Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le mot en R
L’OCDE alerte sur un risque de récession plutôt que d’inflation durable. Le choc énergétique pèsera surtout sur la croissance, avec une zone euro quasi à l’arrêt et des États-Unis mieux protégés par le pétrole et l’IA.
📖Lexibook - La famille Le Cottier referme le livre en deux temps
Doodle propose 8 € par action, soit deux fois le prix de la première OPA. Les minoritaires patients sont récompensés, et Lexibook devrait quitter la Bourse après 20 ans de cotation.
🔬Biotech - Baisse de tension
Abivax reste solide cliniquement mais inquiète sur la sécurité. Inventiva sécurise son financement mais dilue. OSE Immuno rappelle que le cash reste le nerf de la guerre.
💸 84,75 milliards de dollars pour verrouiller la guerre de l’IA !
84,75 Md$ pour financer TPU, cloud et data centers. Avec Berkshire au soutien, Alphabet montre que la guerre de l’IA se gagnera aussi au bilan.
📷Le PSG réalise le Back to Back
Deuxième Ligue des Champions consécutive, victoire aux tirs au but contre Arsenal. Moins de paillettes, plus de collectif : Paris installe sa dynastie.
Le mot en R
Vous connaissez notre conviction.
Le risque le plus important n'est pas l'inflation, mais la décroissance, voire la récession.
Et l'OCDE semble abonder dans notre sens.
Avec de nouvelles prévisions.
Et des craintes de récession, avec un grand R.
L'inquiétude
Des prévisionnistes, et des banques centrales, est dirigée dans la mauvaise direction.
La hausse des prix de l'énergie provoque certes une hausse des prix, mais cette hausse ne se traduira pas en inflation durable.
En revanche, la croissance, elle, qui n'était déjà pas brillante dans certaines zones comme l'Europe avant la guerre en Iran, va sérieusement marquer le pas.
C'est ce que confirme l'OCDE.
Elle envisage plusieurs scénarios
En fonction de la durée de la guerre et donc du prix de l'énergie, et du pétrole en particulier.
Dans son scénario le plus sombre, la croissance mondiale pourrait tomber vers 2 %, contre 3,4 % l'année dernière. Et 1,8 % en 2027.
En zone euro, dans le meilleur scénario, la croissance ne dépassera pas 0,8 % en 2026, et 0,7 % en Allemagne et en France.
Dans tous les scénarios
L'emploi se dégrade.
Seuls les États-Unis semblent résister à ce ralentissement.
On le voit d'ailleurs dans les dernières statistiques publiées.
La consommation des ménages tient, même si elle est tirée par les ménages les plus aisés, et l'investissement continue à progresser.
Les États-Unis ont du pétrole et de l'IA
La consommation des ménages est certes touchée par la hausse de l'essence, mais la hausse du pétrole et du gaz profite largement aux exportations américaines.
Mais c'est l'IA qui continue à tirer la croissance américaine.
Directement, avec les investissements massifs. Et cela devrait continuer quand on voit les annonces de levées spectaculaires de SpaceX, d'Anthropic ou encore, cette semaine, d'Alphabet.
Indirectement, avec la hausse de la Bourse et donc l'effet richesse, qui dope le pouvoir d'achat des ménages les plus aisés.
Le fossé se creuse
Donc entre les différentes zones géographiques.
Une partie de l'Asie, pourtant touchée de plein fouet par l'absence de ressources énergétiques et la dépendance au pétrole, résiste toujours grâce à l'IA.
Un exemple frappant est celui de la Corée.
Bref, le problème, c'est la décroissance, voire la récession.
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Il y a près de deux ans, Doodle SAS, holding détenue par les frères Le Cottier, fondateurs de Lexibook et associés à l'occasion à un investisseur américain spécialisé dans le secteur, lançait une OPA volontaire sur le groupe à 4 €/action. L'offre, ré-ouverte en décembre 2024, avait permis à Doodle de porter sa participation à 75,9% du capital. Le prospectus précisait explicitement qu'aucun retrait obligatoire n'était envisagé.
Mercredi soir, Doodle a annoncé le rachat du bloc encore détenu par Moneta Asset Management, représentant 8,9% du capital, au prix de 8 €/action. Cette acquisition porte la participation de Doodle à 87,7%. Dans la foulée, une offre publique d'achat simplifiée (OPAS) sera déposée auprès de l'AMF d'ici fin juin 2026, au même prix de 8 euros sur les actions restantes. Si le flottant résiduel représente moins de 10% du capital à l'issue de l'offre, un retrait obligatoire pourra être mis en œuvre, avec une procédure envisagée dès le troisième trimestre 2026.
Le prix proposé représente une prime spot de 38% sur le cours de clôture du 3 juin 2026 et de 49% par rapport à la moyenne pondérée des 60 séances précédant l'annonce. Il est exactement le double du prix de la première OPA, et fait ressortir une valeur des capitaux propres implicite d'un peu plus de 62 M€, soit un multiple d'EV/EBITDA de 5,7x et de 8,4x P/E sur la base des derniers résultats annuels (mars 2025).
Les actionnaires qui n'avaient pas apporté leurs titres lors de la première OPA se retrouvent aujourd'hui avec une fenêtre de sortie bien plus généreuse. Le groupe, lui, devrait logiquement quitter la bourse de Paris après vingt ans de cotation.

Biotech - Baisse de tension 🔬
Les biotechs ont rappelé cette semaine une règle simple du secteur. Même quand la science avance, le marché peut vite se focaliser sur autre chose. Sécurité clinique, refinancement, visibilité de trésorerie, les investisseurs ont surtout vu les risques. Trois dossiers ont cristallisé la pression.
Abivax: L’efficacité est là, mais le doute aussi. Les résultats de phase III sur l’obéfazimod dans la rectocolite hémorragique restent solides, avec des taux de rémission supérieurs à 50% et un dossier FDA prévu fin 2026. Mais quelques cas de cancers observés dans l’essai ont suffi à refroidir le marché, qui craint désormais un éventuel avertissement renforcé sur le produit. Ce n’est pas forcément bloquant pour une future commercialisation, surtout si le lien avec le traitement n’est pas établi. En revanche, cela complique le narratif à court terme et repousse probablement l’idée d’un deal rapide avec une big pharma.
Inventiva: Le financement se paie cash en Bourse. La biotech a annoncé une grande opération de refinancement, avec un nouveau financement pouvant aller jusqu’à 130 M€ en tranches fermes, plus une offre d’ADS aux États-Unis. Sur le papier, cela sécurise la route avant les résultats attendus de phase III. Dans les faits, le marché a surtout retenu la dilution et la complexité du montage. Résultat, le titre a décroché de 18%. Typique d’un secteur où même les bonnes nouvelles de financement peuvent être mal reçues.
OSE Immuno: Le cash redevient le sujet central. La société a publié des comptes 2025 en nette dégradation, avec un chiffre d’affaires tombé de 69,9 M€ à 2,6 M€ et une perte nette de 37,7 M€. Plus sensible encore, OSE indique ne pas disposer d’un fonds de roulement suffisant pour couvrir les 12 prochains mois, même si l’horizon de trésorerie est confirmé jusqu’à fin décembre 2026. Le pipeline reste là, mais le message envoyé au marché est clair. Sans partenariat, refinancement ou restructuration, la visibilité financière reste fragile.

Alphabet voit plus grand. La maison mère de Google prépare une augmentation de capital de 84,75 milliards de dollars, l’une des plus importantes opérations financières de son histoire, pour financer sa montée en puissance dans l’intelligence artificielle.
L’enjeu est colossal. Entre ses puces TPU, concurrentes directes de Nvidia, et ses infrastructures cloud, le groupe prévoit 190 milliards de dollars d’investissements cette année, avec un objectif qui pourrait atteindre 300 milliards dès 2027. La bataille de l’IA se joue désormais autant dans les data centers que dans les algorithmes.
Pour sécuriser l’opération, Alphabet peut compter sur un soutien de poids : Berkshire Hathaway. Le conglomérat d’Omaha participerait à hauteur de 10 milliards de dollars, portant son exposition au groupe à près de 32 milliards.
Au-delà du financement, cette levée envoie un message au marché. Dans une période où Anthropic, SpaceX et d’autres géants préparent leurs propres opérations, Alphabet entend montrer qu’il dispose encore d’un avantage décisif : une capacité quasi illimitée à mobiliser du capital pour rester au cœur de la révolution de l’IA.
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Le Paris Saint-Germain ne rend pas sa couronne. À Budapest, dans une Puskás Aréna sous tension, le club parisien a dominé Arsenal aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.) pour s’offrir une deuxième Ligue des Champions consécutive. À ce niveau-là, ce n’est plus une belle histoire. C’est un règne.
Le scénario avait pourtant tout du piège anglais. Dès la 5e minute, Kai Havertz refroidit Paris. Mais les hommes de Luis Enrique n’ont jamais paniqué. Avec 72 % de possession et 19 tentatives, le PSG a peu à peu étouffé Arsenal, jusqu’au penalty transformé par Ousmane Dembélé à la 65e, après une action provoquée par Kvaratskhelia.
Puis vint la séance. Le moment où les jambes tremblent et où les projets sportifs se jugent parfois sur onze mètres. Malgré l’échec de Nuno Mendes, Doué, Ramos et Hakimi ont tenu bon, avant que Lucas Beraldo ne libère Paris. Gabriel Magalhães a manqué, Paris a exulté.
Ce doublé européen valide surtout une bascule : moins de paillettes, plus de collectif. Luis Enrique a construit une équipe. Et Paris, enfin, une dynastie.
