Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le pouvoir d'achat des Américains
Salaires +3,4 %, inflation +4,2 % : le compte n’y est plus. L’essence chère et la guerre en Iran pèsent sur les ménages, surtout les plus modestes. Mauvais timing pour Trump avant les midterms.
🔥 Miliboo - Un pure player qui surprend encore
+15 % sur la semaine après un CA record de 44 M€ (+13 %). Dans un marché de l’ameublement déprimé, le pure player digital continue de gagner des parts.
📺 Media - La consolidation reprend l'antenne
M6 rebondit sur des rumeurs TF1/CMA-CGM, Vivendi subit la sortie d’Ackman d’UMG, ReWorld/Unify se diversifie dans l’éducation. Dans les médias, le capital bouge plus vite que l’audience.
💻 Anthropic sort Claude Fable 5 sous haute surveillance
Version grand public mais très encadrée après les fuites autour de Mythos. Anthropic veut prouver qu’elle peut pousser l’IA très loin, sans effrayer régulateurs et investisseurs avant son IPO.
📷Les Knicks renversent la table
Menés de 29 points, les Knicks signent le plus grand comeback des finales NBA et battent les Spurs 107-106. Brunson et Anunoby portent New York à une victoire du titre., victoire aux tirs au but contre Arsenal. Moins de paillettes, plus de collectif : Paris installe sa dynastie.
Le pouvoir d'achat des Américains
Le temps presse.
Trump est de plus en plus impatient.
Il a lancé une vague d'attaques sur l'Iran en signe de frustration, déclarant qu'il en avait assez que les Iraniens prennent les Américains pour des "suckers".
Le temps presse car le pouvoir d'achat des ménages américains est sous pression, à quelques mois des élections de mi-mandat.
Le compte n'y est pas
D'un côté, des nouvelles positives sur l'emploi, un taux de chômage bas et une progression des salaires de 3,4 %.
De l'autre côté, une hausse des prix à la consommation qui dépasse les anticipations à 4,2 %.
3,4 % - 4,2 % = -0,8 %
Le pouvoir d'achat baisse donc.
La plus forte baisse depuis février 2023.
Et c'est une mauvaise nouvelle pour les Républicains et pour Trump.
Deuxième mois de baisse
Du pouvoir d'achat.
Deux causes :
La hausse des salaires ralentit. Les salaires progressent toujours, mais moins vite.
Le prix de l'essence. Il reste élevé du fait de la guerre en Iran, malgré le fait que les États-Unis n'importent plus mais exportent du pétrole et du gaz.
4,2 %
C'est donc le chiffre de la hausse des prix en mai.
Hors énergie et alimentation, la situation est moins préoccupante avec une hausse de 2,9 % "seulement".
Mais ce concept d'inflation sous-jacente est un concept purement économique qui passe au-dessus de la tête des ménages américains, qui ont besoin d'énergie et d'alimentation au quotidien.
Conséquence
Le moral des consommateurs américains est en berne.
Normal.
Et même si la consommation résiste, elle résiste grâce aux ménages les plus aisés.
Les 10 % les plus riches.
Les autres souffrent, perdent patience, perdent confiance et risquent de vouloir sanctionner celui qui se présentait comme le "président du pouvoir d'achat" à la mi-novembre.
Les Iraniens
Savent que Trump est pris par le temps.
Les dirigeants iraniens ne se soucient évidemment pas du pouvoir d'achat des ménages iraniens, qui s'est effondré du fait d'un chômage en forte hausse depuis la guerre, d'une chute massive de la croissance et de la flambée de l'inflation.
Ils n'ont pas de sujet d'élections.
Trump va devoir agir vite.
Très vite.
Car le temps presse.
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Porté par un modèle 100% digital et une maîtrise intégrée de la conception jusqu’à la livraison, Miliboo continue de déjouer la morosité du secteur.
Miliboo s’offre une belle progression de +15% sur la semaine après avoir publié un chiffre d’affaires annuel record de 44 M€ (+13%). Dans un environnement toujours compliqué pour l’ameublement, le spécialiste du mobilier design en ligne démontre sa capacité à gagner des parts de marché.
Les investisseurs ont particulièrement apprécié l’accélération de la croissance au quatrième trimestre (+18%) ainsi que les perspectives d’amélioration de la rentabilité. Une publication solide qui tranche avec les difficultés rencontrées par de nombreux acteurs du secteur et qui confirme le retour en grâce du dossier.

Media - La consolidation reprend l'antenne 📺
Les médias ont rappelé cette semaine que dans ce secteur, la valeur se fait et se défait sur le capital plus que sur l'audience. Consolidation relancée, sortie d'actionnaire de référence, diversification hors du cœur de métier, les trois dossiers de la semaine racontent la même histoire. Face à l'érosion structurelle de la télévision linéaire et de la presse, c'est le M&A qui fixe le tempo boursier.
M6: Le serpent de mer redevient un catalyseur. Le titre a bondi de près de 8% lundi après que Le Parisien a fait état d'un nouveau projet de rachat par TF1, qui pourrait inclure le groupe CMA-CGM, quatre ans après l'échec de la première tentative de fusion. Cette fois, le dossier semble plus avancé qu'une simple rumeur. Des réunions discrètes se seraient tenues entre les dirigeants des deux groupes, RTL Group, Rothschild et CMA-CGM, autour d'une valorisation de M6 de l'ordre de 2,5 Mds€, soit environ 20€ par action, presque le double du cours. L'obstacle reste réglementaire. La loi interdit le transfert de la fréquence TNT de M6 avant mai 2028, et TF1 a indiqué qu'un rachat n'était pas d'actualité à court terme.
Vivendi : Dommage collatéral de la sortie d'Ackman. Pershing Square a lancé la cession de l'intégralité de sa participation de 4,7% dans UMG, soit environ 80,6 millions d'actions, via un placement privé représentant bien plus de 1,5 Md$. L'opération intervient une semaine après le rejet par le conseil d'UMG de l'offre de rachat d'Ackman valorisant le groupe environ 56 Mds€, jugée fondamentalement sous-évaluée. La sanction a été immédiate et s'est propagée le long de la chaîne de détention. UMG perdait plus de 6% à Amsterdam, Vivendi cédait 5,1% à Paris et Bolloré reculait de 2,3%, les deux étant actionnaires d'UMG à hauteur de 9,9% et 18,4% respectivement. UMG a partiellement amorti le choc en rachetant environ 14,2 millions de ses propres titres à 17,66€, pour près de 250 M€. Pour Vivendi, dont la thèse repose largement sur la décote de holding, la disparition de la prime spéculative sur UMG retire un soutien à la NAV à court terme.
ReWorld Media : Changement de nom, changement de modèle. Le groupe, rebaptisé Unify Group début juin, a annoncé l'acquisition d'un réseau d'établissements d'enseignement supérieur et de formation professionnelle réalisant près de 90 M€ de chiffre d'affaires annuel, qui vient renforcer Ed'Learn, son pôle dédié aux compétences. Le périmètre est substantiel. Trois écoles de commerce (Ascencia, E2SE, Euclea) totalisant environ 4 000 étudiants et plus de 10 campus, complétées par Comundi, IFOCOP et ELFE Paris sur la formation professionnelle, avec près de 20 000 apprenants accompagnés chaque année. Le message stratégique est clair. La presse thématique ne suffit plus comme moteur de croissance, et le groupe achète des relais hors médias.

Anthropic tente de reprendre la main. Deux mois après la fuite ayant révélé l’existence de Mythos, un modèle jugé trop sensible pour être rendu public, la start-up californienne dévoile Claude Fable 5. Une version grand public, encadrée de près, présentée comme le compromis entre puissance technologique et maîtrise du risque.
Le sujet est explosif. Mythos aurait été conçu pour détecter des failles informatiques à très grande échelle, avec des capacités jugées trop dangereuses en cas de mauvais usage. Claude Fable 5 reprend une partie de cette technologie, mais avec des garde-fous renforcés : blocage des demandes sensibles, restrictions sur la cybersécurité et la biologie, et bascule vers une version moins avancée en cas de tentative de contournement.
Le modèle arrive aussi avec une étiquette premium. Validé par des tests externes, il s’impose déjà comme l’un des outils d’IA les plus chers du marché. Une manière pour Anthropic de monétiser sa recherche tout en rassurant les régulateurs, les clients et, surtout, les futurs investisseurs.
Car l’enjeu dépasse largement le produit. Valorisé à 965 milliards de dollars, Anthropic prépare le terrain avant son introduction en Bourse. En lançant Fable 5, Dario Amodei veut montrer qu’il sait tenir deux promesses à la fois : pousser l’IA très loin, sans donner l’impression de laisser les clés du coffre à tout le monde. d’un avantage décisif : une capacité quasi illimitée à mobiliser du capital pour rester au cœur de la révolution de l’IA.
@Samuel Boivin/NurPhoto via Getty Images


©Frank Franklin II, AP
Le Madison Square Garden a vécu une nuit à ranger dans la catégorie des matchs qu’on raconte longtemps. Menés de 29 points en première mi-temps par des Spurs en feu, les Knicks ont arraché une victoire invraisemblable, 107-106, au terme du plus grand comeback de l’histoire des finales NBA.
San Antonio avait pourtant tout verrouillé. Une adresse folle, 14 paniers à trois-points avant la pause, un duo Fox-Vassell inspiré, et l’impression que New York allait finir la soirée en spectateur de son propre naufrage. Mais les Spurs ont confondu euphorie et gestion. Trop de tirs rapides, plus assez de contrôle, et un match qui s’est lentement échappé.
En face, les Knicks ont trouvé leur salut dans ce que New York fait le mieux : le chaos organisé. Jalen Brunson, auteur de 36 points, et OG Anunoby, 33 points, ont porté l’équipe à bout de bras. À eux deux, ils inscrivent 69 points et ramènent tout un Garden au bord de l’explosion.
La dernière minute a tourné au supplice pour San Antonio. Victor Wembanyama, pourtant à 24 points, manque deux lancers francs décisifs. Puis Anunoby, déjà auteur d’un contre majeur sur Fox, surgit au rebond pour claquer le ballon au buzzer. Les Knicks ne sont plus qu’à une victoire d’un titre attendu depuis 1973.
