Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le grand licenciement
Aux États-Unis, après la « grande démission », la tendance s'inverse : 1,2 million de licenciements attendus en 2025. Principalement dans la tech et l'entreposage, un excès d'embauches post-Covid est la cause principale.
📉 Medincell - BEPO à l’épreuve du marché
L’action chute de 10% après des ventes décevantes d'Uzedy. La technologie BEPO reste solide, mais l’exécution commerciale sera cruciale pour l’avenir de Medincell.
🔥 Industrie - Des étincelles au bois
STIF enregistre une forte progression grâce à son exposition au secteur de l’énergie. Groupe Poujoulat mise sur la diversification avec le bois énergie. Manitou, plus cyclique, redresse la barre après une année en retrait.
🤖 Tesla 2025 - Résultats décevants, mais Musk mise tout sur l’IA
Baisse des ventes et des bénéfices, Tesla mise sur l'IA avec un investissement de 2 milliards de dollars dans xAI. L'accent est désormais mis sur les services, l'autonomie et le robotaxi Cybercab.
📷 L’OM éliminé par un miracle de gardien
Malgré une victoire probable, l’OM se fait éliminer après un scénario improbable : un gardien de Benfica marque à la 90+8e, annulant la qualification marseillaise. Un coup du sort à 0,00005 %.
Le grand licenciement
Vous vous souvenez de la « grande démission » ? Nous sortions du Covid et, aux États-Unis, une partie de la population active qui avait goûté aux joies temporaires d’un système social à la française décidait de ne pas se précipiter pour retravailler ou démissionnait pour se réorienter. Tout cela est oublié. Voici venue l’heure, aux États-Unis, du grand licenciement.
Après le Covid les entreprises américaines se battaient pour embaucher. Face à un rattrapage massif de la consommation et à la « grande démission », il fallait lutter et augmenter significativement les salaires pour attirer des candidats, en particulier pour les emplois les moins qualifiés. Quelques années plus tard, l’ambiance a totalement changé.
Cette semaine Amazon et UPS ont annoncé une nouvelle vague de licenciements massifs. 30 000 personnes. 10 % du personnel pour Amazon. Et pour UPS, ces 30 000 licenciements viennent s’ajouter aux 48 000 suppressions de postes de l’année dernière. Ce type d’annonces se multiplie.
1,2 million de licenciements en 2025, pour les entreprises basées aux États-Unis. Le Wall Street Journal précise qu’il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2020. En tête, le secteur de la tech avec 154 000 suppressions d’emplois, suivi de l’entreposage avec 95 000.
La cause ?
Pour l’instant, la raison principale est le trop-plein d’embauches réalisées après le Covid pour faire face au retour de la consommation. Pour la plupart des grandes entreprises américaines, cet excès n’a pas encore été totalement corrigé. Et le niveau de croissance, certes soutenu, ne justifie plus le maintien d’effectifs aussi pléthoriques.
L’autre phénomèneÀ côté du grand licenciement, il y a le « no hiring ». Les entreprises qui ne dégraissent pas n’embauchent pas non plus. Elles se concentrent sur l’amélioration de leur productivité, dans un contexte d’incertitudes qu’elles tentent de traverser.
Et la cause du “no hiring”, elle est bien sûr liée au contexte économique et au manque de visibilité, mais aussi de plus en plus à l’intelligence artificielle. Une IA qui touche de plein fouet l’embauche des jeunes diplômés, aujourd’hui à un plus bas historique.
Bref
Vous connaissez notre anticipation. L’emploi va se dégrader. Lentement mais sûrement. Partout dans les grandes économies. Cela va freiner — et a déjà commencé à freiner — la hausse des salaires, et donc l’inflation.
La bonne nouvelle est que ce repli de l’emploi intervient à un moment où, dans des pays comme la Corée du Sud ou certains pays européens, la population active diminue naturellement du fait de la démographie.
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La sanction boursière a été immédiate. Après une séance de forte volatilité, Medincell a cédé plus de 10% à la suite de la publication par Teva Pharmaceuticals des ventes 2025 d’Uzedy, premier médicament commercial issu de la technologie BEPO. Un chiffre de 191 M$, en progression annuelle, mais situé dans le bas de la fourchette attendue, qui a suffi à ébranler le marché.
Le mouvement reflète surtout la mécanique du modèle économique de Medincell. Spécialiste des injectables à action prolongée, la société a développé BEPO, une plateforme de libération contrôlée permettant d’administrer un principe actif sur plusieurs semaines ou mois à partir d’une injection sous-cutanée. Medincell intervient en amont sur la formulation, tandis que ses partenaires prennent en charge le développement clinique, l’enregistrement et la commercialisation. En contrepartie, la société perçoit des milestones et des royalties directement indexées sur les ventes nettes.
Dans ce cadre, toute déception commerciale se répercute immédiatement en Bourse. À court terme, le chiffre communiqué par Teva a donc pesé sur la visibilité. À moyen terme, le tableau est moins sombre. Teva anticipe pour 2026 des ventes comprises entre 250 et 280 M$, suggérant une montée en puissance progressive d’Uzedy.
Le point clé n’a pas changé : la capacité du produit à s’installer durablement sur son marché. BEPO n’est pas remis en cause, mais il reste soumis à l’épreuve la plus exigeante qui soit pour une plateforme de licensing : l’exécution commerciale.

Industrie - Des étincelles au bois, le chantier repart 🔥
Le secteur industriel avance en terrain miné. Ralentissement cyclique, tensions géopolitiques persistantes, mais aussi poches de croissance bien réelles : dans ce paysage brouillé, la Bourse ne pardonne plus l’approximation. La sélection redevient reine.
STIF en est l’illustration la plus frappante. Le titre s’est envolé de près de 13% en cinq séances, contrastant avec un second semestre boursier 2025 plus poussif. Le marché salue surtout un changement d’échelle : la protection contre les explosions n’est plus un métier de niche, mais un levier direct de la révolution du stockage d’énergie. Avec plus de 45% du chiffre d’affaires exposé aux BESS et une internationalisation accélérée, STIF dépasse ses objectifs et s’installe dans une trajectoire de croissance structurelle. Le vrai sujet n’est plus la cyclicité, mais la capacité à tenir ce rythme.
À l’opposé du spectre, Groupe Poujoulat joue la carte de la solidité. Le rebond hebdomadaire de +13% récompense un modèle diversifié où le bois énergie compense le tassement des conduits traditionnels. Dans un environnement incertain, la visibilité offerte par la décarbonation agit comme un amortisseur boursier.
Enfin, Manitou Group rappelle que la cyclicité n’est jamais morte. Après un exercice 2025 en retrait, le titre reprend +17% grâce à un quatrième trimestre robuste et à un net redressement des commandes en Europe suggestif d’un point bas. La guidance 2026 est plus constructive, mais reste suspendue au scénario macro.
Croissance structurelle, défense industrielle ou pari cyclique : l’industrie n’est pas un bloc. Pour l’investisseur, le différentiel se joue désormais sur le modèle, pas sur le secteur.

Tesla clôture une année 2025 difficile. La marque affiche des baisses dans tous les secteurs après une chute significative des ventes.
Le bénéfice net du dernier trimestre s’effondre de 61 %, à 840 millions de dollars, bien en dessous des prévisions des analystes (1,5 milliards de dollars). Le chiffre d’affaires recule de 3 % à 24,9 milliards de dollars, notamment en raison d’une baisse de 11 % de l’activité automobile. Pour la première fois, Tesla enregistre une baisse de ses ventes sur l’ensemble de l’année.
Face à ces résultats décevants, Elon Musk réoriente ses priorités. Il investit 2 milliards de dollars dans xAI et prévoit d’augmenter son budget d’investissement, qui devrait atteindre plus de 20 milliards de dollars en 2026.
Dans cette optique, Tesla abandonne les Modèles S et X pour se concentrer sur les services, l’autonomie, et surtout le robotaxi Cybercab, dont la production continue cette année.
©Photo par Taylor Hill/Getty Images


@RFI
L’Olympique de Marseille se souviendra de cette soirée avec amertume. Malgré une défaite 3-0 à Bruges, l’OM pensait avoir assuré sa qualification. Mais à la 90+8e minute du match entre Benfica et le Real Madrid, le gardien ukrainien Anatolii Trubin a marqué d’une tête plongeante, propulsant Benfica en barrages.
Ce scénario improbable, estimé à 0,00005 % par l’IA Grok, a brisé les rêves marseillais, qui avaient encore 96 % de chances de se qualifier selon Opta avant ce coup du sort.
