Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'enjeu du pétrole
Malgré la transition énergétique, le pétrole reste clé. La tension autour du détroit d’Ormuz a fait bondir les prix de près de 10 %, rappelant qu’avec 104 millions de barils consommés par jour, l’économie mondiale en dépend toujours fortement.
💥 Acquisition de taille pour EPC
Le groupe français d’explosifs civils rachète SSE et devient numéro 1 européen du secteur. L’opération de 160 M€ ouvre l’accès aux grands contrats miniers et renforce sa position dans le Top 5 mondial.
🔬Cette semaine, les biotechs retrouvent la santé
Sensorion s’envole après l’entrée de Sanofi au capital, NFL Biosciences rebondit grâce à ses avancées cliniques, et Abivax reste au cœur des spéculations de rachat autour de son traitement des maladies inflammatoires.
💸Amazon sort le chéquier obligataire pour garder la tête dans les nuages
Le groupe prépare une gigantesque émission obligataire pour financer l’IA et les data centers d’AWS. Le cloud devient une industrie lourde où les géants de la tech investissent des dizaines de milliards.
📷 Russell ouvre la nouvelle ère en patron
La nouvelle réglementation F1 débute à Melbourne avec une victoire de George Russell et un doublé Mercedes. Dans ce championnat remanié, l’écurie allemande semble déjà avoir pris une longueur d’avance.
L'enjeu du pétrole
Nous ne sommes pas dans les années 70.
Et pourtant l'importance des cours du pétrole sur l'économie mondiale reste essentielle.
Malgré la transition énergétique.
Malgré la progression des énergies renouvelables.
Malgré le nucléaire.
Est-ce surprenant ?
Nouvel accès de fièvre
Ce matin sur le marché du pétrole qui a rebondi de près de 10 %.
En cause, la fermeture presque totale du détroit d'Ormuz avec des navires qui ont été touchés, le refus de l'administration Trump d'escorter militairement les bateaux dans le détroit tant que les Iraniens garderont une capacité de frappe, l'évacuation à Oman d'un terminal pétrolier.
Et le rebond du pétrole provoque naturellement la rechute des indices boursiers.
La décision de libérer 400 millions de barils des réserves de pétrole par l'Agence Internationale de l'Énergie n'a pas suffi à calmer les craintes sur le marché du pétrole.
Et pourtant, 400 millions de barils, c'est un record en termes d'utilisation des réserves de pétrole.
Cela représente, en équivalent, un mois de consommation de l'Europe.
Ce qui me frappe
C'est l'importance du pétrole dans l'économie mondiale.
Je la comprends mais on aurait pu penser qu'avec le développement du renouvelable, du nucléaire, et les mesures prises après les différents conflits, récemment avec l'Ukraine, le monde aurait réduit sa dépendance.
En fait oui la part du pétrole dans l'énergie primaire mondiale est passée de 46 % en 1973 à environ 30 % aujourd'hui.
C'est une baisse très significative.
Nous sommes donc moins dépendants, mais le pétrole reste encore incontournable, notamment en Asie.
Notamment dans le transport mondial qui dépend à 90 % du pétrole ou encore dans la pétrochimie.
Et même si la part du pétrole a baissé, la consommation en termes absolus a atteint des records historiques il y a quelques mois.
48 millions de barils par jour en 1970.
104 millions de barils en 2025.
Le maître des horloges
Trump est le maître des horloges dans ce conflit.
C'est lui qui sifflera la fin de la guerre.
Il suit de près les cours du pétrole, car les électeurs américains sont très sensibles au prix de leur essence, et il suit de près les marchés boursiers, car une large partie de la consommation américaine dépend de l'effet richesse.
S'il voit que le pétrole et les marchés dérapent, et même si le pouvoir iranien n'a pas été renversé, il arrêtera le conflit.
C'est notre scénario.
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Peu connu du grand public, le secteur des explosifs civils est pourtant vital pour toute l'industrie minière. Toute extraction de métal commence par une explosion. Et l'un des leaders mondiaux de cette étape invisible, c'est un groupe français, EPC (Société Explosifs et Produits Chimiques), fondé il y a plus de 130 ans par Eugène-Jean Barbier — l'un des premiers à avoir obtenu les droits d'exploitation des brevets d'Alfred Nobel. Ses produits ont servi à creuser des tunnels comme le Saint-Gothard.
La semaine a été l'occasion pour le marché de redécouvrir le dossier. Le catalyseur : l'annonce fin février de négociations exclusives avec la Société Suisse des Explosifs (SSE), acteur dominant en Suisse, Allemagne, Pologne, République tchèque, Slovaquie et Roumanie — précisément des pays où EPC n'est pas présent. La complémentarité géographique est totale. Résultat de l'opération : EPC détrône l'espagnol Maxam et devient le numéro 1 européen des explosifs civils, avec une entrée dans le Top 5 mondial. Les modalités de l'opération sont claire: EPC émet des titres via une augmentation de capital d'un peu plus de 160 M€ pour financer l'acquisition ; SSE ressort à 25% du nouveau groupe et en devient le deuxième actionnaire. Closing attendu avant l'été.
L'intérêt stratégique va au-delà de la carte. En grossissant, EPC accède aux appels d'offres des très grandes mines — un segment jusqu'ici hors de portée. Et le rapprochement permet d'amortir les coûts de R&D logicielle, les outils d'optimisation des plans de tir étant devenus un axe de différenciation majeur dans le secteur. En parallèle, le CA 2025 publié le même jour affiche 591,9 M€, soit une hausse de +6%, porté par le Canada, le Maroc et l'Europe du Sud. Les résultats annuels complets sont attendus le 30 mars.
Voilà ce que font les valeurs discrètes qui font un travail remarquable : elles n'ont pas besoin de faire de bruit. EPC capitalise à présent plus de 670 M€. En cinq ans, le titre a été multiplié par près de trois, passant de la zone des 100 € aux 297 € actuels, dans l'indifférence quasi générale. Et c'est bien parti pour durer.

Cette semaine, les biotechs retrouvent la santé 🔬
L'univers des biotech françaises n'a jamais autant retenu l'attention des investisseurs institutionnels. Les sociétés cliniques cotées évoluent aujourd'hui dans un environnement particulièrement sensible : d'un côté, les données d'essais qui font ou défont des valorisations en quelques séances ; de l'autre, des rumeurs de rachat qui transforment certains dossiers en terrains de jeu spéculatifs. Trois profils très différents illustrent parfaitement cette tension cette semaine.
🧫 Sensorion - On n’a pas fini d’en entendre parler
Sensorion est une entreprise de biotechnologie française qui traite, prévient et guérit les troubles de l'oreille interne, avec un pipeline de programmes centré sur la thérapie génique et de petites molécules. La semaine a été électrique : le cours affichait une hausse de +63,9% sur sept jours, atteignant 0,7€ ce jeudi, après un bond de +27,3% en une seule séance. Le moteur de ce mouvement est double. D'abord, Sensorion avait levé 60 M€ en janvier 2026, avec un investissement stratégique de 20 M€ de Sanofi, marquant l'entrée d'un actionnaire industriel de premier plan au capital, un signal fort sur la crédibilité scientifique du portefeuille. Ensuite, la société a publié hier (12 mars 2026), son rapport annuel, un rendez-vous scruté de près ses résultats semestriels en deçà des attentes. L'objectif de cours moyen des analystes ressort à 1,70€ (upside de +176% sur le cours actuel) mais attention, la solvabilité de la société reste sous surveillance à court terme.
🚬 NFL Biosciences - La biotech qui ne manque pas de souffle
NFL Biosciences est spécialisée dans la recherche et le développement de médicaments botaniques destinés à lutter contre les addictions, avec un produit phare, le NFL-101, pour le sevrage tabagique, actuellement en phase 2b. La semaine marque un léger rebond pour le titre qui affiche une hausse de +4,7% sur sept jours, portant la capitalisation à près de 14 M€. Ce rebond s'ancre dans un changement de posture clinique notable. En effet, la société a relevé significativement ses objectifs d'efficacité dans le sevrage tabagique fin janvier 2026, après de nouvelles données sur le mécanisme d'action du NFL-101. Le groupe annonce également une stratégie de développement sur deux candidats médicaments complémentaires (NFL-101 et NFL-102), sans impact sur le calendrier de développement.
💊 Abivax - Fièvre spéculative !
Abivax est la grande star biotech française du moment. La société se concentre sur le développement de thérapeutiques exploitant les mécanismes naturels de régulation de l'organisme pour stabiliser la réponse immunitaire, avec l'obefazimod en phase 3 pour la rectocolite hémorragique et en phase 2b pour la maladie de Crohn. La semaine a encore une fois été marquée par la spéculation liée à son rachat : hier, l'action a bondi de +6,7% à 102,8€, portée par des informations du média La Lettre selon lesquelles le groupe a accordé à AstraZeneca un accès exclusif à ses données jusqu'au 23 mars, dans l'attente d'une offre de rachat formelle. L'enjeu est colossal : le marché potentiel des maladies inflammatoires intestinales dépasse 30 Mds$, et l'obefazimod est considéré comme un candidat crédible au statut de blockbuster compte tenu de son profil de sécurité. Si AstraZeneca ne formule pas d'offre avant le 23 mars, Abivax pourrait rouvrir des discussions avec d'autres acquéreurs potentiels, notamment Eli Lilly. Les dernières données de phase 3 sont attendues en juin 2026, avant une demande d'autorisation de mise sur le marché aux États-Unis et en Europe au second semestre.

Amazon s’apprête à lever environ 37 milliards de dollars via une émission obligataire géante en 11 tranches, avec une demande qui aurait culminé autour de 126 milliards de dollars. En clair, le marché a répondu présent, et même davantage.
Derrière cette opération, il n’y a rien d’un refinancement défensif : le groupe veut financer l’accélération de ses investissements dans l’intelligence artificielle et surtout dans les infrastructures qui vont avec, à commencer par les data centers et les capacités d’AWS.
Le signal est assez limpide. Le cloud n’est plus seulement un métier rentable, c’est devenu une industrie lourde, gourmande en capital, où les géants de la tech empilent les milliards pour ne pas perdre un tour face à Microsoft, Google ou Oracle. Amazon avait déjà annoncé de nouveaux investissements massifs en Europe, notamment en Espagne, pour muscler son empreinte cloud et IA. Le nuage, décidément, coûte de plus en plus cher à fabriquer
©Amazon


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La Formule 1 a lancé sa saison 2026 à Melbourne avec un parfum d’inconnu et un verdict déjà très net. Première course, nouvelle réglementation, nouvelles habitudes de pilotage, et déjà un homme devant tout le monde. George Russell s’est imposé dans ce Grand Prix d’Australie inaugural, offrant à Mercedes une victoire pleine d’autorité et un doublé avec Kimi Antonelli, tandis que Charles Leclerc a complété le podium.
Cette nouvelle ère technique a rebattu les cartes. Monoplaces allégées, moteur davantage centré sur la gestion de l’énergie, équilibre revu entre thermique et électrique, nouvelles logiques d’attaque : sur la piste, il faut désormais autant calculer que piloter. Plusieurs pilotes ont d’ailleurs dénoncé un pilotage plus artificiel, presque sous tension permanente.
Russell, lui, n’a pas tergiversé. Course solide, timing juste, exécution propre. Quand la F1 change de logiciel, certains bugguent. Mercedes, pour l’instant, tourne déjà à pleine vitesse.
