L’intelligence artificielle n’est plus une hypothèse lointaine dans la finance française. Elle est déjà là, discrète mais omniprésente, installée dans les coulisses du système. Pourtant, à mesure qu’elle s’impose, une question essentielle se pose. L’IA rend-elle réellement les marchés plus intelligents, au sens d’une meilleure compréhension de la valeur, du risque et du temps long, ou se contente-t-elle d’accélérer ce qui existait déjà.
À la lecture du récent rapport de l’Autorité des Marchés Financiers, la transformation est belle et bien réelle, mais silencieuse. L’IA ne bouleverse pas encore la décision économique. Elle agit ailleurs, là où le marché est le plus sensible à l’efficacité, à la réduction des frictions et à la vitesse de traitement. Plus qu’un nouveau cerveau, elle ressemble pour l’instant à un puissant accélérateur.
1. Une intelligence d’abord tournée vers la productivité
Le premier enseignement est celui de la rapidité. L’adoption de l’IA est déjà massive. Une très large majorité d’acteurs financiers l’utilisent ou s’apprêtent à le faire à très court terme, mais il faut regarder ce que recouvre réellement cet usage.
Dans la grande majorité des cas, l’IA est mobilisée pour des besoins internes. Résumer des documents, traduire, extraire des informations, automatiser des contrôles, assister les équipes. L’apport est évident. Là où le volume de données a explosé, la machine devient indispensable. Elle lit plus vite, plus large, plus longtemps que l’humain.
Mais cette intelligence est avant tout mécanique. Elle concerne la vitesse d’exécution, pas encore la profondeur du jugement. Les usages IA directement liés à la décision d’investissement restent minoritaires. Ce n’est pas un hasard. Confier à la machine la rapidité est acceptable. Lui déléguer la stratégie, beaucoup moins. La finance reste prudente. Elle utilise l’IA pour aller plus vite, pas pour penser à sa place.

Cette accélération pose cependant un problème plus subtil. En rendant les processus plus rapides et plus efficaces, l’IA risque d’appauvrir l’intelligence collective du marché. La raison est simple : une grande partie des acteurs s’appuie sur les mêmes solutions technologiques, souvent fournies par un nombre limité de prestataires.
Individuellement, ce choix est rationnel. Développer ses propres modèles coûte cher, demande des compétences rares et des infrastructures lourdes. Collectivement, il crée une forme de dépendance et surtout une homogénéisation des comportements.
Si les mêmes outils servent à analyser les données, à détecter des signaux ou à surveiller les risques, le marché réagit plus vite, mais il réagit aussi de manière plus uniforme. La diversité d’analyse, pourtant essentielle à un marché sain, tend à se réduire. L’IA amplifie ce qui fonctionne, mais elle amplifie aussi ce que tout le monde ne voit pas.
Un marché intelligent repose sur la confrontation des points de vue. Un marché ultra assisté par des outils similaires peut devenir une chambre d’écho très performante, où les erreurs se diffusent non pas lentement, mais à grande vitesse.

« Face à cette transformation, la réaction observée n’est ni la peur ni le rejet, elle est de gouvernance. Les acteurs de marché comme le régulateur partagent une conviction : L’IA ne déplace pas la responsabilité, elle ne l’automatise pas, ni ne l’efface.
Le principe de l’humain dans la boucle n’est pas un simple garde-fou éthique. C’est une nécessité économique. La machine produit des signaux, des synthèses, des alertes. L’intelligence du marché réside encore dans la capacité humaine à interpréter ces signaux, à les hiérarchiser, à les remettre dans un contexte.
L’IA redessine déjà les infrastructures invisibles de la finance. Elle rend le système plus fluide, plus rapide, parfois plus robuste. Mais elle ne remplace ni le jugement, ni la responsabilité, ni la vision de long terme. Le véritable enjeu n’est donc plus de savoir si l’IA va s’imposer. C’est de s’assurer que sa vitesse ne dépasse pas la capacité des acteurs à en maîtriser les effets.

Les marchés deviennent indéniablement plus performants. Reste à savoir s’ils deviendront plus intelligents. Pour l’instant, la machine accélère. Le pilotage, lui, reste une affaire humaine. Et c’est sans doute encore une bonne nouvelle.
EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.
Kri-Kri Milk

Kri-Kri Milk est un acteur grec majeur des produits laitiers, spécialisé dans les yaourts (80% du chiffre d'affaires) et les glaces (20% du CA). L'entreprise s'est rapidement imposée comme l'un des leaders dans son domaine en opérant principalement sous les marques blanches de grands distributeurs (60% du mix). Cette ascension rapide, à également été alimentée par un appétit pour des produits plus sains et par un positionnement qualité/prix attractif.
L’historique de croissance du groupe de +16% par an entre 2016-2025 est représentatif de la qualité de la stratégie. Le marché grec (45% du CA) atteint actuellement 50% de parts de marché et le groupe exporte rapidement sa formule à travers l’Europe où les opportunités de croissance sont importantes. La qualité du modèle de Kri-Kri repose sur le ciblage stratégique et la pénétration progressive des marchés, en capitalisant sur l’accélération des marques distributeurs dans les paniers des consommateurs. Une situation qui lui offre une porte d’entrée idéale sur les marchés européens tout en bénéficiant d'un bouclier réglementaire grâce à son appellation protégée ainsi que d’une offre produit relativement décourageante pour les concurrents.
Kri-Kri est aujourd’hui en mesure de répondre aux attentes du marché, avec une croissance estimée à +17 % en 2026. La poursuite de la pénétration des marchés internationaux laisse par ailleurs encore entrevoir un potentiel de surprise positive. Une hypothèse soutenue par 1) une transformation des habitudes de consommation ; 2) une présence géographique encore limitée dans la plupart des pays européens ; 3) l’essor important du marché de « l’authentique yaourt grec » ; 4) sa position de leader sur son marché domestique.
Pour soutenir cette dynamique, le groupe entend doubler ses volumes de ventes d’ici à 2027 pour atteindre 500 millions d’unités grâce à la montée en puissance progressive de son usine actuelle. Kri-Kri est également en capacité de protéger ses marges confortables (15% en EBIT) à l’aide de contrats indexés sur les prix du lait (70% de ses ventes) ainsi que d’une chaîne d’approvisionnement diversifiée. Bien que la marge brute ait légèrement reculé en 2024 sous l’effet d’une hausse du prix des intrants, elle devrait progressivement se redresser grâce à l’amélioration du mix géographique, portée par des volumes à l’export mieux margés.
Sa rigueur transparaît aussi côté bilan avec une position de cash net qui devrait continuer de s’améliorer grâce aux volumes et permettre de redistribuer au travers de dividende une partie du résultat (38%) tout en accompagnant la croissance future.
Pour conclure, Kri-Kri offre une exposition européenne structurellement résiliente face aux bruits du marché. La demande pour des produits plus sains et moins chers fait écho aux préoccupations budgétaires des ménages et devrait alimenter le chiffre d’affaires du groupe. Au regard de la qualité de son positionnement, du potentiel de croissance de son chiffre d'affaires ainsi que de ses confortables niveaux de marges, une valorisation de 13,9x EV/EBIT 2026 paraît toujours attractive.
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Le Pulse en un battement... 💢
📜 Margin call sur les métaux et le bitcoin
La chute de l’or, de l’argent et du bitcoin s’auto-alimente. Effet de levier, positions surchargées et appels de marge déclenchent des liquidations en chaîne, surtout chez les particuliers.
👨💻Sidetrade - L’IA ne protège plus les multiples
Le titre corrige lourdement malgré une croissance solide du SaaS. Dans un marché nerveux, la moindre inflexion sur les prises de commandes pèse plus que les fondamentaux.
🖥️ Semi-conducteurs - Le cycle se réveille
Soitec envoie les premiers signaux de reprise, Riber confirme un redémarrage progressif, Semco respire après un fort rally. Le marché recommence à regarder le cycle plutôt que le bruit.
🤖 Musk prépare une IPO hors norme
Fusion SpaceX–xAI pour créer un champion intégrant espace, data et IA. Objectif implicite : une introduction en Bourse potentiellement au-delà des 1 000 Md$.
🎾 Alcaraz change d’ère
À 22 ans, il complète le Grand Chelem en battant Djokovic à Melbourne. Le tennis masculin a trouvé son nouveau centre de gravité.
Margin call
La baisse des métaux précieux a repris.
Et le bitcoin continue sa chute.
Et la baisse alimente la baisse, du fait des gestions algorithmiques, de la liquidation des positions à la hausse par les fonds spéculatifs, mais aussi de la liquidation des particuliers qui avaient joué la hausse avec effet de levier et qui ne peuvent pas payer les margin calls.
Most crowded tradeC’est ainsi qu’on qualifie l’achat de l’or et de l’argent.
Le trade sur lequel tout le monde s’est précipité.
Les fonds spéculatifs à gestion « humaine ».
Les fonds spéculatifs à gestion algorithmique.
Et les particuliers.
Aux États-Unis, mais aussi à l’étranger, notamment en Chine.
Les rapports publiés montrent qu’une masse de particuliers s’est ruée sur l’or et l’argent.
Le même phénomène qu’avec les « meme stocks », ces actions, souvent des penny stocks, sur lesquelles des communautés de particuliers, sur Reddit notamment, se ruaient de façon plus ou moins coordonnée.
Déçus par la chute du bitcoin en 2025
Ils se sont dit que, finalement, l’or était le nouveau bitcoin, après avoir cru que le bitcoin était le nouvel or (vous suivez ?).
Le problème est qu’ils ont utilisé des produits à effet de levier.
Comme les contrats à terme.
Qui permettent de jouer sur 100 en misant seulement 5 ou 10.
Une aubaine quand tout monte.
Une catastrophe quand tout baisse.
Margin calls et liquidation.Avec la baisse brutale de l’or et de l’argent, les spéculateurs ont été appelés en marge. Ils devaient reconstituer la réserve nécessaire pour maintenir leur position, une réserve qui s’était évaporée.
Et en cas d’impossibilité de payer le margin call instantanément, les positions ont été liquidées.
Et cela continue donc…
Rappelons que sur le marché de Chicago, un marché à terme, donc un marché à effet de levier, les positions à la hausse sur l’or étaient six fois supérieures à celles à la baisse avant le krach de la semaine dernière.
Quant au bitcoin, les mouvements sont moins spectaculaires et moins brutaux, mais la baisse se poursuit encore ce matin.
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Les craintes liés au développement de l'IA ont fortement impacté les valeurs du logiciel, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe. A l'instar des poids lourds européens du secteur, SAP (-18%) et Planisware (-15%), l'éditeur français Sidetrade marque un recul de -40% depuis le début d'année.
Cette correction intervient pourtant dans un contexte opérationnel encore solide. Il y'a deux semaines, le spécialiste des applications d'IA appliquées à l'order-to-cash a publié un chiffre d'affaires annuels 2025 de 61,4 M€, en croissance de +12% sur un an. Les revenus issus des abonnements SaaS ont progressé de près de +18% pour atteindre 53,5 M€, confirmant la montée en puissance du modèle récurrent. En revanche, les prises de commandes ont constitué un point d'attention pour une partie des investisseurs. Elles se sont établies à 11,04 M€ sur 2025, contre un record de 12,73 M€ en 2024. Le management a mis en avant un environnement macroéconomique plus exigeant, marqué par une prudence accrue des grands donneurs d’ordre dans leurs décisions d’investissement.
Désormais Sidetrade se valorise 24,5x les bénéfices et 18x l'EV/EBIT sur les estimations 2026 des analystes. Il faut remonter plus de 10 ans en arrière, en 2014, pour observer un niveau de valorisation comparable. A l'époque, la société réalisait 14 M€ de chiffre d'affaires pour une marge d'EBITDA proche de 20% et une marge nette de 12%. La forte correction a ramené les multiples à des niveaux historiquement bas malgré une publication robuste, mais le narratif IA semble peser davantage…pour le moment.

Semi-conducteurs - Le cycle redémarre, le marché capte le signal 🖥️
Cette semaine, les semi-conducteurs sont à l’honneur avec les publications d’acteurs clés du secteur.
Soitec a notamment retrouvé des couleurs après avoir dévoilé un chiffre d’affaires T3 2025-2026 en hausse séquentielle de +18%. Sur un an, le repli des ventes reste marqué (-29%), mais la reprise semble se confirmer avec une anticipation de croissance séquentielle de +20% au T4 de l’exercice 2025-2026. Ainsi, malgré les pressions persistantes sur l’Automobile, Soitec paraît renouer avec une dynamique plus favorable. Le marché salue ces signaux encourageants et le titre progresse de +14% sur la semaine.
De son côté, Riber, spécialiste de l’épitaxie par jets moléculaires pour les semi-conducteurs avancés, a annoncé un léger repli de ses ventes en 2025. La direction se veut toutefois rassurante : la baisse du chiffre d’affaires est conforme aux objectifs communiqués et le groupe a retrouvé de l’élan au second semestre (+7% de croissance après -22% au S1). Alors que le cours de l’action se tasse légèrement cette semaine, de nombreux actionnaires ont sans doute bénéficié de la forte progression enregistrée en janvier (c. +50%), à la suite de l’annonce d’une commande significative en provenance du Japon pour son système de production MBE 6000.
Enfin, Semco Technologies a connu une semaine plus difficile (-10%), alors même que la publication de la semaine dernière s’était révélée plutôt satisfaisante. Le groupe a affiché des revenus 2025 de 34,7 M€, en hausse de +31,5%, dépassant confortablement la cible initiale de 33 M€, tout en confirmant ses objectifs à court et moyen termes. Ceux-ci incluent notamment une marge d’EBIT proche de 38,5% en 2025, un chiffre d’affaires 2028 supérieur à 55 M€ ainsi qu’une marge d’EBIT 2028 supérieure à 40%.
Malgré cette respiration boursière, le titre demeure très bien orienté, avec une performance de +20% depuis le début de l’année et de +50% depuis l’IPO de juillet 2025.

Elon Musk a officialisé la fusion de son entreprise aérospatiale SpaceX avec sa start-up d’intelligence artificielle xAI, une opération stratégique qui précède une introduction en bourse (IPO) d’ampleur inédite. Selon plusieurs sources, la valorisation du nouvel ensemble pourrait dépasser les 1 000 milliards de dollars.
Dans un message publié lundi, Musk évoque la création d’un « moteur d’innovation verticalement intégré » réunissant fusées, satellites, intelligence artificielle, internet spatial via Starlink et la plateforme sociale X. L’objectif est de mutualiser technologies, données et capacités énergétiques afin d’accélérer le développement de l’IA, notamment à travers des centres de données orbitaux alimentés par l’énergie solaire.
Sur le plan financier, cette fusion associe une entreprise déjà très rentable, SpaceX, portée par ses contrats avec la NASA et le département de la Défense américain, à xAI, plus récente et fortement consommatrice de capitaux pour développer ses modèles, dont le chatbot Grok. Soutenue par de grands investisseurs et par Tesla, xAI bénéficie ainsi d’un appui industriel majeur.
Si l’opération pourrait attirer l’attention des régulateurs, elle s’inscrit avant tout dans la vision de long terme de Musk : faire de l’espace un pilier central de l’intelligence artificielle du futur.

©Showmetech

@Getty Images
Il a fallu une nuit de Melbourne pour que le futur devienne le présent. Ce week-end, Carlos Alcaraz a fait tomber Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie, s’offrant le dernier trophée majeur qui manquait à son palmarès.
Bousculé dans le premier set, Alcaraz a ensuite pris le contrôle du match avec autorité. Intensité physique, variation tactique, lecture du jeu : le jeune Espagnol a progressivement étouffé Djokovic, pourtant maître absolu à Melbourne depuis plus d’une décennie. Le Serbe a résisté, comme souvent, mais cette fois la marche était trop haute.
Djokovic visait l’histoire, Alcaraz l’a stoppé net. À 22 ans à peine, l’Espagnol complète déjà le Grand Chelem en carrière, devenant le plus jeune joueur de l’histoire à le compléter et s’installe durablement comme le nouveau centre de gravité du circuit.
Le tennis masculin a changé de rythme. Et Alcaraz en dicte désormais le tempo.
C’est un constat sans appel : l’année 2025 restera dans les annales comme une des plus mauvaise année pour le financement par la bourse des PME et ETI (cf. « Une chute vertigineuse » : pourquoi les PME boudent la Bourse | Les Echos du 27 janvier 2026).
Avec seulement 64 millions d’euros levés sur Euronext Growth dans le cadre d’IPO, il faut remonter à la crise de 2008 pour retrouver un niveau d’activité aussi faible. Pire, le marché principal Euronext n’a vu aucune IPO sur l’exercice.
Alors que la France multiplie les initiatives législatives pour renforcer son attractivité, comment expliquer que les entrepreneurs boudent à ce point la cote ?
Au premier regard, le chiffre de 14 introductions sur Euronext Growth en 2025 pourrait sembler honorable. Mais la réalité est bien plus sombre : la dynamique n'est que partielle.
Les véritables introductions avec offre au public (IPO), celles qui témoignent de la capacité du marché à drainer de l'épargne vers l'économie réelle, se sont limitées à deux dossiers : Semco Technologies et Kaleon.
Le reste de l'activité est constitué de transferts techniques ou de cotations directes sans aucun appel de fonds. Ce phénomène s'explique par une concurrence frontale : celle du Private Equity.
Les fonds de capital-investissement disposent de liquidités abondantes et proposent des valorisations attractives, tout en épargnant aux dirigeants les contraintes (perçues comme telles) de transparence et les incertitudes de cours liées à la Bourse.
Pourquoi une PME choisirait-elle la contrainte boursière quand le financement privé lui tend les bras ? Pour certains émetteurs historiques, l’intérêt de la cotation peut devenir « limité » face au poids des démarches réglementaires qui coûtent plusieurs dizaines de milliers d'euros par an sans réel bénéfice immédiat sur le cours.
D'autres, font l'amère expérience de la volatilité des marchés. Malgré des levées de fonds réussies, elles subissent une désaffection des investisseurs, voyant leurs cours s'effondrer malgré l'atteinte de leur objectifs opérationnels, ce qui les rend encline à se retirer de la cote.
Cette « maltraitance » par le marché refroidit naturellement les candidats, d'autant que le processus d'introduction reste complexe, s'étalant sur au moins six mois avec un prospectus d'enregistrement qui ne cesse de s'épaissir malgré les diverses initiatives qui commencent à émerger.
Néanmoins, au milieu de ce sombre tableau, des signaux positifs émergent. Paradoxalement, si les IPO sont rares, elles n'ont jamais été aussi plébiscitées. L'introduction de Semco en est la preuve éclatante, avec une demande sept fois supérieure à l'offre.
La raison ? Une sélection naturelle s'est opérée. On ne confond plus, semble-t-il, la Bourse et le capital-risque. Les profils qui rejoignent Euronext Growth aujourd'hui sont plus matures, rentables et affichent une performance opérationnelle solide. Ce passage sous les fourches caudines du régulateur est vécu par des dirigeants comme un exercice de maturité imposant une clarification fine du projet à long terme.
Les résultats boursiers parlent d'eux-mêmes : sur les 24 derniers mois, les nouveaux entrants affichent une progression moyenne de 165 %. Le cas de STIF, dont le cours a bondi de plus de 700 % depuis son introduction en bourse fin 2023, démontre que la Bourse reste un accélérateur de valeur phénoménal pour les entreprises qui savent convaincre le public.
Pour les PME et ETI, la Bourse n’est pas une fin en soi, mais un levier stratégique. Une introduction bien préparée oblige à une rigueur accrue, une transparence renforcée et une clarification fine du projet à long terme. Elle offre un financement diversifié, une visibilité accrue et une crédibilité auprès des clients, partenaires et talents. Les performances récentes prouvent que les sociétés qui passent le cap peuvent créer de la valeur significative pour leurs actionnaires.
Evidemment, des freins persistent : procédures longues, coûts réglementaires, volatilité et concurrence du private equity. Pour relancer les IPO sur Euronext Growth, des mesures complémentaires sont nécessaires : simplification accrue des prospectus, incitations fiscales renforcées (PEA-PME étendu), et une communication financière plus proactive pour redonner confiance aux entrepreneurs.
Chez EuroLand Corporate, nous pensons que l'année 2025 a été celle d'une mutation profonde et nécessaire de notre marché et qu’elle a préparé le terrain pour un rebond fondé sur la qualité.
Pour les PME françaises, le message est clair : la porte de la Bourse est étroite, mais elle mène à des sommets de valorisation inaccessibles ailleurs, à condition d'y aller bien préparé.
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Memscap

Memscap est une entreprise française spécialisée dans la conception, la fabrication et la commercialisation de composants et de systèmes à base de microsystèmes électromécaniques (MEMS) destinés à une large gamme d'applications industrielles, notamment des capteurs de pression pour l’aéronautique, le médical et des atténuateurs optiques variables pour les télécommunications.
Fort de plus de 25 ans d’expérience, Memscap s'impose comme un acteur de référence à l'international (98,4% du CA 2025 hors France). Disposant d’un outil industriel de premier plan, la société bénéficie de capacités de production conséquentes qui lui permet d'atteindre des taux de croissance à 2 chiffres sans investissements significatifs. Depuis 2022, la société adopte également une stratégie "fabless" sur la production de ses puces et de son activité Optique ce qui lui permet de produire avec flexibilité en sous-traitant l’ensemble du processus de fabrication.
L’exercice 2025 a été marqué par un fort recul de la branche médicale, conséquence de la perte de clients importants, mais l’entreprise a largement compensé ce retrait par une dynamique soutenue de ses autres segments. Au second semestre, l’activité historique dans l’aéronautique (73,5% du mix de CA 2025) a connu une croissance significative, dépassant +23,7% et a atteint 4,1 M€, tandis que les communications optiques ont progressé de +59,6% à 0,9 M€.
Pour l'exercice à venir, nous pensons que le groupe est idéalement positionné pour retrouver une trajectoire de croissance à deux chiffres. La défense et l’aéronautique profitent d'un environnement propice et sont devenus les fers de lance des marchés boursiers. Nous pensons ainsi que Memscap est idéalement positionnée pour continuer sur la trajectoire amorcée en fin d'exercice 2025. Par ailleurs, la signature récente des contrats de développement avec Parker Hannifin et Meggit dans les applications de contrôle moteur et de systèmes fluidique constitue un signal fort de reconnaissance technologique des capteurs MEMS du groupe et améliore sensiblement les perspectives d'une croissance rentable à moyen terme.
A 14x les bénéfices attendus en 2027 et disposant d'une position de trésorerie nette de 5,5 M€ au S1 2025, le groupe qui capitalise aujourd'hui près de 32 M€ représente une cible d’investissement attrayante pour les investisseurs cherchant une exposition sur la montée en puissance des technologies MEMS dans l’aéronautique et la défense.
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Le Pulse en un battement... 💢
📜 Le grand licenciement
Aux États-Unis, après la « grande démission », la tendance s'inverse : 1,2 million de licenciements attendus en 2025. Principalement dans la tech et l'entreposage, un excès d'embauches post-Covid est la cause principale.
📉 Medincell - BEPO à l’épreuve du marché
L’action chute de 10% après des ventes décevantes d'Uzedy. La technologie BEPO reste solide, mais l’exécution commerciale sera cruciale pour l’avenir de Medincell.
🔥 Industrie - Des étincelles au bois
STIF enregistre une forte progression grâce à son exposition au secteur de l’énergie. Groupe Poujoulat mise sur la diversification avec le bois énergie. Manitou, plus cyclique, redresse la barre après une année en retrait.
🤖 Tesla 2025 - Résultats décevants, mais Musk mise tout sur l’IA
Baisse des ventes et des bénéfices, Tesla mise sur l'IA avec un investissement de 2 milliards de dollars dans xAI. L'accent est désormais mis sur les services, l'autonomie et le robotaxi Cybercab.
📷 L’OM éliminé par un miracle de gardien
Malgré une victoire probable, l’OM se fait éliminer après un scénario improbable : un gardien de Benfica marque à la 90+8e, annulant la qualification marseillaise. Un coup du sort à 0,00005 %.
Le grand licenciement
Vous vous souvenez de la « grande démission » ? Nous sortions du Covid et, aux États-Unis, une partie de la population active qui avait goûté aux joies temporaires d’un système social à la française décidait de ne pas se précipiter pour retravailler ou démissionnait pour se réorienter. Tout cela est oublié. Voici venue l’heure, aux États-Unis, du grand licenciement.
Après le Covid les entreprises américaines se battaient pour embaucher. Face à un rattrapage massif de la consommation et à la « grande démission », il fallait lutter et augmenter significativement les salaires pour attirer des candidats, en particulier pour les emplois les moins qualifiés. Quelques années plus tard, l’ambiance a totalement changé.
Cette semaine Amazon et UPS ont annoncé une nouvelle vague de licenciements massifs. 30 000 personnes. 10 % du personnel pour Amazon. Et pour UPS, ces 30 000 licenciements viennent s’ajouter aux 48 000 suppressions de postes de l’année dernière. Ce type d’annonces se multiplie.
1,2 million de licenciements en 2025, pour les entreprises basées aux États-Unis. Le Wall Street Journal précise qu’il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 2020. En tête, le secteur de la tech avec 154 000 suppressions d’emplois, suivi de l’entreposage avec 95 000.
La cause ?
Pour l’instant, la raison principale est le trop-plein d’embauches réalisées après le Covid pour faire face au retour de la consommation. Pour la plupart des grandes entreprises américaines, cet excès n’a pas encore été totalement corrigé. Et le niveau de croissance, certes soutenu, ne justifie plus le maintien d’effectifs aussi pléthoriques.
L’autre phénomèneÀ côté du grand licenciement, il y a le « no hiring ». Les entreprises qui ne dégraissent pas n’embauchent pas non plus. Elles se concentrent sur l’amélioration de leur productivité, dans un contexte d’incertitudes qu’elles tentent de traverser.
Et la cause du “no hiring”, elle est bien sûr liée au contexte économique et au manque de visibilité, mais aussi de plus en plus à l’intelligence artificielle. Une IA qui touche de plein fouet l’embauche des jeunes diplômés, aujourd’hui à un plus bas historique.
Bref
Vous connaissez notre anticipation. L’emploi va se dégrader. Lentement mais sûrement. Partout dans les grandes économies. Cela va freiner — et a déjà commencé à freiner — la hausse des salaires, et donc l’inflation.
La bonne nouvelle est que ce repli de l’emploi intervient à un moment où, dans des pays comme la Corée du Sud ou certains pays européens, la population active diminue naturellement du fait de la démographie.
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La sanction boursière a été immédiate. Après une séance de forte volatilité, Medincell a cédé plus de 10% à la suite de la publication par Teva Pharmaceuticals des ventes 2025 d’Uzedy, premier médicament commercial issu de la technologie BEPO. Un chiffre de 191 M$, en progression annuelle, mais situé dans le bas de la fourchette attendue, qui a suffi à ébranler le marché.
Le mouvement reflète surtout la mécanique du modèle économique de Medincell. Spécialiste des injectables à action prolongée, la société a développé BEPO, une plateforme de libération contrôlée permettant d’administrer un principe actif sur plusieurs semaines ou mois à partir d’une injection sous-cutanée. Medincell intervient en amont sur la formulation, tandis que ses partenaires prennent en charge le développement clinique, l’enregistrement et la commercialisation. En contrepartie, la société perçoit des milestones et des royalties directement indexées sur les ventes nettes.
Dans ce cadre, toute déception commerciale se répercute immédiatement en Bourse. À court terme, le chiffre communiqué par Teva a donc pesé sur la visibilité. À moyen terme, le tableau est moins sombre. Teva anticipe pour 2026 des ventes comprises entre 250 et 280 M$, suggérant une montée en puissance progressive d’Uzedy.
Le point clé n’a pas changé : la capacité du produit à s’installer durablement sur son marché. BEPO n’est pas remis en cause, mais il reste soumis à l’épreuve la plus exigeante qui soit pour une plateforme de licensing : l’exécution commerciale.

Industrie - Des étincelles au bois, le chantier repart 🔥
Le secteur industriel avance en terrain miné. Ralentissement cyclique, tensions géopolitiques persistantes, mais aussi poches de croissance bien réelles : dans ce paysage brouillé, la Bourse ne pardonne plus l’approximation. La sélection redevient reine.
STIF en est l’illustration la plus frappante. Le titre s’est envolé de près de 13% en cinq séances, contrastant avec un second semestre boursier 2025 plus poussif. Le marché salue surtout un changement d’échelle : la protection contre les explosions n’est plus un métier de niche, mais un levier direct de la révolution du stockage d’énergie. Avec plus de 45% du chiffre d’affaires exposé aux BESS et une internationalisation accélérée, STIF dépasse ses objectifs et s’installe dans une trajectoire de croissance structurelle. Le vrai sujet n’est plus la cyclicité, mais la capacité à tenir ce rythme.
À l’opposé du spectre, Groupe Poujoulat joue la carte de la solidité. Le rebond hebdomadaire de +13% récompense un modèle diversifié où le bois énergie compense le tassement des conduits traditionnels. Dans un environnement incertain, la visibilité offerte par la décarbonation agit comme un amortisseur boursier.
Enfin, Manitou Group rappelle que la cyclicité n’est jamais morte. Après un exercice 2025 en retrait, le titre reprend +17% grâce à un quatrième trimestre robuste et à un net redressement des commandes en Europe suggestif d’un point bas. La guidance 2026 est plus constructive, mais reste suspendue au scénario macro.
Croissance structurelle, défense industrielle ou pari cyclique : l’industrie n’est pas un bloc. Pour l’investisseur, le différentiel se joue désormais sur le modèle, pas sur le secteur.

Tesla clôture une année 2025 difficile. La marque affiche des baisses dans tous les secteurs après une chute significative des ventes.
Le bénéfice net du dernier trimestre s’effondre de 61 %, à 840 millions de dollars, bien en dessous des prévisions des analystes (1,5 milliards de dollars). Le chiffre d’affaires recule de 3 % à 24,9 milliards de dollars, notamment en raison d’une baisse de 11 % de l’activité automobile. Pour la première fois, Tesla enregistre une baisse de ses ventes sur l’ensemble de l’année.
Face à ces résultats décevants, Elon Musk réoriente ses priorités. Il investit 2 milliards de dollars dans xAI et prévoit d’augmenter son budget d’investissement, qui devrait atteindre plus de 20 milliards de dollars en 2026.
Dans cette optique, Tesla abandonne les Modèles S et X pour se concentrer sur les services, l’autonomie, et surtout le robotaxi Cybercab, dont la production continue cette année.
©Photo par Taylor Hill/Getty Images


@RFI
L’Olympique de Marseille se souviendra de cette soirée avec amertume. Malgré une défaite 3-0 à Bruges, l’OM pensait avoir assuré sa qualification. Mais à la 90+8e minute du match entre Benfica et le Real Madrid, le gardien ukrainien Anatolii Trubin a marqué d’une tête plongeante, propulsant Benfica en barrages.
Ce scénario improbable, estimé à 0,00005 % par l’IA Grok, a brisé les rêves marseillais, qui avaient encore 96 % de chances de se qualifier selon Opta avant ce coup du sort.
L’année 2025 marque un net changement sur le marché français des offres publiques.
Après plusieurs exercices très actifs, portés par des valorisations déprimées et un contexte favorable aux acquéreurs, les offres publiques d’achat (OPA) et les offres publiques de retrait (OPR) se font plus rares et moins généreuses.
Un recul marqué du nombre d’opérations
Avec 16 opérations recensées en 2025, le marché des OPA/OPR atteint son plus bas niveau depuis 2009. À titre de comparaison, la moyenne annuelle ressortait autour de 35 opérations sur les cinq années précédentes. Le recul est donc significatif, tant en volume qu’en diversité des dossiers.
Cette contraction intervient après une période de forte activité, marquée par de nombreux retraits de cote et des offres opportunistes, souvent initiées par des acteurs financiers profitant de décotes boursières importantes sur les small et mid caps françaises.
Des primes en baisse, quel que soit l’horizon observé
Au-delà du nombre, le niveau des primes proposées constitue l’autre signal fort de 2025.
Sur l’échantillon des opérations réalisées, la prime spot moyenne ressort autour de 29 %, contre environ 35 % depuis 2020. Sur une base trois mois, la prime moyenne s’établit à 40 %, contre 44 % sur la période récente.
La principale explication de cette évolution est boursière.
En 2025, les small et mid caps françaises ont connu une revalorisation significative, portée par le rebond des indices (CAC Small en hausse 55% en 2025), un environnement de taux plus lisible et un retour partiel des flux vers les valeurs domestiques.
Dans ce contexte, la décote observée sur les valeurs qui justifiait de nombreuses OPA ces dernières années s’est largement résorbée. Les multiples se sont normalisés, rendant les opérations moins attractives, en particulier pour les acquéreurs financiers à la recherche de rendements élevés.
Moins d’acquéreurs financiers et des industriels plus présents
Cette évolution se reflète dans le profil des initiateurs.
Les fonds de private equity, très actifs entre 2020 et 2023, se montrent plus sélectifs. Le coût du capital et la disparition des décotes massives limitent leur appétit pour des retraits de cote généralisés.
À l’inverse, les opérations engagées en 2025 relèvent davantage de logiques industrielles ou stratégiques. Ces opérations acceptent des primes plus importantes. L’opération du groupe Legrand sur la société Cogelec, cotée sur Euronext Growth, et celle de Educative SAS sur M2I illustrent parfaitement l’année.
Des actionnaires minoritaires plus attentifs
Autre évolution notable : l’exigence croissante des actionnaires minoritaires.
Après plusieurs années d’offres perçues comme opportunistes, les investisseurs analysent plus finement les niveaux de prix proposés, en les comparant aux cours moyens et aux trajectoires fondamentales des sociétés.
Cette vigilance accrue contribue mécaniquement à la baisse du nombre d’opérations : certaines offres potentielles ne sont tout simplement pas lancées, faute de probabilité suffisante de succès ou de soutien des minoritaires.
Et maintenant ?
Pour les mois à venir, le scénario central reste celui d’un marché des OPA plus sélectif, dépendant largement de l’évolution des valorisations boursières. Une nouvelle phase de volatilité pourrait rouvrir la fenêtre pour des offres financières, tandis que les opérations industrielles devraient se poursuivre de manière ciblée.
A noter, l’annonce cette semaine du projet d’OPA du financier Daniel Kretinsky sur le groupe FNAC DARTY et qui offre une prime de 21,9% par rapport au dernier cours coté.
EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 38 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.
Sopra Steria

Sopra Steria est l’un des principaux acteurs européens des services numériques. Le groupe couvre l’ensemble du cycle de transformation informatique : conseil, intégration de systèmes, développement applicatif, exploitation et cybersécurité. Il réunit plus de 50 000 collaborateurs et opère dans près de 30 pays, ce qui lui assure un positionnement solide auprès des grands comptes.
La composition de son portefeuille clients éclaire bien la nature d’un modèle axé sur la résilience et l’exposition à des secteurs stratégiques. Le secteur public, les services financiers et l’assurance représentent ensemble 46% du chiffre d’affaires (respectivement 26%, 20%, 4%). L’aéronautique, le spatial, la défense et la sécurité ajoutent 22% supplémentaires à la top line. Ces activités reposent sur des projets de longue durée, souvent critiques pour les clients, où la stabilité des budgets et les exigences de sécurité créent un cadre d’activité plus prévisible.
Cette position sectorielle pertinente permet au groupe de réaliser plus de 5,7 Mds€ de revenus (CA 2024) et de jouer les premiers rôles sur le marché des ESN françaises (3,4 Mds€ de capitalisation boursière au 23/01/2026).
La fin 2025 a donné un nouvel élan à la trajectoire du groupe. Sopra Steria a finalisé le 1er décembre 2025 l’acquisition de Neocase, spécialiste des solutions RH, qui a généré 16 M€ de chiffre d’affaires en 2024 et est consolidée dès cette date. Cette opération permet au groupe de renforcer Sopra HR en ajoutant une solution dédiée à la gestion des services RH, un segment où la demande bénéficie d’une bonne récurrence.
Le groupe a également engagé une transition de gouvernance. Rajesh Krishnamurthy a été nommé directeur général et prendra ses fonctions le 2 février 2026. Cette arrivée est attendue comme un point de repère important, notamment pour clarifier les priorités opérationnelles et renforcer la discipline commerciale après une période plus heurtée.
En parallèle, Sopra Steria, via CS Group, est entré en négociations exclusives pour acquérir Starion (ingénierie de systèmes spatiaux) et Nexova (cybersécurité). L’ensemble représente environ 700 collaborateurs, une activité dans 9 pays et vise près de 100 M€ de revenus en 2025. Cette opération renforcerait la présence du groupe dans les systèmes critiques, au croisement du spatial, de la cyber et de la défense (un ensemble d’activités où les investissements européens s’inscrivent dans des cycles longs).
Les perspectives 2025 restent celles d’une année de transition : croissance organique entre -2,5% et +0,5%, marge opérationnelle d’activité entre 9,3% et 9,8%, et free cash-flow entre 5% et 7% du chiffre d’affaires. Toutefois, le groupe prévoit une amélioration de ses fondamentaux à court terme. Sur la période 2026-2028, Sopra Steria vise une croissance organique comprise entre 2% et 5% et une marge opérationnelle entre 10% et 11%, en intégrant environ 1 Md€ de revenus issus d’acquisitions pour dépasser le seuil des 7 Mds€ de chiffre d’affaires à horizon 2028.
En plus de ces meilleures perspectives, la valorisation actuelle de Sopra Steria semble très intéressante. Le titre s’échange 8,4x le PER NTM contre une moyenne de 13,9x PER NTM pour notre échantillon d’ESN cotées à Paris constituant une décote de près de -40% vs peers. À noter qu’à ce multiple, Sopra est l’ESN la moins chère de la place parisienne.
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Le Pulse en un battement... 💢
📜 Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
Ni les urnes, ni l’armée : ce sont les taux longs. Quand les taux à 10 ans montent, le coût de la dette explose et même les dirigeants les plus téméraires reculent. Les marchés financiers restent la vraie force de rappel.
🌱Teract - Fin de partie pour le SPAC de Xavier Niel
Retrait de la cote à 3,12 €, loin des 9,50 € de l’IPO. Le projet de distribution « responsable » n’a jamais trouvé son modèle. Un revers symbolique pour les SPAC à la française.
🩺 Santé - Visibilité ou turbulences
DMS et Virbac déroulent, Median sécurise son carnet de commandes. À l’inverse, Valneva cale après un revers réglementaire aux États-Unis. Le secteur reste très polarisé.
🌍 Donald Trump en show à Davos
Salle comble mais enthousiasme émoussé. Groenland, menaces commerciales, OTAN : beaucoup de bruit, peu d’adhésion. L’effet Trump s’use, même à Davos.
📷 Les lunettes de Macron, stars malgré elles
Une monture jurassienne à 650 € fait plus parler que le fond des discours. À Davos, même les détails deviennent géopolitiquespas malgré une répression massive. Le régime vacille, la région retient son souffle.
Qu'est-ce qui peut les arrêter ?
J'ai eu une révélation ce matin. Et c'est une bonne nouvelle (pas le fait que j'ai eu une révélation...). Je me demandais ce qui pouvait arrêter les dirigeants de ce monde dans leurs délires respectifs. De Trump, avec entre autres le Groenland, aux gouvernements de pays développés ou émergents dans leur dogmatisme ou leur délire fiscal. Et j'ai trouvé. Et c'est une évidence.
De quoi ont peur les gouvernements ?
Je me suis posé la question à propos de Trump. En l'observant déraper sur le Groenland, avant de repartir sur un autre sujet ou une autre obsession, je me suis demandé ce qui pouvait le ramener à un semblant de raison. Il y a bien sûr les élections de mi-mandat, mais ce n'est qu'en novembre. Mais il y a un frein beaucoup plus puissant que cela. Et nous l'avons vu en partie hier dans la journée.
Il y a une force de rappel.
Et une force de rappel qui terrorise tous les gouvernements. Et ce n'est pas l'armée. Ce n'est pas la bombe nucléaire. Non, c'est une arme financière. Et plus précisément, les taux d'intérêt à long terme.
Je m'explique.
Aujourd'hui, tous les pays ou presque sont surendettés. De la France aux États-Unis, en passant par le Japon. Le coût de remboursement de la dette devient un poste majeur des budgets, des budgets devenus essentiels pour stimuler des économies atones. Or le coût de remboursement de la dette dépend d'une chose, et d'une seule : les taux d'intérêt à long terme.
Et, contrairement aux taux courts, qui sont fixés par les banques centrales, les taux longs sont fixés en fonction de l'offre et de la demande. En fonction de critères objectifs : les perspectives de croissance, les perspectives d'inflation, le niveau d'endettement. Mais également en fonction d'un critère totalement subjectif : la confiance dans le pays emprunteur, dans sa direction politique et économique, et notamment dans sa monnaie.
Et même les dirigeants les plus débridés ou les plus dogmatiques ont les yeux fixés sur un chiffre : le taux de référence, le taux d'emprunt de l'État à 10 ans. Et dès que ce taux grimpe, ils paniquent. Et ils ont raison de paniquer, car qui dit hausse des taux longs dit coût du crédit plus élevé, pression sur l'immobilier et sur le pouvoir d'achat, déficit budgétaire, hausse de la dette, etc.
Exemples.
Rappelez-vous de Liz Truss, qui a dû démissionner de son poste de Premier ministre deux semaines après son arrivée, quand les taux longs anglais se sont envolés après des annonces de baisses d'impôts non financées. Tous les pays européens, et même la France, ont les yeux sur le « spread » d'emprunt avec l'Allemagne, et c'est la peur de ce spread qui nous évite d'avoir des budgets encore plus dangereux que celui que nous avons.
Et même Trump est freiné par les taux à long terme. Il a changé un peu de ton mardi soir sur le Groenland. Et l'envolée des taux longs depuis l'annonce de ses mesures anti-européennes, ainsi que les menaces des pays européens de céder une partie de leurs avoirs en dette américaine, l'ont probablement freiné. Car il sait que les élections de mi-mandat vont dépendre de l'« affordability », du pouvoir d'achat, et donc des taux d'intérêt à long terme.
Bonne nouvelle donc.
On peut freiner les délires des gouvernements grâce aux marchés financiers. Une force de rappel.
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Née en 2022 de l’union entre 2MX Organic — le SPAC porté par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Moez-Alexandre Zouari — et InVivo Retail, la société portait une ambition claire : bâtir un leader alternatif de la distribution responsable, mêlant circuits courts, produits bio et ancrage territorial.
Cependant, cette ambition n’a jamais réussi à franchir le cap de l’exécution. Malgré une mise sur orbite médiatisée et un plan de développement audacieux, Teract n’a jamais trouvé sa dynamique. Entre des ventes stagnantes et une rentabilité inatteignable, la stratégie de croissance externe, pourtant présentée comme le moteur de la création de valeur, n’a finalement pas porté ses fruits.
Face à ce constat, InVivo, l'actionnaire majoritaire, a décidé de siffler la fin de partie avec une offre de retrait à 3,12 € par action. Si le prix offre une prime importante par rapport au dernier cours qui stagnait sous 1 €, il reste très loin des 9,50 € de l'introduction en bourse. Au-delà de ce cas précis, c’est le modèle même du SPAC qui essuie un revers symbolique en France, rappelant que les promesses initiales se heurtent souvent brutalement à la réalité opérationnelle et commerciale.

Santé - Des résultats qui donnent le pouls du secteur 💊
Le secteur de la santé n'a pas chômé cette semaine, offrant un paysage très contrasté aux investisseurs. Entre ceux qui mettent le turbo et ceux qui encaissent des revers réglementaires, la sélection devient un vrai sport de précision.
Côté bonnes nouvelles, DMS Group a terminé l'année 2025 en fanfare avec un dernier trimestre à +17 %. Le groupe frôle désormais les 50 M€ de chiffre d’affaires annuel, porté par une radiologie qui ne faiblit pas (+9 %). De son côté, Virbac affiche une santé de fer avec près de 1,5 milliard d’euros de revenus et des ambitions claires pour 2026 : viser jusqu'à 7,5 % de croissance et une marge d'EBITA de 17 %.
Chez Median Technologies, si la croissance actuelle reste discrète (+2,6 %), c'est le carnet de commandes qui rassure en grimpant à 76,6 M€, offrant une visibilité financière jusqu'à fin 2026.
Mais le secteur, c'est aussi des trajectoires opposées. Pendant que bioMérieux sort le carnet de chèques pour racheter Accellix (35 M€), Valneva doit essuyer une grosse déconvenue : le retrait de ses dossiers américains pour son vaccin contre le chikungunya suite à une suspension de licence par la FDA.
Bref, de la visibilité pour les uns, des complications pour les autres... le secteur santé demande plus que jamais une analyse chirurgicale des dossiers.

Jamais le Forum de Davos n’avait attiré une telle foule pour un dirigeant américain. Mercredi 21 janvier, Donald Trump a rempli la salle. Mais l’effet de surprise des premières années s’est dissipé. À la curiosité a succédé une forme de lassitude, voire de malaise, face à des prises de position jugées répétitives et provocatrices.
Le président américain est d’abord revenu sur son obsession du Groenland, réclamant de nouveau des « négociations immédiates » avec le Danemark pour racheter l’île. Motif invoqué : la sécurité nationale. Trump a évoqué la construction d’un « Dôme d’or », vaste système de défense aérienne censé protéger l’Amérique du Nord en cas de conflit nucléaire. Officiellement, pas de recours à la force — officieusement, un flou inquiétant : « Nous verrons ce qui se passera ».
Le ton s’est ensuite durci avec l’Europe. Entre piques adressées aux lunettes de soleil d’Emmanuel Macron, Trump a menacé la France d’une surtaxe de 200 % sur ses vins et champagnes. Il a également ravivé les tensions autour de l’OTAN, qualifiée d’« injuste », mettant en doute l’engagement des Européens à défendre les États-Unis.
Le décalage est devenu manifeste lorsqu’il a annoncé une rencontre avec Volodymyr Zelensky à Davos — alors même que ce dernier est resté en Ukraine, sous les frappes russes. À l’applaudimètre, le verdict a été clair : accueil poli, mais sans ferveur, loin de l’enthousiasme suscité la veille par Ursula von der Leyen ou Emmanuel Macron.
@Euronews


@RTL
À Davos, Emmanuel Macron a livré un discours attendu sur la souveraineté européenne et les rapports de force internationaux. Pourtant, l’attention s’est rapidement portée sur un détail extérieur au propos. Le président est apparu avec des lunettes de soleil, portées en continu, officiellement pour dissimuler un problème oculaire sans gravité.
La séquence a pris une tournure politique lorsque Donald Trump s’en est moqué. « Je l’ai écouté avec ses belles lunettes de soleil, il a essayé de faire le dur à cuire », a lancé l’ancien président américain, éclipsant le fond du discours par une remarque sur la forme.
Ces lunettes ne sont ni un accessoire improvisé ni un objet promotionnel. Il s’agit du modèle Pacific S01 de la maison Henry Jullien, une manufacture centenaire installée à Lons-le-Saunier, dans le Jura. Entièrement fabriquée à la main selon la technique du doublé or laminé, la monture est vendue autour de 650 euros.
Emmanuel Macron les a achetées lui-même il y a plusieurs années, refusant qu’elles lui soient offertes. Un objet discret, soudain propulsé au cœur de la scène internationale. l’évacuation de militaires américains et des spéculations sur une escalade.
Le peuple Iranien ne réclame pas la pitié. Il réclame la liberté.
Le segment des Small & Mid Caps amorce 2026 avec des opportunités de rattrapage historiques. Après une année 2025 contrastée, notre bureau d'analyse a sélectionné trois valeurs prêtes à surperformer le marché grâce à des fondamentaux solides et des valorisations encore attractives.
Conseil : Achat | Objectif de Cours : 40€
2025 a marqué l’année du rebond en Bourse pour Delfingen (+125%) après deux exercices 2023 et 2024 plutôt moroses.
Malgré un environnement macroéconomique et géopolitique peu favorable au secteur automobile, le groupe doubiste a nettement redressé la barre de ses finances, sous l’impulsion de sa feuille de route Impulse 2026, exécutée pour le moment avec brio. Rationalisation des activités non rentables, optimisation de la structure de coûts, amélioration de l’efficience industrielle, accélération de la diversification dans l’industrie… Les leviers à la disposition du management, déjà efficaces en 2025, devraient continuer de pleinement jouer sur 2026.
Le groupe anticipe pour l’exercice en cours un retour à la croissance avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 430 M€, une MOC de 7,5% (vs 5,6% en 2024) et un levier financier inférieur à 2,25x.
De quoi nourrir l’appétit des investisseurs sur le titre, qui ont aussi particulièrement apprécié le renforcement de la détention des dirigeants au capital, avec la finalisation fin septembre du rachat d’un bloc de 7,10%, portant leur participation à 13%.
Par ailleurs, malgré une progression à trois chiffres l’année dernière, le titre se traite toujours avec une décote de -15% par rapport à son historique à 5 ans (8x EV/EBIT FY1 vs 9,5x), décote qui nous semble injustifiée à la vue de l’amélioration des fondamentaux, de la diversification en cours vers l’industrie, mieux margée, et des relais de croissance clairs (Inde, textile) à la disposition de Delfingen. L’annonce d’une nouvelle feuille de route 2027-2029, pressentie au troisième trimestre, pourrait également constituer un catalyseur additionnel.

Conseil : Achat | Objectif de Cours : 5,60€
En 2025, la trajectoire boursière de Reworld Media est restée décevante avec une performance annuelle de -12,8%. La société a continué de souffrir d’un environnement économique particulièrement exigeant pour son segment BtoC (ventes de magazines thématiques), ainsi que sur certaines parties de ses activités digitales, avec des budgets toujours sous pression chez les annonceurs.
Sur cinq ans, le constat est encore plus dur avec une baisse de -50% du titre. La société capitalise désormais 90 M€, bien loin des 425 M€ affichés en décembre 2021.
Toutefois, il est important de souligner que malgré les difficultés liées au cycle, Reworld conserve des fondamentaux très solides. La société devrait préserver un chiffre d’affaires 2025 proche de 530 M€ et continuer d’assurer une marge d’EBITDA 2025 supérieure à 10%. La génération de FCF devrait rester largement positive et l’endettement de la société continuer de diminuer.
Sur le plan opérationnel, le groupe continue d’étendre son influence et dispose d’une audience impressionnante. Le groupe adresse désormais 36 millions de Français par mois à travers ses contenus magazines et médias.
Avec un bilan plus sain et un modèle résilient, Reworld est prêt et devrait repartir fort en cas de redémarrage de ses marchés cibles en 2026. Pour nous, l’argument de la valorisation reste incontournable : le titre s’échange à 2,5x le PER NTM, représentant une décote de plus de -50% par rapport à sa moyenne sur 5 ans. Ce niveau de valorisation particulièrement faible ne reflète pas les fondamentaux de la société, qui est largement rentable et génératrice de cash

Conseil : Achat | Objectif de Cours : 95,20€
Acteur historiquement positionné sur les équipements de manutention de produits en vrac, STIF a engagé ces dernières années une nouvelle phase structurante de son développement. Fort d’un savoir-faire industriel reconnu et sous l’impulsion de son PDG José Burgos, le groupe déploie une stratégie de diversification ambitieuse vers le marché en forte expansion des systèmes de stockage d’énergie par batteries (BESS).
Les BESS, marché structurellement porteur jusqu’à au moins 2030, bénéficient de la montée en puissance des énergies renouvelables et des besoins croissants en flexibilité des réseaux électriques.
STIF devrait ainsi afficher une trajectoire de très forte croissance sur les prochaines années, avec un taux de croissance annuel moyen du chiffre d’affaires estimé autour de +30% à horizon 2025-2027e. Cette dynamique s’accompagne d’une amélioration marquée du profil de rentabilité, portée par la montée en puissance des équipements de protection contre les explosions, nettement plus margés que l’activité historique. La génération de cash du groupe devrait s’accélérer significativement, soutenue par un levier opérationnel élevé.
Pour l’exercice 2025, nous anticipons une croissance de +43,1% à 87,7 M€, ainsi qu’un EBE de 21,8 M€, soit une marge de 24,9%. En termes de valorisation, le groupe se traite à moins de 13,5x l’EBE 2026 et 21,8x les bénéfices attendus, un niveau qui nous semble attrayant compte tenu des perspectives anticipées. Après un fort rallye boursier ayant porté le titre à près de 90€, le cours a corrigé pour revenir autour de 55€. Nous considérons que ce repli offre un point d’entrée attractif, alors que les fondamentaux restent solides et que le potentiel de création de valeur à moyen terme demeure largement intact.

Le marché des Small & Mid Caps amorce une phase de rattrapage où la qualité des fondamentaux reprend le pas sur les flux macroéconomiques. Que ce soit par le redressement des marges (Delfingen), une anomalie de prix historique (Reworld) ou une hyper-croissance thématique (STIF), ces trois dossiers constituent nos piliers pour naviguer sur Euronext Growth cette année.
Pour une vision exhaustive de nos convictions et de l'état du marché : Retrouvez notre bilan Euronext Growth ici !
Cette newsletter, préparée par EuroLand Corporate à titre purement informatif, ne constitue ni une offre, ni une invitation à acheter ou souscrire des titres. Les opinions et estimations qu’elle contient reflètent le jugement d’EuroLand Corporate à la date de publication et peuvent être modifiées sans préavis. Leur exactitude ou exhaustivité n’est pas garantie. EuroLand Corporate, ses dirigeants ou salariés peuvent détenir des titres de la société mentionnée, sans que cela ne remette en cause leur indépendance. Chaque investisseur doit se forger sa propre opinion sur la pertinence d’un investissement, en tenant compte de sa situation personnelle.
