis demandé ce qui pouvait le ramener à un semblant de raison. Il y a bien sûr les élections de mi-mandat, mais ce n'est qu'en novembre. Mais il y a un frein beaucoup plus puissant que cela. Et nous l'avons vu en partie hier dans la journée.

Il y a une force de rappel.

Et une force de rappel qui terrorise tous les gouvernements. Et ce n'est pas l'armée. Ce n'est pas la bombe nucléaire. Non, c'est une arme financière. Et plus précisément, les taux d'intérêt à long terme.

Je m'explique.

Aujourd'hui, tous les pays ou presque sont surendettés. De la France aux États-Unis, en passant par le Japon. Le coût de remboursement de la dette devient un poste majeur des budgets, des budgets devenus essentiels pour stimuler des économies atones. Or le coût de remboursement de la dette dépend d'une chose, et d'une seule : les taux d'intérêt à long terme.

Et, contrairement aux taux courts, qui sont fixés par les banques centrales, les taux longs sont fixés en fonction de l'offre et de la demande. En fonction de critères objectifs : les perspectives de croissance, les perspectives d'inflation, le niveau d'endettement. Mais également en fonction d'un critère totalement subjectif : la confiance dans le pays emprunteur, dans sa direction politique et économique, et notamment dans sa monnaie.

Et même les dirigeants les plus débridés ou les plus dogmatiques ont les yeux fixés sur un chiffre : le taux de référence, le taux d'emprunt de l'État à 10 ans. Et dès que ce taux grimpe, ils paniquent. Et ils ont raison de paniquer, car qui dit hausse des taux longs dit coût du crédit plus élevé, pression sur l'immobilier et sur le pouvoir d'achat, déficit budgétaire, hausse de la dette, etc.

Exemples.

Rappelez-vous de Liz Truss, qui a dû démissionner de son poste de Premier ministre deux semaines après son arrivée, quand les taux longs anglais se sont envolés après des annonces de baisses d'impôts non financées. Tous les pays européens, et même la France, ont les yeux sur le « spread » d'emprunt avec l'Allemagne, et c'est la peur de ce spread qui nous évite d'avoir des budgets encore plus dangereux que celui que nous avons.

Et même Trump est freiné par les taux à long terme. Il a changé un peu de ton mardi soir sur le Groenland. Et l'envolée des taux longs depuis l'annonce de ses mesures anti-européennes, ainsi que les menaces des pays européens de céder une partie de leurs avoirs en dette américaine, l'ont probablement freiné. Car il sait que les élections de mi-mandat vont dépendre de l'« affordability », du pouvoir d'achat, et donc des taux d'intérêt à long terme.

Bonne nouvelle donc.

On peut freiner les délires des gouvernements grâce aux marchés financiers. Une force de rappel.

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Teract - Clap de fin pour le "dream team" SPAC de Xavier Niel 🌱

Née en 2022 de l’union entre 2MX Organic — le SPAC porté par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari — et InVivo Retail, la société portait une ambition claire : bâtir un leader alternatif de la distribution responsable, mêlant circuits courts, produits bio et ancrage territorial.

Cependant, cette ambition n’a jamais réussi à franchir le cap de l’exécution. Malgré une mise sur orbite médiatisée et un plan de développement audacieux, Teract n’a jamais trouvé sa dynamique. Entre des ventes stagnantes et une rentabilité inatteignable, la stratégie de croissance externe, pourtant présentée comme le moteur de la création de valeur, n’a finalement pas porté ses fruits.

Face à ce constat, InVivo, l'actionnaire majoritaire, a décidé de siffler la fin de partie avec une offre de retrait à 3,12 € par action. Si le prix offre une prime importante par rapport au dernier cours qui stagnait sous 1 €, il reste très loin des 9,50 € de l'introduction en bourse. Au-delà de ce cas précis, c’est le modèle même du SPAC qui essuie un revers symbolique en France, rappelant que les promesses initiales se heurtent souvent brutalement à la réalité opérationnelle et commerciale.

Santé - Des résultats qui donnent le pouls du secteur 💊

Le secteur de la santé n'a pas chômé cette semaine, offrant un paysage très contrasté aux investisseurs. Entre ceux qui mettent le turbo et ceux qui encaissent des revers réglementaires, la sélection devient un vrai sport de précision.

Côté bonnes nouvelles, DMS Group a terminé l'année 2025 en fanfare avec un dernier trimestre à +17 %. Le groupe frôle désormais les 50 M€ de chiffre d’affaires annuel, porté par une radiologie qui ne faiblit pas (+9 %). De son côté, Virbac affiche une santé de fer avec près de 1,5 milliard d’euros de revenus et des ambitions claires pour 2026 : viser jusqu'à 7,5 % de croissance et une marge d'EBITA de 17 %.

Chez Median Technologies, si la croissance actuelle reste discrète (+2,6 %), c'est le carnet de commandes qui rassure en grimpant à 76,6 M€, offrant une visibilité financière jusqu'à fin 2026.

Mais le secteur, c'est aussi des trajectoires opposées. Pendant que bioMérieux sort le carnet de chèques pour racheter Accellix (35 M€), Valneva doit essuyer une grosse déconvenue : le retrait de ses dossiers américains pour son vaccin contre le chikungunya suite à une suspension de licence par la FDA.

Bref, de la visibilité pour les uns, des complications pour les autres... le secteur santé demande plus que jamais une analyse chirurgicale des dossiers.

Trump en show à Davos 🌐

Jamais le Forum de Davos n’avait attiré une telle foule pour un dirigeant américain. Mercredi 21 janvier, Donald Trump a rempli la salle. Mais l’effet de surprise des premières années s’est dissipé. À la curiosité a succédé une forme de lassitude, voire de malaise, face à des prises de position jugées répétitives et provocatrices.

Le président américain est d’abord revenu sur son obsession du Groenland, réclamant de nouveau des « négociations immédiates » avec le Danemark pour racheter l’île. Motif invoqué : la sécurité nationale. Trump a évoqué la construction d’un « Dôme d’or », vaste système de défense aérienne censé protéger l’Amérique du Nord en cas de conflit nucléaire. Officiellement, pas de recours à la force — officieusement, un flou inquiétant : « Nous verrons ce qui se passera ».

Le ton s’est ensuite durci avec l’Europe. Entre piques adressées aux lunettes de soleil d’Emmanuel Macron, Trump a menacé la France d’une surtaxe de 200 % sur ses vins et champagnes. Il a également ravivé les tensions autour de l’OTAN, qualifiée d’« injuste », mettant en doute l’engagement des Européens à défendre les États-Unis.

Le décalage est devenu manifeste lorsqu’il a annoncé une rencontre avec Volodymyr Zelensky à Davos — alors même que ce dernier est resté en Ukraine, sous les frappes russes. À l’applaudimètre, le verdict a été clair : accueil poli, mais sans ferveur, loin de l’enthousiasme suscité la veille par Ursula von der Leyen ou Emmanuel Macron.

@Euronews

Mais d’où viennent les lunettes d’Emmanuel Macron ?📷

@RTL

À Davos, Emmanuel Macron a livré un discours attendu sur la souveraineté européenne et les rapports de force internationaux. Pourtant, l’attention s’est rapidement portée sur un détail extérieur au propos. Le président est apparu avec des lunettes de soleil, portées en continu, officiellement pour dissimuler un problème oculaire sans gravité.

La séquence a pris une tournure politique lorsque Donald Trump s’en est moqué. « Je l’ai écouté avec ses belles lunettes de soleil, il a essayé de faire le dur à cuire », a lancé l’ancien président américain, éclipsant le fond du discours par une remarque sur la forme.

Ces lunettes ne sont ni un accessoire improvisé ni un objet promotionnel. Il s’agit du modèle Pacific S01 de la maison Henry Jullien, une manufacture centenaire installée à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Entièrement fabriquée à la main selon la technique du doublé or laminé, la monture est vendue autour de 650 euros

Emmanuel Macron les a achetées lui-même il y a plusieurs années, refusant qu’elles lui soient offertes. Un objet discret, soudain propulsé au cœur de la scène internationale. l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.

Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Retraites - L’équation impossible en Europe

Vieillissement, chute des naissances, dépenses en explosion : jusqu’à 47 % des dépenses sociales de l’UE vont aux retraites. Tout le monde connaît la solution (travailler plus longtemps), mais personne n’en veut politiquement.

📉 Vusion sous le feu

-30 % depuis le 1er janvier. Prises de bénéfices, dégradation de broker et ventes à découvert pèsent sur le titre. La guidance long terme est maintenue, mais le marché doute de la croissance hors Walmart.

🛡️ Défense - L’âge d’or continue

Budgets militaires en hausse, valeurs en orbite. Rheinmetall explose, Exail accélère, Exosens combine croissance et marges élevées. Le réarmement européen devient un thème structurel.

🤖 Apple envoie Siri en stage intensif chez Google 

Gemini arrive dans l’iPhone. Alphabet dépasse les 4 000 Md$ de valorisation et passe devant Apple. Un aveu de retard pour Cupertino, un coup stratégique pour Google.

📷 Iran : la liberté ou la mort
La contestation ne faiblit pas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

L’Europe et les retraites


Les chiffres se suivent et se ressemblent. Baisse, voire effondrement, du taux de féconditéBaisse des naissances. Population de plus en plus âgée. Augmentation de l'espérance de vie à la retraite. Avec des conséquences structurelles majeures. Et une question que pose notamment le Financial Times : « L'Europe a-t-elle les moyens de son système de retraites ». Spoiler : la réponse est non.

La tendance est lourde, très lourde. Elle s'accélère. Chute des naissances et du taux de fécondité. Et une proportion de plus en plus importante de la population à la retraite. Et des systèmes de financements de retraites qui plient et commencent à rompre.

Les faits.
47 %. C'est le % dans l'Union Européenne de dépenses sociales qui sont consacrées aux retraites et aux personnes âgées. 47 % ! Et ce chiffre ne fait que progresser. En France, les retraites représentent plus de 13 % du PIB, comme en Grèce. C'est l'Italie qui bat le record avec plus de 15 %. Et en Allemagne, un tiers des recettes fiscales sont consacrées aux retraites. Un gouffre.

Un problème politique, mais pas seulement. La solution, tout le monde la connaît : le report de l'âge de la retraite. Et un certain nombre de pays de l'UE ont déjà décalé l'âge de la retraite à 65 ans, voire 67 ans. Au Danemark on est déjà à 67 ans. Mais ce n'est pas suffisant. Et il va falloir continuer. Le Danemark a prévu de relever l'âge de départ à 70 ans avant 2040. Et indexer l'âge de départ à la retraite sur l'espérance de vie.

Évidemment, les politiques n'ont pas le courage de prendre les mesures nécessaires. Et on peut les blâmer. Mais le paradoxe est que dans de nombreux pays, à commencer par la France, les personnes sondées reconnaissent qu'il y a un problème de financement des retraites et qu'elles sont inquiètes pour l'avenir de leur retraite, mais la grande majorité refuse les réformes des retraites et les décalages de départ à la retraite.

Situation absurde qui a mené, par exemple, à la catastrophique suspension de la réforme des retraites en France. Seule consolation : la France a le taux de pauvreté des retraités le plus bas des grandes économies, 7 % seulement en dessous du seuil de pauvreté calculé par l'OCDE comme 50 % du revenu médian, soit environ 1 200 €. Et ce taux est surévalué, car de nombreux retraités considérés comme « pauvres » ont peu de revenus mais sont souvent propriétaires de leur résidence principale, et cela ne rentre pas en compte dans le calcul du taux de pauvreté.

La solution consiste aussi à inclure une part de capitalisation dans la retraite. Même si la France est le pays de la retraite par répartition, les records de taux d'épargne prouvent que les Français ont opté pour « la retraite par l'épargne ». En attendant d'avoir le courage de prendre les mesures nécessaires, les gouvernements successifs vont continuer à augmenter les cotisations et réduire les retraites. Et attiser la guerre des générations et la rancœur vis-à-vis des retraités, considérés, à tort, comme « privilégiés ».

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Début d'année compliqué pour Vusion

Le leader mondial des solutions digitales pour le commerce physique voit son titre perdre près de -30% depuis le 1er janvier et -27% sur la semaine. Les causes possibles ? Des prises de bénéfices mais aussi, plus fondamentalement, une dégradation de recommandation de la part d’un broker. La première depuis novembre 2021. Ce dernier évoque, entre autres, des craintes autour de la capacité du groupe à générer de la croissance hors méga-contrat Walmart, un ralentissement de la prise de commandes et une visibilité mécaniquement réduite pour les exercices à venir. La pression vendeuse sur l’action s’est accentuée avec l’annonce, en début de semaine, de la vente à découvert du titre par un hedge fund britannique.

Le management du groupe, de son côté, a confirmé avec confiance sa guidance 2027 lors des résultats du T3 fin octobre, à savoir l’atteinte d’un chiffre d’affaires de 2,2 Md€ et d’une marge d’EBITDA de 22%. Et il continue d’afficher un discours très positif sur les perspectives à long terme de la société.

Dézoomons un peu : le titre ne progresse plus « que » de 500% depuis son décollage, fin 2020. Et se traite à présent 7,5x l’EBITDA estimé par le consensus d’analystes pour l’année en cours, un niveau jamais vu depuis… près de 15 ans. Une opportunité en or à saisir ?

Valeur de la défense - Le nouvel âge d'or ?

Les valeurs européennes de la défense poursuivent leur envolée cette semaine, prolongeant un mouvement installé depuis deux ans. Le secteur reste tiré par la hausse continue des budgets militaires. Rheinmetall en est l’illustration la plus spectaculaire : le titre grimpe de +154% en 2025, porté par la guerre en Ukraine et le réarmement massif de l’Allemagne, désormais déterminée à devenir la première armée d’Europe. Entre le retour assumé de la puissance militairdans les rapports de force, les investisseurs semblent se repositionner sur des acteurs capables de fournir des capacités critiques : robotique, systèmes embarqués et optronique.

Exail Technologies s’impose comme l’un des dossiers français les plus emblématiques. Spécialiste de la robotique autonome navale (drones sous‑marins et de surface), le groupe tire 60 % de son activité de la défense. En 2025, la dynamique est exceptionnelle : plus de 600 M€ de revenus au S1 (+35 %) et des prises de commandes en hausse de +279 %. Le titre a connu un rally impressionnant (+370%), porté par les programmes européens de guerre des mines et la montée en puissance de la robotisation navale.

Latécoère profite également du ramp‑up militaire, même si son exposition reste plus duale. Le groupe affiche 374,6 M€ de chiffre d’affaires au S1 2025 (+6,4 %) et un EBITDA récurrent de 22,3 M€, en nette amélioration. La croissance 2025 est soutenue par l’augmentation des cadences sur les programmes militaires (A400M, Falcon spéciaux) et par la forte demande en harnais électriques, un composant critique difficile à substituer. Un profil plus cyclique, mais un redressement opérationnel bien réel.

Enfin, Exosens leader mondial de la vision nocturne militaire, poursuit une trajectoire remarquable : +20,1 % de croissance au S1 2025, pour atteindre 224,5 M€. La demande en tubes intensificateurs d’image explose dans les pays de l’OTAN, poussant le groupe à augmenter ses capacités de production de +40 % d’ici 2027. La marge brute ajustée progresse de +28,7 %, et la marge opérationnelle courante frôle les 30 %. Un rare acteur français combinant souveraineté technologique, croissance à deux chiffres et marges premium.

Siri part en stage intensif chez Google

Apple s'allie officiellement à Google pour intégrer l’IA Gemini au cœur de l'iPhone. L'impact sur les marchés a été immédiat : Alphabet a franchi le cap des 4 000 milliards de dollars de capitalisation boursière, confirmant sa domination actuelle dans la course à l'IA.

Ce partenariat est un tournant pour Apple, qui accusait un retard face à Samsung et Microsoft. En s'appuyant sur la technologie de son rival et sur une nouvelle direction issue de Google et Microsoft, la firme de Cupertino espère transformer Siri dès ce printemps pour en faire un assistant enfin compétitif.

Alphabet a dépassé la valorisation d'Apple pour la première fois depuis 2019. Si cet accord coûte environ 1 milliard de dollars par an, il est jugé vital pour maintenir l'attractivité de l'iPhone, malgré les alertes d'Elon Musk sur cette concentration massive de pouvoir technologique.

Iran - La liberté ou la mort📷 

En Iran, un peuple entier s’est levé. Un peuple fatigué de la peur, de l’humiliation, du sang versé au nom de Dieu. Depuis de nombreuses semaines, les rues, les prisons et les cimetières racontent la même histoire, celle d’une nation qui refuse de se taire. Femmes sans voile, jeunes sans avenir, pères et mères sans enfants. Selon certaines ONG, la répression aurait déjà fait jusqu’à 14 000 morts. Des vies brisées pour un mot devenu subversif, liberté.

Malgré la censure, les coupures d’Internet et la brutalité des forces du régime, la révolte persiste. Le monde observe alors que les tensions régionales s’intensifient, avec l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.

Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Liquidité, sécurité… et argent qui dort

6 600 Md€ d’épargne financière en France, massivement placée sur des supports liquides et garantis. Assurance-vie en tête, actions marginales. Les Français épargnent beaucoup, investissent peu… et laissent trop dormir.

💊 Abivax - Turbulence sans rupture
Accord stratégique avec un acteur américain pour commercialiser Eyonis, un dispositif d'IA pour détecter précocement les nodules pulmonaires. L'attente réglementaire reste, mais l'avenir est prometteur.

🔥 Énergie - Jeu géopolitique sous tension

Brent plafonné, Venezuela au centre des manœuvres US. TotalEnergies sous pression, Maurel & Prom rebondit, Vallourec avance avec un ambitieux programme de rachats. Trois trajectoires, un même baril.

🤖 Anthropic passe la vitesse supérieure

Levée potentielle de 10 Md$, valorisation autour de 350 Md$. Claude séduit l’entreprise, les géants suivent, l’IPO se profile. L’IA privée joue désormais dans la cour des très grands.

🎆 Chine - La fête version drones

Pour 2026, les feux d’artifice cèdent la place aux ballets technologiques. Symbole d’un pays qui célèbre, innove… et soigne sa mise en scène.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Liquidité et garantie en capital

L'étude du Trésor sur l'épargne des Français.
L'épargne financière. Une épargne qui dépasse les 6 600 milliards d'euros. Et qui ne cesse de grossir. Une épargne tournée vers les placements les moins risqués et qui offrent « liquidité et garantie en capital ».

L'épargne des ménages continue à progresser. Vous le savez. Elle atteint des taux records, proches des 19 %. Les Français épargnent quand il y a incertitude, et il y a incertitude en France dans cette période, mais aussi quand tout va bien. Un niveau d'épargne phénoménal pour un pays qui a pourtant un système social (trop) favorable, notamment en termes de retraite. Bref, l'épargne explose.

Comme le rapportent Les Échos, le taux d'épargne financière dépasse même celui de nos voisins allemands… cocorico !
6 600 milliards d'épargne financière. En plus des plus de 7 000 milliards d'épargne immobilière.
6 600 milliards, c'est environ… deux fois la dette de la France. Ce qui rassure nos créanciers. Mais inquiète les épargnants qui ont toujours peur qu'on vienne piocher dans leurs réserves de fourmis pour rembourser la dette de l'État cigale.

La répartition de cette épargne telle qu'elle est rapportée dans une étude du Trésor est très révélatrice de la mentalité des épargnants français. Une très large partie de l'épargne va dans les « numéraires et dépôts ».
14,46 % en épargne réglementée, le livret A et ses cousins.
Beaucoup (trop) d'argent dort sur les comptes bancaires sans aucune rémunération (il faut vraiment que vous vous occupiez de cet argent qui dort, please !!).

L'assurance vie continue à avoir la cote. Une cote écrasante même. Avec toujours une large préférence pour les fonds euros.
20,09 % pour l'assurance vie en fonds euros.
Et 8,58 % pour l'assurance vie en unités de compte.
C'est clairement le placement préféré des Français.

Un tiers de produits capital seulement, on est loin, très loin des standards anglo-saxons, fans de bourse.
13,85 % dans les actions non cotées, une large partie dans le patrimoine professionnel.
4,71 % seulement dans les actions cotées.
La marge de progression est énorme.

Le maintien de taux relativement élevés avait favorisé les livrets A mais le reflux est net depuis quelques mois. En revanche, l'assurance vie, en particulier avec les offres de fonds euros boostés, continue à faire la course en tête.

Les Français épargnent bien mais placent prudemment. Leur principale erreur, c'est cette manne qui dort sur les comptes bancaires sans être rémunérée…
Bougez-vous…

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Abivax - Une OPA qui se fait attendre

Coup de tonnerre ce jeudi : Abivax décroche de 11 % après l’annonce de Sofinnova, l’un de ses actionnaires principaux, qui a déclaré dans un document réglementaire la cession de 1 million d’actions, soit près d’un quart de sa participation. Cette ligne, détenue via le Sofinnova Crossover Fund, représentait 109,6 M€ au dernier cours. Un mouvement d’autant plus marquant que le fonds, et notamment Kinam Hong, Partner du Crossover Fund, siégeait encore récemment au conseil d’administration de la biotech.

Pourtant, cette vente intervient à contretemps de perspectives cliniques plutôt favorables. En 2026, Abivax entre dans une année décisive : les résultats de phase 3 dans la rectocolite hémorragique sont attendus fin T2, avec l’objectif de déposer un dossier réglementaire aux États-Unis avant la fin de l’année. En parallèle, l’essai dans la maladie de Crohn avance, avec des premières données prévues fin 2026

La société renforcera également sa visibilité scientifique au congrès ECCO 2026, tout en bénéficiant d’une visibilité financière jusqu’en 2027 pour poursuivre sereinement le développement d’obefazimod. Une biotech chahutée en Bourse, mais dont le calendrier clinique reste, lui, parfaitement aligné.

Énergie - Opération musclée au Venezuela

Le secteur de l’Énergie affiche un début d’année contrasté, fortement influencé par les mouvements géopolitiques et un marché pétrolier sous pression. Les cours du Brent évoluent au-dessus de 60$ en début d’année, mais restent plafonnés par un excédent d’offre anticipé tout au long de 2026 selon les consensus d’analystes. Les récentes manœuvres américaines au Venezuela, visant à sécuriser et réorienter une partie des exportations du pays, ont brièvement accentué la baisse des prix en raison des attentes d’un retour progressif de volumes supplémentaires sur le marché mondial.

Du côté des valeurs françaises, TotalEnergies subit la pression sur les prix du brut et baisse de -3,98% depuis janvier, en lien avec la perspective d’un ralentissement des rachats d’actions compte tenu d’un environnement de prix plus bas .

Maurel & Prom, en revanche, se distingue par un rebond marqué de +3,7% YTD. Cette progression est soutenue par des opérations stratégiques internes qui lui ont permis de franchir récemment les 6€, soit une progression notable de +19,0% depuis novembre 2025, malgré les incertitudes pesant sur ses actifs au Venezuela après la révocation par l’OFAC de sa licence d’exploitation en 2025

Enfin, Vallourec, fournisseur de tubes pour l’industrie pétrolière et gazière, bénéficie d’un regain d’intérêt des analystes et progresse de +5,6% YTD. Le groupe a par ailleurs annoncé un programme de rachat d'actions de 200 M€ avec un objectif de retour total aux actionnaires d'au moins 500 M€ d'ici à aout 2026, signe d'une confiance accrue malgré le prix du pétrole toujours bas.

Anthropic commence l’année en trombe

Anthropic accélère nettement dans la course mondiale à l’intelligence artificielle. La startup américaine serait en passe de finaliser une term sheet pour une levée de fonds de 10 milliards de dollars, une opération qui la valoriserait autour de 350 milliards. Le tour serait mené par Coatue Management et le fonds souverain singapourien GIC, installant Anthropic parmi les sociétés privées les plus valorisées du secteur, derrière OpenAI, désormais estimée autour de 500 milliards de dollars.

Fondée en 2021 par d’anciens cadres de la recherche d’OpenAI, dont son CEO Dario Amodei, Anthropic s’est rapidement imposée avec sa famille de modèles Claude, très prisée pour les usages professionnels et la programmation. Cette levée marquerait presque un doublement de valorisation en quelques mois seulement, reflet d’une adoption rapide et d’une demande mondiale toujours plus soutenue pour l’IA générative.

Déjà appuyée par Amazon et Alphabet, la société suscite aussi l’intérêt de Microsoft et Nvidia, prêts à renforcer leur exposition au dossier. En filigrane, la perspective d’une introduction en Bourse dès 2026 commence à se préciser. Une étape logique pour une entreprise qui ne se contente plus de suivre le rythme de l’IA mondiale, mais entend désormais en fixer une partie des standards.

📷 Welcome 2026

Pour le Nouvel An 2026, la Chine a une nouvelle fois proposé de grands spectacles de drones, devenus une alternative courante aux feux d’artifice. Des milliers d’appareils ont illuminé le ciel, mêlant références culturelles et technologies modernes.

À tous nos lecteurs, nous souhaitons une belle année 2026 pleine d’élan, de projets et de nouvelles opportunités.

Le Pulse en un battement... 💢

📜 La dévaluation du dollar : une chute de 12 %
La baisse du dollar complique l'allocation d'actifs et les échanges commerciaux. Les prévisions de taux et la dette américaine inquiètent, avec des conséquences sur les exportations et l'inflation.

💡 Median Tech : l’IA au service du dépistage
Accord stratégique avec un acteur américain pour commercialiser Eyonis, un dispositif d'IA pour détecter précocement les nodules pulmonaires. L'attente réglementaire reste, mais l'avenir est prometteur.

🔥 Industrie française : dynamique contrastée
Plastivaloire et Exel Industries montrent des trajectoires solides malgré des vents contraires. Poujoulat anticipe une reprise au T3 grâce à la dynamique du marché de chauffage.

🚀 Amazon investit massivement dans OpenAI
Amazon pourrait investir jusqu’à 10 milliards dans OpenAI pour renforcer son infrastructure cloud et l’IA. Une alliance stratégique qui pourrait voir OpenAI franchir les 500 milliards de dollars. saison maîtrisée et McLaren de retour au sommet. Norris portera le numéro 1 en 2026.

⚽ Le PSG réalise un sextuplé historique
Après une victoire en Coupe Intercontinentale face à Flamengo, le PSG rejoint le Bayern et le FC Barcelone dans le cercle fermé des équipes à avoir réalisé un sextuplé. Un exploit marquant pour le football.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

La dévaluation du dollar par rapport à l'euro

C'est l'un des événements majeurs de 2025 sur les marchés financiers. La baisse du dollar. On peut même parler de chute. Une chute d'environ 12% contre l'euro. Une chute qui ajoute à la confusion sur les échanges commerciaux mondiaux et complexifie l'allocation d'actifs. 

Explications.

Trump l'avait annoncé dès son arrivée au pouvoir. Il voulait dévaluer le dollar. Mais beaucoup d'économistes étaient sceptiques : on ne décrète pas la baisse du dollar. Et tous les éléments macroéconomiques étaient plutôt favorables à une hausse du dollar qu'à une baisse.

En effet, la croissance américaine était nettement plus élevée que la croissance de la zone euro et résistait nettement mieux que prévu. Le différentiel de taux était largement favorable au dollar, près de 2% d'écart. Rajoutez à cela la toute puissance militaire et géopolitique, et vous pouviez avoir des raisons d'acheter le dollar plutôt que de le vendre.

Qu'est-ce qui s'est passé ? Plusieurs facteurs.

- Les investisseurs ne réagissent pas par rapport au différentiel de taux actuel mais par rapport aux projections de différentiels de taux. Ils anticipent un statu quo sur les taux de la zone euro mais des baisses importantes sur les taux US avec l'arrivée d'un fidèle de Trump à la tête de la Fed.

- De même pour le différentiel de croissance : les marchés anticipent un petit rebond de la croissance de la zone euro mais un (petit) ralentissement de la croissance US.

La confiance. Elle s'est érodée. La dette US est abyssale. Le déficit public se creuse. Et les investisseurs craignent, à juste titre, que la Banque centrale perde son indépendance. Plenty of reasons donc.

Quelles conséquences ? En théorie, voici les conséquences académiques d'une baisse du dollar :

- Plus de compétitivité des exportations US versus les exportations de la zone euro
- Plus d'inflation importée pour les US que pour la zone euro
- Moins d'investissements US en zone euro... et moins de touristes américains.

En pratique, cela ne changera pas grand-chose sur les exportations américaines car une partie de la compétitivité des exportations et des importations n'est pas uniquement liée au prix. Cela n'aura pas d'impact majeur sur l'inflation US car les États-Unis sont autosuffisants en énergie, en revanche cela va accélérer la déflation en zone euro car nous importons du pétrole et du gaz. Cela va peser sur la valorisation des investissements aux US.

En effet, prenez ce qui s'est passé cette année. Le S&P est en hausse de 16%. Mais comme le dollar est en baisse de 12%. Votre performance en euros sur le S&P n'est d'environ que de 3%. Un autre casse-tête pour l'allocation de vos actifs. Avec une solution que nous avons adoptée pour notre gestion pilotée : nous investissons aux US à travers des ETF dont le risque de change est couvert !

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Median Tech - l'IA au service du dépistage pulmonaire

Median Technologies développe Eyonis, un dispositif médical basé sur l’intelligence artificielle conçu pour analyser les scanners thoraciques. Sa vocation est claire : aider les radiologues à repérer plus tôt les nodules pulmonaires et suivre leur évolution dans le temps. En renforçant la précision et la rapidité des diagnostics, Eyonis s’attaque à un enjeu majeur de santé publique : le cancer du poumon, première cause de mortalité par cancer dans le monde.

L’entreprise grimpe cette semaine après l’annonce d’un accord de distribution avec un acteur américain majeur de la santé. Cet accord vise la future commercialisation d’Eyonis et s’appuiera sur l’infrastructure solide du partenaire et sa couverture étendue aux États‑Unis comme en Europe, garantissant une diffusion efficace une fois les autorisations réglementaires obtenues. La phase commerciale devrait démarrer dès l’aval de la FDA, attendu au premier trimestre 2026, avant un déploiement européen. Malgré cette annonce stratégique, le marché est resté prudent : le titre affiche toujours -14 % depuis le début de l’année. Les investisseurs attendent désormais la validation réglementaire pour mesurer l’impact réel de ce partenariat sur la trajectoire de croissance.

Industrie française - du plastique au bois, un hiver contrasté

Petit tour d’horizon industriel : focus sur les tendances de quelques small caps françaises, entre agriculture, plasturgie et solutions de chauffage.

Plastivaloire, spécialiste de la plasturgie automobile et électronique, a publié ses comptes 2024/25 : le chiffre d’affaires ressort stable à 703,1 M€, tandis que l’EBITDA progresse nettement de +16,6 % à 63,2 M€. Le free cash-flow atteint 46,6 M€, porté par une réduction significative des capex, et la dette nette recule à 162,6 M€, à comparer à une capitalisation boursière limitée à seulement 41 M€. Pour 2025/26, le groupe anticipe un chiffre d’affaires d’environ 690 M€ et une marge d’EBITDA maintenue à 9 %, confirmant une trajectoire résiliente malgré un léger repli attendu de l’activité.

Exel Industries, acteur diversifié des machines agricoles et industrielles, a enregistré en 2024/25 un chiffre d’affaires de 983 M€, en recul de 11 %, avec un résultat opérationnel courant en baisse de -34 % mais légèrement supérieur aux attentes. La division agricole souffre particulièrement, l’arrachage de betteraves reculant de -13 % et la pulvérisation de -20 %, des baisses non compensées par la progression des activités de loisirs (nautisme et arrosage). Le management souligne l’incertitude persistante sur ses marchés agricoles principaux et, faute de prévisions chiffrées, la visibilité demeure limitée.

Poujoulat spécialiste des cheminées et de l’énergie bois, présente un résultat d’exploitation de -3,6M€, contre 0,7M€ un an plus tôt, sur un chiffre d’affaires de 158 M€ en retrait de -2% au S1 2025/26. La saisonnalité positive du marché du chauffage en hiver devrait profiter au groupe qui anticipe une nette croissance au T3, portée par la branche « Bois énergie ». Le T4 devrait prolonger cette dynamique, avec des résultats supérieurs à ceux de l’an passé, grâce à l’optimisation des coûts et à la productivité accrue dans les conduits et cheminées industrielles.

Amazon mise 10 milliards sur l'IA 🚀

Amazon n’a pas attendu pour faire avancer ses pions dans le secteur de l’intelligence artificielle. Selon des sources proches du dossier, le géant du commerce en ligne serait en discussions avancées pour investir jusqu’à 10 milliards de dollars dans OpenAI, la startup à l’origine de ChatGPT, dont la valorisation pourrait dépasser les 500 milliards de dollars après cette opération. Un pacte bien plus stratégique qu’un simple investissement financier : il s’agirait pour Amazon de sécuriser une version entreprise de ChatGPT tout en soutenant l’hyper-croissance d’OpenAI via son infrastructure cloud AWS. Car derrière son succès, OpenAI ne cache pas la réalité : 100 milliards de dollars seront nécessaires sur quatre ans pour financer son expansion.

Cet accord s’inscrit dans une série de collaborations de plus en plus serrées entre les acteurs majeurs de la tech, où les investissements se mélangent aux partenariats techniques. Amazon, déjà concurrent de Microsoft grâce à un contrat cloud de 38 milliards de dollars avec OpenAI, renforce ainsi son emprise sur le secteur de l’intelligence artificielle. La firme de Jeff Bezos propose à OpenAI ses puces Trainium pour améliorer la performance de ses modèles, tout en consolidant son influence sur l'infrastructure nécessaire au développement de l’IA.

OpenAI, devenu une entreprise for-profit, poursuit sa route vers la rentabilité, avec la Bourse en ligne de mire. Son futur semble tout tracé : l’entrée en Bourse pourrait propulser sa valorisation vers des sommets inédits, franchissant potentiellement le trillion de dollars. Un accord stratégique qui ouvre la voie à de nouveaux horizons pour l’IA et ses acteurs.

📷 Un sextuplé historique pour le PSG

Le Paris Saint-Germain a inscrit une nouvelle page d’histoire en remportant la Coupe Intercontinentale 2025 face à Flamengo (1-1 après prolongation, 2-1 t.a.b.). Avec cette victoire, le PSG devient la troisième équipe à réaliser un sextuplé — un exploit déjà accompli par le Bayern Munich en 2020 et le FC Barcelone en 2009.

Le PSG a ouvert le score grâce à un superbe tir de Khvicha Kvaratskhelia, avant que Flamengo n’égalise par un penalty de Jorginho. Après une prolongation sans but, c’est lors de la séance des tirs au but que le PSG a pris l’avantage, avec un Matvey Safonov décisif en arrêtant quatre penalties, offrant ainsi la victoire au club parisien.

Ce sextuplé vient conclure une année magique pour le PSG, qui avait déjà remporté la Ligue 1, la Coupe de France, la Ligue des champions, la Supercoupe de l’UEFA et le Trophée des champions.

Le PSG entre donc dans l’histoire, aux côtés du Bayern Munich et du FC Barcelone, qui ont également réalisé un sextuplé. Un record marquant pour la capitale française, et un message fort pour le football mondial.

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