Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le trou de la Sécu se creuse encore
Plus de 23 Md€ de déficit attendus en 2026. Même refrain depuis 40 ans : dépenses sociales trop lourdes, réformes impossibles, dette qui gonfle. La Cour des comptes propose, les politiques enterrent.
⚙️XFAB - Quand les réseaux sociaux affolent la Bourse
+50% sur la semaine après le Chips Act 2.0. Les réseaux sociaux ont amplifié le mouvement, mais les fondamentaux restent fragiles : CA en baisse, cycle auto faible, valorisation tendue.
🌅 Conso & Loisirs : chacun sa piste
Pierre & Vacances attend sa revue stratégique, Compagnie des Alpes perd Tignes mais reste solide, Pluxee affronte un risque réglementaire au Chili. Trois dossiers, trois incertitudes.
🌐 Nvidia verrouille Taïwan
150 Md$ d’investissements annuels prévus à Taïwan pour sécuriser puces, assemblage et chaîne IA. La bataille de l’IA se joue désormais autant dans les usines que dans les modèles.
🎾 Sinner tombe, Roland s’ouvre
Le n°1 mondial éliminé dès le 2e tour après un effondrement physique. Sans Nadal, Alcaraz ni Sinner, le tableau masculin devient totalement imprévisible.
Le trou de la Sécu
Cela fait plus de 40 ans qu'on parle du "trou de la Sécu".
L'expression est apparue dans les années 80 en même temps que celle du "trou de la couche d'ozone".
Mais alors que ce dernier se résorbe, le trou de la Sécu n'en finit pas de se creuser.
Explications.
Sans surprise
La situation de la Sécurité sociale est calamiteuse.
Et l'environnement conjoncturel provoque une détérioration supplémentaire de plus de 4 milliards d'euros, soit un "trou" pour 2026 de plus de 23 milliards.
Je cite Les Échos : "Le dérapage n'est pas une surprise, mais il va croissant".
Une phrase qu'on pourrait écrire chaque année depuis 40 ans.
Le problème économique et financier de la France
Est aussi simple à énoncer qu'à comprendre.
Nous ne travaillons pas assez longtemps et assez vieux.
Nous avons un système social que nous n'avons pas les moyens d'entretenir.
C'est simple, basique, arithmétique.
Et pourtant, ni les politiques ni les Français, car les politiques sont à l'image des Français, ne veulent faire la moindre réforme, la moindre réduction, le moindre sacrifice.
La Cour des comptes
Comme c'est souvent le cas, a les solutions.
Elle les propose année après année dans des rapports qui finissent directement à la poubelle avant d'être lus.
Elle a remis hier encore un rapport pour contrôler les dépenses de l'Assurance maladie, un rapport qui restera lettre morte car les politiques n'ont pas le courage de dire aux Français ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre.
Les solutions de la Cour des comptes
Une augmentation du reste à charge, qui est ridiculement bas, pour "responsabiliser les patients".
Et limiter les franchises pour certains soins.
Autre sujet sur lequel le gouvernement a fait machine arrière en panique : la Cour des comptes propose de limiter la prise en charge du transport des patients par la Sécu.
Un système qu'aucun autre pays n'a adopté aussi généreusement.
Rien de révolutionnaire et pourtant Les Échos titrent sur "Les pistes explosives de la Cour des comptes pour combler le trou".
Ce ne sont pas les pistes
Qui sont explosives, c'est la situation de notre système social.
Que nous finançons évidemment à crédit.
À coups de déficits massifs.
Et de dettes records.
Et d'intérêts sur la dette de plus en plus insoutenables.
On arrête quand la gabegie ?
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X-Fab s’est envolé de plus de 50% cette semaine après l’annonce du Chips Act 2.0 européen, qui remet les semi-conducteurs stratégiques au cœur des priorités industrielles.
Le mouvement a surtout été amplifié par les réseaux sociaux, plusieurs influenceurs spécialisés présentant le groupe comme un futur bénéficiaire des aides européennes.
Côté fondamentaux, l’activité reste sous pression avec un chiffre d’affaires en recul de -4% sur un an au T1 et une marge d’Ebitda d’environ 17,5%, toujours contrainte par la faiblesse du cycle automobile.
Malgré l’euphorie spéculative, le titre semble désormais largement déconnecté de ses fondamentaux selon les analystes. Depuis le début d’année, la performance de X-Fab dépasse désormais les +100%.

Conso & Loisirs : chacun sa piste 🌅
Le secteur de la Consommation & Loisirs entre dans une zone de turbulences révélatrices. Entre revues stratégiques au long cours, pertes de concessions emblématiques et offensives réglementaires venues d'Amérique latine, les Small & Mid caps françaises du tourisme, des loisirs et des services aux salariés livrent cette semaine un panorama contrasté. Trois dossiers concentrent l'attention, et chacun raconte une histoire bien différente.
Pierre & Vacances : la patience comme stratégie. Le groupe publie un S1 sans surprise et confirme ses objectifs annuels. Mais le vrai sujet reste ailleurs : la revue stratégique se poursuit, et le marché attend. Cession d'actifs, recentrage sur les marques cœur (Center Parcs, Adagio), ou mouvement capitalistique plus structurant ? Toutes les options restent ouvertes. En attendant le verdict, le dossier reste suspendu aux décisions du board, avec un upside potentiel qui ne se déclenchera qu'à l'annonce des conclusions.
Compagnie des Alpes : la fin d'une époque à Tignes. Le S1 progresse de +5%, l'objectif annuel d'EBO est confirmé, le modèle dual domaines skiables / parcs de loisirs prouve à nouveau sa résilience. Mais l'actualité de la semaine, c'est l'officialisation de la fin de la DSP de Tignes, l'un des fleurons historiques des Alpes françaises. Un signal fort, qui obligera le groupe à accélérer son redéploiement : montée en puissance des parcs (Astérix, Walibi, Futuroscope) et expansion internationale. Le dossier reste solide, mais le récit narratif change de braquet.
Pluxee : le risque chilien s'invite dans l'équation. L'autorité de la concurrence chilienne dépose une requête pour conduites anticoncurrentielles contre la filiale locale. Coup dur pour le spin-off de Sodexo, qui voit ressurgir les craintes structurelles pesant sur le modèle des émetteurs de titres-services : plafonnement des commissions débattu en France, encadrement des frais au Brésil, et désormais contentieux au Chili. L'Amérique latine, zone de croissance clé du groupe, devient aussi son talon d'Achille réglementaire. À surveiller de près.

Nvidia change encore d’échelle. Jensen Huang a annoncé que le groupe allait investir près de 150 milliards de dollars par an à Taïwan, contre seulement 10 à 15 milliards il y a quatre ans. Un montant colossal, qui illustre à quel point la bataille de l’IA devient industrielle.
Pour Nvidia, Taïwan est désormais le centre névralgique de cette révolution technologique. Le groupe y prépare notamment un nouveau siège à Taipei, prévu pour 2030, avec plus de 4 000 collaborateurs.
L’objectif est surtout stratégique : se rapprocher encore davantage de TSMC, le fabricant des puces les plus avancées au monde, mais aussi des géants de l’assemblage comme Foxconn ou Quanta. Nvidia veut sécuriser sa chaîne de production avant tout le monde, alors que AMD accélère lui aussi ses investissements.
Le groupe, déjà première capitalisation mondiale à avoir franchi les 5 000 milliards de dollars, vise désormais un nouveau cap : dépasser à terme les 1 000 milliards de chiffre d’affaires grâce à ses seules puces IA.
Dans la tech, la guerre ne se joue plus seulement dans les logiciels. Elle se joue désormais dans les usines, l’énergie… et le silicium.
©Nvidia


©F. Faugère/L'Équipe
Coup de tonnerre à Roland-Garros. Ce jeudi 28 mai, Jannik Sinner, numéro 1 mondial et grand favori du tournoi, a été éliminé dès le deuxième tour par Francisco Cerundolo.
L’Italien semblait pourtant avoir le match en main. Deux sets à zéro, contrôle total, puis plus rien. Rattrapé par des pépins physiques, Sinner s’est effondré, ne remportant que 2 jeux sur les 20 derniers. Score final : 6-3, 6-2, 5-7, 1-6, 1-6. Pas une défaite, un renversement brutal.
Dans une édition déjà privée de Nadal et Alcaraz, le tableau masculin devient totalement ouvert. Pendant que Sinner quitte Paris, la nouvelle garde avance : Rafael Jodar, 19 ans, poursuit son ascension, et le Français Moïse Kouamé, 17 ans, cristallise l’attention du public.
Roland-Garros vient de perdre son favori. Mais il a peut-être gagné une promesse : celle d’un tournoi enfin imprévisible.
