Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'édito de Marc Fiorentino - Un pays sans gouvernement
Majorité introuvable, marges financières épuisées, annonces symboliques : Lecornu tente de donner l’illusion de l’action. Mais le bateau est en pleine tempête, sans équipage.
⚙️SEMCO Technologies - Un sans faute depuis l'IPO
Depuis son IPO à moins de 20 €, le titre a plus que doublé. Résultats 2025 au-dessus des objectifs, capacités doublées, nouvel agrandissement prévu. L’ABB d’ECM pèse un peu, mais l’exécution reste solide.
🚀 Le spatial entre dans une nouvelle phase
Le prospectus IPO de SpaceX réveille toute la chaîne européenne. OHB, Avio, Officina Stellare et Eutelsat profitent d’un nouveau référentiel de valorisation autour de la souveraineté spatiale.
🤖 Anthropic recrute Karpathy - Le mercato de l’IA s’emballe
Après OpenAI et Tesla, Andrej Karpathy rejoint Anthropic. Dans l’IA, la guerre ne se joue plus seulement sur les milliards, mais sur les cerveaux capables d’entraîner les modèles.
🏍️ MotoGP - Le terrible crash de Zarco
Crash violent au GP de Catalogne, genou lourdement touché mais fémur intact. Forfait pour Mugello et la Hongrie, Zarco pense déjà télémétrie. Même blessé, le chrono reste dans la tête.
Un pays sans gouvernement
La tâche des gouvernements qui se succèdent en France depuis deux ans, depuis la dissolution de l'Assemblée, est difficile : comment donner l'impression qu'on agit alors qu'on ne fait rien et qu'on n'a aucune marge de manœuvre.
L'agitation autour de l'annonce des mesures de soutien de Lecornu face à la crise en est une illustration frappante.
Chapeau l'artiste
Les derniers gouvernements, et en particulier celui de Lecornu, réussissent un exploit.
Ils nous font croire qu'ils prennent des décisions, qu'ils négocient, qu'ils hésitent, qu'ils tranchent alors qu'ils ne font rien.
Et ça marche.
Les médias sont en boucle depuis 24 heures sur l'annonce à venir de mesures de soutien face à la crise en Iran.
Un gouvernement qui ne gouverne pas
Pour deux raisons évidentes.
La première est qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée : on ne peut donc prendre aucune décision majeure.
Les sujets discutés à l'Assemblée ont été abandonnés les uns après les autres, après des semaines de simulacres de négociations.
Il ne gouverne pas non plus
Parce qu'il n'a plus les moyens financiers de gouverner.
Le "quoi qu'il en coûte" mortifère nous a mis dans une telle situation financière qu'est arrivé, enfin, ce qui devait arriver : nous n'avons plus les moyens de distribuer gratuitement de l'argent que nous n'avons pas.
Illusionniste
Lecornu va donc continuer aujourd'hui à tenter de faire illusion en annonçant des mesurettes, des aides saupoudrées.
De l'argent de poche par rapport aux centaines de milliards qui ont été distribués de façon inconsidérée depuis le Covid et surtout depuis la guerre en Ukraine.
Quand je vois Lecornu
Et les membres du gouvernement, je pense à ces films, tirés ou non d'histoires réelles, de personnes qui n'avouent pas à leurs familles qu'elles ont perdu leur job et qui continuent à mettre un costume tous les jours et à partir tôt le matin pour faire croire qu'elles vont travailler.
Ce qui me fascine, c'est que les médias y croient et pensent encore que le gouvernement peut faire quelque chose. Alors qu'il ne peut discuter que des consignes sur les bouteilles en plastique.
Il n'y a pas de gouvernement.
Pas d'équipage donc sur un bateau en pleine tempête.
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SEMCO Technologies s'est introduite à moins de 20 € en juillet 2025 sur Euronext Growth. Près d'un an plus tard, le titre a plus que doublé, pour une capitalisation boursière qui fleurte avec les 500 M€.
La société fabrique des eChucks, qui sont des composants électrostatiques critiques pour maintenir les wafers dans les équipements semi-conducteurs. Elle est présente sur une niche à très hautes barrières techniques, en B2B pur avec les grands OEM mondiaux.
L'exécution post-IPO a été exemplaire. L'exercice 2025 a dépassé tous les objectifs annoncés lors de l'introduction : CA à 34,7 M€, résultat net à 10,1 M€ en progression de +46%. En parallèle, le groupe a doublé ses capacités de production à Montpellier avec la mise en service d'une ligne automatisée, passant à 4 000 eChucks/an.
C'est ce parcours sans faute qui donne à ECM Technologies, actionnaire majoritaire, la légitimité de prendre une partie de sa plus-value cette semaine. Un ABB d'environ 50 M€ (c11% du capital) a été annoncé hier matin avec une décote de -5%. Après règlement livraison des actions, ECM détiendra toujours 59,2% du capital de SEMCO, et la même proportion de droits de vote.
L'opération a été annoncée simultanément avec la sécurisation d'un bâtiment de 900 m² adjacent au site actuel, pouvant accueillir une salle blanche d'environ 500 m² et qui permettra de doubler à nouveau la capacité de production du groupe. Le CAPEX devrait être financé par ECM.
Suite à l'annonce, le titre a cédé environ -3% sur la journée d'hier.

Le spatial entre dans une nouvelle phase 🚀
Le dépôt du prospectus IPO de SpaceX agit comme un véritable électrochoc pour l’ensemble de la chaîne spatiale. Avec une valorisation cible pouvant atteindre 1 750 Md$ et une levée envisagée autour de 75 Md$, l’opération offrirait enfin au marché un comparable coté de grande taille. Pour les Small & Mid caps européennes, ce changement de référentiel peut ouvrir une fenêtre de revalorisation, notamment sur les acteurs exposés à la souveraineté spatiale.
OHB incarne l’intégration satellite européenne. Le groupe affiche un carnet de commandes record de 3,19 Md€ à fin mars 2026, des revenus 2025 de 1,25 Md€ et un objectif supérieur à 2 Md€ en 2028. Son exposition aux grands programmes institutionnels européens, combinée à la montée des budgets défense et spatial, renforce la visibilité du dossier. Le cours de l’action bondit de +8% hier et progresse de +418% depuis le début d’année.
Avio se positionne au cœur de l’accès autonome de l’Europe à l’espace. Maître d’œuvre de Vega C, lanceur léger européen ; et partenaire clé d’Ariane 6 via les boosters P120C/P160C et plusieurs composants critiques, le groupe bénéficie d’un contexte politique favorable, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance à SpaceX. Avec une capitalisation de 1,6 Md€, le titre progresse de +15% sur la semaine et +112% sur 1 an.
Officina Stellare offre une exposition de niche aux briques optiques : télescopes, systèmes opto-mécaniques et communications laser. La montée en puissance des besoins de défense et des liens laser inter-satellites soutient une demande structurelle pour ces technologies. Le groupe qui capitalise autour de 220 M€ progresse de +42% sur 1 mois et +154% sur 1 an.
Eutelsat Communication, enfin, reste le véhicule européen coté le plus liquide face à Starlink. Avec OneWeb, le groupe détient la seule constellation LEO (satellites en orbite basse) européenne pleinement opérationnelle, avec plus de 600 satellites en orbite. Le cours a progressé de +2% hier, +110% depuis le début d’année, et capitalise désormais 4,5 Md€.

La guerre des talents dans l’intelligence artificielle vient de monter d’un cran. Anthropic, derrière les modèles Claude et Mythos, recrute Andrej Karpathy, figure majeure du secteur et ancien cofondateur d’OpenAI.
À 39 ans, son CV coche toutes les cases : Stanford, OpenAI, puis Tesla, où il a dirigé l’IA et le programme Autopilot. Chez Anthropic, il prendra en main les phases d’entraînement à grande échelle, autrement dit le cœur du réacteur des futurs modèles.
Ce recrutement n’arrive pas seul. Quelques semaines plus tôt, Anthropic avait déjà attiré Ross Nordeen, ancien de xAI et de Tesla. Le message est clair : dans l’IA, la bataille ne se joue pas seulement sur les milliards, mais sur les cerveaux capables de les transformer en avance technologique.
Le timing est idéal. Fondée en 2021 par d’anciens d’OpenAI, Anthropic gagne du terrain, au point de viser un chiffre d’affaires annualisé supérieur à celui de sa rivale. Et avec les rumeurs d’IPO, la société commence à ressembler à autre chose qu’un challenger.
Dans l’IA, les modèles comptent. Mais ceux qui les entraînent valent désormais de l’or.
©technologyreview


©Getty Images
Le week-end dernier, Johann Zarco a vécu l’un des plus gros chocs de sa carrière lors du Grand Prix de Catalogne. Pris dans un accrochage dès le deuxième départ, le pilote Honda-LCR s’est retrouvé coincé sous la Ducati de Francesco Bagnaia, dans des images particulièrement impressionnantes.
Le Français souffre d’une rupture des ligaments croisés antérieur et postérieur, d’une lésion du ménisque interne et d’une légère déchirure du péroné au niveau de la cheville. Son fémur, lui, est intact, évitant un scénario encore plus lourd.
Transféré à Lyon, Zarco doit désormais attendre que son genou dégonfle avant une opération. Son forfait pour Mugello et la Hongrie a déjà été officialisé.
À peine sorti de l’hôpital, le Français analysait pourtant déjà sa télémétrie. En MotoGP, même après un crash, le chrono n’est jamais très loin.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'édito de Marc Fiorentino
Avec des niveaux de dette records et des taux en hausse, les États freinent les aides. Le FMI alerte : dette mondiale à 100% du PIB d’ici 2029. Les marchés imposent désormais la discipline.
🛢️ Riber - La machine invisible de l'IA
+470 % en un an, porté par sa techno ROSIE liée aux data centers IA. Marché encore émergent (2027-2028), mais positionnement unique sur la photonique.
💻 La semaine IA des Small Caps Tech
Soitec (+240% YTD) sur la photonique, Kalray (+440%) sur un pari de retournement, Semco confirme avec croissance rentable. L’IA relance toute la chaîne hardware.
🚀 Amazon peut-il vraiment doubler SpaceX ?
Amazon rachète Globalstar (11,6 Md$) pour bâtir un cloud spatial. Mais SpaceX garde une avance écrasante avec ~10 000 satellites contre ~200. La bataille ne fait que commencer.
🎤 Coachella - Le festival de la démesure
125 000 personnes par jour, merchandising à 5 M$, explosion des prix et de la demande. Plus qu’un festival, une économie de la rareté.
Le poids de la dette
Vous avez remarqué que les gouvernements, y compris le nôtre, ne réagissent pas à la guerre en Iran comme ils ont réagi aux autres crises ?
Ils ne se sont pas précipités pour distribuer de nouvelles aides ou inventer de nouveaux boucliers comme ils le font habituellement.
La raison ?
Le poids de la dette combiné avec une hausse des taux d'intérêt.
C'est une surprise
En particulier en France.
Nous qui avons dégainé à chaque orage ou petite tempête des aides, des plans de relance ou de "résilience", et des boucliers aussi nombreux qu'inefficaces, nous rechignons aujourd'hui à distribuer de l'argent.
Malgré les manifestations et les protestations.
Nous, les champions mondiaux du "quoi qu'il en coûte", avons-nous enfin compris que le quoi qu'il en coûte coûte une fortune et plombe le pays ?
Pas tout à fait.
Ce qui a changé
Avec la crise en Iran, c'est le fait que le niveau des dettes est à des niveaux records, en France bien sûr, mais également dans la plupart des pays développés, et que les taux d'intérêt sont sensiblement remontés.
Les marchés ont envoyé un signal fort aux gouvernements : si vous repartez dans des dépenses inconsidérées, vous serez sanctionnés par des intérêts de plus en plus lourds sur votre dette.
Ceux que les Anglo-Saxons
Appellent maintenant les BIFs, après les PIGS pendant la crise de l'euro, Portugal, Italie, Grèce et Espagne, n'ont pas de marge de manœuvre.
Ces nouveaux pays à problème sont la Grande-Bretagne, l'Italie et la France, les trois pays européens qui ont vu leurs taux le plus progresser avec la guerre en Iran.
Les BIFs donc.
Moins méprisants que les PIGS, mais pas glorieux non plus.
Et le FMI
A enfoncé le clou avec une multitude de déclarations et de chiffres hier.
Et notamment un chiffre : en 2029, le niveau de la dette mondiale atteindra les 100 % du PIB.
Avec deux ans d'avance par rapport aux précédentes projections.
Et ce n'est pas une bonne nouvelle.
Le FMI
Lance donc un avertissement clair aux gouvernements : vous devez vous concentrer sur la gestion de vos finances publiques et réduire de toute urgence votre déficit budgétaire.
Et il milite pour l'arrêt des aides et des plans de relance.
Pour la réduction des dépenses publiques, ce n'est pas pour demain, ni après-demain en France, mais en attendant, les marchés ont réussi à faire un peu peur aux accros du quoi qu'il en coûte.
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Riber fabrique des machines que presque personne ne connaît, pour un marché que tout le monde connaît sans le savoir. Fondée en 1964 à Bezons, la PME de 119 personnes est le leader mondial des équipements d'épitaxie par jets moléculaires (MBE). Ce procédé consiste à déposer des matériaux semi-conducteurs couche par couche, à l'échelle de l'atome, dans un environnement d'ultra-haut vide. Les composants ainsi fabriqués se retrouvent dans les radars, les lasers à fibres optiques, les antennes 5G, les détecteurs infrarouges, la vision nocturne. Plus de 800 systèmes Riber sont en opération dans le monde.
Le titre cotait sous 2,50 € il y a un an. Il s'échange aujourd'hui autour de 13 €, pulvérisant un record vieux de 25 ans. +471% sur douze mois. +82% depuis le 1er janvier.
Le moteur de cette réévaluation se résume en cinq lettres : ROSIE. RIBER Oxide on Silicon Epitaxy est la plateforme de rupture développée depuis 2019 pour adresser le marché de la photonique intégrée sur silicium, les puces qui gèrent la transmission de données optiques dans les datacenters, lesquels explosent avec l'essor de l'IA.
Deux premiers exemplaires ont été commandés en 2025, dont le premier livré au Novo Nordisk Foundation Quantum Computing Programme au Danemark. Un second est attendu chez un client américain confidentiel dans le quantique. Le marché de la photonique sur silicium doit décoller entre 2027 et 2028, et Riber en est aujourd'hui l'un des rares fournisseurs d'équipements industriels compatibles 300 mm.
Les résultats annuels 2025 publiés le 8 avril confirment la dynamique sans fracas : chiffre d'affaires à 40,3 M€, stable sur un an et conforme aux objectifs, mais résultat opérationnel courant en hausse de 13,5% à 5,1 M€, marge brute à +4,7%. Le carnet de commandes bondit de 24% à 26,9 M€, dont une commande ROSIE et quatre systèmes de production. Sans intégrer la commande japonaise annoncée en janvier.
Le dossier reste une valeur de conviction sur une technologie qui en est à ses débuts: les volumes ROSIE sont encore embryonnaires, la dépendance aux licences d'exportation est une contrainte réelle, et le marché cible ne décollera qu'en 2027-2028. L'avenir nous dira si l'emballement actuel est justifié.

La semaine des Small Caps dans les semis 💻
Soitec a encore attiré l’attention cette semaine (+55,4%), porté par un thème qui revient en force sur le marché : la photonique. Derrière ce regain d’intérêt, les investisseurs voient un possible relais de croissance dans les futurs centres de données dédiés à l’IA, où la lumière pourrait être utilisée pour accélérer la circulation des données au plus près des processeurs.
Un sujet sur lequel Soitec est bien placé grâce à son expertise dans le silicium sur isolant. Après avoir été lourdement sanctionné en Bourse, le titre retrouve ainsi des couleurs, même si le groupe reste encore en phase de convalescence sur ses marchés historiques. Depuis le début d’année, le titre explose de plus de 240% !
Kalray a elle aussi prolongé sa hausse cette semaine (+85,6%), dans le sillage du regain d’intérêt pour les valeurs françaises liées aux semi-conducteurs et à l’IA. La dynamique repose toutefois moins sur des fondamentaux déjà bien établis que sur un pari de retournement. Après une trajectoire très dégradée, le groupe a changé de cap en se recentrant sur la valorisation de ses technologies DPU, destinées aux infrastructures de données.
Le partenariat avec OpenChip a clairement renforcé la crédibilité de ce repositionnement. À ce stade, le dossier reste néanmoins très spéculatif : le marché achète surtout une promesse de stabilisation et de redressement durable. Quoi qu’il en soit, le cours entame l’année de la meilleure des façons avec une performance de +440%.
Semco a également participé au mouvement cette semaine (+26,5%), portée par un mix assez rare de momentum sectoriel et de fondamentaux solides. Introduite en Bourse l’an dernier, la société confirme la robustesse de son modèle avec un chiffre d’affaires 2025 de 34,2 M€ (+~30%) et une marge d’Ebit déjà supérieure à 40%, en avance sur ses objectifs.
Positionnée sur les eChucks, des composants critiques du front-end, elle bénéficie directement des grandes tendances (IA, 5G, défense), tout en conservant une bonne visibilité grâce à des cycles de qualification longs. Avec une croissance rentable, une montée en capacité déjà planifiée et un modèle discipliné, Semco apparaît davantage comme une valeur de qualité industrielle que comme un simple pari de marché.

La course à l’espace entre Amazon et SpaceX change de rythme. Jeff Bezos ne comble pas encore l’écart… mais il accélère clairement.
Amazon a frappé fort avec le rachat de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. L’enjeu : récupérer des fréquences clés pour connecter directement les smartphones depuis l’espace, ainsi que le partenariat stratégique avec Apple sur les services d’urgence de l’iPhone.
Face à cela, SpaceX conserve une avance massive. Starlink compte déjà près de 10 000 satellites en orbite, quand Amazon n’en aligne qu’environ 200, avec un objectif de 1 600 satellites d’ici juillet 2026 pour respecter les exigences de la FCC.
Mais Bezos joue une autre carte. Là où Musk construit un réseau, Amazon veut bâtir une infrastructure complète : satellites + cloud + distribution. En s’appuyant sur AWS et son écosystème, le groupe vise plus qu’un accès à Internet : un véritable cloud spatial.
©Charles Briggs/ZUMA/SIPA


©Getty Images for Coachella
Coachella 2026 bat son plein à Indio, avec son deuxième week-end en cours jusqu’au 19 avril.
Justin Bieber, tête d’affiche très attendue, a signé son retour au festival devant environ 125 000 personnes par jour à Indio, dans un show qui a dominé les conversations, entre ferveur pop et machine commerciale bien rodée. Son passage a aussi fait exploser les ventes de merchandising, avec 5,04 millions de dollars écoulés sur le premier week-end pour sa marque Skylrk.
Mais Coachella ne se joue plus seulement sur scène. Côté hébergement, la surchauffe est bien réelle : la demande locative a bondi de 22 %, le taux d’occupation a atteint 85 %, et les revenus des hôtes ont grimpé de 38 %, avec une flambée encore plus marquée sur le second week-end. Les pass VIP, eux, démarraient entre 1 199 et 1 399 dollars, sans compter les surcoûts, reventes et services annexes.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Quelle journée sur les marchés !
Pétrole -15 %, indices en forte hausse (+4 à +5 % en Europe), taux en baisse et dollar en recul. Un vrai rally global… même si la paix reste encore fragile.
🛢️ Vallourec - Un contrat record
Contrat géothermique majeur avec Fervo Energy (jusqu’à 800 M$). Le groupe confirme son virage vers les énergies décarbonées et enchaîne les bonnes performances boursières.
💻 La semaine IA des Small Caps Tech
OVHcloud mise sur une IA souveraine rentable, Sidetrade industrialise ses agents IA, et DHH profite du boom des GPU.
🚀 Meta AI entre dans la mêlée
Meta intègre son IA dans toutes ses apps. Stratégie clé : utiliser ses milliards d’utilisateurs pour imposer son assistant sans effort de conquête.
✝️ Léon XIV appelle à la paix
Lors de la bénédiction Urbi et Orbi, Léon XIV a adressé un message clair aux dirigeants : privilégier le dialogue et sortir de la logique de guerre.
Quelle journée sur les marchés !
Mercredi n'était pas une journée comme les autres.
Les investisseurs et les traders ont salué l'annonce de la trêve avec enthousiasme.
Après plus de cinq semaines de tension, le relâchement s'est propagé du pétrole aux indices boursiers, en passant par les taux d'intérêt, l'or ou encore le bitcoin.
Une journée particulière.
L'annonce de la trêve
A déclenché un véritable feu d'artifice sur les marchés financiers.
Sans surprise, c'est le marché du pétrole qui a connu le mouvement le plus spectaculaire.
Avec une baisse de plus de 15 % en quelques minutes, du jamais-vu depuis la pandémie.
Le pétrole a lourdement rechuté en dessous des 100 dollars.
Les indices boursiers ont suivi
L'Europe a progressé de près de 5 %, le CAC de 4,49 %.
L'Asie également.
Et les indices boursiers américains de près de 3 %.
Bref, c'était la fête sur les bourses.
Les taux d'intérêt
Se sont aussi largement détendus.
Près de 0,25 % de baisse un peu partout sur le taux de référence d'emprunt d'État à 10 ans.
3,55 % pour la France.
2,92 % pour l'Allemagne.
4,25 % pour les États-Unis.
Beaux mouvements aussi
Sur le dollar, qui a chuté, avec un euro proche de 1,17 dollar, et l'or a suivi en touchant les 4 800 dollars.
Bref, c'était la fête sur les marchés.
Et maintenant ?
Oui, évidemment, c'est la question à plusieurs centaines de milliards de dollars.
Déjà ce matin, les esprits chagrins, Européens en tête, ronchonnent que cette euphorie est un peu prématurée, que la guerre n'est pas terminée, que tout peut encore exploser, que la trêve peut être rompue...
Oui, c'est vrai. Ce n'est pas encore la fin de la guerre.
Mais ça y ressemble beaucoup, comme nous vous le disions hier.
Un accord de paix n'est pas encore pour demain, mais il est pour après-demain, car Trump est un businessman, l'Iran est exsangue et les derniers dirigeants encore vivants veulent garder leur poste et lorgnent vers une solution à la vénézuélienne.
Convictions
Comme vous l'avez vu, depuis le début de la guerre, nous avons défendu notre conviction.
Ce n'était pas toujours facile, tant le bruit médiatique était assourdissant.
Mais nous n'avons pas changé de cap : une guerre courte, un pétrole qui rechutera lourdement, des taux qui vont rebaisser et pas d'inflation durable, mais une hausse des prix temporaire.
Nous sommes toujours sur ce scénario.
C'était notre conviction.
Et cela le reste.
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Le titre Vallourec enchaîne les bonnes nouvelles. Coté sur Euronext Paris, son cours a progressé de plus de 60% sur un an et déjà près de 50% depuis le début d’année, porté par un carnet de commandes bien rempli et une stratégie de diversification qui commence à payer.
Le dernier catalyseur en date est de taille. Vallourec a annoncé ce 9 avril la signature d'un accord d'approvisionnement exclusif de cinq ans avec Fervo Energy, pionnier américain de la géothermie de nouvelle génération. L'enjeu financier est clair, jusqu'à 800 millions de dollars de chiffre d'affaires potentiel sur les 5 prochaines années. Vallourec y fournira ses solutions tubulaires premium et ses connexions VAM®, entièrement fabriquées aux États-Unis, pour soutenir le déploiement de « GeoBlocks » (des centrales géothermiques de 50 MW) que Fervo cherche à répliquer à grande échelle à travers le pays.
Ce contrat n'est pas un coup isolé, il s'inscrit dans une tendance de fond. Selon l'AIE (International Energy Agency), les investissements dans la géothermie de nouvelle génération ont été multipliés par plus de cinq depuis 2022, tirés par la demande en électricité décarbonée des datacenters. Vallourec en profite directement puisque ses commandes de produits géothermiques ont triplé en 2025 par rapport aux deux années précédentes.
Vallourec n'est plus seulement un équipementier du pétrole et du gaz. Le groupe se repositionne comme un acteur clé de la transition énergétique, avec des contrats long terme qui sécurisent sa visibilité. Les résultats du premier trimestre 2026 sont attendus dans un peu plus de 30 jours, une prochaine occasion de confirmer cette dynamique.

La semaine IA des Small Caps Tech 💻
OVHcloud est revenu sur le devant de la scène avec la publication de son premier semestre. Sur l’IA, la trajectoire reste mesurée mais cohérente : investir dans l’infrastructure, oui, mais uniquement si la rentabilité est au rendez‑vous. L’entrée au capital de Dragon LLM s’inscrit dans cette logique, en renforçant son positionnement dans un contexte où l’usage des GPU devient de plus en plus rentable. Le groupe mise également sur un axe différenciant en Europe : proposer des solutions d’IA opérées dans des environnements souverains, un segment où la demande progresse rapidement.
DHH, société italienne d’environ 120 M€ de capitalisation, avance sur un positionnement différent. L’entreprise, qui a publié fin mars ses résultats 2025, s’est rapidement affirmée comme un acteur du cloud computing avec un focus marqué sur les GPU. Le segment cloud computing atteint 14,5 M€ (36 % du total, +2 % YoY) et le segment GPU affiche une croissance annuelle supérieure à 100 %, signe d’une demande forte et en nette accélération.
Dans un autre registre, Sidetrade, éditeur spécialisé dans l’order‑to‑cash, a présenté son plan “O2C Intelligence 2030”, qui marque une rupture nette dans son organisation. L’entreprise déploie des agents IA dans l’ensemble de ses opérations, avec un objectif assumé de 10 à 15 % de gains d’efficacité. Cette stratégie traduit une conviction forte : l’IA n’est plus un module additionnel, mais un moteur de transformation structurelle dans l’entreprise.

Meta ne veut plus observer la vague de l’intelligence artificielle depuis les tribunes. Avec Meta AI désormais intégré à Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, le groupe passe à l’offensive. L’enjeu n’est pas seulement technologique. Il est industriel.
L’idée est redoutablement simple. Plutôt que de pousser un nouvel usage, Meta glisse son assistant au cœur d’usages déjà installés. Là où d’autres doivent conquérir l’attention, lui part avec un avantage colossal. Les plateformes sont là, les audiences aussi, les réflexes également.
C’est ce qui rend ce lancement intéressant. Meta ne sort pas un gadget de plus dans un marché saturé. Il organise la rencontre entre l’IA et ses propres carrefours d’audience. En clair, le groupe transforme son empire social en machine de diffusion pour l’intelligence artificielle.
Derrière la promesse d’un assistant plus fluide, plus conversationnel, plus naturel, se joue en réalité une bataille de distribution. Et sur ce terrain, Meta avance avec une puissance rare. Zuckerberg ne cherche plus à suivre le rythme. Il veut imposer le sien.
©AFP/Kirill KUDRYAVTSEV


©VaticanNews
Pour sa première bénédiction pascale Urbi et Orbi, prononcée le 5 avril depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a choisi un registre direct. Le nouveau pape a centré son message sur la guerre, la violence et l’indifférence, avec une formule nette adressée aux dirigeants du monde. Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix.
Le ton importe autant que le fond. L’Urbi et Orbi, grand message de Pâques adressé à Rome et au monde, est souvent un moment de synthèse spirituelle. Cette année, il a aussi pris une dimension très politique. Léon XIV a opposé la paix du dialogue à la logique de domination, tout en dénonçant une forme d’accoutumance collective à la violence.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Si vous avez compris...
Discours sans cap clair sur la guerre, ton à la fois offensif et incertain. Résultat : pétrole +7%, marchés en baisse. Les investisseurs attendaient de la visibilité, ils ont eu de l’ambiguïté.
💻Equasens - Le début de la remontada ?
Résultats solides (CA +9%, EBITDA +9%) et perspectives portées par l’IA et le Ségur. Le titre rebondit fortement après des mois de désamour.
🏭Électronique industrielle - Des publications qui stabilisent dans un marché encore chahuté
Actia surprend (+22%), ICape rassure avec son carnet de commandes, 2CRSi explose grâce à l’IA. Le secteur reste volatil mais les bons élèves émergent.
🚀SpaceX prêt à décoller en Bourse
Objectif : lever jusqu’à 80 Md$ pour une valorisation de 1 750 Md$. Musk veut casser les codes avec une IPO “spectacle” ouverte aux particuliers.
📷 50 ans après Apollo, l’humanité est enfin de retour en orbite lunaire
La mission Artemis 2 marque le retour des vols habités vers la Lune, plus de 50 ans après Apollo. Une répétition clé avant un alunissage prévu en 2028.
Si vous avez compris...
... ce que j'ai dit, c'est que je me suis mal exprimé : Trump pourrait faire sienne cette célèbre formule de l'ancien patron de la Banque centrale américaine, Alan Greenspan.
On attendait hier soir, nous aussi, l'annonce de la fin de la guerre imminente, mais Trump a soufflé une fois de plus le chaud et le froid.
Les marchés n'ont retenu que le froid et rechutent.
20 minutes
Son discours n'a duré que 20 minutes.
Moins long que ses récents discours-fleuves.
Et il n'a pas donné d'indications précises sur la fin de la guerre.
Il a à la fois annoncé que les objectifs militaires seraient atteints très rapidement et qu'il allait ramener l'Iran à l'âge de pierre, "where they belong".
Et qu'il allait encore les frapper très durement dans les semaines qui viennent.
Un discours
Pour tenter de convaincre les Américains que cette guerre était nécessaire : c'est l'analyse du Wall Street Journal.
Trump a expliqué que l'Iran était une menace pour la région et pour les États-Unis.
Et que l'Iran était le régime le plus violent sur Terre et qu'il était impossible de lui laisser posséder l'arme nucléaire.
Il suit les marchés
Trump garde un œil sur les marchés.
Et il a déclaré que la pression sur les prix du pétrole et sur les marchés serait de courte durée et n'affecterait pas la vie des Américains.
Mais selon les derniers sondages, 80 % des Américains sont inquiets du prix de l'essence, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour les Républicains alors que les midterms approchent à grands pas.
Les marchés
N'ont pas du tout apprécié le discours.
Ils attendaient une annonce claire et précise sur la fin de la guerre.
Le pétrole a rebondi de plus de 7 %, le Nikkei a perdu plus de 2 % et les indices européens rechutent de près de 1,5 %.
Trump
A sûrement observé l'impact négatif de son discours sur les marchés.
Nous ne sommes pas à l'abri d'une nouvelle déclaration plus positive dans les jours qui viennent pour prendre à nouveau les marchés à contrepied.
Mais il semble que le scénario privilégié de Trump soit celui d'une dernière démonstration de force massive, qui passera peut-être par la prise de contrôle de l'île de Kharg avant la fin des combats.
Le temps presse pour que le conflit n'impacte pas durablement l'économie mondiale.
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Il y a des dossiers que le marché boude sans raison valable pendant des mois, et qui se réveillent brutalement le jour où les chiffres sont là. Equasens en a fait la démonstration en début de semaine : +11,8% lundi, meilleure performance du SRD, après la publication de ses résultats annuels 2025.
Chiffre d'affaires à 236,5 M€, +9,1%. EBITDA courant à 66,7 M€, +9,1%. Résultat net à 41,1 M€, +8,8%. ARR à 108 M€, soir une hausse de +8,8%. Chaque ligne progresse dans le même sens, à un rythme régulier, sans coup d'éclat ni déception. La trésorerie nette ressort à 83,6 M€, en légère progression. Un dividende de 1,40 € par action est également proposé.
Ce qui a séduit le marché, c'est peut-être autant les perspectives que les chiffres. Pour 2026, le groupe mise sur l'intégration de l'IA dans ses logiciels métier, une couche dite "agentique" destinée à automatiser les tâches répétitives en officine et à assister les professionnels de santé dans leur prise de décision. Un positionnement défensif — les pharmacies représentent plus de 70% du CA et ne désinvestissent pas leur logiciel de gestion en période de crise — couplé à un vrai levier de croissance structurel avec le Ségur Vague 2 qui doit monter en puissance à partir du deuxième trimestre.
Une transition de gouvernance s'amorce par ailleurs : le fondateur Thierry Chapusot ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat de président à l'issue de l'AG du 25 juin. François-Pierre Marquier, venu de Cegid, prend la direction générale déléguée dès le 1er avril. Après avoir tutoyé les 120 € début 2021, et avoir perdu près de -70% depuis, la remonta est peut-être en train de s'amorcer pour le groupe lorrain.

Électronique industrielle - Des publications qui stabilisent dans un marché encore chahuté 🏭
Le secteur de l’électronique industrielle reste pris dans une dynamique contrastée. La demande finale reste dépendante des cycles industriels et des tensions sur certains composants, et le marché reste volatil. Mais les publications de la semaine ont apporté des signaux plus constructifs, avec des réactions boursières très différenciées selon la qualité d’exécution.
Actia Group fait partie des bonnes surprises. Le groupe a publié des résultats 2025 en nette amélioration avec un EBITDA en hausse de +76% à 38,2 M€ et un retour à un résultat opérationnel positif de 6,4 M€ (vs perte l’an dernier). Malgré un résultat net encore négatif (-5,8 M€), le marché a salué le redressement opérationnel, avec un titre qui a bondi jusqu’à +22% sur la semaine. Clairement, le levier opérationnel revient.
ICape Holding affiche une croissance robuste avec un chiffre d’affaires de 200,3 M€ (+12%, dont +5,1% organique). L’EBIT ressort à 8,8 M€, en recul, ce qui maintient une pression sur la marge. Mais le point clé reste le carnet de commandes, en forte hausse de +28%, qui soutient la visibilité. Le marché a plutôt bien accueilli ces éléments, avec un titre en hausse d’environ +10% sur la semaine.
Enfin, 2CRSi reste dans une dynamique totalement à part, portée par la vague IA. Le groupe publie un semestre spectaculaire avec un chiffre d’affaires de 204,7 M€ (multiplié par près de 10) et un EBITDA de 9,6 M€ (x4,6). La croissance est tirée par la demande en infrastructures de calcul et en serveurs IA. Le momentum opérationnel est très fort, avec des objectifs relevés au-delà de 300 M€ de chiffre d’affaires annuel, voire 400 M€ selon le rythme de déploiement.

SpaceX se rapproche d’une introduction en Bourse qui s’annonce hors norme. Selon le Wall Street Journal, l’entreprise d’Elon Musk préparerait un dépôt de dossier dès la mi-juin, avec une ambition à la hauteur de son fondateur : lever entre 40 et 80 milliards de dollars pour viser une valorisation de 1 750 milliards dès son entrée sur le marché.
Ce projet ne ressemble pas à une IPO classique. Musk voudrait remplacer le traditionnel roadshow par des visites d’usines et des lancements, fidèle à une méthode plus spectaculaire que bancaire. Il envisagerait aussi de réserver jusqu’à 30 % des titres aux investisseurs individuels, bien au-delà des standards habituels de Wall Street.
Il faut dire que SpaceX n’est plus seulement un constructeur de fusées. Entre 165 lancements en 2025, la montée en puissance de Starlink et les projets croisés avec xAI, l’entreprise se présente désormais comme une infrastructure globale, à la frontière du spatial, des télécoms et de l’IA.
©SpaceX


©WATSON
Artemis 2 a enfin quitté le sol. Ce mercredi 1er avril 2026, la NASA a lancé avec succès sa première mission habitée vers la Lune depuis la fin d’Apollo. Plus de cinquante ans après, le programme lunaire américain entre à nouveau dans le concret.
À bord de la capsule Orion, tractée par le lanceur SLS, quatre astronautes — Victor Glover, Christina Koch, Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen — sont partis pour une mission d’une dizaine de jours. Leur trajectoire les emmènera bien au-delà de l’orbite basse, jusqu’à un survol de la Lune, soit une distance environ 1 000 fois supérieure à celle de l’ISS.
Mais ce vol n’est pas encore un retour sur le sol lunaire. Artemis 2 sert de répétition générale. Si Orion valide ses manœuvres, ses communications et surtout son bouclier thermique au retour, la NASA pourra maintenir son cap vers un alunissage habité en 2028.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le mystère de l'or
Depuis le début de la guerre en Iran, l’or a chuté de 15 %. Besoin de liquidités, ventes possibles des banques centrales, remontée des taux et rebond du dollar : le “safe haven” s’est transformé en variable d’ajustement.
📰 Reworld Media - Solide en 2025, avec un vrai glow-up des marges
CA quasi stable à 529 M€, EBITDA en hausse de 3 %, génération de cash solide et dette nette en baisse. Le groupe continue de pivoter vers le digital, le social… et déjà le GEO/IA.
🔬 Santé - Semaine sous anesthésie
Valneva décroche après une déception sur Lyme, Emeis recule sur des résultats jugés trop justes, Theraclion reste pénalisé par l’absence de catalyseurs. Le secteur rappelle sa brutalité boursière.
🎯 Elon Musk veut produire entre 100 et 200 milliards de puces par an
Avec Terafab, il veut internaliser toute la chaîne critique pour Tesla, SpaceX et xAI. Ambition affichée : 100 à 200 milliards de puces par an. Toujours plus grand, toujours plus intégré.
📷 Hommage national à Lionel Jospin
La France a rendu hommage à l’ancien Premier ministre aux Invalides, avant ses obsèques au Montparnasse. Macron a salué l’héritage laissé par les 35 heures, la CMU et le Pacs.
Le mystère de l'or
L'or.
L'or est considéré comme la valeur refuge par excellence.
L'actif vers lequel les investisseurs se ruent quand ils ont des craintes sur l'économie et la géopolitique.
Quand ils ont des craintes sur les conséquences d'une guerre, par exemple.
Et pourtant, depuis le début de la guerre en Iran, l'or a chuté de 15 %.
Pourquoi ?
Dans la liste des valeurs refuges
Ces actifs vers lesquels se ruent les investisseurs quand ils sont en situation de stress, l'or est toujours sur le podium.
Et une situation comme la guerre en Iran est une situation de stress typique pendant laquelle l'or aurait dû flamber.
Or, jeu de mots oblige, il a baissé.
De 15 %.
Il y a plusieurs explicationsEt elles me semblent toutes valables.
1. La recherche de liquiditésQuand les investisseurs sont sous pression, et ils le sont actuellement avec la baisse des indices boursiers mais également avec le mini-krach des marchés de taux, ils cherchent à récupérer des liquidités.
Parfois pour répondre à des margin calls.
Ils ont donc tendance à vendre ce sur quoi ils ont gagné de l'argent et peuvent prendre des profits.
C'est le cas de l'or, qui était en très forte hausse : de moins de 3 000 $ à 5 600 $ en moins d'un an.
2. Les banques centrales
Rappelez-vous.
La ruée vers l'or des banques centrales était l'un des facteurs majeurs de la flambée de l'or.
Des banques centrales qui cherchaient à se désensibiliser du dollar en diversifiant leurs réserves.
Avec la guerre, avec les besoins de fonds pour des dépenses d'armement, on pense, même s'il faut un peu de temps pour avoir les chiffres d'évolution des réserves, qu'elles ont pu vendre une petite partie de leurs réserves, ou au moins suspendre momentanément leurs achats.
3. Et enfin les taux d’intérêt et le dollar
Comme vous le savez, l'or n'a aucun rendement.
Et il arrive souvent que quand les taux d’intérêt montent, comme c'est le cas depuis le début de la guerre en Iran, les investisseurs en quête de rendement se détournent de l'or pour se reporter vers des rendements plus attractifs.
Pour être tout à fait complet, on observe également souvent une corrélation négative entre le dollar et l'or, quand le dollar monte et sert de valeur refuge, ce qui est aussi le cas depuis le début de la guerre, l'or a tendance à se replier.
Et maintenant ?
Quand l'or flirtait avec des niveaux records, nous vous avions dit ceci, et c'est toujours valable.
L'or est un anxiolytique financier.
Y consacrer 2 à 3 % de ses actifs est une bonne idée si cela peut vous rassurer.
Un anxiolytique financier, mais pas un viagra financier : attention donc à ne pas y consacrer une trop grosse part de ses actifs pour sentir une nouvelle jeunesse.
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Reworld Media a publié une année 2025 globalement solide. Le chiffre d’affaires est resté presque stable à 529 M€, en léger recul de 1%, mais la tendance s’est améliorée au fil des mois, avec un retour à la croissance au second semestre (+0,6%).
Dans le même temps, le groupe a amélioré sa rentabilité. L’EBITDA a progressé de 3% à 55,4 M€, soit une marge de 10,5% (+0,4 point), porté par le BtoB, qui représente désormais 60% du chiffre d’affaires et a encore crû de 2,4%, grâce au digital et surtout au social.
Cette bonne tenue opérationnelle s’est aussi retrouvée dans le cash, avec des flux d’exploitation en hausse de 11% à 58 M€, supérieurs à l’EBITDA. Reworld a ainsi renforcé sa trésorerie à 96,8 M€ (+11,7%) et réduit sa dette nette de -20,4%, à 1,5x l’EBITDA.
Le résultat net a toutefois reculé de -20,6% à 19,9 M€, en dessous des attentes, pénalisé par des éléments exceptionnels.
En toile de fond, le groupe a commencé à exploiter le levier GEO/IA (optimisation de la visibilité des contenus dans les réponses des agents conversationnels), un axe potentiellement majeur, alors que Reworld figure déjà parmi les groupes médias les plus consultés par les agents conversationnels.

Santé - Semaine sous anesthésie 🔬
Semaine difficile pour plusieurs valeurs small & mid caps santé, avec des réactions de marché particulièrement sévères. Entre déceptions cliniques, publications décevantes et attentes élevées, les investisseurs ont sanctionné des dossiers pourtant bien identifiés.
Valneva plonge lourdement (-38,4% sur 8 jours) après une publication qui a douché les espoirs autour de son vaccin contre la maladie de Lyme. Les résultats du candidat PF-07307405, développés avec Pfizer, n’ont pas apporté les éléments différenciants attendus par le marché, notamment en termes de profil d’efficacité et de calendrier.
Le marché, qui attendait un scénario plus favorable, ajuste brutalement ses anticipations commerciales. Cette réaction illustre une constante du secteur, la valorisation reste extrêmement sensible aux news flow cliniques.
Emeis recule nettement après la publication de ses résultats annuels. Le groupe (ex-Orpea) affiche un chiffre d’affaires légèrement en deçà des attentes et une amélioration des marges qui reste progressive. Surtout, le levier financier demeure un point de crispation majeur avec un ratio de 11,9x Dette nette/EBITDA malgré les restructurations engagées. La trajectoire de redressement longue continue de peser sur le sentiment. Le marché sanctionne ainsi une publication jugée “correcte mais insuffisante” au regard du risque bilan et de l’historique récent, -8,4% sur la semaine.
Theraclion en repli de -6,3% sur 8 jours et -24,6% depuis le début d’année dans un contexte plus diffus. Contrairement à Valneva, pas de news aussi structurante, mais un titre qui reste pénalisé par un manque de catalyseurs et une liquidité limitée. Le dossier conserve un profil spéculatif, avec des avancées technologiques intéressantes dans les ultrasons thérapeutiques, mais souffre d’un déficit de catalyseurs court terme capables de soutenir la valorisation. Dans un marché plus sélectif, ce type de profil est souvent délaissé.

Elon Musk pousse un cran plus loin l’intégration verticale. Avec Terafab, il réunit Tesla, SpaceX et xAI dans un même projet, construire une méga-usine de semi-conducteurs pour ne plus dépendre des fournisseurs externes, à commencer par Nvidia.
Installée à Austin, Terafab vise une production hors norme, entre 100 et 200 milliards de puces par an, en technologie 2 nanomètres, avec un objectif d’un million de wafers mensuels. L’ambition est claire : dépasser les capacités actuelles du marché et internaliser toute la chaîne critique pour alimenter robots et véhicules autonomes.
Mais le projet ne s’arrête pas à la production. Une large partie de la puissance de calcul — près de 80 % — serait envoyée en orbite via Starlink. L’idée, exploiter une énergie solaire plus abondante et résoudre les contraintes de refroidissement, devenues centrales dans l’ère de l’IA.
Avec un investissement estimé entre 20 et 25 milliards de dollars, Terafab repose aussi sur un modèle dit “récursif”, produire, tester et améliorer les puces en continu, au sein d’un même site. Moins une usine qu’un système fermé, pensé pour accélérer sans dépendre de l’extérieur.
©Reuters


©Linternaute
Ce jeudi 26 mars, la France a rendu un hommage national à Lionel Jospin aux Invalides, avant ses obsèques au cimetière du Montparnasse. L’ancien Premier ministre, mort dimanche à 88 ans, laisse derrière lui une trace durable dans la vie politique française.
Devant son cercueil drapé du drapeau tricolore, Emmanuel Macron a salué un homme qui a « modernisé la vie économique, sociale et démocratique de la Nation », rappelant l’empreinte laissée par les 35 heures, la CMU et le Pacs.
Aux Invalides comme au Montparnasse, de nombreuses figures de la gauche étaient présentes, parmi lesquelles François Hollande, Olivier Faure, Manuel Valls ou encore Anne Hidalgo. Plusieurs milliers de personnes ont ensuite assisté aux obsèques dans le XIVe arrondissement de Paris.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'Allemagne se réarme
600 Md€ dans la défense + 500 Md€ d’infrastructures : les commandes affluent déjà (+7,4%). L’industrie locale en profite, même hors défense. Objectif : sortir enfin de la récession
💥 Dividende exceptionnel pour Bolloré
1,50€ par action, soit ~34% de rendement. 4,2 Md€ redistribués après les cessions logistiques. Le marché applaudit, la holding active sa machine à cash.
💻 ESN - Tous dans le même panier ?
Aubay relève ses ambitions, Infotel reste solide mais sans élan, Sword confirme sa dynamique. Le secteur se normalise, la reprise reste progressive.
🚀 NVIDIA voit toujours plus grand et le marché des puces aussi
Marché des puces IA estimé à plus de 1 000 Md$ d’ici 2027. L’enjeu bascule vers l’usage massif (inference), où Nvidia veut creuser l’écart.
📷 France Libre met le cap sur le grand chantier naval
Futur porte-avions nucléaire à 10 Md€, 800 entreprises mobilisées, jusqu’à 14 000 emplois. Un projet industriel autant que stratégique.
L'Allemagne se réarme
C'est parti.
Le plan d'investissement dans la défense de l'Allemagne commence à se déployer, avec des commandes massives et des impacts sur la production industrielle.
La relance allemande par la défense, mais aussi par l'infrastructure, va permettre à l'Allemagne de s'extirper de plusieurs années de récession.
La question qui se posait pour l'Allemagne, mais aussi pour la zone euro, était de savoir quand le plan massif de relance allemand commencerait à impacter positivement la production et la croissance allemandes.
On craignait un déploiement lent et poussif, avec des effets à partir de 2027, au mieux.
Mais les commandes commencent à affluer.
Les 600 milliards de plan de défense commencent à ruisseler.
Et ce montant d'investissement bénéficie même d'un effet de levier, car les banques accompagnent le mouvement avec des crédits pour les entreprises concernées.
Et une première surprise
Une bonne surprise.
On craignait que l'impact de ces commandes soit limité pour l'Allemagne et qu'elles bénéficient massivement à l'industrie de la défense américaine.
Selon Bloomberg, les entreprises allemandes de la défense en bénéficient largement.
Et, point important, de nombreuses entreprises qui n'avaient pas d'activité défense se sont partiellement reconverties pour devenir fournisseurs du secteur. C'est le cas d'entreprises du secteur automobile.
Rappelons que
Ce plan défense de 600 milliards d'euros, qui sera déployé sur trois ans, vient s'ajouter à un plan de relance par l'infrastructure de 500 milliards d'euros.
De quoi booster la croissance allemande de plus de 0,5 % par an.
Et lui permettre enfin de sortir de la récession.
L'impact sur la croissance de la zone euro sera également positif, mais limité.
Les commandes à l'industrie
Ont déjà progressé de 7,4 % entre novembre et janvier.
Et ce n'est que le début.
La guerre en Ukraine qui n'en finit pas, ainsi que la guerre en Iran, vont pousser l'Allemagne à accélérer encore son réarmement.
Un moyen de relancer son économie.
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Un rendement spot de 34% qui nous permet de monter en taille de capitalisation pour cette semaine, et d'accueillir Bolloré dans notre Pulse.
La société a annoncé 1,50 € de dividende exceptionnel pour un titre qui cotait autour de 4,40 € la veille de l'annonce. Le marché a répondu sans attendre : le titre a bondi de près de 13% dans la séance du 18 mars, prenant la tête du SBF 120.
La mécanique est pour une fois simple à comprendre avec la société. En 2022 et 2024, Bolloré a cédé successivement Bolloré Africa Logistics puis Bolloré Logistics pour un montant global d'environ 10 Md€ — deux cessions majeures qui ont transformé le groupe en une holding assise sur un matelas de liquidités sans emploi visible. Faute de réinvestissement significatif depuis, le trésor de guerre s'est accumulé patiemment : 5,6 Md€ de trésorerie nette à fin 2025.
Le conseil d'administration a finalement tranché : 4,2 Md€ seront redistribués aux actionnaires en numéraire. Versement prévu le 25 juin. Une annonce à laquelle peu d'analystes et d'observateurs s'attendaient.
Le contexte opérationnel 2025 est tout de même plus contrasté : un chiffre d'affaires en recul de 9%, pénalisé par la baisse des cours de l'énergie, un résultat net en fort recul par rapport à 2024 — mais l'exercice précédent était dopé par une plus-value de cession de 3,6 milliards. Ce qui compte structurellement, c'est l'EBITDA qui ressort à 286 M€ contre 1 M€ en 2024, porté par les bonnes performances des participations médias : UMG en hausse de 8%, et Canal+, Havas, Louis Hachette désormais intégrés sur l'ensemble de l'exercice pour la première fois. Le portefeuille de participations cotées prend forme.
La machine à dividendes ne s'arrête pas là : la Compagnie de l'Odet, qui détient 71% de Bolloré, a déjà annoncé son intention de reverser à son tour au moins les deux tiers du dividende exceptionnel reçu. La structure en millefeuille Bolloré fonctionne dans les deux sens.

ESN - Tous dans le même panier ? 💻
Cap sur les trois small caps ESN qui ont publié cette semaine, dans un marché toujours heurté où la visibilité reste un luxe. Entre normalisation de la demande, marges sous pression et premiers signaux de reprise, ces publications offrent un bon baromètre de la micro‑dynamique du secteur.
Aubay 🚀signe une fin 2025 solide mais contrastée, avec un chiffre d’affaires de 601,7 M€ (+11,4%, dont +1,2% organique). La marge opérationnelle d’activité s’effrite légèrement à 9,1% (vs 9,2% en 2024) mais ressort au‑dessus de la guidance (8,5–9,0%). Ce qui marque surtout, c’est la guidance 2026, nettement plus ambitieuse et signe d’une visibilité retrouvée. La direction vise un CA de 676–690 M€, soit +12% à +15% publié et +3% à +5% organique, contre 0–3% annoncé un an plus tôt. La marge opérationnelle d’activité est attendue entre 9,0% et 9,5%, au‑dessus de la fourchette initiale 2025 (8–9%).
Infotel 🧭 publie des résultats 2025 solides mais sans véritable traction, avec un chiffre d’affaires de 294 M€ (‑0,3%) et un ROC en hausse de +8,4% à 24,7 M€, maintenant une marge opérationnelle stable à 8,4%. La trésorerie reste très robuste à 109,6 M€, sans dette, ce qui interroge sur son futur emploi dans un contexte de croissance organique limitée. Le plan stratégique 2030 apporte un premier éclairage : Infotel vise 500 M€ de CA et 10% de marge, un changement d’échelle ambitieux reposant sur un mix équilibré croissance organique/ croissance externe. L’absence de guidance 2026 laisse toutefois le marché dans l’attente d’un signal clair sur le redémarrage post‑2025 et sur le rythme d’exécution du plan.
Et la semaine dernière si vous l’avez râté, Sword 🗡️a signé une publication 2025 très solide, confirmant ses estimations : 357,7 M€ de CA (+12,3% organique), marge EBITDA 12%, EBIT 35,4 M€ (MOC 9,9%) et un RN de 22,5 M€, au‑dessus de nos attentes. La dynamique reste tirée par UK/US et l’Offshore, tandis que le backlog atteint un record à 704,5 M€ (+10% QoQ). Structure financière renforcée (dette nette 28,2 M€) malgré les acquisitions. Sword réitère pour 2026 une croissance organique de +12% et 12% de marge EBITDA, soutenue par l’IA, la cybersécurité et un pipeline robuste.

Jensen Huang a encore relevé la barre. Le patron de Nvidia estime désormais que l’opportunité de revenus liée aux puces d’intelligence artificielle pourrait dépasser 1 000 milliards de dollars d’ici 2027, contre 500 milliards évoqués auparavant. Ce relèvement ne repose pas seulement sur l’euphorie ambiante, il traduit surtout la montée en puissance de l’inference, c’est-à-dire la phase où les modèles d’IA tournent en conditions réelles, à grande échelle, pour répondre, générer, traduire ou automatiser.
Le message de Nvidia est limpide, la prochaine bataille ne se joue plus seulement dans l’entraînement des modèles, mais dans leur usage industriel massif. C’est précisément là que le groupe veut consolider son avance, avec ses puces Blackwell et Rubin, tout en élargissant son offre autour du calcul, du réseau et des architectures hybrides. En relevant ainsi son estimation, Jensen Huang ne vend pas seulement un horizon. Il rappelle que, dans l’IA, la taille du marché grossit presque aussi vite que les besoins en calcul.
©Reuters


© Gonzalo Fuentes, Reuters
Emmanuel Macron a officiellement dévoilé le nom du futur porte-avions français, France Libre, appelé à succéder au Charles de Gaulle à l’horizon 2038. Derrière le symbole gaullien, il y a surtout un programme industriel hors norme : un navire de 310 mètres, à propulsion nucléaire, estimé à 10,2 milliards d’euros selon les chiffres officiels, même si certaines évaluations industrielles évoquent déjà une facture plus lourde.
L’enjeu dépasse largement le baptême présidentiel. Le chantier mobilise plus de 800 entreprises et devrait représenter jusqu’à 14 000 emplois, avec en moyenne 8 800 salariés mobilisés entre 2026 et 2038. Autrement dit, le France Libre n’est pas seulement un instrument de souveraineté militaire, c’est aussi un paquebot budgétaire et industriel.
Dans un pays où l’on aime les grands symboles, ce porte-avions coche toutes les cases : mémoire, puissance, emploi, réarmement. Reste désormais à tenir le calendrier et, surtout, la facture.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'enjeu du pétrole
Malgré la transition énergétique, le pétrole reste clé. La tension autour du détroit d’Ormuz a fait bondir les prix de près de 10 %, rappelant qu’avec 104 millions de barils consommés par jour, l’économie mondiale en dépend toujours fortement.
💥 Acquisition de taille pour EPC
Le groupe français d’explosifs civils rachète SSE et devient numéro 1 européen du secteur. L’opération de 160 M€ ouvre l’accès aux grands contrats miniers et renforce sa position dans le Top 5 mondial.
🔬Cette semaine, les biotechs retrouvent la santé
Sensorion s’envole après l’entrée de Sanofi au capital, NFL Biosciences rebondit grâce à ses avancées cliniques, et Abivax reste au cœur des spéculations de rachat autour de son traitement des maladies inflammatoires.
💸Amazon sort le chéquier obligataire pour garder la tête dans les nuages
Le groupe prépare une gigantesque émission obligataire pour financer l’IA et les data centers d’AWS. Le cloud devient une industrie lourde où les géants de la tech investissent des dizaines de milliards.
📷 Russell ouvre la nouvelle ère en patron
La nouvelle réglementation F1 débute à Melbourne avec une victoire de George Russell et un doublé Mercedes. Dans ce championnat remanié, l’écurie allemande semble déjà avoir pris une longueur d’avance.
L'enjeu du pétrole
Nous ne sommes pas dans les années 70.
Et pourtant l'importance des cours du pétrole sur l'économie mondiale reste essentielle.
Malgré la transition énergétique.
Malgré la progression des énergies renouvelables.
Malgré le nucléaire.
Est-ce surprenant ?
Nouvel accès de fièvre
Ce matin sur le marché du pétrole qui a rebondi de près de 10 %.
En cause, la fermeture presque totale du détroit d'Ormuz avec des navires qui ont été touchés, le refus de l'administration Trump d'escorter militairement les bateaux dans le détroit tant que les Iraniens garderont une capacité de frappe, l'évacuation à Oman d'un terminal pétrolier.
Et le rebond du pétrole provoque naturellement la rechute des indices boursiers.
La décision de libérer 400 millions de barils des réserves de pétrole par l'Agence Internationale de l'Énergie n'a pas suffi à calmer les craintes sur le marché du pétrole.
Et pourtant, 400 millions de barils, c'est un record en termes d'utilisation des réserves de pétrole.
Cela représente, en équivalent, un mois de consommation de l'Europe.
Ce qui me frappe
C'est l'importance du pétrole dans l'économie mondiale.
Je la comprends mais on aurait pu penser qu'avec le développement du renouvelable, du nucléaire, et les mesures prises après les différents conflits, récemment avec l'Ukraine, le monde aurait réduit sa dépendance.
En fait oui la part du pétrole dans l'énergie primaire mondiale est passée de 46 % en 1973 à environ 30 % aujourd'hui.
C'est une baisse très significative.
Nous sommes donc moins dépendants, mais le pétrole reste encore incontournable, notamment en Asie.
Notamment dans le transport mondial qui dépend à 90 % du pétrole ou encore dans la pétrochimie.
Et même si la part du pétrole a baissé, la consommation en termes absolus a atteint des records historiques il y a quelques mois.
48 millions de barils par jour en 1970.
104 millions de barils en 2025.
Le maître des horloges
Trump est le maître des horloges dans ce conflit.
C'est lui qui sifflera la fin de la guerre.
Il suit de près les cours du pétrole, car les électeurs américains sont très sensibles au prix de leur essence, et il suit de près les marchés boursiers, car une large partie de la consommation américaine dépend de l'effet richesse.
S'il voit que le pétrole et les marchés dérapent, et même si le pouvoir iranien n'a pas été renversé, il arrêtera le conflit.
C'est notre scénario.
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Peu connu du grand public, le secteur des explosifs civils est pourtant vital pour toute l'industrie minière. Toute extraction de métal commence par une explosion. Et l'un des leaders mondiaux de cette étape invisible, c'est un groupe français, EPC (Société Explosifs et Produits Chimiques), fondé il y a plus de 130 ans par Eugène-Jean Barbier — l'un des premiers à avoir obtenu les droits d'exploitation des brevets d'Alfred Nobel. Ses produits ont servi à creuser des tunnels comme le Saint-Gothard.
La semaine a été l'occasion pour le marché de redécouvrir le dossier. Le catalyseur : l'annonce fin février de négociations exclusives avec la Société Suisse des Explosifs (SSE), acteur dominant en Suisse, Allemagne, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Roumanie — précisément des pays où EPC n'est pas présent. La complémentarité géographique est totale. Résultat de l'opération : EPC détrône l'espagnol Maxam et devient le numéro 1 européen des explosifs civils, avec une entrée dans le Top 5 mondial. Les modalités de l'opération sont claire: EPC émet des titres via une augmentation de capital d'un peu plus de 160 M€ pour financer l'acquisition ; SSE ressort à 25% du nouveau groupe et en devient le deuxième actionnaire. Closing attendu avant l'été.
L'intérêt stratégique va au-delà de la carte. En grossissant, EPC accède aux appels d'offres des très grandes mines — un segment jusqu'ici hors de portée. Et le rapprochement permet d'amortir les coûts de R&D logicielle, les outils d'optimisation des plans de tir étant devenus un axe de différenciation majeur dans le secteur. En parallèle, le CA 2025 publié le même jour affiche 591,9 M€, soit une hausse de +6%, porté par le Canada, le Maroc et l'Europe du Sud. Les résultats annuels complets sont attendus le 30 mars.
Voilà ce que font les valeurs discrètes qui font un travail remarquable : elles n'ont pas besoin de faire de bruit. EPC capitalise à présent plus de 670 M€. En cinq ans, le titre a été multiplié par près de trois, passant de la zone des 100 € aux 297 € actuels, dans l'indifférence quasi générale. Et c'est bien parti pour durer.

Cette semaine, les biotechs retrouvent la santé 🔬
L'univers des biotech françaises n'a jamais autant retenu l'attention des investisseurs institutionnels. Les sociétés cliniques cotées évoluent aujourd'hui dans un environnement particulièrement sensible : d'un côté, les données d'essais qui font ou défont des valorisations en quelques séances ; de l'autre, des rumeurs de rachat qui transforment certains dossiers en terrains de jeu spéculatifs. Trois profils très différents illustrent parfaitement cette tension cette semaine.
🧫 Sensorion - On n’a pas fini d’en entendre parler
Sensorion est une entreprise de biotechnologie française qui traite, prévient et guérit les troubles de l'oreille interne, avec un pipeline de programmes centré sur la thérapie génique et de petites molécules. La semaine a été électrique : le cours affichait une hausse de +63,9% sur sept jours, atteignant 0,7€ ce jeudi, après un bond de +27,3% en une seule séance. Le moteur de ce mouvement est double. D'abord, Sensorion avait levé 60 M€ en janvier 2026, avec un investissement stratégique de 20 M€ de Sanofi, marquant l'entrée d'un actionnaire industriel de premier plan au capital, un signal fort sur la crédibilité scientifique du portefeuille. Ensuite, la société a publié hier (12 mars 2026), son rapport annuel, un rendez-vous scruté de près ses résultats semestriels en deçà des attentes. L'objectif de cours moyen des analystes ressort à 1,70€ (upside de +176% sur le cours actuel) mais attention, la solvabilité de la société reste sous surveillance à court terme.
🚬 NFL Biosciences - La biotech qui ne manque pas de souffle
NFL Biosciences est spécialisée dans la recherche et le développement de médicaments botaniques destinés à lutter contre les addictions, avec un produit phare, le NFL-101, pour le sevrage tabagique, actuellement en phase 2b. La semaine marque un léger rebond pour le titre qui affiche une hausse de +4,7% sur sept jours, portant la capitalisation à près de 14 M€. Ce rebond s'ancre dans un changement de posture clinique notable. En effet, la société a relevé significativement ses objectifs d'efficacité dans le sevrage tabagique fin janvier 2026, après de nouvelles données sur le mécanisme d'action du NFL-101. Le groupe annonce également une stratégie de développement sur deux candidats médicaments complémentaires (NFL-101 et NFL-102), sans impact sur le calendrier de développement.
💊 Abivax - Fièvre spéculative !
Abivax est la grande star biotech française du moment. La société se concentre sur le développement de thérapeutiques exploitant les mécanismes naturels de régulation de l'organisme pour stabiliser la réponse immunitaire, avec l'obefazimod en phase 3 pour la rectocolite hémorragique et en phase 2b pour la maladie de Crohn. La semaine a encore une fois été marquée par la spéculation liée à son rachat : hier, l'action a bondi de +6,7% à 102,8€, portée par des informations du média La Lettre selon lesquelles le groupe a accordé à AstraZeneca un accès exclusif à ses données jusqu'au 23 mars, dans l'attente d'une offre de rachat formelle. L'enjeu est colossal : le marché potentiel des maladies inflammatoires intestinales dépasse 30 Mds$, et l'obefazimod est considéré comme un candidat crédible au statut de blockbuster compte tenu de son profil de sécurité. Si AstraZeneca ne formule pas d'offre avant le 23 mars, Abivax pourrait rouvrir des discussions avec d'autres acquéreurs potentiels, notamment Eli Lilly. Les dernières données de phase 3 sont attendues en juin 2026, avant une demande d'autorisation de mise sur le marché aux États-Unis et en Europe au second semestre.

Amazon s’apprête à lever environ 37 milliards de dollars via une émission obligataire géante en 11 tranches, avec une demande qui aurait culminé autour de 126 milliards de dollars. En clair, le marché a répondu présent, et même davantage.
Derrière cette opération, il n’y a rien d’un refinancement défensif : le groupe veut financer l’accélération de ses investissements dans l’intelligence artificielle et surtout dans les infrastructures qui vont avec, à commencer par les data centers et les capacités d’AWS.
Le signal est assez limpide. Le cloud n’est plus seulement un métier rentable, c’est devenu une industrie lourde, gourmande en capital, où les géants de la tech empilent les milliards pour ne pas perdre un tour face à Microsoft, Google ou Oracle. Amazon avait déjà annoncé de nouveaux investissements massifs en Europe, notamment en Espagne, pour muscler son empreinte cloud et IA. Le nuage, décidément, coûte de plus en plus cher à fabriquer
©Amazon


©AP
La Formule 1 a lancé sa saison 2026 à Melbourne avec un parfum d’inconnu et un verdict déjà très net. Première course, nouvelle réglementation, nouvelles habitudes de pilotage, et déjà un homme devant tout le monde. George Russell s’est imposé dans ce Grand Prix d’Australie inaugural, offrant à Mercedes une victoire pleine d’autorité et un doublé avec Kimi Antonelli, tandis que Charles Leclerc a complété le podium.
Cette nouvelle ère technique a rebattu les cartes. Monoplaces allégées, moteur davantage centré sur la gestion de l’énergie, équilibre revu entre thermique et électrique, nouvelles logiques d’attaque : sur la piste, il faut désormais autant calculer que piloter. Plusieurs pilotes ont d’ailleurs dénoncé un pilotage plus artificiel, presque sous tension permanente.
Russell, lui, n’a pas tergiversé. Course solide, timing juste, exécution propre. Quand la F1 change de logiciel, certains bugguent. Mercedes, pour l’instant, tourne déjà à pleine vitesse.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 La Chine moins ambitieuse
Objectif 2026 à 4,5 % seulement. Moins de relance, déficit contenu à 4 %, mais la consommation intérieure peine encore à compenser le ralentissement des exportations. IA et tech restent prioritaires.
🐔 LDC poursuit ses acquisitions
Rachat de France Poultry pour sécuriser l’amont et renforcer les capacités de production. +13,8 % YTD, plus que doublé en 5 ans. La stratégie de croissance par acquisitions se poursuit.
🛢️ Trois small caps face au choc énergétique
Viridien profite du regain d’exploration (+10 %), Rubis reste sensible aux prix et volumes, Dolfines rebondit de +25 % après un contexte boursier difficile.
🍏Acheter un Mac coûte désormais moins cher que de s'offrir un iPhone
699 €, moins cher qu’un iPhone récent. Puce A18 Pro, 13’’ Liquid Retina, ciblage étudiants et nomades. Concessions sur options mais stratégie milieu de gamme Windows claire.
💣 Dissuasion nucléaire - Emmanuel Macron annonce de nouvelles armes
Macron annonce un renforcement des capacités, extension stratégique aux partenaires européens, maintien de l’ordre de mise à feu national. Doctrine de “stricte suffisance” et souveraineté industrielle renforcée.
La Chine moins ambitieuseC'est un tournant.
Encore un.
La Chine a annoncé son objectif de croissance pour 2026.
4,5 % "seulement" après les 5 % de 2025.
La Chine opte donc pour une croissance moins ambitieuse et moins coûteuse en plans de relance et en endettement.
Une sage décision.
La croissance chinoise
N'en finit pas de ralentir.
Autour de 10 % et plus, de 2002 à 2011.Autour de 7/8 %, de 2012 à 2018.Autour de 5 % jusqu'en 2025.
Et aujourd'hui, un objectif à 4,5 % en 2026.
La croissance chinoise se normalise.
Un choix
L'alternative pour la Chine était simple :
- Booster artificiellement la croissance à coups de plans de relance coûteux
- Accepter une croissance moins ambitieuse, mais mieux équilibrée et moins coûteuse.
La Chine a opté pour l'option 2.
Mais même
Pour atteindre les 4,5 %, la Chine va devoir faire de la relance.
Le projet de la Chine reste le même : être moins dépendante du moteur des exportations en favorisant la consommation intérieure.
C'est le plan depuis plus de 10 ans, mais cela ne marche toujours pas car les ménages chinois n'ont pas fini d'absorber l'éclatement de la bulle immobilière.
Il faut remonter à 1991
Pour retrouver des objectifs de croissance à ce niveau.
La Chine fait clairement le choix de ne pas laisser déraper son déficit, qui devrait rester à 4 %, au même niveau qu'en 2025.
Toutes ces décisions ont été annoncées lors du Congrès national du peuple.
Aveux de faiblesse
Le Premier ministre Li Qiang a même avoué que l'économie chinoise subissait des pressions, avec une situation plus challenging sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat.
En revanche, il a réaffirmé la volonté de la Chine de gagner la bataille de l'IA et de la Tech.
On a le programme 2026 donc.
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Le groupe français de volaille poursuit sa stratégie d’expansion avec le rachat de France Poultry, un industriel breton spécialisé dans l’export de poulets congelés. L’entreprise, créée en 2018 après la faillite du groupe Doux, exploite un abattoir à Châteaulin et emploie 314 salariés. LDC prévoit de réorienter progressivement cette production vers le marché français et d’investir dans un nouvel abattoir à horizon 2028 pour répondre à la hausse de la consommation domestique.
Même si le montant de l’opération n’a pas été communiqué, son impact restera limité à l’échelle d’un groupe qui réalise plus de 6,3 Md€ de chiffre d’affaires. L’intérêt est surtout stratégique et consiste à sécuriser l’amont agricole et à renforcer les capacités de production en France.
Cette opération s’inscrit dans une stratégie d’acquisitions très active ces derniers mois. En 2025, LDC a notamment racheté le groupe traiteur Pierre Martinet, dont les ventes ont contribué à hauteur d’environ 84 M€ sur les trois premiers mois d’intégration. Le groupe a également pris une participation majoritaire dans Green Label, un producteur britannique de canard réalisant près de 188 M£ de chiffre d’affaires et employant environ 700 personnes.
Pris isolément, le rachat de France Poultry n’est donc pas structurant. Mais il illustre une stratégie cohérente du groupe : multiplier les acquisitions ciblées pour soutenir la croissance des volumes et accompagner une consommation de volaille structurellement en hausse. Sur le plan boursier, LDC reste très bien orienté avec un cours en hausse de +13,8% YTD et qui a plus que doublé en cinq ans (c.+105%).

Trois small caps face au choc énergétique 🛢️
Le pétrole revient brutalement au cœur du jeu géopolitique.La guerre au Moyen-Orient fragilise la production iranienne, qui dépasse 4 millions de barils par jour. Dans le même temps, les tensions autour du détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 30 % du pétrole transporté par voie maritime dans le monde, perturbent les flux énergétiques du Golfe. Le marché réagit : depuis le début de l’année, le Brent s’envole d’environ +37 % et évolue autour de 83 $ le baril. Derrière ce choc pétrolier, certaines small caps du secteur profitent clairement du regain d’activité attendu dans l’exploration et les services… quand d’autres restent beaucoup plus exposées aux effets secondaires de la hausse des prix de l’énergie.
🌍 Viridien : Oui !
Spécialiste de la sismologie appliquée et des technologies géophysiques, Viridien s’appuie sur deux piliers complémentaires : les services sismiques, qui couvrent l’acquisition et l’analyse de données terrestres et offshore, et la fabrication d’équipements géophysiques. Longtemps pénalisée par un niveau d’endettement élevé, la société a retrouvé de l’air après l’assainissement de son bilan, un tournant qui a permis au titre de bondir de plus de 50 % fin 2025. La dynamique se poursuit : l’action gagne encore près de 10 % depuis le début de la semaine. Dans un contexte de tensions sur le marché pétrolier, les majors et les opérateurs pourraient relancer des programmes d’exploration, de forage et de développement de nouveaux champs, un cycle porteur pour la demande en données sismiques et en équipements géophysiques.
🛢️ Rubis : Bof !
Rubis évolue dans la distribution et le stockage de produits énergétiques liquides, un modèle où la hausse du pétrole ne se traduit pas mécaniquement par une meilleure performance. L’équation reste sensible à trois paramètres clés : les marges unitaires, les volumes distribués et la gestion du besoin en fonds de roulement. Lorsque les prix de l’énergie grimpent, les stocks deviennent plus coûteux à financer et consomment davantage de cash. Autre particularité, plus de la moitié de l’activité repose sur des tarifs régulés, ce qui protège partiellement les marges mais limite aussi l’effet positif direct d’un pétrole plus cher. Le marché attend désormais la publication des résultats annuels le 12 mars, qui donnera une meilleure lecture de la dynamique opérationnelle du groupe.
🔧 Dolfines : Surprise ?
Peu connue du grand public, Dolfines signe un rebond spectaculaire d’environ +25 % en une semaine, après plusieurs années boursières particulièrement chahutées. La société, spécialisée dans l’ingénierie et les services pour les projets de forage et les infrastructures énergétiques, bénéficie aujourd’hui d’un contexte pétrolier plus favorable susceptible de relancer certains investissements des opérateurs. L’entreprise a publié un chiffre d’affaires de 6,92 M€ pour 2025, en recul d’environ 33 % par rapport à 2024, selon sa dernière communication financière. Dans ce type de micro-cap encore fragile (<5M€), le retour d’un cycle d’investissement dans l’exploration pétrolière peut rapidement raviver l’intérêt du marché.

Pour la première fois, le Mac le moins cher de la gamme tombe à 699 €, moins cher que le ticket d’entrée des iPhone récents. Un vrai renversement stratégique pour la marque.
Le secret ? La puce A18 Pro, celle des iPhone 16 Pro et Pro Max, qui propulse le Neo au-dessus des PC portables classiques pour les usages quotidiens. Avec 1,2 kg et un écran 13 pouces Liquid Retina, il cible étudiants et nomades digitaux, tout en offrant des performances solides.
Côté design, Apple mise sur l’audace, jaune agrume, rose poudré, indigo ou argent, clavier assorti au châssis, finition aluminium robuste.
Pour tenir le prix, pas mal de concessions sont nécessaires, pas de rétroéclairage, pas de MagSafe ni de charge rapide, Touch ID en option, webcam simplifiée et seulement 8 go de ram...
Cette stratégie permet à Apple d’attaquer directement le milieu de gamme Windows. Le MacBook Air 11 pouces de 2015, recordman du prix plancher, est désormais dépassé de 200 €, offrant une porte d’entrée massive vers l’écosystème Apple.
©APPLE


© Lionel Le Saux / MAXPPP
Lundi 2 mars 2026, Emmanuel Macron a tracé une nouvelle ligne dans la politique de dissuasion française. Face à une Russie agressive et à un allié américain plus distant, la France ne se limite plus à protéger ses frontières, elle propose d’étendre son ombre nucléaire à l’ensemble de ses partenaires européens.
Cette "dissuasion avancée" n’est pas un partage de souveraineté. La fabrication des missiles et l’ordre de mise à feu restent strictement français. L’Élysée conserve la prérogative absolue sur la gâchette, tandis que le bouclier français devient un service stratégique pour l’Europe.
Pour soutenir cette ambition, la France prévoit d’augmenter son nombre de têtes nucléaires. Les chiffres restent classifiés, mais l’objectif est clair, garantir des capacités suffisantes pour couvrir ces nouveaux engagements tout en respectant la doctrine de "stricte suffisance".
Cette "européanisation" de la dissuasion a un prix, réduire la dépendance technologique aux États-Unis. Macron insiste , protection nucléaire et souveraineté industrielle vont de pair. Les programmes communs comme le SCAF ou la mutualisation des moyens conventionnels seront déterminants pour crédibiliser ce nouveau rôle européen.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'Edito de Marc Fiorentino
L’Allemagne a longtemps prospéré grâce à la Chine, au prix de transferts technologiques massifs. Aujourd’hui, le rapport de force s’inverse : exportations allemandes en baisse, déficit en hausse. Pékin n’a plus besoin de Berlin.
🛠️ Mauna Kea - Une promenade de santé
+120% depuis janvier. Nouvelles autorisations en Europe, premières commandes du Gen3. Le marché salue le potentiel, mais attend désormais des ventes concrètes.
💻 ESN - Un secteur sous pression
Atos et Alan Allman décrochent nettement, Aubay et Neurones reculent aussi. L’IA rebat les cartes, les cycles de décision s’allongent, les multiples s’ajustent.
🚀 Nvidia - Des chiffres hors norme, mais…
+94% de croissance trimestrielle. Cash-flow colossal. Mais forte dépendance à trois hyperscalers et menace des puces développées en interne. La domination continue, les risques aussi.
🥇 Alysa Liu, renaissance olympique
Après un burn-out à 16 ans, elle décroche l’or à Milan-Cortina. Performance libérée, message fort, millions de vues. Le talent, version maturité.
Le corbeau et le renard
Dans le rôle du corbeau, l'Allemagne.
Dans le rôle du renard, la Chine.
L'Allemagne est tombée dans le piège de la Chine depuis plus de 20 ans.
Et son fromage, l'industrie à valeur ajoutée, est devenu chinois.
Merz est en visite en Chine pour tenter de récupérer une part du fromage.
Mais la Chine ne lui laissera que les miettes.
Une vision à court terme
La Chine a permis à l'Allemagne de croître pendant 20 ans.
Les exportations allemandes vers la Chine ont alimenté la croissance.
Mais avec un coût exorbitant : le partage de la technologie.
Condition sine qua non pour pénétrer le marché chinois.
Mais la Chine
N'a plus besoin de l'Allemagne.Elle a appris à faire aussi bien et beaucoup moins cher.
Et elle n'a plus besoin de copier, car elle développe aujourd'hui une technologie qui est largement supérieure à celle de l'Allemagne.
En partie grâce à l'Allemagne.
Vous êtes le phénix des hôtes de ces bois
La Chine l'a répété.
Et l'Allemagne en était convaincue.
Mais l'Allemagne a ouvert un large bec...
Et a laissé tomber sa proie.
Elle jure maintenant qu'on ne l'y prendrait plus.
Un peu tard...
Rappelons
Que Volkswagen faisait 40 % de ses ventes et encore plus de ses profits en Chine (WSJ).
Aujourd'hui, sa part de marché s'est effondrée, provoquant des licenciements massifs et des fermetures d'usines.
Et l'histoire est la même dans le secteur des machines-outils ou encore de la chimie.
Merz
A changé de ton.
Il déclarait récemment que la Chine était "une grande puissance révisionniste qui posait un problème à l'ordre mondial" et qu'il fallait que l'Allemagne réduise sa dépendance vis-à-vis de la Chine.
C'est justement ce qui se passe... contre son gré.
En 2025, le WSJ note que les exportations chinoises vers l'Allemagne ont bondi de 8,8 % alors que les exportations allemandes vers la Chine ont chuté de 9,7 %, provoquant un bond de 33 % du déficit commercial de l'Allemagne vis-à-vis de la Chine.
On devrait relire les fables de La Fontaine plus souvent.
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Mauna Kea Technologies s’envole de plus de 120% depuis le début de l’année, portée par une série d’avancées réglementaires et commerciales qui relancent l’intérêt des investisseurs. Le titre bénéficie notamment de l’obtention des autorisations de commercialisation de Cellvizio en Suisse et au Royaume-Uni, ouvrant deux marchés européens jugés stratégiques.
Sur le plan opérationnel, le groupe enregistre un premier succès concret avec la commande du système Cellvizio Gen 3 par l’hôpital universitaire de Berne, validant l’attrait de la nouvelle génération de la plateforme, notamment dans les troubles fonctionnels de la barrière intestinale. Cette traction commerciale s’inscrit dans la nouvelle organisation annoncée début février visant à accélérer la croissance internationale hors États-Unis, pour Cellvizio comme pour CellTolerance.
Le momentum reste toutefois dépendant de la capacité du groupe à transformer ces ouvertures réglementaires en déploiement commercial significatif et en amélioration des revenus récurrents. Après le fort rerating boursier du début d’année, le marché attend désormais des preuves d’exécution.
Mauna Kea joue clairement une phase d’accélération. La suite dépendra du rythme d’adoption clinique, de la montée en puissance du Gen3 et de la matérialisation des ventes dans ces nouveaux territoires.

Le secteur des ESN 🚀
Les ESN font partie des lanternes rouges cette semaine à la Bourse de Paris, à rebours d’indices pourtant bien orientés. Le secteur traverse surtout une phase d’ajustement : la montée en puissance de l’IA redistribue les cartes et entretient une certaine prudence sur le modèle historique des services numériques, tandis que les investisseurs opèrent une rotation vers des thématiques jugées plus tangibles.
La sanction est nette pour Atos SE, qui chute de -15,3% sur la semaine et prolonge une séquence déjà fragile à l’approche de ses résultats annuels du 6 mars. Le dossier reste très surveillé compte tenu de la restructuration financière en cours et des interrogations sur la trajectoire opérationnelle. Même pression sur Alan Allman Associates SA, en repli hebdomadaire de -14,2% et désormais -24,9% depuis le début de l’année, signe d’une défiance élargie sur le conseil IT.
Le mouvement n’épargne pas non plus des acteurs reconnus pour leur solidité comme Aubay (-2,2%) ou Neurones (-2,5%), entraînés par la dynamique sectorielle. En toile de fond, les budgets IT restent globalement résilients, mais les cycles de décision s’allongent et la visibilité se brouille légèrement. À ce stade, le marché ajuste surtout les multiples après plusieurs années de surperformance, davantage qu’il ne remet en cause les fondamentaux du secteur.

Nvidia signe une performance impressionnante avec un chiffre d’affaires de 68,13 milliards de dollars pour le dernier trimestre, soit une hausse de 94%. Pour le prochain trimestre, le géant de Jensen Huang prévoit d’atteindre 78 milliards de dollars, porté par une demande phénoménale de puces IA qui redéfinit les revenus du secteur. Ce 14ème trimestre consécutif de surperformance confirme la domination de Nvidia dans l’écosystème technologique.
Cependant, avec un cash-flow attendu à près de 100 milliards de dollars cette année, le groupe se trouve face à un dilemme : récompenser les actionnaires avec des dividendes ou des rachats d’actions massifs, ou réinvestir pour maintenir son avance technologique ? La direction opte clairement pour la deuxième option, privilégiant des investissements massifs dans l'infrastructure IA.
Derrière l’euphorie des chiffres, deux points de vigilance émergent. Premièrement, la dépendance de Nvidia à trois clients "Hyperscalers" (Meta, Google, Microsoft) qui représentent à eux seuls 36 % de son chiffre d’affaires, une concentration qui pourrait fragiliser l’entreprise en cas de changements de stratégie. Deuxièmement, la menace de l’"In-house" : ces mêmes géants développent leurs propres puces (TPU), ce qui pourrait réduire leur besoin en produits Nvidia, déclenchant une nouvelle guerre technologique.
©Euronews


© Andrzej Iwanczuk / NurPhoto via Getty Images
Alysa Liu a signé son grand retour à Milan-Cortina en décrochant l’or olympique, quatre ans après avoir quitté le patinage à cause d’un épuisement professionnel à seulement 16 ans. Avec un score de 226,79 points, elle a surclassé les favorites japonaises Kaori Sakamoto et Ami Nakai.
Loin des routines figées, Alysa a opté pour une performance libérée, patinant sur du Donna Summer avec un message fort : "Le plus important, c’est la connexion humaine".
Une approche plus créative et épanouissante, loin de la quête de perfection technique, qui lui a permis de se réinventer et de toucher une large audience, avec plus de 10 millions de vues sur TikTok en quelques jours. Cette victoire est la preuve que l’authenticité peut être un levier d’impact massif.
Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'hypocrisie de l'indépendance des banques centrales
L’indépendance des banques centrales est un mythe. Les décisions, qu’elles soient en Europe ou aux États-Unis, sont souvent influencées par des considérations politiques, comme le montre l’interférence de Trump dans la Fed.
🛠️Eramet - Transition sous contraintes
Eramet annonce une perte nette de 477 M€, avec des problèmes internes. Cependant, une hausse des commandes et une progression du lithium en Argentine offrent de l'espoir pour l'avenir.
🚀 Défense - Figeac, Lisi, Exail en pleine ascension
Avec la guerre en Ukraine, ces entreprises profitent de la dynamique de réarmement en Europe. Figeac Aero, Lisi et Exail sont bien positionnées pour l’avenir, avec de solides résultats.
🤖Sommet mondiale de l'IA - L’Inde s’invite dans la bataille mondiale
L’Inde se positionne comme un pôle mondial pour l’IA, avec un objectif de 200 milliards de dollars d’investissements dans les deux prochaines années.
📷Un invité surprise sur la piste olympique
Un chien-loup a interrompu la course lors des qualifications du sprint libre, attirant l'attention des spectateurs et des réseaux sociaux avec sa course surprise.
L'hypocrisie de l'indépendance des banques centrales
C'est le grand cheval de bataille : l'indépendance des banques centrales.
Une indépendance nécessaire pour garantir la crédibilité des pays et, de fait, la solidité de leurs dettes et de leurs devises.
Mais cette indépendance est un leurre.
Les banques centrales ne sont pas indépendantes.
Étonnant
Tout le monde a hurlé au scandale, à raison, quand Donald Trump s'est attaqué au patron de la Banque centrale américaine, Jay Powell.
Tout le monde hurle au scandale par avance avec la nomination d'un proche de Donald Trump en remplacement en mai.
Un proche qui sera "aux ordres" de Trump et qui fera donc ce que veut Trump : des baisses drastiques de taux d'intérêt.
Pourquoi ?
L'argument est connu.
Les banques centrales doivent mener leurs politiques monétaires sans être influencées par les politiques.
Il en va de la crédibilité de la signature américaine.
Il en va de la solidité du dollar.
Étonnant
De voir cependant que personne ne trouve anormal que dans le cas de la BCE, on avance la nomination du successeur de Christine Lagarde pour des raisons uniquement politiques.
Ou quand on demande au gouverneur de la Banque de France d'écourter son mandat pour les mêmes raisons.
Sous prétexte qu'il vaut mieux qu'Emmanuel Macron participe au choix d'un successeur plutôt que le prochain dirigeant du pays — un dirigeant qui, rappelons-le, sera élu démocratiquement.
Un déni de démocratie donc, et l'illustration de banques centrales aux ordres du pouvoir politique.
Preuve
S'il en fallait que les banques centrales ne sont pas indépendantes du pouvoir politique.
Et ne l'ont jamais été.
Quand la BCE a opté pour le quoi qu'il en coûte pour sauver la Grèce et la zone euro, c'était une décision autant politique que financière.
Quand la Fed décide de sauver Bear Stearns, Goldman ou Morgan Stanley mais de laisser couler Lehman, c'est une décision politique.
Quand la Banque centrale japonaise
Absorbe massivement la dette japonaise pour permettre les plans de relance gouvernementaux, c'est une décision politique.
Ne parlons même pas de la Banque centrale chinoise, qui n'est qu'une émanation du pouvoir et du Parti communiste.
Bref
Arrêtons de faire semblant.
Et évitons le deux poids, deux mesures, en accablant les États-Unis mais en acceptant la "combinazione" en Europe.
Les banques centrales ne sont pas indépendantes, elles ne l'ont jamais été.
Et ce n'est pas un problème.
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Eramet décroche de plus de 20% à Paris, à 46,10 €, après l’annonce d’une perte nette de 477 M€ en 2025. Un exercice plombé par la baisse des prix des matières premières et des vents contraires opérationnels.
Le contexte interne n’a rien arrangé notamment avec le départ du directeur général, la suspension du directeur financier, et la reprise en main par intérim de Christel Bories. Face au bilan tendu (levier à 5,5x), le groupe déploie un plan en trois volets : amélioration opérationnelle (ReSolution), monétisation d’actifs ciblés et augmentation de capital d’environ 500 M€ avec ses actionnaires historiques (la famille Duval détenant 37% et l’État 27% via Bpifrance et la Caisse des dépôts). Sur le terrain, le nickel indonésien de Weda Bay sera pénalisé par une réduction de production en 2026, tandis que les sables minéralisés au Sénégal souffrent toujours de prix déprimés.
Point plus positif, la montée en puissance du lithium en Argentine, avec Centenario proche de 75% de capacité fin 2025. Eramet traverse un bas de cycle. La clé sera désormais l’exécution et le timing du rebond des matières premières.

Défense - Figeac, Lisi et Exail en première ligne🚀
CLa guerre en Ukraine et le désengagement américain ont poussé le Vieux Continent à accélérer son réarmement. Résultat, les valeurs liées à la défense et à l’aéronautique attirent un engouement inédit. Dans ce contexte, trois acteurs français se distinguent dans l’actualité récente. Zoom sur Figeac Aero, Lisi et Exail Technologies, trois entreprises qui surfent sur la dynamique de réarmement et la montée en puissance des capacités industrielles européennes.
Figeac Aero ✈️
Difficile de passer à côté : l’Inde s’apprête à signer un méga‑contrat pour acquérir une centaine de Rafale et c'est Safran qui assemblera le moteur M88 directement en Inde, dans une logique “designed in France, made in India”. Devinez qui a été choisi par Safran pour développer les capacités de production d’une pièce de structure métallique clé du M88 ? Figeac Aero, qui renforce ainsi son positionnement stratégique dans la supply chain du Rafale. Cette montée en puissance industrielle s’inscrit dans la trajectoire annoncée par le groupe, qui vise 80 à 100M€ de chiffre d’affaires annuel à horizon mars 2028. Une actualité qui confirme la place centrale de Figeac dans la réindustrialisation aéronautique française.
Lisi 🔧
Champion discret mais incontournable, Lisi est l’un des leaders mondiaux des pièces mécaniques métalliques complexes pour les structures et moteurs d’avion, capables de résister à des contraintes extrêmes. Les derniers résultats l’ont confirmé : 883,4M€ de chiffre d’affaires sur 9 mois, en hausse de 19%, avec un T3 particulièrement solide (+23,9% en organique). La division Aerospace reste le moteur du groupe et devrait entrer dans une nouvelle phase de croissance en 2026. Pendant ce temps, Peugeot Invest a profité du momentum pour céder l’intégralité de sa participation, matérialisant près de 390M€ de création de valeur sur 50 ans, soit un TRI de 11%. Un timing parfait pour la famille Peugeot, mais une dynamique industrielle qui, elle, continue.
Exail Technologies 🌊
Toujours fidèle à son rythme de croissance soutenue, Exail Technologies a signé un excellent T4 2025 avec 153M€ de chiffre d’affaires, en hausse de 26%. Le segment Navigation & Robotique maritime tire la performance (+30%), tandis que les Technologies Avancées progressent de 9%. Pour 2026, le groupe vise une croissance à deux chiffres, portée par la demande en robotique autonome, en navigation inertielle et en systèmes de déminage. Ce dernier point pourrait devenir un relais majeur, notamment avec les opérations de sécurisation et de déminage en mer Noire. Exail fait partie des rares acteurs capables de bénéficier à la fois de la guerre… et de la fin de la guerre, grâce à ses technologies duales et à son positionnement unique.

Cette semaine à New Delhi se tenait le quatrième sommet mondial consacré à l’intelligence artificielle. Autour de la table, chefs d’État, patrons de la tech et chercheurs ont affiché une ambition commune : bâtir une IA accessible à tous, mais encadrée par des règles éthiques claires.
Parmi les intervenants figuraient Sam Altman (OpenAI), Demis Hassabis (Google DeepMind) ou encore Dario Amodei (Anthropic). Bill Gates, initialement attendu, a finalement renoncé à son discours d’ouverture afin que l’attention reste concentrée sur les enjeux du sommet.
En fin de semaine, une déclaration doit être signée pour fixer des principes de gouvernance. Car derrière l’euphorie des marchés, les questions demeurent : impact sur l’emploi — notamment en Inde, où des millions de personnes travaillent dans les centres d’appels —, pression environnementale des data centers, transformation de l’éducation et de l’information. « Nous créons des systèmes capables d’imiter l’humain », a rappelé le chercheur Stuart Russell.
L’Inde, forte de son milliard d’internautes, veut s’imposer comme un pôle mondial de l’IA. Google, Microsoft, Nvidia ou encore OpenAI ont multiplié les annonces d’investissements, de centres de données et de projets d’infrastructures. Objectif affiché : attirer jusqu’à 200 milliards de dollars en deux ans.
©Euronews


©TERJE PEDERSEN
pleines qualifications du sprint libre par équipes femmes à Tesero, un invité surprise a volé la vedette aux fondeuses. Un chien-loup s’est élancé sur la piste à quelques mètres de l’arrivée, attiré par une caméra avant de sprinter au milieu du tracé, aux côtés de la Croate Tena Hadzic et de la Grecque Konstantina Charalampidou.
Médaille au cou, l’animal — baptisé Nazgul, un chien-loup tchécoslovaque de deux ans — s’était échappé d’un bed & breakfast voisin. Rapidement récupéré par les officiels, il est reparti sain et sauf, laissant derrière lui quelques athlètes perplexes… et des millions de vues sur les réseaux.
Son temps n’a pas été pris en compte, mais sa popularité, elle, est déjà acquise.
Classement des médailles (provisoire) : la Norvège reste en tête, devant l’Allemagne et les États-Unis. La France se maintient dans le top 4.
