Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'édito de Marc Fiorentino - Un pays sans gouvernement
Majorité introuvable, marges financières épuisées, annonces symboliques : Lecornu tente de donner l’illusion de l’action. Mais le bateau est en pleine tempête, sans équipage.
⚙️SEMCO Technologies - Un sans faute depuis l'IPO
Depuis son IPO à moins de 20 €, le titre a plus que doublé. Résultats 2025 au-dessus des objectifs, capacités doublées, nouvel agrandissement prévu. L’ABB d’ECM pèse un peu, mais l’exécution reste solide.
🚀 Le spatial entre dans une nouvelle phase
Le prospectus IPO de SpaceX réveille toute la chaîne européenne. OHB, Avio, Officina Stellare et Eutelsat profitent d’un nouveau référentiel de valorisation autour de la souveraineté spatiale.
🤖 Anthropic recrute Karpathy - Le mercato de l’IA s’emballe
Après OpenAI et Tesla, Andrej Karpathy rejoint Anthropic. Dans l’IA, la guerre ne se joue plus seulement sur les milliards, mais sur les cerveaux capables d’entraîner les modèles.
🏍️ MotoGP - Le terrible crash de Zarco
Crash violent au GP de Catalogne, genou lourdement touché mais fémur intact. Forfait pour Mugello et la Hongrie, Zarco pense déjà télémétrie. Même blessé, le chrono reste dans la tête.
Un pays sans gouvernement
La tâche des gouvernements qui se succèdent en France depuis deux ans, depuis la dissolution de l'Assemblée, est difficile : comment donner l'impression qu'on agit alors qu'on ne fait rien et qu'on n'a aucune marge de manœuvre.
L'agitation autour de l'annonce des mesures de soutien de Lecornu face à la crise en est une illustration frappante.
Chapeau l'artiste
Les derniers gouvernements, et en particulier celui de Lecornu, réussissent un exploit.
Ils nous font croire qu'ils prennent des décisions, qu'ils négocient, qu'ils hésitent, qu'ils tranchent alors qu'ils ne font rien.
Et ça marche.
Les médias sont en boucle depuis 24 heures sur l'annonce à venir de mesures de soutien face à la crise en Iran.
Un gouvernement qui ne gouverne pas
Pour deux raisons évidentes.
La première est qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée : on ne peut donc prendre aucune décision majeure.
Les sujets discutés à l'Assemblée ont été abandonnés les uns après les autres, après des semaines de simulacres de négociations.
Il ne gouverne pas non plus
Parce qu'il n'a plus les moyens financiers de gouverner.
Le "quoi qu'il en coûte" mortifère nous a mis dans une telle situation financière qu'est arrivé, enfin, ce qui devait arriver : nous n'avons plus les moyens de distribuer gratuitement de l'argent que nous n'avons pas.
Illusionniste
Lecornu va donc continuer aujourd'hui à tenter de faire illusion en annonçant des mesurettes, des aides saupoudrées.
De l'argent de poche par rapport aux centaines de milliards qui ont été distribués de façon inconsidérée depuis le Covid et surtout depuis la guerre en Ukraine.
Quand je vois Lecornu
Et les membres du gouvernement, je pense à ces films, tirés ou non d'histoires réelles, de personnes qui n'avouent pas à leurs familles qu'elles ont perdu leur job et qui continuent à mettre un costume tous les jours et à partir tôt le matin pour faire croire qu'elles vont travailler.
Ce qui me fascine, c'est que les médias y croient et pensent encore que le gouvernement peut faire quelque chose. Alors qu'il ne peut discuter que des consignes sur les bouteilles en plastique.
Il n'y a pas de gouvernement.
Pas d'équipage donc sur un bateau en pleine tempête.
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SEMCO Technologies s'est introduite à moins de 20 € en juillet 2025 sur Euronext Growth. Près d'un an plus tard, le titre a plus que doublé, pour une capitalisation boursière qui fleurte avec les 500 M€.
La société fabrique des eChucks, qui sont des composants électrostatiques critiques pour maintenir les wafers dans les équipements semi-conducteurs. Elle est présente sur une niche à très hautes barrières techniques, en B2B pur avec les grands OEM mondiaux.
L'exécution post-IPO a été exemplaire. L'exercice 2025 a dépassé tous les objectifs annoncés lors de l'introduction : CA à 34,7 M€, résultat net à 10,1 M€ en progression de +46%. En parallèle, le groupe a doublé ses capacités de production à Montpellier avec la mise en service d'une ligne automatisée, passant à 4 000 eChucks/an.
C'est ce parcours sans faute qui donne à ECM Technologies, actionnaire majoritaire, la légitimité de prendre une partie de sa plus-value cette semaine. Un ABB d'environ 50 M€ (c11% du capital) a été annoncé hier matin avec une décote de -5%. Après règlement livraison des actions, ECM détiendra toujours 59,2% du capital de SEMCO, et la même proportion de droits de vote.
L'opération a été annoncée simultanément avec la sécurisation d'un bâtiment de 900 m² adjacent au site actuel, pouvant accueillir une salle blanche d'environ 500 m² et qui permettra de doubler à nouveau la capacité de production du groupe. Le CAPEX devrait être financé par ECM.
Suite à l'annonce, le titre a cédé environ -3% sur la journée d'hier.

Le spatial entre dans une nouvelle phase 🚀
Le dépôt du prospectus IPO de SpaceX agit comme un véritable électrochoc pour l’ensemble de la chaîne spatiale. Avec une valorisation cible pouvant atteindre 1 750 Md$ et une levée envisagée autour de 75 Md$, l’opération offrirait enfin au marché un comparable coté de grande taille. Pour les Small & Mid caps européennes, ce changement de référentiel peut ouvrir une fenêtre de revalorisation, notamment sur les acteurs exposés à la souveraineté spatiale.
OHB incarne l’intégration satellite européenne. Le groupe affiche un carnet de commandes record de 3,19 Md€ à fin mars 2026, des revenus 2025 de 1,25 Md€ et un objectif supérieur à 2 Md€ en 2028. Son exposition aux grands programmes institutionnels européens, combinée à la montée des budgets défense et spatial, renforce la visibilité du dossier. Le cours de l’action bondit de +8% hier et progresse de +418% depuis le début d’année.
Avio se positionne au cœur de l’accès autonome de l’Europe à l’espace. Maître d’œuvre de Vega C, lanceur léger européen ; et partenaire clé d’Ariane 6 via les boosters P120C/P160C et plusieurs composants critiques, le groupe bénéficie d’un contexte politique favorable, alors que l’Europe cherche à réduire sa dépendance à SpaceX. Avec une capitalisation de 1,6 Md€, le titre progresse de +15% sur la semaine et +112% sur 1 an.
Officina Stellare offre une exposition de niche aux briques optiques : télescopes, systèmes opto-mécaniques et communications laser. La montée en puissance des besoins de défense et des liens laser inter-satellites soutient une demande structurelle pour ces technologies. Le groupe qui capitalise autour de 220 M€ progresse de +42% sur 1 mois et +154% sur 1 an.
Eutelsat Communication, enfin, reste le véhicule européen coté le plus liquide face à Starlink. Avec OneWeb, le groupe détient la seule constellation LEO (satellites en orbite basse) européenne pleinement opérationnelle, avec plus de 600 satellites en orbite. Le cours a progressé de +2% hier, +110% depuis le début d’année, et capitalise désormais 4,5 Md€.

La guerre des talents dans l’intelligence artificielle vient de monter d’un cran. Anthropic, derrière les modèles Claude et Mythos, recrute Andrej Karpathy, figure majeure du secteur et ancien cofondateur d’OpenAI.
À 39 ans, son CV coche toutes les cases : Stanford, OpenAI, puis Tesla, où il a dirigé l’IA et le programme Autopilot. Chez Anthropic, il prendra en main les phases d’entraînement à grande échelle, autrement dit le cœur du réacteur des futurs modèles.
Ce recrutement n’arrive pas seul. Quelques semaines plus tôt, Anthropic avait déjà attiré Ross Nordeen, ancien de xAI et de Tesla. Le message est clair : dans l’IA, la bataille ne se joue pas seulement sur les milliards, mais sur les cerveaux capables de les transformer en avance technologique.
Le timing est idéal. Fondée en 2021 par d’anciens d’OpenAI, Anthropic gagne du terrain, au point de viser un chiffre d’affaires annualisé supérieur à celui de sa rivale. Et avec les rumeurs d’IPO, la société commence à ressembler à autre chose qu’un challenger.
Dans l’IA, les modèles comptent. Mais ceux qui les entraînent valent désormais de l’or.
©technologyreview


©Getty Images
Le week-end dernier, Johann Zarco a vécu l’un des plus gros chocs de sa carrière lors du Grand Prix de Catalogne. Pris dans un accrochage dès le deuxième départ, le pilote Honda-LCR s’est retrouvé coincé sous la Ducati de Francesco Bagnaia, dans des images particulièrement impressionnantes.
Le Français souffre d’une rupture des ligaments croisés antérieur et postérieur, d’une lésion du ménisque interne et d’une légère déchirure du péroné au niveau de la cheville. Son fémur, lui, est intact, évitant un scénario encore plus lourd.
Transféré à Lyon, Zarco doit désormais attendre que son genou dégonfle avant une opération. Son forfait pour Mugello et la Hongrie a déjà été officialisé.
À peine sorti de l’hôpital, le Français analysait pourtant déjà sa télémétrie. En MotoGP, même après un crash, le chrono n’est jamais très loin.
