Une semaine à deux vitesses sur les marchés. Le CAC 40 recule de 2,3% et le CAC Mid & Small de 1,1%, pénalisés par les inquiétudes autour des taux, du pétrole et des risques budgétaires en Europe. À l’inverse, Wall Street reste portée par les valeurs technologiques et les attentes de résultats solides : le S&P 500 gagne 2,2% et le Nasdaq, via l’Invesco QQQ, avance de 2,7% sur la semaine.
🚗 FORVIA (+19%)
Forvia s’envole de +19% sur la semaine, portée par le relèvement de recommandation de Bank of America, passée directement à l’achat. Le broker voit désormais un potentiel de revalorisation important après le parcours très décevant du titre depuis le début de l’année.
Le marché mise surtout sur les progrès attendus de la nouvelle direction : amélioration des marges, désendettement et génération de cash devraient devenir plus visibles à partir de 2027. L’objectif de cours est relevé de 10,5 à 14 €.
Le titre profite donc d’un double effet : une valorisation jugée attractive et des perspectives d’amélioration opérationnelle qui commencent à être mieux intégrées par les investisseurs.
🩲 LE SLIP FRANÇAIS (+9%)
Le Slip Français poursuit son rebond après une publication rassurante. Le chiffre d’affaires progresse de 12% sur les neuf premiers mois, porté notamment par le digital, qui représente désormais 87% des ventes.
Dans un contexte difficile pour la consommation, cette bonne résistance rassure le marché. La confirmation des objectifs à moyen terme soutient également le titre, qui continue de rattraper une partie de son retard.
💡 OPMOBILITY (+7%)
OPmobility clôture le top hebdomadaire avec une hausse de 7%, portée notamment par son acquisition de l’activité éclairage de Hyundai Mobis pour environ 390 millions d’euros. Une opération qui apporte près de 1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires et change clairement d’échelle pour cette activité.
Le groupe renforce au passage sa présence en Asie et approfondit ses liens avec Hyundai et Kia. Le marché semble surtout apprécier cette opération de diversification, alors que l’éclairage automobile devient un relais de croissance de plus en plus important.
🔥 STIF (-60%)
STIF s’effondre de -60%, malgré des résultats semestriels solides avec un chiffre d’affaires en hausse de +50,8% et un EBITDA de +37,6%.
Le marché sanctionne surtout la perte de Tesla comme client en 2027 sur le Megapack 3, qui va fortement peser sur les volumes futurs. STIF abaisse ainsi son objectif 2027 à 100 M€ de chiffre d’affaires, contre 110 M€ visés auparavant.
Un coup dur qui oblige le groupe à revoir également son ambition 2030, désormais fixée à 170 M€ de CA contre 200 M€ auparavant, malgré de nouvelles commandes avec BYD et des développements commerciaux avec CATL.
⚡ LA FRANÇAISE DE L’ENERGIE (-28%)
La Française de l’Energie plonge de -28%, rattrapée par les conséquences de l’incident de sur-couverture de son portefeuille gaz, qui fait désormais apparaître une perte latente de 25,8 M€.
Au-delà de cette perte financière, le groupe change de braquet : plusieurs projets sont mis en pause et les ambitions 2030 sont revues à la baisse, avec un objectif de chiffre d’affaires désormais inférieur à 175 M€.
Le marché sanctionne donc à la fois le coût de l’incident et une visibilité nettement réduite sur la trajectoire de croissance, malgré des actifs opérationnels qui restent jugés solides.
🤖 LIGHTON (-15%)
LightOn recule de -15% malgré une croissance solide au premier semestre, avec un chiffre d’affaires en hausse de +51% à 1,1 M€. Les ventes de licences Paradigm progressent notamment de +34%.
Le marché retient surtout l’envers du décor : la perte nette se creuse à 4 M€, tandis que la trésorerie nette tombe à 2,7 M€ fin juin.
LightOn mise désormais sur un recentrage autour du Search et des usages métiers de l’IA, avec l’objectif d’accélérer les déploiements commerciaux dès 2027. Mais avec une trésorerie encore limitée, les investisseurs restent prudents sur la capacité du groupe à transformer sa croissance en rentabilité.
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Le règlement délégué (UE) 2026/1092 du 21 mai 2026, publié au Journal officiel de l’Union européenne le 4 septembre, est entré en vigueur le 7 septembre 2026. Pris sur le fondement de l’article 24, paragraphe 3 quater, de MiFID II introduit par le Listing Act, il établit le code de conduite de l’Union applicable à la recherche financée par l’émetteur.
L’objectif annoncé est de restaurer la confiance dans la qualité et l’objectivité de ces travaux afin de redynamiser la couverture des entreprises par la recherche, en particulier celle des petites et moyennes entreprises.
Un code inspiré de la pratique française
Dans le cadre de ses travaux préparatoires pour établir le texte de ce règlement, l’ESMA (Autorité Européenne des marchés financiers) a réalisé une consultation de place et a notamment examiné la Charte française des bonnes pratiques applicable à la recherche sponsorisée, qu’elle a identifié comme étant le seul code de conduite national largement approuvé et respecté.
L’Europe s’est ainsi largement appuyée sur cette charte pour mettre en place les grandes lignes de son code.
À qui le code s’adresse-t-il ?
Le règlement distingue trois cercles, dont les obligations ne sont pas de même nature :
Quelles sont les exigences à respecter ?
Le contrat et la rémunération. La durée initiale du contrat doit être d’au moins deux ans, tout renouvellement d’au moins un an, et la résiliation anticipée n’est possible que sur critères objectifs : radiation de la cote, défauts de paiement répétés, retards systématiques du prestataire. L’émetteur ne peut résilier au motif qu’il n’est pas satisfait du contenu ou de la recommandation. La rémunération ne peut comporter de composante variable liée au contenu, et au moins 50 % de l’annuité est versée dès la signature, puis à chaque date anniversaire.
Les répondants à la consultation de l’ESMA avaient demandé une durée d’un an ou une dérogation pour les notes accompagnant une introduction en bourse. L’ESMA a maintenu ses exigences : selon elle, une dérogation créerait une brèche substantielle, et le paiement d’avance n’est pas un coût supplémentaire mais l’anticipation de sommes dues, destinée à protéger l’indépendance de l’analyste. Si l’argument est recevable, un tel dispositif, pourtant pensé pour les PME, fixe ainsi un coût d’entrée que les plus petites d’entre elles pourraient considérer comme trop élevé.
L’indépendance de l’analyse. Les recherches financées par l’émetteur doivent être produites selon des modalités identiques à celles appliquées aux recherches non financées, sans différence de qualification des analystes, de ressources affectées ni de type de contenu. S’y ajoutent des garde-fous précis :
La transparence et l’organisation. La mention « recherche financée par l’émetteur » doit figurer sur toutes les pages de l’analyse, et le résumé doit mentionner, le cas échéant, le franchissement du seuil de 5 % du chiffre d’affaires consolidé du prestataire et l’existence d’une relation contractuelle avec l’émetteur au cours des douze derniers mois, contrat de liquidité compris. La recherche intégralement financée doit être rendue accessible gratuitement au public.
Le prestataire doit enfin être en mesure de démontrer son organisation : politique de conflits d’intérêts formalisée, registre tenu à jour des conflits détectés et des mesures prises, revue au moins annuelle du dispositif, conservation pendant cinq ans du contrat, des paiements, des sources et des recommandations émises, et communication aux entreprises d’investissement qui diffusent la recherche d’un résumé de l’accord conclu avec l’émetteur.
Quelles conséquences en cas de non-respect ?
Le code ne s’impose à personne : aucune sanction administrative n’est attachée à son non-respect, mais un prestataire qui ne s’y conforme pas ne peut plus désigner son analyse comme une « recherche financée par l’émetteur », il est tenu de la requalifier en « informations publicitaires ».
Bien que construit intelligemment et s’appuyant sur une pratique éprouvée, ce code européen est confronté à une réalité de marché : la recherche financée par l’émetteur souffre d’un déficit de crédibilité que ni la qualité des analystes ni la rigueur des méthodes n’ont encore réussi à combler. Si le label européen suffit à faire entrer ces notes dans les processus d’investissement, il aura traité le premier handicap des petites valeurs cotées. À défaut, l’Europe aura renchéri la seule forme d’analyse qui leur restait accessible.
EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.
Ateme, la rentabilité prend l’antenne

Longtemps perçu comme un dossier de projets à la trajectoire heurtée, Ateme récolte enfin les fruits de plusieurs années d’investissement. Le spécialiste français de la compression et de la diffusion vidéo a vu son EBITDA passer de 1,1 M€ à 9,2 M€ en 2025, et la dynamique s’accélère en 2026. Trois moteurs portent le groupe vers une croissance plus rentable et plus visible : l’essor du live et du sport dans le streaming, la montée des revenus récurrents et un paysage concurrentiel en pleine recomposition.
L’avance d’Ateme repose d’abord sur sa technologie. Avec 70 brevets et plus de 1 000 clients dans plus de 100 pays, le groupe est l’un des rares acteurs à couvrir toute la chaîne vidéo. Il intervient de la contribution (Kyrion) à l’encodage (Titan), jusqu’à la diffusion OTT, au cloud DVR et à l’insertion publicitaire (NEA). Ce savoir-faire a une valeur économique très concrète. Le mode d’encodage intelligent du groupe peut réduire le débit jusqu’à 40%, et Ateme revendique une efficacité de bande passante supérieure de 20% à celle d’AWS MediaLive. Les contrats décrochés auprès de Netflix, YouTube et Apple valident cette technologie auprès des clients les plus exigeants du marché.
La croissance a nettement réaccéléré. Au premier semestre 2026, le chiffre d’affaires atteint 50,4 M€, en hausse de 25% à changes et périmètre constants. L’Amérique du Nord progresse de 45% et pèse désormais 31% de l’activité. Le live et le sport, qui ne tolèrent ni latence ni rupture de qualité, deviennent un relais majeur, comme le montrent les références avec DAZN, Ligue 1+ ou Slovak Telekom. Dans le même temps, deux opérations recomposent le marché : le rapprochement de MediaKind et Harmonic, et la reprise de Synamedia Video Network par Lumine. Elles ouvrent une fenêtre de conquête pour un acteur indépendant, face à des concurrents occupés à rationaliser des gammes redondantes.
Le modèle gagne aussi en qualité. Le revenu récurrent mensuel atteint 3,245 M€ en juillet 2026, soit un ARR de 38,9 M€. Il progresse de 20% sur un an et a été multiplié par près de quatre depuis 2020. Surtout, Ateme fait croître son activité à effectifs quasi stables, autour de 550 collaborateurs, grâce à la convergence de sa R&D et à l’usage de l’IA. Avec une base de coûts largement fixe, chaque euro de chiffre d’affaires supplémentaire se retrouve en grande partie dans les marges.
Cette mécanique rend crédible l’objectif du management : 22 M€ d’EBITDA et 4 M€ de MRR en 2027. Les estimations tablent sur un EBITDA de 22,4 M€ en 2027 puis 30,7 M€ en 2028. La marge d’EBITDA atteindrait alors 24,1%, contre 9,7% en 2025, soit un gain de plus de 14 points en trois ans. Le free cash-flow passerait de 4,2 M€ à 22,4 M€ sur la période, et le groupe deviendrait trésorier net dès 2028. Le bilan est d’ailleurs moins tendu qu’il n’y paraît. Hors préfinancement du CIR et dettes locatives, la dette nette financière ressort autour de 7 M€, soit 0,8 fois l’EBITDA 2025.
Côté valorisation, le titre s’échange autour de 12,8 €, pour une capitalisation d’environ 150 M€. Il a progressé de 125% sur un an, mais ne se traite qu’à 10,7 fois les bénéfices attendus pour 2027 et 6,5 fois l’EBITDA 2027. Il reste aussi loin de ses plus hauts de 2017, autour de 20 €. Ces multiples restent modestes pour un groupe dont les bénéfices devraient être multipliés par plus de vingt d’ici 2028. Le levier opérationnel commence à peine à se matérialiser : l’image n’a jamais été aussi nette.
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Le Pulse en un battement... 💢
📜 L'Amérique. Avec un grand K.
Les 0,1 % d’Américains les plus riches contrôlent désormais 28 000 Md$ de patrimoine, contre 4 000 Md$ pour la moitié la moins riche du pays. Une économie en K où la Bourse a considérablement creusé les écarts.
💉 Equasens soigne ses résultats
CA en hausse de 7,3 % et EBITDA courant de 11,9 %, avec une marge qui atteint 26,8 %. Des fondamentaux solides qui contrastent avec un titre encore en baisse d’environ 33 % depuis janvier.
🏥 Santé - Les taux reprennent la main
Clariane et Emeis décrochent avec la remontée des taux longs et le poids de leur dette. Bastide résiste mieux : le marché recommence clairement à faire la différence entre les bilans.
🤖 Trump fait signer un pacte aux géants de l’IA
Google, Meta, OpenAI, Anthropic, Nvidia et xAI s’engagent volontairement à renforcer leurs contrôles de sécurité. Pas de nouveau régulateur ni de sanctions automatiques : Washington privilégie encore l’auto-discipline.
L'Amérique. Avec un grand K.
Vous vous rappelez de l'économie en K.
La lettre utilisée pour décrire la structure de l'économie des États-Unis.
La barre haute du K : la petite partie de la population qui tire la croissance.
La barre basse du K : l'immense majorité de la population qui subit de plein fouet la baisse du pouvoir d'achat.
Vous allez voir, les chiffres sont hallucinants.
0,1 %
0,1 % des Américains.
Les ultra-riches.
La Fed a sorti une étude analysée par le Wall Street Journal.
Première donnée : leur patrimoine a plus que doublé depuis 2019.
On parle de 14 500 milliards de dollars de richesse supplémentaire.
Dont 10 000 milliards venant de la hausse de la Bourse et des placements.
En six ans.
Ces 0,1 %
De la population contrôlent maintenant 28 000 milliards de dollars, ce qui représente 15 % du patrimoine total des Américains.
Mais le chiffre le plus spectaculaire :
En 2022, le patrimoine moyen de ces 0,1 % était de 45,8 millions de dollars.
En 2026, il est de 200 millions.
Donc
28 000 milliards de dollars de patrimoine pour 0,1 % de la population.
Quand le patrimoine des 50 % des Américains les moins riches est de 4 000 milliards de dollars.
63 000 dollars de patrimoine moyen.
3 000 fois moins donc que les 0,1 %.
Profil des 0,1 %
Principalement des dirigeants d'entreprises.
Principalement des actionnaires.
Et donc principalement des détenteurs d'actions de sociétés cotées ou non cotées.
C'est de là qu'est venue l'explosion de leur patrimoine.
On parle de 137 000 ménages seulement.
L'immobilier a également largement participé à l'enrichissement, et c'est vrai aussi, mais dans des proportions très largement plus faibles, pour une large partie des ménages américains.
Les inégalités pour les nuls
Ceux qui décrivent la France comme une terre d'inégalités alors que nous avons un des systèmes de redistribution les plus généreux, voire le plus généreux, devraient lire et relire ces chiffres à plusieurs reprises pour comprendre ce qu'inégalité veut vraiment dire.
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Equasens s’est distingué cette semaine avec une publication semestrielle solide. Le spécialiste des solutions numériques pour la santé a enregistré un chiffre d’affaires de 124,5 M€ au S1 2026, en hausse de +7,3%, soutenu notamment par ses dernières acquisitions. Les revenus récurrents restent bien orientés, avec un ARR de 111,1 M€, en progression de +8,8%.
La rentabilité progresse encore plus vite, avec un EBITDA courant en hausse de +11,9% à 33,3 M€ et une marge portée à 26,8% contre 25,7% un an plus tôt.
Malgré ces bons résultats et une trésorerie nette solide de 93,2 M€, le titre reste sous pression en Bourse et affiche encore une baisse d’environ -33% depuis le début de l’année.

Santé - Les taux reprennent la main 🏥
Deux promoteurs et une foncière ont animé la cote cette semaine, leurs publications dressent un état des lieux du marché immobilier français sous trois angles complémentaires.
Chez les promoteurs, le problème reste l'écoulement. Nexity, premier acteur intégré du secteur, s'y attaque frontalement en créant avec BPCE une coentreprise dédiée à la distribution de logements neufs, adossée à un réseau bancaire qui finance un crédit immobilier sur quatre en France. Un accès direct à la demande solvable, alors que la sortie du SBF 120 venait de pénaliser le titre via les flux indiciels.
Dans ce contexte de marché du neuf sous pression, Kaufman & Broad tire son épingle du jeu : CA S1 stable à 500,9 M€ quand le marché du neuf se contracte d'environ 23%, avec un délai d'écoulement de 4,8 mois vs 24 mois pour le marché. Le recul du Logement (-9,2%) est compensé par les bureaux, dont le CA bondit à 123,8 M€, porté par la livraison de programmes signés antérieurement.
Ce dernier CA doit être vu comme un rétroviseur, pas un thermomètre du marché immobilier de bureaux. La température réelle, c'est INEA qui la donne : la foncière, exposée à 78% aux bureaux neufs en métropoles régionales, publie un CA S1 de 38,8 M€ (-5,5%), des loyers quasi stables à périmètre constant, et décrit un marché locatif fragmenté, marqué par la rareté des grandes demandes..

Donald Trump a réuni mardi à la Maison Blanche les patrons de Google, Meta, OpenAI, Anthropic, Nvidia et xAI. À la sortie, les six groupes ont signé un accord volontaire sur la sécurité de l’IA, que le président américain a qualifié de « moralement contraignant ».
Le texte prévoit quatre étages de contrôle : vérifications internes, équipes dédiées, audits externes et supervision par les conseils d’administration. En revanche, aucune nouvelle autorité fédérale, aucune sanction automatique et aucun calendrier obligatoire. Washington mise donc, pour l’instant, sur l’auto-discipline des géants de la tech.
Le pari est délicat : encadrer des modèles de plus en plus puissants sans ralentir les investissements américains ni laisser davantage de terrain à la Chine. La Maison Blanche continue d’ailleurs de pousser l’expansion des data centers sur le territoire.
Pour l’instant, pas de grand gendarme de l’IA à Washington. Les entreprises promettent de mieux se surveiller elles-mêmes. Reste à voir jusqu’où un garde-fou volontaire peut tenir lorsque la course technologique accélère.
@Jonathan Ernst / REUTERS


© Corinne Dubreuil / FFT
Quatre jours, trois villes et des foules rarement vues pour une visite institutionnelle. Le premier grand déplacement de Léon XIV en France a réuni plus de 1,3 million de personnes entre Paris, Lourdes et Metz.
Le point d’orgue a eu lieu dans la capitale, où près de 800 000 personnes ont assisté à la messe et au passage du pape. À Lourdes, 150 000 fidèles ont suivi sa visite, avant une dernière étape à Metz.
Mais Léon XIV n’est pas venu uniquement remplir les avenues. À l’UNESCO, il a parlé intelligence artificielle, paix et fragilisation des institutions internationales. À Lourdes, il a également rencontré sept victimes françaises d’abus sexuels au sein de l’Église pendant près de deux heures.
Première visite officielle d’un pape en France depuis 2008, le déplacement a largement dépassé le cercle des pratiquants. Pendant quatre jours, entre Champs-Élysées bondés et déplacements sous haute sécurité, la Léonmania aura été difficile à rater.
Les indices progressent en Europe : CAC 40 +0,7 % (YTD +3,5 %) et CAC Mid & Small +0,1 % (YTD +1,2 %), et reculent aux États-Unis avec un S&P 500 à -0,7 % (YTD +9,9 %) et un Nasdaq/QQQ à -1,3 % (YTD +15,4 %).
🧬 Valerio Therapeutics +71,3%
La biotech a profité de la nomination de Gilles Besin, du projet d’acquisition d’Etherna Immunotherapies et surtout d’un accord engageant avec Abivax dans les thérapies ARN contre les maladies inflammatoires. Cette annonce a entraîné une hausse immédiate de +30%, prolongée par un fort mouvement spéculatif durant la semaine. Le nouveau positionnement stratégique séduit le marché.
🎮 Bigben Interactive +28,4%
Le groupe a annoncé la cession définitive de Bigben Connected à Modelabs, une opération dont la finalisation est prévue à la fin du mois de septembre. L’activité de Nacon Gaming s’est également améliorée au premier trimestre 2026-2027, avec un chiffre d’affaires de 32,6 M€, en hausse de +4,1%, soutenu par le catalogue existant. La cession ne devrait toutefois pas suffire à rembourser l’intégralité de la dette financière, estimée à environ 68 M€, tandis que les discussions avec les créanciers se poursuivent.
📡 Ateme +14,0%
Le spécialiste de la compression vidéo a publié une croissance semestrielle de +20%, portée par une progression de +25% à données comparables. Ses revenus mensuels récurrents ont atteint 3,245 M€ en juillet, soit un revenu récurrent annualisé de 38,9 M€, en hausse de +20% sur un an. Les contrats avec Netflix et le référencement de ses solutions par Apple soutiennent la visibilité commerciale, tandis que la consolidation du secteur renforce son intérêt stratégique.
⚡ La Française de l’Énergie -32,8%
Le producteur d’énergies bas-carbone a annoncé 3,8 M€ de pertes réalisées et 6,7 M€ de pertes latentes sur certaines positions de couverture. Ces pertes, liées à la forte volatilité des prix de l’énergie, ont provoqué une chute brutale du titre, passé de 40,7 € à 28,6 € en trois séances. La publication d’un chiffre d’affaires annuel de 29,1 M€, en baisse de -4%, n’a pas permis de rassurer le marché.
💸 DNXCorp -14,2%
Le groupe luxembourgeois spécialisé dans la vente de contenus numériques à un public majeur voit son titre baisser de -14,2% sur la semaine. La baisse provient principalement du détachement, d’un dividende de 2,50 € par action. Sur la base d’un cours proche de 18€ avant détachement, ce coupon a représenté mécaniquement un rendement d’environ 13,9%.
🌐 Ekinops -10,8%
Le titre du fournisseur de solutions de télécommunications ouvertes et interopérables a subi des prises de bénéfices après avoir progressé de +17% à la suite de la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel de 30,6 M€, en hausse de +6%. Sur l’ensemble du premier semestre, la croissance reste toutefois limitée à +2% en données publiées et ressort négative à périmètre et taux de change constants. Les investisseurs attendent désormais les résultats semestriels du 28 juillet, notamment pour évaluer les marges et l’intégration des acquisitions Olfeo et Chimere.
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Après plusieurs semestres difficiles, le marché français des small caps a présenté des signes d’amélioration au premier semestre 2026. Le redémarrage reste encore progressif et sélectif, mais plusieurs indicateurs évoluent favorablement : retour des introductions en Bourse, hausse des montants levés, amélioration de la liquidité et mobilisation croissante des investisseurs particuliers.
Les performances boursières demeurent néanmoins contrastées. Au 30 juin 2026, le CAC 40 progressait de 3,1 %, tandis que le CAC Mid & Small reculait de 0,3 % et le CAC Small de 0,8 %. Euronext Growth s’est distingué avec une hausse de 6,1 %, portée notamment par les valeurs liées à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.
Ces évolutions masquent une première partie d’année mouvementée. Après un début de semestre favorable, les marchés ont subi une forte pression en mars, dans un environnement marqué par les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Le rebond intervenu à partir d’avril a ensuite permis aux indices de retrouver une trajectoire plus favorable, sans toutefois effacer totalement la sous-performance des petites et moyennes valeurs.
Au-delà des indices, l’évolution de la liquidité constitue un signal encourageant. Les volumes quotidiens moyens du CAC Mid & Small ont progressé chaque mois par rapport au premier semestre 2025. Ils ont notamment atteint 8,4 Md€ en juin, contre 6,5 Md€ un an auparavant. La progression est encore plus marquée sur le CAC Small, dont les volumes sont passés de 0,8 à 1,1 Md€ en juin. Sur Euronext Growth, la liquidité est restée globalement stable, avec une amélioration en mars et un niveau de 1,3 Md€ en juin. Le regain d’activité apparaît donc plus net que ne le laisse penser la seule performance des indices.
Le marché primaire a lui aussi montré des signes de réouverture. Deux introductions en Bourse ont été réalisées au premier semestre, pour près de 44 M€ levés, contre aucune au premier semestre 2025, hors admissions techniques et transferts de marché. Rising Stone a levé 35,5 M€ et IEVA Group 7,3 M€, confirmant que les investisseurs restent disposés à accompagner des entreprises présentant un positionnement différenciant, une stratégie lisible et une valorisation adaptée.
Cette dynamique s’est poursuivie dès juillet avec l’introduction en Bourse du Slip Français. L’opération de 13 M€, comprenant 5 M€ d’augmentation de capital et 8 M€ de cession, a permis aux fonds Experienced Capital et 360 Capital Partners de céder leur participation. Elle montre que l’IPO peut redevenir une solution de financement, mais également une alternative crédible pour la liquidité de certains actionnaires historiques.
Les levées de fonds des sociétés déjà cotées confirment cette amélioration. Sur Euronext Access, Euronext Growth et le marché réglementé, pour les sociétés capitalisant moins de 500 M€, 33 opérations ont permis de lever 943 M€, contre 795,9 M€ à travers 38 opérations au premier semestre 2025. Si leur nombre recule de 13 %, les montants augmentent de 18 % et la taille moyenne des transactions progresse de plus de 35 %.
Cette évolution repose aussi sur une demande retail désormais structurelle. La France compte environ cinq millions d’investisseurs particuliers, dont l’âge moyen est tombé à 48 ans, soit douze ans de moins qu’en 2018. Le retail représente 27 % des échanges sur les PME-ETI, pour un volume annuel estimé à 6,6 Md€. Cette mobilisation s’est illustrée lors des IPO de Rising Stone et du Slip Français, qui ont respectivement réuni plus de 6 000 et près de 7 500 particuliers.
EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.
Tikehau Capital

Fondé en 2004 par Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, Tikehau Capital est un groupe mondial de gestion d’actifs alternatifs, présent dans le crédit privé, les actifs réels, le private equity et les marchés de capitaux. Depuis son introduction en Bourse en 2017, le groupe a changé de dimension : ses actifs sous gestion sont passés de moins de 10 Mds€ à 53,0 Mds€ au 31 mars 2026, en hausse de +7% sur un an.
La première force du modèle repose sur un alignement d’intérêts rare dans le secteur. Tikehau Capital investit son propre bilan dans les stratégies proposées à ses clients-investisseurs. À fin 2025, 3,1 Mds€ de fonds propres étaient ainsi investis aux côtés de ces derniers. Cet engagement est renforcé par un capital détenu à 56% par les fondateurs et le management. Dans un métier où la confiance, la performance et la discipline d’investissement sont déterminantes, ce principe constitue un véritable avantage compétitif : Tikehau Capital partage directement les risques et les résultats des investissements réalisés pour ses clients-investisseurs.
Le deuxième pilier du dossier repose sur une trajectoire de collecte particulièrement solide. Après avoir franchi pour la première fois le seuil de 10 Mds€ de collecte brute en 2025, Tikehau Capital a poursuivi sa dynamique au premier trimestre 2026. La collecte nette a atteint 1,0 Md€ sur les stratégies de marchés privés et 0,7 Md€ au total, après prise en compte d’une décollecte de 315 M€ sur les stratégies de marchés de capitaux. Sur douze mois, la collecte nette ressort à 7,0 Mds€. Le crédit reste le principal moteur, tandis que les encours de private equity progressent de 19% sur un an. Pour la période 2026-2029, le groupe vise plus de 34 Mds€ de collecte nette cumulée.
Cette croissance doit désormais se traduire par une accélération de la rentabilité. Après plusieurs années consacrées à construire une plateforme internationale, Tikehau Capital entre dans une phase de récolte. La marge opérationnelle de la gestion d’actifs a atteint 41% en 2025, avec un niveau de 46% au second semestre. Le groupe vise une marge comprise entre 45% et 50% à horizon 2029. Le levier opérationnel est important : la taille des fonds et les commissions peuvent progresser sans que les charges augmentent dans les mêmes proportions.
Tikehau Capital est également positionné sur des marchés en pleine expansion. Le retrait progressif des banques de certains financements favorise le développement du crédit privé, tandis que les investisseurs cherchent à diversifier leurs allocations vers les actifs non cotés. En private equity, le groupe s’appuie sur des stratégies de long terme consacrées notamment à la décarbonation, à l’aéronautique et à la défense ou encore à la cybersécurité. Au 31 mars 2026, les stratégies dédiées à la décarbonation atteignaient 2,6 Mds€ d’encours, contre 0,6 Md€ pour l’aéronautique et la défense.
Le groupe dispose enfin d’un réservoir de valeur encore imparfaitement reflété par le marché. Au 30 septembre 2025, Tikehau Capital comptabilisait 220 M€ de revenus de performance non réalisés, dont environ 160 M€ devraient arriver à maturité d’ici 2029. Le premier trimestre 2026 a déjà illustré sa capacité à cristalliser la valeur de ses investissements : la cession de Schroders a généré 179 M€ de revenus, pour un TRI brut de 64% et un multiple brut de 1,65x sur la durée de détention.
Avec une collecte solide, une rentabilité en amélioration et un alignement d’intérêts au cœur de son modèle, Tikehau Capital présente un profil attractif pour s’exposer à la croissance des actifs alternatifs. Pour rappel nous avons un objectif de cours de 25,9€ sur la valeur, traduisant un upside de +44% par rapport au cours de clôture du vendredi 17/07.
"La présente newsletter a été préparée par EuroLand Corporate indépendamment des sociétés mentionnées et est diffusée à titre purement informatif. Cette newsletter ne constitue ni ne fait partie d'aucune offre de cession ou de souscription de titres ni d'aucune invitation à une offre d'achat ou de souscription de titres. Ni la présente newsletter, ni une quelconque partie de cette newsletter, ne constitue le fondement d'un quelconque contrat ou engagement, et ne doit être utilisé à l'appui d'un tel contrat ou engagement ou constituer une incitation pour conclure un tel contrat ou engagement."
Le Pulse en un battement... 💢
📜Le maître du jeu de l'IA
ASML publie 9,3 Md€ de CA au T2, relève ses objectifs 2026 et augmente fortement ses capacités. Peu importe qui gagnera la course aux puces : les fondeurs auront toujours besoin de ses machines.
💨 Ça gaze pour Lhyfe
Messer prend 30 % de quatre sites et signe un contrat d’approvisionnement de dix ans. Une opération qui sécurise les volumes, libère du capital et crédibilise le modèle industriel.
🏢 Immobilier - Promoteurs résistants, bureaux en attente
Nexity s’allie à BPCE, Kaufman & Broad résiste grâce aux bureaux, tandis qu’INEA décrit un marché locatif toujours fragmenté. La reprise reste sélective.
🇪🇺 Bruxelles force la porte de Google
Google devra ouvrir certaines fonctions d’Android aux assistants IA concurrents et partager des données anonymisées de recherche. Bruxelles veut réduire l’avantage accumulé par Gemini.
🎾 Sinner remet la main sur Wimbledon
Après avoir perdu le premier set, l’Italien renverse Zverev en quatre manches. À 24 ans, il décroche son cinquième Grand Chelem et conserve son titre londonien.
Le maître du jeu de l'IA
Sans ASML, la course mondiale à l’intelligence artificielle tournerait au ralenti.
Ce géant néerlandais, encore méconnu du grand public, fabrique les machines capables de graver des milliards de transistors sur les puces les plus puissantes.
Un savoir-faire unique au monde, devenu indispensable à la production en série des semi-conducteurs les plus avancés.
La domination technologique d’ASML n’est pas apparue avec ChatGPT.
ASML travaille depuis plus de vingt ans sur ses technologies de lithographie, capables de graver des circuits microscopiques sur des plaques de silicium pour fabriquer des puces électroniques.
Le premier prototype utilisant ses technologies de haute précision a été livré en 2010, mais il a fallu attendre la fin de la décennie pour atteindre une production industrielle fiable.
En 2012, Intel, Samsung et TSMC ont même financé 1,38 milliard d’euros de recherche, conscients que leurs propres progrès dépendraient de ceux d’ASML.
La force du Néerlandais ne repose pas sur une seule invention, mais sur un écosystème devenu presque impossible à reproduire.
Plus de 5 000 fournisseurs participent à la fabrication de ses équipements.
Les machines associent optique, lasers, logiciels, mécanique de précision et systèmes de mesure.
Une fois installées chez TSMC, Samsung, Intel ou SK Hynix, elles doivent ensuite être entretenues, réglées et régulièrement améliorées.
Ces services et mises à niveau ont généré près de 2,8 milliards d’euros de revenus au deuxième trimestre.
Le client n’achète donc pas simplement une machine mais entre dans un partenariat technologique qui peut durer plusieurs décennies.
Les résultats publiés hier illustrent cette position stratégique.
ASML a réalisé 9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au deuxième trimestre, en hausse de 21 % sur un an, pour 2,9 milliards de bénéfice net.
Surtout, la direction a relevé ses objectifs et vise désormais entre 43 et 45 milliards d’euros de ventes en 2026, contre une précédente estimation comprise entre 36 et 40 milliards.
Face à une demande extrêmement forte, ASML prévoit d’augmenter de 30 % ses capacités de production en 2027, puis à nouveau de 30 % en 2028.
Cette domination technologique a propulsé son action au rang de première capitalisation boursière en Europe, avec une valeur d’environ 600 milliards d’euros.
Le titre s’envole de près de 70 % en 2026 et de plus de 120 % sur un an.
Pour les marchés, ASML représente une manière indirecte de profiter de l’essor de l’IA : peu importe que les puces les plus puissantes soient conçues par Nvidia, Google ou un futur concurrent, les fondeurs qui les produisent devront continuer à acheter les machines d’ASML.
Clairement, dans la ruée vers l’intelligence artificielle, le géant néerlandais vend les pioches indispensables à tous les chercheurs d’or !
Cette puissance reste toutefois exposée aux décisions politiques et au cycle des semi-conducteurs.
Par exemple, les restrictions occidentales empêchent ASML de vendre ses machines les plus avancées en Chine, qui devrait encore représenter près de 20 % de ses revenus en 2026.
Le prix de ses équipements dernier cri, entre 350 et 400 millions d’euros, peut également freiner leur adoption.
Enfin, la valorisation boursière de l’action intègre déjà beaucoup d’optimisme.
Le signal de fond reste néanmoins puissant : ASML ne fabrique pas l’intelligence artificielle, mais fixe en grande partie la vitesse à laquelle elle peut encore progresser.
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Cette semaine, Lhyfe s’impose comme la valeur de la semaine grâce à un accord structurant avec Messer, l’un des leaders mondiaux des gaz industriels. Le groupe allemand prendra 30% de quatre sites de production d’hydrogène situés en France et en Allemagne, représentant une capacité totale de 30 MW. En parallèle, Messer s’engage sur un contrat d’approvisionnement de dix ans, avec des volumes minimums dès 2026 puis une montée en puissance progressive.
Pour Lhyfe, l’opération est importante à plusieurs titres. Elle apporte davantage de visibilité sur les revenus futurs, permet de libérer des capitaux pour financer d’autres projets européens et crédibilise surtout le modèle auprès d’un partenaire industriel de référence. Une annonce qui réduit une partie du risque d’exécution et qui a été saluée en Bourse, avec un bond du titre de près de 10% cette semaine.

Immobilier - Promoteurs résistants, bureaux en attente 🏢
Deux promoteurs et une foncière ont animé la cote cette semaine, leurs publications dressent un état des lieux du marché immobilier français sous trois angles complémentaires.
Chez les promoteurs, le problème reste l'écoulement. Nexity, premier acteur intégré du secteur, s'y attaque frontalement en créant avec BPCE une coentreprise dédiée à la distribution de logements neufs, adossée à un réseau bancaire qui finance un crédit immobilier sur quatre en France. Un accès direct à la demande solvable, alors que la sortie du SBF 120 venait de pénaliser le titre via les flux indiciels.
Dans ce contexte de marché du neuf sous pression, Kaufman & Broad tire son épingle du jeu : CA S1 stable à 500,9 M€ quand le marché du neuf se contracte d'environ 23%, avec un délai d'écoulement de 4,8 mois vs 24 mois pour le marché. Le recul du Logement (-9,2%) est compensé par les bureaux, dont le CA bondit à 123,8 M€, porté par la livraison de programmes signés antérieurement.
Ce dernier CA doit être vu comme un rétroviseur, pas un thermomètre du marché immobilier de bureaux. La température réelle, c'est INEA qui la donne : la foncière, exposée à 78% aux bureaux neufs en métropoles régionales, publie un CA S1 de 38,8 M€ (-5,5%), des loyers quasi stables à périmètre constant, et décrit un marché locatif fragmenté, marqué par la rareté des grandes demandes..

ruxelles s’attaque au principal avantage compétitif de Google : sa maîtrise d’Android et des données accumulées par son moteur de recherche. La Commission européenne impose au groupe d’ouvrir 11 fonctionnalités d’Android aux assistants d’intelligence artificielle concurrents d’ici juillet 2027.
Concrètement, un assistant rival de Gemini devra pouvoir être activé à la voix, effectuer des recherches, réserver un service ou exécuter certaines tâches en arrière-plan. L’objectif est d’éviter que Google utilise le contrôle de son système d’exploitation pour privilégier ses propres outils d’IA.
Le deuxième volet touche directement Google Search. Dès janvier 2027, les moteurs et agents conversationnels éligibles pourront accéder à des données anonymisées sur les requêtes, les clics, les affichages et le classement des résultats. Une matière première précieuse pour améliorer leurs propres services.
Google dénonce des risques pour la confidentialité, la cybersécurité et ses secrets commerciaux. Bruxelles promet des garde-fous stricts. Derrière le bras de fer, l’enjeu est simple : permettre aux concurrents de contester Google sans devoir reconstruire vingt ans de données de recherche.


© Corinne Dubreuil / FFT
Jannik Sinner a conservé son titre à Wimbledon, dimanche, en battant Alexander Zverev en quatre sets, 6-7, 7-6, 6-3, 6-4. L’Italien a pourtant perdu une première manche sans concéder son service, avant de renverser une finale longtemps verrouillée.
Le tournant est venu dans le deuxième set. Sinner a remporté le tie-break, puis augmenté la pression au retour. Plus précis du fond du court et plus efficace sur les secondes balles allemandes, il a obtenu le premier break du match dans la troisième manche. Zverev n’est ensuite jamais parvenu à revenir au score.
À 24 ans, le numéro un mondial décroche son cinquième titre du Grand Chelem et son deuxième Wimbledon consécutif. Il devient surtout l’un des rares joueurs de sa génération à confirmer immédiatement un premier sacre londonien.
Après un départ accroché, Sinner a gagné la finale là où elle se jouait : dans les tie-breaks, les jeux de retour et les points sous pression. Zverev a tenu deux sets. L’Italien, lui, a tenu jusqu’au trophée.
La scène est familière à tout actionnaire individuel. Une entreprise que vous détenez publie des résultats records : chiffre d’affaires en hausse, marges améliorées, carnet de commandes plein. Vous ouvrez votre application, confiant. Le titre perd 8 %. Vous relisez le communiqué, cherchez la mauvaise nouvelle cachée. Il n’y en a pas. Le marché vient simplement de vous rappeler sa loi la plus contre-intuitive, celle qu’un vieil adage anglo-saxon résume en six mots : buy the rumor, sell the news. Achetez la rumeur, vendez la nouvelle.
Le proverbe est célèbre. Il est aussi, probablement, le plus mal compris de toute la Bourse. La plupart des investisseurs y voient une astuce de trader, une recette cynique pour jouer les annonces. C’est passer à côté de l’essentiel : derrière la formule se cache une vérité profonde sur ce qu’est un cours de Bourse, et sur la raison pour laquelle tant de particuliers ont le sentiment d’arriver systématiquement après la bataille.
1. Le cours de Bourse ne vit pas au présent
Commençons par démonter une illusion tenace : celle d’un marché qui réagirait à l’actualité comme un lecteur de journal. En réalité, un cours de Bourse n’est pas le reflet du présent d’une entreprise ; c’est la somme, actualisée, de tout ce que le marché anticipe de son futur. Chaque prix contient déjà des prévisions : de croissance, de marges, de taux, de probabilités d’événements. Acheter une action, ce n’est jamais acheter ce qu’une entreprise fait ; c’est parier sur l’écart entre ce qu’elle fera et ce que les autres croient qu’elle fera.
C’est le sens véritable de l’expression favorite des commentateurs : « c’est déjà dans les cours ». Une information connue, discutée, consensuelle, a déjà été achetée et vendue mille fois avant même de se produire. Eugene Fama, prix Nobel 2013, en a fait une théorie — l’efficience des marchés : dans un marché où des milliers d’acteurs se disputent la moindre information, les prix intègrent en permanence tout ce qui est public. Conséquence vertigineuse : seul l’inattendu peut faire bouger un prix. Ce qui était prévu ne vaut plus rien le jour où il arrive.
Une étude célèbre de Cutler, Poterba et Summers (« What Moves Stock Prices ») l’a vérifié par l’absurde : en examinant les plus fortes variations quotidiennes de l’histoire de Wall Street, les chercheurs ont constaté qu’une bonne partie d’entre elles s’étaient produites des jours… sans aucune nouvelle identifiable. Le marché ne danse pas au rythme de l’actualité : il danse au rythme de ses propres révisions d’anticipations.
2. La mécanique : la rumeur qui achète, la nouvelle qui vend
Dès lors, la logique de l’adage se déplie naturellement. Prenons un événement favorable et prévisible : une autorisation réglementaire, une opération annoncée, une baisse de taux télégraphiée. À mesure que sa probabilité augmente, le marché le paie par avance, 10 % de probabilité, puis 50, puis 90. Le jour de la confirmation, l’essentiel du chemin est déjà parcouru : il ne reste à intégrer que les derniers pourcents de doute. Et ceux qui avaient acheté la rumeur trouvent enfin, dans les acheteurs attirés par les gros titres, la contrepartie idéale pour prendre leurs profits. La nouvelle ne déclenche pas la hausse : elle organise la sortie.

Les exemples récents abondent. L’approbation des ETF Bitcoin, en janvier 2024, était attendue depuis des mois : le cours du bitcoin s’était envolé pendant toute la phase de rumeur, avant de reculer nettement dans les semaines suivant le feu vert. L’événement le plus annoncé de l’histoire de la crypto s’est soldé par une baisse. Les baisses de taux des banques centrales obéissent au même rituel : les marchés les achètent six mois à l’avance, si bien que le jour J est généralement un non-événement. Et chaque saison de résultats offre sa collection de « beats » punis : des géants de la cote qui battent le consensus des analystes et chutent malgré tout, parce que le marché, lui, s’était déjà installé au-dessus du consensus officiel — les professionnels parlent de whisper numbers, ces attentes officieuses plus exigeantes que les attentes publiées. Battre le consensus ne suffit pas ; il faut battre ce que le prix espérait.
3. Ce que dit la théorie : le prix est un concours d’anticipations
Keynes avait tout dit dès 1936 avec sa métaphore du concours de beauté. Dans les journaux de l’époque, un jeu invitait les lecteurs à désigner les six plus jolis visages parmi cent photographies. Le gagnant étant celui dont le choix se rapprochait le plus du vote général. La stratégie gagnante n’était donc pas de choisir les visages que l’on trouvait beaux, ni même ceux que la moyenne trouverait beaux, mais d’anticiper ce que la moyenne anticiperait de la moyenne. La Bourse, disait Keynes, fonctionne exactement ainsi : on n’y gagne pas en ayant raison sur les entreprises, mais en ayant raison sur les attentes des autres, avant les autres.
Voilà pourquoi une même nouvelle peut produire quatre réactions opposées. Tout dépend d’où se trouvait le curseur des attentes. Une bonne nouvelle attendue déçoit ; une bonne nouvelle inattendue enthousiasme ; une mauvaise nouvelle redoutée soulage si elle est moins pire que prévu ; une mauvaise nouvelle surprise foudroie. La grille complète tient en quatre quadrants :

Et c’est bien l’une des expériences la plus déroutante du particulier : voir une action monter sur l’annonce d’une perte (« moins pire que prévu »), et une autre chuter sur des profits records (« pas assez au-dessus des attentes »).
4. Ce que l’adage ne dit pas
Reste le malentendu qui donne son titre à cette lettre. Beaucoup lisent l’adage comme une règle de trading mécanique : acheter dès qu’une rumeur circule, vendre le jour de l’annonce. Appliquée aveuglément, la recette est perdante. D’abord parce que toutes les rumeurs ne se réalisent pas. Acheter la rumeur, c’est aussi acheter les rumeurs fausses. Ensuite parce que la recherche académique montre l’inverse dans un cas précis : lorsque la nouvelle surprend véritablement, les cours ne baissent pas, ils montent, et continuent même de monter pendant des semaines. C’est la « dérive post-annonce » documentée dès 1968 par Ball et Brown (« An Empirical Evaluation of Accounting Income Numbers » : les vraies surprises ne se vendent pas, elles s’achètent.
Conclusion
Faut-il en conclure que le particulier est condamné à perdre ? Non — à condition de refuser de courir la mauvaise course. Le jeu des anticipations à court terme est un sport professionnel, saturé d’acteurs plus rapides, mieux informés, mieux outillés. Mais ce jeu a une limite : il ne se joue que sur l’horizon où les attentes comptent plus que les réalités. À cinq ou dix ans, le bruit des annonces s’efface, et ce qui reste, c’est ce que nous écrivions dans nos précédentes lettres : la solidité des positions concurrentielles, la rentabilité du capital réinvesti. Hermès a « déçu le consensus » des dizaines de fois en vingt ans ; aucun de ces épisodes n’a compté pour l’actionnaire de long terme.
« Buy the rumor, sell the news » n’est donc pas un conseil de trading. C’est une leçon d’épistémologie boursière : le prix vit au futur, l’actualité vit au présent, et celui qui confond les deux temporalités paiera toujours l’écart. La meilleure réponse à l’adage n’est pas de le jouer mieux que les autres. C’est d’investir sur un horizon où il ne s’applique plus.
EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.
Semaine marquée par une prudence sur les marchés, avec le CAC 40 en baisse de -0,6% et le CAC Mid et Small de -0,5%. C'est mieux outre atlantique: le S&P reprend +1,4% et le Nasdaq +3,6%. Ce dernier frôle les +20% de hausse en YTD !
💊 Abivax +44%
Le titre repart à la hausse après la publication de résultats cliniques positifs sur son traitement phare, l'obéfazimod, dans la rectocolite hémorragique. Les nouvelles données confirment à la fois l'efficacité du médicament chez les patients les plus difficiles à traiter et surtout rassurent sur sa sécurité, effaçant les craintes sur un risque de cancer qui avaient fait plonger le titre début juin. La société reste en ligne pour déposer sa demande d'autorisation aux États-Unis fin 2026. Abivax a profité du rebond du titre pour annoncer une levée de 600m de dollars mercredi soir afin financer la commercialisation future de son médicament aux US et la poursuite de sa recherche. Malin.
🤖 2CRSI +40%
Le cours se redresse après le passage à vide provoqué par un rapport à charge d'un vendeur à découvert américain, qui accusait la société de gonfler artificiellement sa croissance via des montages opaques. La direction a réagi rapidement en apportant une réponse détaillée aux actionnaires et en rachetant quelques titres sur marché. À ce stade, aucune tierce partie n'a encore validé ni infirmé les lourdes accusations. Le fonds short, lui, a racheté l'ensemble de sa position.
🛡️ Exail Technologies +22%
Exail a confirmé les rumeurs de rachat qui circulaient depuis quelques jours : Safran est entré en négociations exclusives sur la base d'un prix de 128,5 euros par action, soit une prime d'environ 36% par rapport au dernier cours avant l'annonce. L'opération valoriserait Exail à environ 2,2 milliards d'euros en fonds propres, et prendrait la forme d'un rachat du bloc de contrôle détenu par la famille Gorgé (environ 44% du capital), suivi d'une offre publique obligatoire sur les actionnaires minoritaires. Plusieurs bureaux d'études jugent toutefois ce prix trop bas au regard des fondamentaux. Un dossier M&A à suivre de près.
🛋️ Maisons du Monde -19%
La signature d'un accord avec de nouveaux investisseurs pour refinancer le groupe dans le cadre de sa restructuration inquiète fortement le marché. Le mécanisme envisagé (rachat de dette à prix cassé puis conversion massive en actions) devrait fortement diluer les actionnaires actuels. S'ajoutent des résultats annuels repoussé et l'absence de rapport financier publié dans les temps. Le groupe reste sous procédure de conciliation, encadrée par le tribunal de commerce, signe que la situation financière demeure critique malgré la recherche active d'un adossement.
🔬 MaaT Pharma -13%
Le titre est toujours sous pression après un avis défavorable des autorités européennes sur son traitement contre le rejet de greffe, malgré des données d'essai clinique jugées positives par ailleurs. La société a demandé un réexamen du dossier, une procédure qui laisse une fenêtre de rattrapage réglementaire mais qui prend du temps et pèse sur la visibilité à court terme. Les analystes restent à l'achat sur le fond, convaincus par la franchise microbiote.
💻 Lighton -10%
Retour de bâton logique après un emballement spéculatif autour de l'IA souveraine française, déclenché par une annonce gouvernementale de financement massif du secteur ainsi que par la multiplication des contrats signés avec des institutions publiques françaises (ministères, collectivités, opérateurs numériques). L'unique analyste suivant le dossier reste prudent sur la valorisation, jugeant que le rallye est allé bien au-delà des fondamentaux actuels de la société. Côté positif, LightOn a sécurisé un financement obligataire complémentaire de 4 M€ qui lui permet désormais de tenir sa trésorerie jusqu'à fin 2027.
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