L’Autorité des Marchés Financiers a dévoilé, le 6 mai 2026, son plan d’éducation financière 2026-2028 spécifiquement dédié au renforcement de l’investissement des femmes. Cette initiative intervient dans un contexte où les écarts de genre persistent de manière frappante, comme le confirme l’édition spéciale du Baromètre AMF publiée en mars 2026.

Alors que les marchés financiers cherchent à élargir leur base d’investisseurs et que les entreprises cotées ont besoin de liquidité et de soutien actionnarial diversifié, la sous-représentation des femmes constitue un enjeu majeur de compétitivité et d’inclusion.

Les chiffres sont sans appel. En 2025, les femmes ne représentent que 38 % des investisseurs en bourse, 36 % en financement participatif et seulement 26 % en crypto-actifs. Globalement, 24 % des femmes déclarent investir dans ces produits contre 45 % des hommes. Cet écart s’explique en partie par des situations financières différenciées – revenus et patrimoine moyen inférieurs – mais aussi par des facteurs comportementaux et culturels profonds : 51 % des femmes refusent toute prise de risque (contre 31 % des hommes), 50 % ne s’informent pas sur la Bourse (contre 27 %), et seulement 28 % se déclarent compétentes en matière d’épargne et placements (contre 51 % des hommes).

Pourtant, des signaux encourageants émergent. Depuis 2023, la part des femmes investissant progresse légèrement. Les jeunes femmes de catégories socio-professionnelles supérieures (CSP+) de moins de 35 ans montrent une appétence bien supérieure aux autres : 48 % d’entre elles investissent et 61 % acceptent un peu de risque. Surtout, l’autonomie progresse fortement : 46 % des femmes déclarent désormais choisir seules leurs placements, un niveau équivalent à celui des hommes.

Un plan ambitieux

Le plan AMF 2026-2028 s’inscrit dans la continuité des actions menées depuis 2023 mais marque une accélération avec une approche ciblée. Il prévoit notamment une campagne spécifique « femmes et investissement » en octobre 2026, une nouvelle étude qualitative approfondie en septembre 2026 pour identifier freins et leviers, et la création d’un espace dédié sur le site de l’AMF.

L'ambition est de démythifier l'investissement dès le plus jeune âge, via des partenariats renforcés avec l'Éducation nationale, mais aussi de proposer des outils digitaux adaptés. Il s'agit de s'assurer que les canaux de communication financière ne sont pas, par défaut, calibrés uniquement sur des codes masculins (culture de la performance immédiate, jargon technique, prise de risque agressive).

Dans ce contexte, l’arrivée d’une base élargie d’investisseuses pourrait constituer un puissant accélérateur. Les femmes qui investissent déjà affichent une sensibilité plus marquée pour l'investissement à impact et les critères extra-financiers, des comportements souvent plus stables et orientés long terme, qualités particulièrement recherchées par les sociétés cotées.

Leur intervention plus massive sur le marché pourrait aussi contribuer à réduire la volatilité excessive observée sur les petites et moyennes capitalisations et à renforcer la liquidité secondaire.

Des leviers concrets à activer

Pour que ce plan porte ses fruits, plusieurs chantiers doivent avancer de concert :

Éducation et confiance : au-delà de la communication institutionnelle, il faudra multiplier les initiatives pédagogiques concrètes (webinaires, simulateurs, programmes de mentorat) adaptés aux réalités et aux préoccupations des femmes.

Accessibilité des produits : simplification des démarches, mise en avant des enveloppes fiscales attractives (PEA, PEA-PME) et développement d’offres thématiques ou à impact qui rencontrent souvent une sensibilité féminine plus marquée.

Représentation et rôle modèles : valoriser les parcours de femmes dirigeantes ou investisseuses influentes pour combattre les stéréotypes persistants.

Adaptation des émetteurs : les entreprises cotées et candidates à l’IPO ont tout intérêt à soigner leur communication extra-financière et leur gouvernance pour séduire cette nouvelle clientèle. Une meilleure mixité dans les organes de direction pourrait également constituer un signal fort.

Les sociétés cotées qui intègreront pleinement ces enjeux d’inclusion et de diversification de leur base actionnariale créeront un cercle vertueux : meilleure visibilité, relation investisseurs plus stable et accès facilité à de nouvelles sources de capitaux.

En mobilisant pleinement le potentiel d’épargne et d’investissement des femmes, la France et l’Europe peuvent renforcer significativement le financement de l’innovation et des PME/ETI, piliers de la souveraineté économique et technologique.


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Tesmec est-il l'un des gagnants de l’électrification massive des infrastructures ?

Tesmec Group est un groupe industriel italien fondé en 1951 et basé à Bergame, spécialisé dans la conception et la fabrication de solutions technologiques avancées destinées à la construction, la maintenance et le diagnostic des infrastructures stratégiques liées à l’énergie, aux données, au ferroviaire et au transport de matériaux. Le groupe opère à travers trois divisions complémentaires, Energy (Stringing et Automation), Trenchers et Railway, et bénéficie d’un positionnement différencié sur des marchés de niche mondiaux caractérisés par de fortes barrières à l’entrée, une expertise technologique reconnue et une exposition privilégiée à des zones géographiques engagées dans d’importants programmes de modernisation des infrastructures.

Au cours des dernières années, Tesmec a progressivement achevé une phase de transformation centrée sur des investissements stratégiques destinés à soutenir sa croissance de long terme, d’abord via le renforcement de ses technologies et de ses capacités industrielles, puis à travers le soutien du besoin en fonds de roulement et l’expansion commerciale. Cette phase s’est accompagnée d’une discipline financière accrue, d’initiatives d’optimisation industrielle et de rationalisation de la chaîne d’approvisionnement, incluant notamment des opérations stratégiques telles que la déconsolidation de l’activité location de Groupe Marais ainsi que l’opération de club-deal. Le groupe entre désormais dans une nouvelle phase orientée vers la montée en puissance opérationnelle, une croissance rentable et une génération de trésorerie progressivement plus soutenue.

Cette transition devient de plus en plus visible dans les performances opérationnelles. Les résultats du T1 2026, publiés le 8 mai, ont confirmé l’accélération de la trajectoire de croissance de Tesmec. Le chiffre d’affaires a atteint 65,9 M€, en progression de +7,4% sur un an, porté principalement par la division Energy dont les ventes ont progressé de +31,9%, avec une contribution particulièrement dynamique du segment Stringing (+43,8%). L’EBITDA s’est établi à 10,1 M€ (+6,4% sur un an), soit une marge solide de 15,3%, tandis que le groupe a enregistré un bénéfice net positif de 1,1 M€ contre une perte nette de -1,4 M€ au T1 2025, confirmant la matérialisation progressive du levier opérationnel à l’échelle de la plateforme.

Le principal fait marquant du trimestre réside dans la forte progression du carnet de commandes total, qui atteignait 473,8 M€ au 31 mars 2026, contre 358,8 M€ un an plus tôt et 416,2 M€ à fin FY25. Cette hausse de +32% sur un an reflète une demande structurellement robuste sur les marchés finaux adressés par Tesmec et valide le positionnement du groupe au sein de programmes stratégiques d’investissement dans les infrastructures à cycle long. La division Energy contribuait à elle seule à hauteur de 239,9 M€ de backlog, dont 185,3 M€ pour le segment Automation. Par ailleurs, la division Railway affichait un carnet de commandes de 160,8 M€, en hausse de +41% sur un an, soutenu par l’intégration progressive du contrat majeur de 71 M€ signé en mars 2026 avec les chemins de fer slovènes.

Le désendettement se poursuit de manière régulière, avec une dette financière nette post-IFRS 16 ramenée à 126,0 M€ au 31 mars 2026, contre 130,4 M€ à fin FY25 et 152,6 M€ un an auparavant. Le management a réitéré son objectif de poursuite de la réduction de l’endettement sur le reste de l’exercice, soutenue par l’amélioration de la rentabilité opérationnelle, une gestion disciplinée du besoin en fonds de roulement et une conversion de trésorerie progressivement plus élevée.

Selon nous, la thèse d’investissement sur Tesmec repose sur la convergence de plusieurs catalyseurs encore largement sous-estimés par le marché. 1/ La montée en puissance du backlog Automation au cours des prochains trimestres devrait progressivement se traduire dans le chiffre d’affaires, à mesure que les contrats pluriannuels remportés en 2025 entreront en phase d’exécution, tandis que le groupe continue d’élargir son pipeline commercial. 2/ Les nouveaux contrats remportés avec Terna et Enedis dans l’activité Energy-Automation confirment la forte dynamique commerciale de la division et renforcent le positionnement de Tesmec au cœur du cycle de modernisation des réseaux électriques européens. 3/ La division Trenchers présente un potentiel significatif de redressement des marges, avec une rentabilité actuellement située à 11,8% contre une fourchette historique de 17–18% ; une normalisation à elle seule représenterait plusieurs millions d’euros d’EBITDA additionnel. Enfin, 4/ l’expansion internationale en cours de la division Railway, notamment sur l’ensemble des marchés européens d’infrastructures ferroviaires, constitue un relais de croissance additionnel à moyen terme.

À 0,18 € par action, Tesmec se traite sur la base d’un multiple estimé de 5,6x l’EBITDA FY26, une valorisation qui nous semble structurellement déconnectée à la fois de la qualité et de la visibilité du profil de carnet de commandes du groupe, mais également de l’amélioration progressive de sa rentabilité, de sa trajectoire de désendettement et de son potentiel croissant de génération de trésorerie.


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Vous les avez vus s’envoler : Riber, Soitec, IQE, Aixtron. Le mouvement s’appuie sur un changement structurel dans la chaîne de valeur des matériaux et équipements qui alimentent l’amont des semi‑conducteurs, un segment longtemps resté sous‑radar mais désormais directement tiré par l’industrialisation de la photonique.

L’événement déclencheur est venu de TSMC, qui a annoncé en avril que sa plateforme silicon photonics “COUPE” passe officiellement du développement à la production de masse cette année. C’est un signal fort : l’industrialisation des interconnexions optiques pour l’IA entre dans une phase à grande échelle. Pour les data centers, c’est un tournant comparable au passage du cuivre à la fibre dans les télécoms. Et pour les marchés financiers, cela signifie que la photonique n’est plus un pari technologique, mais un nouveau cycle d’investissement.

Les dessous des photonics

Laphotonique sur silicium repose sur une idée simple : utiliser la lumière pour transporter l’information à la vitesse maximale permise par la physique. En remplaçant ou en complétant les connexions électriques en cuivre, elle permet d’atteindre des transmissions plus rapides, plus stables et plus économes en énergie.

Dans un contexte d’accélération des investissements IA, les entreprises qui améliorent la performance des data centers voient la demande s’accélérer. Les hyperscalers renforcent leurs infrastructures ; Google intègre déjà des briques photoniques dans son cloud via l’optical circuit switching (OCS).

En fait, la photonique accélère les échanges, pas le calcul. Ce sont les interconnexions optiques qui déplacent les données entre GPU, mémoire et commutateurs beaucoup plus rapidement et avec beaucoup moins d’énergie que les liaisons électriques traditionnelles. Et les gains sont concrets et mesurables : les industriels annoncent des réductions d’énergie par bit supérieures à 50% . Autrement dit, davantage de bande passante pour moins de watts, ce qui permet de densifier les racks IA sans faire exploser la consommation ni la dissipation thermique.

Quelle chaine de valeur ?

La particularité de la photonique, c’est qu’une part significative de la valeur se crée en amont, avant même la fabrication en fonderie. L’enjeu est de produire une matière première suffisamment avancée pour que les grandes fabs comme TSMC puissent ensuite traiter la photonique avec les mêmes standards que le CMOS. Cette compatibilité industrielle est ce qui permet à la technologie de monter en volume.

Comme dans le reste des semi‑conducteurs, la chaîne de valeur de la photonique intégrée est très spécialisée et s’organise autour de cinq familles d’acteurs. En amont, les fournisseurs de substrats spécialisés, au premier rang desquels Soitec (SOI), fournissent des wafers Photonics SOI qui constituent l’une des bases industrielles des circuits photoniques sur silicium. Viennent ensuite les équipementiers comme Aixtron (AIXA) et Riber (ALRIB), dont les outils de dépôt épitaxial, MOCVD pour l’un et MBE pour l’autre, permettent à leurs clients de faire croître les couches actives nécessaires à la fabrication d’epiwafers. Des acteurs comme IQE (IQE) prennent ensuite le relais en produisant ces epiwafers complexes, notamment en InP, pour les applications de communications optiques et d’infrastructures IA. En aval, les foundries comme TSMC (TSM) industrialisent les circuits photoniques sur silicium via des procédés compatibles CMOS et les intègrent de plus en plus dans des architectures avancées de type co packaged optics. Enfin, des acteurs comme Lumentum (LITE) conçoivent, fabriquent et intègrent composants, circuits photoniques et transceivers dans des modules commerciaux destinés aux applications data center et télécom.

Quelle segmentation de marché ?

Selon Yole Intelligence, les composants photoniques concentrent encore 45 à 55 % de la chaîne de valeur, ce qui en fait la première poche de création de valeur du secteur. Le marché des modules optiques dépasse déjà 13,6 Md USD en 2024 et pourrait franchir 25 Md USD en 2029, porté par la montée en puissance des data centers IA et par des acteurs comme Lumentum, Marvell ou Coherent.

Le packaging photonic arrive juste derrière et constitue aujourd’hui un segment dynamique. Les analyses situent cette activité autour d’un quart de la chaîne de valeur, avec un marché susceptible de tripler d’ici la prochaine décennie. L’intégration progressive de l’optique au plus près des puces, soutenue par les roadmaps des grands fondeurs, renforce cette trajectoire.

Plus en amont, les équipements de production et les matériaux restent des marchés plus étroits mais stratégiques, autour de 10 à 15 % de la chaîne. L’épitaxie capte généralement 6 à 10 % de la valeur et les substrats 3 à 7 %. L’ensemble substrats + epi pourrait dépasser 5 Md USD en 2031, porté par la demande en communications optiques et par la montée des substrats InP. Comme souvent dans les semi‑conducteurs, la valeur décroît en remontant la chaîne, mais certaines positions quasi monopolistiques devraient permettre à quelques acteurs de tirer leur épingle du jeu, à l’image de ce que l’on observe chez ASML dans la lithographie


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L’actualité récente de Prodways remet sur le devant de la scène le mécanisme boursier d’OPRA : offre publique de rachat d’actions. Dans l'hypothèse d'une approbation de la cession de son activité Software lors de l'AG du 24 avril 2026, le conseil d'administration de la société PRODWAYS a décidé de proposer la redistribution aux actionnaires d'une part significative du produit de cession, pour un montant de 20M€. Cette opération est l’occasion de revenir sur cette opération :

Qu’est-ce qu’une OPRA ?

Une OPRA consiste pour une société cotée à racheter ses propres actions sur une période minimale de vingt jours de bourse, dans une proportion supérieure aux 10 % habituellement autorisés dans le cadre des programmes de rachat classiques, en vue de les annuler. Elle suppose l’approbation préalable des actionnaires en assemblée générale, qui en fixent les paramètres clés.

Pourquoi lancer une OPRA ?
Plusieurs motivations peuvent expliquer le recours à une OPRA :

Dans les small caps, cet outil est souvent perçu comme un signal de confiance du management dans la valorisation intrinsèque de la société.

Quelles sont les règles à respecter ?


Une OPRA est encadrée par l’AMF et obéit à plusieurs principes structurants :

L’opération peut être totale (rachat d’un pourcentage significatif du capital) ou partielle, avec un mécanisme de réduction proportionnelle si les ordres dépassent le nombre de titres visés.

Focus sur le cas Prodways


Prodways a récemment annoncé un projet d’OPRA, accompagné de la désignation d’un expert indépendant suggérant l’existence potentielle de situations de conflits d’intérêts (par exemple avec un actionnaire significatif), nécessitant une validation externe du caractère équitable du prix proposé.

Quels impacts pour les investisseurs ?


Pour les actionnaires, une OPRA offre une option :

À moyen terme, la réduction du nombre d’actions peut soutenir mécaniquement les indicateurs par action (BPA, cash-flow par action), mais ne crée pas de valeur en soi si elle n’est pas adossée à une stratégie solide.

L’OPRA est un instrument de gestion du capital à la fois technique et stratégique. Dans un environnement où les small caps cherchent à regagner la confiance des investisseurs, ce type d’opération peut constituer un levier efficace — à condition qu’il s’inscrive dans une allocation du capital cohérente et lisible.


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Redelfi, la pépite italienne des projets BESS.

Dans un monde où la transition énergétique redessine les infrastructures électriques, Redelfi s'impose discrètement comme l'un des acteurs incontournables en Italie. Fondée en 2008 à Gênes par Davide Sommariva, cette small cap italienne cotée sur Euronext Growth Milan s'est recentrée avec brio sur un seul métier : le développement pur de projets de stockage d'énergie par batteries, les fameux BESS (Battery Energy Storage Systems).

Un modèle scalable à forte marge

Redelfi ne construit pas, n'exploite pas. Elle développe. Du terrain vierge jusqu'au stade Ready-to-Build, elle prend en charge l'ensemble du processus : identification foncière, études d'impact, raccordement réseau, permis administratifs, avant de céder ses projets clé en main à des fonds d'infrastructure ou des industriels. Ce positionnement exclusivement amont lui permet de capter la création de valeur maximale tout en limitant drastiquement l'intensité capitalistique.

La rémunération repose sur deux piliers : des Development Service Agreements (DSA) facturés à l'atteinte de jalons contractuels, et des cessions de projets arrivés à maturité. Résultat : une marge d'EBITDA de 58,3% en 2025un chiffre d'affaires en croissance de +36,6% à 27,1 M€, et un TCAM de +56,5% depuis l'IPO de 2022.

Un pipeline de 9 GW, des projets proches de la monétisation

Le portefeuille de Redelfi dépasse aujourd'hui 9,1 GW répartis entre l'Italie (~70%) et les États-Unis. Deux actifs cristallisent l'attention des investisseurs : Bright Storage (~3,3 GW, co-développé avec Flash SpA/WRM Group) et Redelfi 1 (~1 GW, détenu à 100% par Redelfi), tous deux au stade Gate 5 et en attente des autorisations finales pour décrocher le statut Ready-to-Build. Pour Redelfi 1, un accord de vente est d'ores et déjà signé avec un investisseur britannique, garantissant un minimum de 35 M€ de revenus sur trois ans.

Deux marchés en hypercroissance

Le BESS est en pleine effervescence. Selon BloombergNEF, les capacités mondiales de stockage devraient être multipliées par vingt d'ici 2035, soit un TCAM de ~30%. L'Italie, deuxième marché européen, offre un terrain particulièrement fertile, porté par les mécanismes contractuels de Terna (MACSE, capacity market) qui garantissent des revenus sécurisés sur 10 à 15 ans aux exploitants. En parallèle, l'entrée de Redelfi sur le marché des data centers via un contrat avec WRM Group ouvre un second relais de croissance, avec un modèle calqué sur celui du BESS : développement amont, faible consommation de capital, revenus contractuels progressifs.

Une valorisation encore attractive

Au cours actuel (11,86 €/action), Redelfi capitalise 142,4 M€, soit un potentiel d'upside de +18% au regard de notre objectif de cours de 14 €/action. Le bilan, bien qu’en phase d'investissement, reste maîtrisé avec un levier dette nette/EBITDA de 1,9x, voué à se résorber rapidement dès 2027 avec la monétisation du pipeline.

Redelfi offre une exposition directe à la révolution du stockage d'énergie, avec une équipe dirigeante au track record éprouvé et un pipeline proche de la conversion en cash.


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Le Pulse en un battement... 💢

📜 L'édito de Marc Fiorentino

Avec des niveaux de dette records et des taux en hausse, les États freinent les aides. Le FMI alerte : dette mondiale à 100% du PIB d’ici 2029. Les marchés imposent désormais la discipline.

🛢️ Riber - La machine invisible de l'IA 

+470 % en un an, porté par sa techno ROSIE liée aux data centers IA. Marché encore émergent (2027-2028), mais positionnement unique sur la photonique.

💻 La semaine IA des Small Caps Tech 

Soitec (+240% YTD) sur la photonique, Kalray (+440%) sur un pari de retournement, Semco confirme avec croissance rentable. L’IA relance toute la chaîne hardware.

🚀 Amazon peut-il vraiment doubler SpaceX ? 

Amazon rachète Globalstar (11,6 Md$) pour bâtir un cloud spatial. Mais SpaceX garde une avance écrasante avec ~10 000 satellites contre ~200. La bataille ne fait que commencer.

🎤 Coachella - Le festival de la démesure

125 000 personnes par jour, merchandising à 5 M$, explosion des prix et de la demande. Plus qu’un festival, une économie de la rareté.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Le poids de la dette

Vous avez remarqué que les gouvernements, y compris le nôtre, ne réagissent pas à la guerre en Iran comme ils ont réagi aux autres crises ?
Ils ne se sont pas précipités pour distribuer de nouvelles aides ou inventer de nouveaux boucliers comme ils le font habituellement.
La raison ?
Le poids de la dette combiné avec une hausse des taux d'intérêt.

C'est une surprise

En particulier en France.
Nous qui avons dégainé à chaque orage ou petite tempête des aides, des plans de relance ou de "résilience", et des boucliers aussi nombreux qu'inefficaces, nous rechignons aujourd'hui à distribuer de l'argent.
Malgré les manifestations et les protestations.
Nous, les champions mondiaux du "quoi qu'il en coûte", avons-nous enfin compris que le quoi qu'il en coûte coûte une fortune et plombe le pays ?
Pas tout à fait.

Ce qui a changé

Avec la crise en Iran, c'est le fait que le niveau des dettes est à des niveaux records, en France bien sûr, mais également dans la plupart des pays développés, et que les taux d'intérêt sont sensiblement remontés.
Les marchés ont envoyé un signal fort aux gouvernements : si vous repartez dans des dépenses inconsidérées, vous serez sanctionnés par des intérêts de plus en plus lourds sur votre dette.

Ceux que les Anglo-Saxons

Appellent maintenant les BIFs, après les PIGS pendant la crise de l'euro, Portugal, Italie, Grèce et Espagne, n'ont pas de marge de manœuvre.
Ces nouveaux pays à problème sont la Grande-Bretagne, l'Italie et la France, les trois pays européens qui ont vu leurs taux le plus progresser avec la guerre en Iran.
Les BIFs donc.
Moins méprisants que les PIGS, mais pas glorieux non plus.

Et le FMI

A enfoncé le clou avec une multitude de déclarations et de chiffres hier.
Et notamment un chiffre : en 2029, le niveau de la dette mondiale atteindra les 100 % du PIB.
Avec deux ans d'avance par rapport aux précédentes projections.
Et ce n'est pas une bonne nouvelle.

Le FMI

Lance donc un avertissement clair aux gouvernements : vous devez vous concentrer sur la gestion de vos finances publiques et réduire de toute urgence votre déficit budgétaire.
Et il milite pour l'arrêt des aides et des plans de relance.
Pour la réduction des dépenses publiques, ce n'est pas pour demain, ni après-demain en France, mais en attendant, les marchés ont réussi à faire un peu peur aux accros du quoi qu'il en coûte.

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Riber - La machine invisible de l'IA 

Riber fabrique des machines que presque personne ne connaît, pour un marché que tout le monde connaît sans le savoir. Fondée en 1964 à Bezons, la PME de 119 personnes est le leader mondial des équipements d'épitaxie par jets moléculaires (MBE). Ce procédé consiste à déposer des matériaux semi-conducteurs couche par couche, à l'échelle de l'atome, dans un environnement d'ultra-haut vide. Les composants ainsi fabriqués se retrouvent dans les radars, les lasers à fibres optiques, les antennes 5G, les détecteurs infrarouges, la vision nocturne. Plus de 800 systèmes Riber sont en opération dans le monde. 

Le titre cotait sous 2,50 € il y a un an. Il s'échange aujourd'hui autour de 13 €, pulvérisant un record vieux de 25 ans. +471% sur douze mois. +82% depuis le 1er janvier.

Le moteur de cette réévaluation se résume en cinq lettres : ROSIE. RIBER Oxide on Silicon Epitaxy est la plateforme de rupture développée depuis 2019 pour adresser le marché de la photonique intégrée sur silicium, les puces qui gèrent la transmission de données optiques dans les datacenters, lesquels explosent avec l'essor de l'IA. 

Deux premiers exemplaires ont été commandés en 2025, dont le premier livré au Novo Nordisk Foundation Quantum Computing Programme au Danemark. Un second est attendu chez un client américain confidentiel dans le quantique. Le marché de la photonique sur silicium doit décoller entre 2027 et 2028, et Riber en est aujourd'hui l'un des rares fournisseurs d'équipements industriels compatibles 300 mm.

Les résultats annuels 2025 publiés le 8 avril confirment la dynamique sans fracas : chiffre d'affaires à 40,3 M€, stable sur un an et conforme aux objectifs, mais résultat opérationnel courant en hausse de 13,5% à 5,1 M€, marge brute à +4,7%. Le carnet de commandes bondit de 24% à 26,9 M€, dont une commande ROSIE et quatre systèmes de production. Sans intégrer la commande japonaise annoncée en janvier. 

Le dossier reste une valeur de conviction sur une technologie qui en est à ses débuts: les volumes ROSIE sont encore embryonnaires, la dépendance aux licences d'exportation est une contrainte réelle, et le marché cible ne décollera qu'en 2027-2028. L'avenir nous dira si l'emballement actuel est justifié. 

La semaine des Small Caps dans les semis 💻

Soitec a encore attiré l’attention cette semaine (+55,4%), porté par un thème qui revient en force sur le marché : la photonique. Derrière ce regain d’intérêt, les investisseurs voient un possible relais de croissance dans les futurs centres de données dédiés à l’IA, où la lumière pourrait être utilisée pour accélérer la circulation des données au plus près des processeurs.

Un sujet sur lequel Soitec est bien placé grâce à son expertise dans le silicium sur isolant. Après avoir été lourdement sanctionné en Bourse, le titre retrouve ainsi des couleurs, même si le groupe reste encore en phase de convalescence sur ses marchés historiques. Depuis le début d’année, le titre explose de plus de 240% !

Kalray a elle aussi prolongé sa hausse cette semaine (+85,6%), dans le sillage du regain d’intérêt pour les valeurs françaises liées aux semi-conducteurs et à l’IA. La dynamique repose toutefois moins sur des fondamentaux déjà bien établis que sur un pari de retournement. Après une trajectoire très dégradée, le groupe a changé de cap en se recentrant sur la valorisation de ses technologies DPU, destinées aux infrastructures de données.

Le partenariat avec OpenChip a clairement renforcé la crédibilité de ce repositionnement. À ce stade, le dossier reste néanmoins très spéculatif : le marché achète surtout une promesse de stabilisation et de redressement durable. Quoi qu’il en soit, le cours entame l’année de la meilleure des façons avec une performance de +440%.

Semco a également participé au mouvement cette semaine (+26,5%), portée par un mix assez rare de momentum sectoriel et de fondamentaux solides. Introduite en Bourse l’an dernier, la société confirme la robustesse de son modèle avec un chiffre d’affaires 2025 de 34,2 M€ (+~30%) et une marge d’Ebit déjà supérieure à 40%, en avance sur ses objectifs.

Positionnée sur les eChucks, des composants critiques du front-end, elle bénéficie directement des grandes tendances (IA5Gdéfense), tout en conservant une bonne visibilité grâce à des cycles de qualification longs. Avec une croissance rentable, une montée en capacité déjà planifiée et un modèle discipliné, Semco apparaît davantage comme une valeur de qualité industrielle que comme un simple pari de marché.

Amazon peut-il vraiment doubler SpaceX ?🚀

La course à l’espace entre Amazon et SpaceX change de rythme. Jeff Bezos ne comble pas encore l’écart… mais il accélère clairement.

Amazon a frappé fort avec le rachat de Globalstar pour 11,57 milliards de dollars. L’enjeu : récupérer des fréquences clés pour connecter directement les smartphones depuis l’espace, ainsi que le partenariat stratégique avec Apple sur les services d’urgence de l’iPhone.

Face à cela, SpaceX conserve une avance massive. Starlink compte déjà près de 10 000 satellites en orbite, quand Amazon n’en aligne qu’environ 200, avec un objectif de 1 600 satellites d’ici juillet 2026 pour respecter les exigences de la FCC.

Mais Bezos joue une autre carte. Là où Musk construit un réseau, Amazon veut bâtir une infrastructure complète : satellites + cloud + distribution. En s’appuyant sur AWS et son écosystème, le groupe vise plus qu’un accès à Internet : un véritable cloud spatial.

©Charles Briggs/ZUMA/SIPA

📷 Coachella - Le festival de la démesure

©Getty Images for Coachella

Coachella 2026 bat son plein à Indio, avec son deuxième week-end en cours jusqu’au 19 avril.

Justin Bieber, tête d’affiche très attendue, a signé son retour au festival devant environ 125 000 personnes par jour à Indio, dans un show qui a dominé les conversations, entre ferveur pop et machine commerciale bien rodée. Son passage a aussi fait exploser les ventes de merchandising, avec 5,04 millions de dollars écoulés sur le premier week-end pour sa marque Skylrk.

Mais Coachella ne se joue plus seulement sur scène. Côté hébergement, la surchauffe est bien réelle : la demande locative a bondi de 22 %, le taux d’occupation a atteint 85 %, et les revenus des hôtes ont grimpé de 38 %, avec une flambée encore plus marquée sur le second week-end. Les pass VIP, eux, démarraient entre 1 199 et 1 399 dollars, sans compter les surcoûts, reventes et services annexes.

Longtemps, l’investisseur particulier a été raconté comme une figure presque romanesque : un actionnaire de conviction, attaché à un nom, à un dirigeant, à une histoire d’entreprise. Ce portrait n’a pas disparu, mais il ne suffit plus. En 2025, près de 2,5 millions de Français ont réalisé une transaction en actions, ETF ou obligations. Plus de 1,9 million ont traité des actions, plus de 1,1 million des ETF. Le retour est net.

Mais derrière ce réveil boursier, une question affleure : le particulier revient-il pour choisir des sociétés, ou pour acheter des expositions plus simples, plus rapides, plus standardisées ?

1. Le retour du particulier n’est pas exactement celui du stock-picker d’hier

Le premier enseignement des chiffres récents est limpide : l’investisseur particulier est bien de retour. Le second, plus subtil, est qu’il ne revient pas tout à fait avec les mêmes habitudes. L’explosion des ETF en fournit l’illustration la plus nette. En 2025, plus de 1,1 million de Français ont réalisé au moins une transaction sur un ETF, soit une hausse de 83 % en un an. En cinq ans, cette base a presque quintuplé.

Ce basculement dit beaucoup de l’évolution du rapport à la Bourse. Le particulier n’entre plus nécessairement par une société, un management ou un bilan. Il entre par une interface, un indice, une thématique, une diversification immédiate. Autrement dit, il choisit moins une entreprise qu’une exposition. Le retour du retail ne signe donc pas forcément celui du stock-picking, mais celui d’un investissement plus simple, plus lisible, plus instantané.

2. Pourtant, la société cotée n’a pas disparu derrière l’indice

Il serait toutefois excessif d’en conclure que l’investisseur particulier ne veut plus choisir d’entreprises. D’abord parce que les actions restent, de loin, le premier terrain de jeu du retail : 1,9 million de Français ont encore réalisé au moins une transaction sur une action en 2025. Ensuite parce que certaines sociétés conservent une force d’attraction que l’indice ne remplace pas : les entreprises lisibles, incarnées, thématiques ou simplement désirables continuent d’aimanter l’attention.

Le point est essentiel pour les émetteurs, en particulier pour les PME et les ETI. Les investisseurs particuliers soutiennent la liquidité de ce segment du marché, et représentaient déjà 38 % des volumes de transactions sur les small caps en 2024. Autrement dit, le particulier ne disparaît pas dans la gestion indicielle, il reste un acteur décisif dès lors qu’une société parvient à émerger, à se raconter et à offrir un point d’entrée compréhensible.

En réalité, le particulier continue de choisir des sociétés lorsqu’il a une bonne raison de le faire. Il le fait lorsque le récit est clair, lorsque le management est identifiable, lorsque le secteur parle immédiatement, lorsque la promesse stratégique est simple à saisir.

3. Choisir, aujourd’hui, signifie souvent arbitrer entre récit, simplicité et usage

La véritable transformation est sans doute là. L’investisseur particulier veut encore choisir, mais il ne choisit plus tout à fait comme avant. Son arbitrage passe moins par une revue exhaustive de sociétés que par une hiérarchie plus simple et plus concrète : d’un côté, les ETF, qui permettent de capter un mouvement large ; de l’autre, quelques valeurs identifiables, choisies pour exprimer une conviction plus directe.

Les chiffres traduisent ce basculement. En 2025, plus de 1,1 million de Français ont réalisé au moins une transaction sur un ETF, en hausse de 83 % sur un an, tandis que l’âge moyen des investisseurs en ETF est tombé à 38 ans, contre un peu plus de 48 ans pour les investisseurs en actions. Mais le cœur du sujet est ailleurs : le succès des ETF tient d’abord à leur simplicité. Ils permettent d’investir de petits montants, de façon régulière, dans une logique d’investissement progressif, avec des frais réduits et une diversification immédiate. En un seul ordre, l’épargnant accède à un panier de sociétés, parfois mondial, sans avoir à construire lui-même un portefeuille complexe.

Pour les entreprises cotées, la conséquence est limpide. Il ne suffit plus d’être présent en Bourse ; il faut être sélectionnable. Dans un marché où l’ETF devient souvent la solution par défaut, la société cotée doit redevenir un choix évident.

Le retour du particulier, oui ; le retour du choix pur, pas tout à fait

Au fond, l’investisseur particulier veut encore choisir des sociétés. Mais il ne veut plus les choisir n’importe comment, ni à n’importe quel prix cognitif. Il revient en Bourse dans des proportions inédites, mais il le fait avec des outils plus simples, des réflexes plus rapides et une préférence marquée pour les expositions faciles à comprendre.

Le sujet n’est donc pas de savoir si le particulier a renoncé aux entreprises. Il est de comprendre que, pour émerger face à l’ETF, à l’indice et à la commodité, une société cotée doit désormais mériter d’être choisie. Dans le nouveau retail, la sélection existe encore. Elle est simplement devenue plus rare, plus exigeante, et beaucoup plus liée à la clarté du récit qu’à la seule présence sur la cote.


EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 40 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.

Sword Group

Fondée en 2000 par son actuel PDG Jacques Mottard, Sword Group est une ESN à suivre de près. Depuis près de 25 ans, elle s’est faite une place de choix dans le domaine du conseil technologique, avec une stratégie claire : se concentrer sur des missions à forte valeur ajoutée pour des clients exigeants, souvent dans des secteurs sensibles ou fortement régulés.

Le groupe s’appuie sur une organisation agile, en business units, qui lui permet de rester proche de ses clients et de s’adapter aux spécificités locales ou sectorielles. Ce modèle décentralisé favorise la réactivité, l’expertise ciblée, et une excellente exécution opérationnelle.

À l’inverse de certaines ESN généralistes, Sword se positionne principalement sur des sujets complexes : transformation numérique d’administrations publiques, cybersécurité, traitement de données critiques, architecture logicielle sur mesure… Autant de missions qui nécessitent un savoir-faire pointu, une compréhension fine des enjeux métiers et une forte capacité d’engagement dans la durée.

Ce positionnement sélectif s’appuie aujourd’hui sur plusieurs relais de croissance clairement identifiés :

L’exposition de Sword à des marchés en forte croissance lui permet d’afficher une évolution très positive de ses fondamentaux. En 2025, le groupe a enregistré un chiffre d’affaires de 357,7 M€, en progression organique de +12,3%, avec une marge d’EBITDA de 12,0%, signe d’une activité bien maîtrisée. Au passage le groupe a très largement surperformé les autres ESN dont le marché français est ressorti en baisse de près de -2% en 2025. Engagé dans un plan stratégique jusqu’en 2028, le groupe affiche un objectif ambitieux : une croissance organique annuelle moyenne à deux chiffres entre 2025 et 2028 tout en préservant une marge d’EBITDA de 12%. Pour le moment, Sword tient la cadence et affiche une dynamique commerciale remarquable avec un backlog de 704,5 M€ (+10% YoY) représentant presque deux ans de budget. 

Au-delà de son positionnement, la croissance de Sword est alimentée par un modèle basé sur l’alignement des intérêts des managers de business units à leurs performances : les share deals. Pour se faire, la société a crée un fonds d’investissement dédié dont les parts sont souscrites par les managers. Après une période généralement comprise entre 3 et 5 ans, les plans prévoient un rachat de leurs parts par le fonds. Ce mécanisme contribue efficacement à la bonne performance des business units. 

Avec une trésorerie de près de 60 M€, le groupe dispose d’une puissance feu financière importante qui lui donne les moyens de saisir des opportunités de croissance externe sans déséquilibrer sa structure. Cela permet aussi à la société de mener une politique de dividende généreuse avec un rendement avoisinant 5%.

En Bourse, le titre est cependant sous-valorisé. À 31,9 €, Sword affiche une capitalisation de 358 M€, soit un multiple PER 2026 de 10,3x, en dessous des sociétés comparables (présentées dans le graph ci -dessous avec Sword en bleu), exhibant pourtant des fondamentaux bien moins rutilants.


"La présente newsletter a été préparée par EuroLand Corporate indépendamment des sociétés mentionnées et est diffusée à titre purement informatif.  Cette newsletter ne constitue ni ne fait partie d'aucune offre de cession ou de souscription de titres ni d'aucune invitation à une offre d'achat ou de souscription de titres. Ni la présente newsletter, ni une quelconque partie de cette newsletter, ne constitue le fondement d'un quelconque contrat ou engagement, et ne doit être utilisé à l'appui d'un tel contrat ou engagement ou constituer une incitation pour conclure un tel contrat ou engagement."

Le Pulse en un battement... 💢

📜 Quelle journée sur les marchés !

Pétrole -15 %, indices en forte hausse (+4 à +5 % en Europe), taux en baisse et dollar en recul. Un vrai rally global… même si la paix reste encore fragile.

🛢️ Vallourec - Un contrat record

Contrat géothermique majeur avec Fervo Energy (jusqu’à 800 M$). Le groupe confirme son virage vers les énergies décarbonées et enchaîne les bonnes performances boursières.

💻 La semaine IA des Small Caps Tech 

OVHcloud mise sur une IA souveraine rentable, Sidetrade industrialise ses agents IA, et DHH profite du boom des GPU.

🚀 Meta AI entre dans la mêlée

Meta intègre son IA dans toutes ses apps. Stratégie clé : utiliser ses milliards d’utilisateurs pour imposer son assistant sans effort de conquête.

✝️ Léon XIV appelle à la paix

Lors de la bénédiction Urbi et Orbi, Léon XIV a adressé un message clair aux dirigeants : privilégier le dialogue et sortir de la logique de guerre.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Quelle journée sur les marchés !

Mercredi n'était pas une journée comme les autres.
Les investisseurs et les traders ont salué l'annonce de la trêve avec enthousiasme.
Après plus de cinq semaines de tension, le relâchement s'est propagé du pétrole aux indices boursiers, en passant par les taux d'intérêt, l'or ou encore le bitcoin.
Une journée particulière.

L'annonce de la trêve

A déclenché un véritable feu d'artifice sur les marchés financiers.
Sans surprise, c'est le marché du pétrole qui a connu le mouvement le plus spectaculaire.
Avec une baisse de plus de 15 % en quelques minutes, du jamais-vu depuis la pandémie.
Le pétrole a lourdement rechuté en dessous des 100 dollars.

Les indices boursiers ont suivi

L'Europe a progressé de près de 5 %, le CAC de 4,49 %.
L'Asie également.
Et les indices boursiers américains de près de 3 %.
Bref, c'était la fête sur les bourses.

Les taux d'intérêt

Se sont aussi largement détendus.
Près de 0,25 % de baisse un peu partout sur le taux de référence d'emprunt d'État à 10 ans.
3,55 % pour la France.
2,92 % pour l'Allemagne.
4,25 % pour les États-Unis.

Beaux mouvements aussi

Sur le dollar, qui a chuté, avec un euro proche de 1,17 dollar, et l'or a suivi en touchant les 4 800 dollars.
Bref, c'était la fête sur les marchés.

Et maintenant ?

Oui, évidemment, c'est la question à plusieurs centaines de milliards de dollars.
Déjà ce matin, les esprits chagrins, Européens en tête, ronchonnent que cette euphorie est un peu prématurée, que la guerre n'est pas terminée, que tout peut encore exploser, que la trêve peut être rompue...

Oui, c'est vrai. Ce n'est pas encore la fin de la guerre.
Mais ça y ressemble beaucoup, comme nous vous le disions hier.
Un accord de paix n'est pas encore pour demain, mais il est pour après-demain, car Trump est un businessman, l'Iran est exsangue et les derniers dirigeants encore vivants veulent garder leur poste et lorgnent vers une solution à la vénézuélienne.

Convictions

Comme vous l'avez vu, depuis le début de la guerre, nous avons défendu notre conviction.
Ce n'était pas toujours facile, tant le bruit médiatique était assourdissant.
Mais nous n'avons pas changé de cap : une guerre courte, un pétrole qui rechutera lourdement, des taux qui vont rebaisser et pas d'inflation durable, mais une hausse des prix temporaire.
Nous sommes toujours sur ce scénario.
C'était notre conviction.
Et cela le reste.

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Vallourec - Un contrat record 🛢️

Le titre Vallourec enchaîne les bonnes nouvelles. Coté sur Euronext Paris, son cours a progressé de plus de 60% sur un an et déjà près de 50% depuis le début d’année, porté par un carnet de commandes bien rempli et une stratégie de diversification qui commence à payer.

Le dernier catalyseur en date est de taille. Vallourec a annoncé ce 9 avril la signature d'un accord d'approvisionnement exclusif de cinq ans avec Fervo Energy, pionnier américain de la géothermie de nouvelle génération. L'enjeu financier est clair, jusqu'à 800 millions de dollars de chiffre d'affaires potentiel sur les 5 prochaines années. Vallourec y fournira ses solutions tubulaires premium et ses connexions VAM®, entièrement fabriquées aux États-Unis, pour soutenir le déploiement de « GeoBlocks » (des centrales géothermiques de 50 MW) que Fervo cherche à répliquer à grande échelle à travers le pays.

Ce contrat n'est pas un coup isolé, il s'inscrit dans une tendance de fond. Selon l'AIE (International Energy Agency), les investissements dans la géothermie de nouvelle génération ont été multipliés par plus de cinq depuis 2022, tirés par la demande en électricité décarbonée des datacenters. Vallourec en profite directement puisque ses commandes de produits géothermiques ont triplé en 2025 par rapport aux deux années précédentes.

Vallourec n'est plus seulement un équipementier du pétrole et du gaz. Le groupe se repositionne comme un acteur clé de la transition énergétique, avec des contrats long terme qui sécurisent sa visibilité. Les résultats du premier trimestre 2026 sont attendus dans un peu plus de 30 jours, une prochaine occasion de confirmer cette dynamique.

La semaine IA des Small Caps Tech 💻

OVHcloud est revenu sur le devant de la scène avec la publication de son premier semestre. Sur l’IA, la trajectoire reste mesurée mais cohérente : investir dans l’infrastructure, oui, mais uniquement si la rentabilité est au rendez‑vous. L’entrée au capital de Dragon LLM s’inscrit dans cette logique, en renforçant son positionnement dans un contexte où l’usage des GPU devient de plus en plus rentable. Le groupe mise également sur un axe différenciant en Europe : proposer des solutions d’IA opérées dans des environnements souverains, un segment où la demande progresse rapidement.

DHH, société italienne d’environ 120 M€ de capitalisation, avance sur un positionnement différent. L’entreprise, qui a publié fin mars ses résultats 2025, s’est rapidement affirmée comme un acteur du cloud computing avec un focus marqué sur les GPU. Le segment cloud computing atteint 14,5 M€ (36 % du total, +2 % YoY) et le segment GPU affiche une croissance annuelle supérieure à 100 %, signe d’une demande forte et en nette accélération.

Dans un autre registre, Sidetrade, éditeur spécialisé dans l’order‑to‑cash, a présenté son plan “O2C Intelligence 2030”, qui marque une rupture nette dans son organisation. L’entreprise déploie des agents IA dans l’ensemble de ses opérations, avec un objectif assumé de 10 à 15 % de gains d’efficacité. Cette stratégie traduit une conviction forte : l’IA n’est plus un module additionnel, mais un moteur de transformation structurelle dans l’entreprise.

Meta AI entre dans la mêlée 🚀 

Meta ne veut plus observer la vague de l’intelligence artificielle depuis les tribunes. Avec Meta AI désormais intégré à Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, le groupe passe à l’offensive. L’enjeu n’est pas seulement technologique. Il est industriel.

L’idée est redoutablement simple. Plutôt que de pousser un nouvel usage, Meta glisse son assistant au cœur d’usages déjà installés. Là où d’autres doivent conquérir l’attention, lui part avec un avantage colossal. Les plateformes sont là, les audiences aussi, les réflexes également.

C’est ce qui rend ce lancement intéressant. Meta ne sort pas un gadget de plus dans un marché saturé. Il organise la rencontre entre l’IA et ses propres carrefours d’audience. En clair, le groupe transforme son empire social en machine de diffusion pour l’intelligence artificielle.

Derrière la promesse d’un assistant plus fluide, plus conversationnel, plus naturel, se joue en réalité une bataille de distribution. Et sur ce terrain, Meta avance avec une puissance rare. Zuckerberg ne cherche plus à suivre le rythme. Il veut imposer le sien.

©AFP/Kirill KUDRYAVTSEV

📷 Léon XIV met la paix au centre

©VaticanNews

Pour sa première bénédiction pascale Urbi et Orbi, prononcée le 5 avril depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a choisi un registre direct. Le nouveau pape a centré son message sur la guerre, la violence et l’indifférence, avec une formule nette adressée aux dirigeants du monde. Que ceux qui ont le pouvoir de déclencher des guerres choisissent la paix.

Le ton importe autant que le fond. L’Urbi et Orbi, grand message de Pâques adressé à Rome et au monde, est souvent un moment de synthèse spirituelle. Cette année, il a aussi pris une dimension très politique. Léon XIV a opposé la paix du dialogue à la logique de domination, tout en dénonçant une forme d’accoutumance collective à la violence.

L'intelligence artificielle est en train de réécrire les règles de la consommation électrique mondiale. La consommation des data centers américains, estimée à plus de 200 TWh en 2025, est attendue entre 400 et 600 TWh d'ici 2030, avec une croissance annuelle de 15% sur la période. Dans ce contexte, les systèmes de stockage d'énergie par batterie, les BESS (Battery Energy Storage Systems), s'imposent progressivement comme une infrastructure critique, au même titre que les serveurs ou les systèmes de refroidissement.

Un marché en forte accélération

Le marché mondial des BESS est estimé à 76,7 Mds$ en 2025 et projeté à 172,2 Mds$ d'ici 2030, avec une capacité installée attendue à 1 200 GWh contre 200 GWh aujourd'hui. La dynamique est particulièrement marquée pour les systèmes conteneurisés, qui constituent le format privilégié des déploiements en environnement data center. Ce segment est projeté à un CAGR de 21% entre 2025 et 2030, pour atteindre 35,8 Mds$.

Le basculement en cours est structurel. Les générateurs diesel demeurent le principal système de secours dans la grande majorité des data centers, mais les opérateurs commencent à explorer le BESS comme composant central de leur architecture énergétique. L'attrait est multiple, une réponse en quelques millisecondes contre plusieurs secondes pour un groupe électrogène, une empreinte au sol réduite, un bruit limité, et une compatibilité avec les objectifs de décarbonation. Selon certains bureaux d'études, l'opportunité représentée par les hyperscalers est évaluée à 20 GW de déploiements BESS d'ici 2035, soit environ 9 GW dès 2030.

Un usage qui va bien au-delà du simple backup

Le BESS redéfinit aussi le rapport des data centers au réseau électrique. En optant pour une connexion dite "interruptible" au réseau, couplée à des batteries garantissant une alimentation stable, les opérateurs peuvent réduire considérablement leurs délais de raccordement. Cette stratégie pourrait débloquer jusqu'à 76 GW de capacité nouvelle pour le développement de data centers aux États-Unis. Dans des zones où les files d'attente de raccordement s'étendent désormais sur sept ans comme en Virginie du Nord, l'accélération du time-to-power est devenu un avantage compétitif décisif.

Les hyperscalers déploient des systèmes BESS bien au-delà de ce que nécessite un simple dispositif d'alimentation de secours, intégrant des capacités mesurées en dizaines ou centaines de mégawatts, transformant ainsi les data centers de simples consommateurs en actifs dispatchables capables de fournir des services réseau à haute valeur ajoutée.

Perspectives : entre opportunité structurelle et risques de concentration

Les fondamentaux de long terme plaident clairement pour une adoption accélérée des BESS en environnement data center. L'Europe est identifiée comme en avance sur ce sujet, notamment dans les pays à forte pénétration des énergies renouvelables comme l'Espagne. Deux points de vigilance méritent néanmoins attention. D'une part, la chimie lithium-ion LFP, aujourd'hui dominante, reste exposée à une forte concentration géographique de la chaîne d'approvisionnement. D'autre part, les revenus des opérateurs BESS ont subi une contraction significative depuis 2023 sur les marchés spot américains (jusqu'à environ -84% sur ERCOT au Texas) rappelant que la rentabilité des BESS dépend fortement des conditions de marché et de l’optimisation opérationnelle, et pas seulement de la capacité installée.


EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 40 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.

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