Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le grand écart
Le taux français à 10 ans franchit les 5 %, une première depuis 2002. Les écarts se creusent avec nos voisins européens, tandis que le CAC 40 sous-performe nettement. La défiance des marchés s’installe.
⚡ Nexans - Le marché reste sur sa faim
Le chiffre d’affaires bondit de 21,4 % au T3, porté par l’électrification et les data centers. Mais malgré des objectifs confirmés, la prudence affichée sur la fin d’année refroidit les investisseurs.
🛍️ Consommation - La France à la peine, l'international résiste
SMCP chute de 20 % en Bourse après un T3 difficile en France (-9,7 %), tandis que Fnac Darty profite de la croissance européenne (+5 %). Chez Roche Bobois, le haut de gamme décroche, mais Cuir Center résiste.
🚀 Musk veut marier Tesla et SpaceX
Un rapprochement à 3 600 Md$ est à l’étude entre les deux géants d’Elon Musk. Objectif : réunir automobile, spatial, robotique et IA sous un même toit. Reste à convaincre actionnaires et régulateurs.
⚽ Le PSG s’offre le Barça et marque (encore) les esprits
Paris fait tomber un Barça jusque-là invaincu avec un succès 4-2 au Parc des Princes. Vitinha et Fabián Ruiz font la différence en fin de match, mais la victoire est ternie par plusieurs blessures.
Le grand écart
Le décrochage de la France sur les marchés s'accélère.
L'écart se creuse avec le reste de la zone euro.
Écart de taux.
Écart de performance boursière.
Le seuil symbolique des 5 % sur le taux de référence, le taux d'emprunt d'État à 10 ans, a été franchi pour la première fois depuis 2002.
Bien avant la crise de la zone euro.
Et rien ne semble pouvoir arrêter ce décrochage.
Spread
L'écart.
Le différentiel.
Entre la France et les autres pays de la zone euro.
Sur les taux mais aussi sur la Bourse.
Il s'élargit de jour en jour.
Le décrochage de la France
N'est pas qu'une impression.
C'est une réalité.
Les marchés ne nous font plus confiance.
Ils ne font plus confiance à un pays sans direction, sans gouvernement, sans autorité, sans politique économique, sans réforme, sans gestion du budget.
Le temps de l'impunité du "passager clandestin de l'Europe" est terminé, et bien terminé.
Les investisseurs ne nous pardonnent plus rien et ils ont bien raison.
Les chiffres
Sont douloureux.
Le taux d'emprunt à 10 ans au-dessus de 5 %, donc.
Mais ce sont les spreads, les écarts, qui sont les plus frappants.
Il y a le spread avec l'Allemagne.
Il est à 1,60 % !
Mais aussi avec l'Espagne, près de 1 % !
Avec l'Italie, 0,40 %.
Et 0,60 % avec la Grèce.
La Grèce... un pays en faillite en 2010.
Même topo
Sur les indices boursiers.
Avec un écart depuis le début de l'année entre le CAC 40 et l'Euro Stoxx 50 de 10 %, un CAC en baisse de 2,8 % et un Euro Stoxx en hausse de 7,3 %.
Ne comparons même pas notre CAC avec la Bourse américaine, ce serait trop gênant.
Cet écart de performance de la Bourse française est d'autant plus étonnant que les entreprises du CAC 40 sont plus internationales que françaises.
Mais les investisseurs internationaux n'en veulent quand même pas.
Et maintenant ?
C'est la question la plus difficile.
La BCE n'interviendra pas pour nous soutenir tant que nous n'aurons pas fait les réformes nécessaires et rétabli nos dépenses publiques.
Et cela n'arrivera pas avant les élections et nul ne sait si ça arrivera après.
Le spread de taux n'est donc pas encore suffisamment catastrophique pour qu'on se décide à se bouger.
Gardez vos ceintures attachées, nous ne sommes pas sortis de la zone de turbulences.
Loin de là.
Et Moody's pourrait dégrader la note de notre dette cette semaine.
Ce serait mérité.
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Nexans est l’un des leaders mondiaux du câble électrique, recentré sur l’électrification : les câbles qui acheminent le courant des réseaux jusqu’aux bâtiments, et les liaisons sous-marines à haute tension qui relient les pays ou raccordent l’éolien en mer. Trois moteurs le portent : la modernisation de réseaux vieillissants, l’appétit électrique des data centers et le déploiement des renouvelables.
Le troisième trimestre marque un net coup d’accélérateur. Le chiffre d’affaires atteint 1,7 Md€, en hausse de +21,4 %, dont +9 % en organique contre seulement +2,7 % au trimestre précédent. La dynamique vient des réseaux de distribution et du raccordement des bâtiments, tirés par les opérateurs, les centres de données et le solaire, avec une Amérique du Nord très porteuse. Les objectifs 2026, déjà relevés en juillet, sont confirmés.
Le marché a pourtant sanctionné la publication. Pour cause, un message de prudence sur la suite : la direction prévient que la croissance reviendra à un rythme plus normal et que la base de comparaison du quatrième trimestre sera particulièrement exigeante sur la haute tension sous-marine. De quoi doucher un titre qui avait déjà bien monté la veille.

Consommation – la France décroche, l'international amortit 🛍️
La consommation française reste sous pression. Mais les performances à l'international dessinent des trajectoires contrastées.
SMCP : La France plombe le trimestre
Ventes neuf mois quasi stables à 888 M€ (-0,2 % en organique), mais une France en recul de -9,7% au T3, contre +4,3 % en Amérique et +2,5 % en EMEA. La direction pointe une consommation atone et l'effet des fermetures de corners BHV-SGM. Sanction immédiate en Bourse, le titre a chuté de -20,0% à 4,32 € jeudi, malgré la confirmation des objectifs annuels, sous condition de marché.
Fnac Darty : L'Europe soutient, l'OPA verrouille le cours
Même fracture, mieux amortie avec un CA T3 de 2 509 M€, +1,8 % à périmètre comparable, avec une France à -0,4 % et le reste de l'Europe à +5,0 %. Le taux de marge brute progresse de 40 pbs sur neuf mois et les perspectives 2026 sont confirmées. Le titre gagne environ +20% depuis janvier, mais évolue désormais autour de 34,80 €, proche du prix de l'OPA d'EP Group fixé à 35 € après dividende. Une valorisation avant tout guidée par l'opération capitalistique.
Roche Bobois : Le haut de gamme décroche, le milieu de gamme résiste
Le CA recule de -7,3 % au T3, à 86,5 M€, et de -8,4 % sur neuf mois, à 274,2 M€. En France, le contraste est saisissant, Roche Bobois chute de -15,2 %, tandis que Cuir Center reste stable, avec des prises de commandes en hausse de +10,8 %. Un signe d'arbitrage vers des gammes plus accessibles, plutôt que d'un effondrement généralisé de la consommation. À l'international, l'Amérique du Nord se stabilise (+1,0 %), mais l'Europe hors France décroche (-13,2 %). Les perspectives S2 restent confirmées (CA et EBITDA à des niveaux proches de ceux du SI), malgré un carnet de commandes en retrait à 118 M€. Le titre perd toutefois -58,8% YTD.

Elon Musk remet une vieille idée sur la table : réunir Tesla et SpaceX dans un même groupe. Interrogé sur une éventuelle fusion, le milliardaire a répondu que ce serait « une bonne idée ». Et cette fois, le scénario dépasse le simple commentaire.
Les deux entreprises ont créé des comités spéciaux d’administrateurs indépendants pour étudier un rapprochement. Musk, actionnaire central des deux groupes, restera à l’écart des négociations en raison du conflit d’intérêts. Aucun accord n’est encore conclu.
Sur le papier, le mariage créerait un géant estimé autour de 3 600 milliards de dollars. Tesla apporterait ses batteries, ses robots, ses véhicules autonomes et ses puces ; SpaceX, ses satellites, ses infrastructures de calcul et ses activités spatiales. Des métiers de plus en plus difficiles à séparer à mesure que Musk concentre son empire autour de l’IA.
Reste un détail : fusionner deux mastodontes de cette taille exigera l’accord des actionnaires et des régulateurs. L’idée est lancée. Le plus compliqué commence maintenant.

© Anderson Redux

© Aymeric Le Gall
Onze matchs, onze victoires. Le Barça arrivait au Parc des Princes sans avoir laissé le moindre point en route cette saison. Le PSG s’est chargé de casser la série avec un succès 4-2 dans un match qui a longtemps refusé de choisir son camp.
Désiré Doué a ouvert le score avant que Xavi Espart n’égalise. Lucas Hernandez a ensuite redonné l’avantage à Paris, puis Lamine Yamal a encore ramené Barcelone à hauteur. À 2-2 à dix minutes de la fin, tout restait à faire.
C’est là que Paris a accéléré. Vitinha à la 81e, puis Fabián Ruiz cinq minutes plus tard, ont définitivement fait basculer la soirée. Le PSG a mieux terminé, mieux pressé et surtout puni les erreurs catalanes dans le money-time.
La victoire a toutefois laissé des traces : Dembélé, Marquinhos et Kvaratskhelia sont sortis blessés, le Géorgien souffrant d’une rupture du ligament croisé. Paris reste malgré tout parfait en Ligue des champions avec trois victoires en trois matchs. Le Barça, lui, sait désormais ce que perdre veut dire cette saison.
