Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'Amérique. Avec un grand K.
Les 0,1 % d’Américains les plus riches contrôlent désormais 28 000 Md$ de patrimoine, contre 4 000 Md$ pour la moitié la moins riche du pays. Une économie en K où la Bourse a considérablement creusé les écarts.
💉 Equasens soigne ses résultats
CA en hausse de 7,3 % et EBITDA courant de 11,9 %, avec une marge qui atteint 26,8 %. Des fondamentaux solides qui contrastent avec un titre encore en baisse d’environ 33 % depuis janvier.
🏥 Santé - Les taux reprennent la main
Clariane et Emeis décrochent avec la remontée des taux longs et le poids de leur dette. Bastide résiste mieux : le marché recommence clairement à faire la différence entre les bilans.
🤖 Trump fait signer un pacte aux géants de l’IA
Google, Meta, OpenAI, Anthropic, Nvidia et xAI s’engagent volontairement à renforcer leurs contrôles de sécurité. Pas de nouveau régulateur ni de sanctions automatiques : Washington privilégie encore l’auto-discipline.
L'Amérique. Avec un grand K.
Vous vous rappelez de l'économie en K.
La lettre utilisée pour décrire la structure de l'économie des États-Unis.
La barre haute du K : la petite partie de la population qui tire la croissance.
La barre basse du K : l'immense majorité de la population qui subit de plein fouet la baisse du pouvoir d'achat.
Vous allez voir, les chiffres sont hallucinants.
0,1 %
0,1 % des Américains.
Les ultra-riches.
La Fed a sorti une étude analysée par le Wall Street Journal.
Première donnée : leur patrimoine a plus que doublé depuis 2019.
On parle de 14 500 milliards de dollars de richesse supplémentaire.
Dont 10 000 milliards venant de la hausse de la Bourse et des placements.
En six ans.
Ces 0,1 %
De la population contrôlent maintenant 28 000 milliards de dollars, ce qui représente 15 % du patrimoine total des Américains.
Mais le chiffre le plus spectaculaire :
En 2022, le patrimoine moyen de ces 0,1 % était de 45,8 millions de dollars.
En 2026, il est de 200 millions.
Donc
28 000 milliards de dollars de patrimoine pour 0,1 % de la population.
Quand le patrimoine des 50 % des Américains les moins riches est de 4 000 milliards de dollars.
63 000 dollars de patrimoine moyen.
3 000 fois moins donc que les 0,1 %.
Profil des 0,1 %
Principalement des dirigeants d'entreprises.
Principalement des actionnaires.
Et donc principalement des détenteurs d'actions de sociétés cotées ou non cotées.
C'est de là qu'est venue l'explosion de leur patrimoine.
On parle de 137 000 ménages seulement.
L'immobilier a également largement participé à l'enrichissement, et c'est vrai aussi, mais dans des proportions très largement plus faibles, pour une large partie des ménages américains.
Les inégalités pour les nuls
Ceux qui décrivent la France comme une terre d'inégalités alors que nous avons un des systèmes de redistribution les plus généreux, voire le plus généreux, devraient lire et relire ces chiffres à plusieurs reprises pour comprendre ce qu'inégalité veut vraiment dire.
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Equasens s’est distingué cette semaine avec une publication semestrielle solide. Le spécialiste des solutions numériques pour la santé a enregistré un chiffre d’affaires de 124,5 M€ au S1 2026, en hausse de +7,3%, soutenu notamment par ses dernières acquisitions. Les revenus récurrents restent bien orientés, avec un ARR de 111,1 M€, en progression de +8,8%.
La rentabilité progresse encore plus vite, avec un EBITDA courant en hausse de +11,9% à 33,3 M€ et une marge portée à 26,8% contre 25,7% un an plus tôt.
Malgré ces bons résultats et une trésorerie nette solide de 93,2 M€, le titre reste sous pression en Bourse et affiche encore une baisse d’environ -33% depuis le début de l’année.

Santé - Les taux reprennent la main 🏥
Deux promoteurs et une foncière ont animé la cote cette semaine, leurs publications dressent un état des lieux du marché immobilier français sous trois angles complémentaires.
Chez les promoteurs, le problème reste l'écoulement. Nexity, premier acteur intégré du secteur, s'y attaque frontalement en créant avec BPCE une coentreprise dédiée à la distribution de logements neufs, adossée à un réseau bancaire qui finance un crédit immobilier sur quatre en France. Un accès direct à la demande solvable, alors que la sortie du SBF 120 venait de pénaliser le titre via les flux indiciels.
Dans ce contexte de marché du neuf sous pression, Kaufman & Broad tire son épingle du jeu : CA S1 stable à 500,9 M€ quand le marché du neuf se contracte d'environ 23%, avec un délai d'écoulement de 4,8 mois vs 24 mois pour le marché. Le recul du Logement (-9,2%) est compensé par les bureaux, dont le CA bondit à 123,8 M€, porté par la livraison de programmes signés antérieurement.
Ce dernier CA doit être vu comme un rétroviseur, pas un thermomètre du marché immobilier de bureaux. La température réelle, c'est INEA qui la donne : la foncière, exposée à 78% aux bureaux neufs en métropoles régionales, publie un CA S1 de 38,8 M€ (-5,5%), des loyers quasi stables à périmètre constant, et décrit un marché locatif fragmenté, marqué par la rareté des grandes demandes..

Donald Trump a réuni mardi à la Maison Blanche les patrons de Google, Meta, OpenAI, Anthropic, Nvidia et xAI. À la sortie, les six groupes ont signé un accord volontaire sur la sécurité de l’IA, que le président américain a qualifié de « moralement contraignant ».
Le texte prévoit quatre étages de contrôle : vérifications internes, équipes dédiées, audits externes et supervision par les conseils d’administration. En revanche, aucune nouvelle autorité fédérale, aucune sanction automatique et aucun calendrier obligatoire. Washington mise donc, pour l’instant, sur l’auto-discipline des géants de la tech.
Le pari est délicat : encadrer des modèles de plus en plus puissants sans ralentir les investissements américains ni laisser davantage de terrain à la Chine. La Maison Blanche continue d’ailleurs de pousser l’expansion des data centers sur le territoire.
Pour l’instant, pas de grand gendarme de l’IA à Washington. Les entreprises promettent de mieux se surveiller elles-mêmes. Reste à voir jusqu’où un garde-fou volontaire peut tenir lorsque la course technologique accélère.
@Jonathan Ernst / REUTERS


© Corinne Dubreuil / FFT
Quatre jours, trois villes et des foules rarement vues pour une visite institutionnelle. Le premier grand déplacement de Léon XIV en France a réuni plus de 1,3 million de personnes entre Paris, Lourdes et Metz.
Le point d’orgue a eu lieu dans la capitale, où près de 800 000 personnes ont assisté à la messe et au passage du pape. À Lourdes, 150 000 fidèles ont suivi sa visite, avant une dernière étape à Metz.
Mais Léon XIV n’est pas venu uniquement remplir les avenues. À l’UNESCO, il a parlé intelligence artificielle, paix et fragilisation des institutions internationales. À Lourdes, il a également rencontré sept victimes françaises d’abus sexuels au sein de l’Église pendant près de deux heures.
Première visite officielle d’un pape en France depuis 2008, le déplacement a largement dépassé le cercle des pratiquants. Pendant quatre jours, entre Champs-Élysées bondés et déplacements sous haute sécurité, la Léonmania aura été difficile à rater.
