💡 À retenir cette semaine

Les indices progressent en Europe : CAC 40 +0,7 % (YTD +3,5 %) et CAC Mid & Small +0,1 % (YTD +1,2 %), et reculent aux États-Unis avec un S&P 500 à -0,7 % (YTD +9,9 %) et un Nasdaq/QQQ à -1,3 % (YTD +15,4 %).

TOP valeurs de la semaine

🧬 Valerio Therapeutics +71,3%
La biotech a profité de la nomination de Gilles Besin, du projet d’acquisition d’Etherna Immunotherapies et surtout d’un accord engageant avec Abivax dans les thérapies ARN contre les maladies inflammatoires. Cette annonce a entraîné une hausse immédiate de +30%, prolongée par un fort mouvement spéculatif durant la semaine. Le nouveau positionnement stratégique séduit le marché.

🎮 Bigben Interactive +28,4%
Le groupe a annoncé la cession définitive de Bigben Connected à Modelabs, une opération dont la finalisation est prévue à la fin du mois de septembre. L’activité de Nacon Gaming s’est également améliorée au premier trimestre 2026-2027, avec un chiffre d’affaires de 32,6 M€, en hausse de +4,1%, soutenu par le catalogue existant. La cession ne devrait toutefois pas suffire à rembourser l’intégralité de la dette financière, estimée à environ 68 M€, tandis que les discussions avec les créanciers se poursuivent.

📡 Ateme +14,0%
Le spécialiste de la compression vidéo a publié une croissance semestrielle de +20%, portée par une progression de +25% à données comparables. Ses revenus mensuels récurrents ont atteint 3,245 M€ en juillet, soit un revenu récurrent annualisé de 38,9 M€, en hausse de +20% sur un an. Les contrats avec Netflix et le référencement de ses solutions par Apple soutiennent la visibilité commerciale, tandis que la consolidation du secteur renforce son intérêt stratégique.

FLOP valeurs de la semaine

⚡ La Française de l’Énergie -32,8%
Le producteur d’énergies bas-carbone a annoncé 3,8 M€ de pertes réalisées et 6,7 M€ de pertes latentes sur certaines positions de couverture. Ces pertes, liées à la forte volatilité des prix de l’énergie, ont provoqué une chute brutale du titre, passé de 40,7 € à 28,6 € en trois séances. La publication d’un chiffre d’affaires annuel de 29,1 M€, en baisse de -4%, n’a pas permis de rassurer le marché.

💸 DNXCorp -14,2%
Le groupe luxembourgeois spécialisé dans la vente de contenus numériques à un public majeur voit son titre baisser de -14,2% sur la semaine. La baisse provient principalement du détachement, d’un dividende de 2,50 € par action. Sur la base d’un cours proche de 18€ avant détachement, ce coupon a représenté mécaniquement un rendement d’environ 13,9%.

🌐 Ekinops -10,8%
Le titre du fournisseur de solutions de télécommunications ouvertes et interopérables a subi des prises de bénéfices après avoir progressé de +17% à la suite de la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel de 30,6 M€, en hausse de +6%. Sur l’ensemble du premier semestre, la croissance reste toutefois limitée à +2% en données publiées et ressort négative à périmètre et taux de change constants. Les investisseurs attendent désormais les résultats semestriels du 28 juillet, notamment pour évaluer les marges et l’intégration des acquisitions Olfeo et Chimere.


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Après plusieurs semestres difficiles, le marché français des small caps a présenté des signes d’amélioration au premier semestre 2026. Le redémarrage reste encore progressif et sélectif, mais plusieurs indicateurs évoluent favorablement : retour des introductions en Bourse, hausse des montants levés, amélioration de la liquidité et mobilisation croissante des investisseurs particuliers.

Les performances boursières demeurent néanmoins contrastées. Au 30 juin 2026, le CAC 40 progressait de 3,1 %, tandis que le CAC Mid & Small reculait de 0,3 % et le CAC Small de 0,8 %. Euronext Growth s’est distingué avec une hausse de 6,1 %, portée notamment par les valeurs liées à l’intelligence artificielle et aux semi-conducteurs.

Ces évolutions masquent une première partie d’année mouvementée. Après un début de semestre favorable, les marchés ont subi une forte pression en mars, dans un environnement marqué par les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques. Le rebond intervenu à partir d’avril a ensuite permis aux indices de retrouver une trajectoire plus favorable, sans toutefois effacer totalement la sous-performance des petites et moyennes valeurs.

Au-delà des indices, l’évolution de la liquidité constitue un signal encourageant. Les volumes quotidiens moyens du CAC Mid & Small ont progressé chaque mois par rapport au premier semestre 2025. Ils ont notamment atteint 8,4 Md€ en juin, contre 6,5 Md€ un an auparavant. La progression est encore plus marquée sur le CAC Small, dont les volumes sont passés de 0,8 à 1,1 Md€ en juin. Sur Euronext Growth, la liquidité est restée globalement stable, avec une amélioration en mars et un niveau de 1,3 Md€ en juin. Le regain d’activité apparaît donc plus net que ne le laisse penser la seule performance des indices.

Le marché primaire a lui aussi montré des signes de réouverture. Deux introductions en Bourse ont été réalisées au premier semestre, pour près de 44 M€ levés, contre aucune au premier semestre 2025, hors admissions techniques et transferts de marché. Rising Stone a levé 35,5 M€ et IEVA Group 7,3 M€, confirmant que les investisseurs restent disposés à accompagner des entreprises présentant un positionnement différenciant, une stratégie lisible et une valorisation adaptée.

Cette dynamique s’est poursuivie dès juillet avec l’introduction en Bourse du Slip Français. L’opération de 13 M€, comprenant 5 M€ d’augmentation de capital et 8 M€ de cession, a permis aux fonds Experienced Capital et 360 Capital Partners de céder leur participation. Elle montre que l’IPO peut redevenir une solution de financement, mais également une alternative crédible pour la liquidité de certains actionnaires historiques.

Les levées de fonds des sociétés déjà cotées confirment cette amélioration. Sur Euronext Access, Euronext Growth et le marché réglementé, pour les sociétés capitalisant moins de 500 M€, 33 opérations ont permis de lever 943 M€, contre 795,9 M€ à travers 38 opérations au premier semestre 2025. Si leur nombre recule de 13 %, les montants augmentent de 18 % et la taille moyenne des transactions progresse de plus de 35 %.

Cette évolution repose aussi sur une demande retail désormais structurelle. La France compte environ cinq millions d’investisseurs particuliers, dont l’âge moyen est tombé à 48 ans, soit douze ans de moins qu’en 2018. Le retail représente 27 % des échanges sur les PME-ETI, pour un volume annuel estimé à 6,6 Md€. Cette mobilisation s’est illustrée lors des IPO de Rising Stone et du Slip Français, qui ont respectivement réuni plus de 6 000 et près de 7 500 particuliers.


EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.

Tikehau Capital

Fondé en 2004 par Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, Tikehau Capital est un groupe mondial de gestion d’actifs alternatifs, présent dans le crédit privé, les actifs réels, le private equity et les marchés de capitaux. Depuis son introduction en Bourse en 2017, le groupe a changé de dimension : ses actifs sous gestion sont passés de moins de 10 Mds€ à 53,0 Mds€ au 31 mars 2026, en hausse de +7% sur un an.

La première force du modèle repose sur un alignement d’intérêts rare dans le secteur. Tikehau Capital investit son propre bilan dans les stratégies proposées à ses clients-investisseurs. À fin 2025, 3,1 Mds€ de fonds propres étaient ainsi investis aux côtés de ces derniers. Cet engagement est renforcé par un capital détenu à 56% par les fondateurs et le management. Dans un métier où la confiance, la performance et la discipline d’investissement sont déterminantes, ce principe constitue un véritable avantage compétitif : Tikehau Capital partage directement les risques et les résultats des investissements réalisés pour ses clients-investisseurs.

Le deuxième pilier du dossier repose sur une trajectoire de collecte particulièrement solide. Après avoir franchi pour la première fois le seuil de 10 Mds€ de collecte brute en 2025, Tikehau Capital a poursuivi sa dynamique au premier trimestre 2026. La collecte nette a atteint 1,0 Md€ sur les stratégies de marchés privés et 0,7 Md€ au total, après prise en compte d’une décollecte de 315 M€ sur les stratégies de marchés de capitaux. Sur douze mois, la collecte nette ressort à 7,0 Mds€. Le crédit reste le principal moteur, tandis que les encours de private equity progressent de 19% sur un an. Pour la période 2026-2029, le groupe vise plus de 34 Mds€ de collecte nette cumulée.

Cette croissance doit désormais se traduire par une accélération de la rentabilité. Après plusieurs années consacrées à construire une plateforme internationale, Tikehau Capital entre dans une phase de récolte. La marge opérationnelle de la gestion d’actifs a atteint 41% en 2025, avec un niveau de 46% au second semestre. Le groupe vise une marge comprise entre 45% et 50% à horizon 2029. Le levier opérationnel est important : la taille des fonds et les commissions peuvent progresser sans que les charges augmentent dans les mêmes proportions.

Tikehau Capital est également positionné sur des marchés en pleine expansion. Le retrait progressif des banques de certains financements favorise le développement du crédit privé, tandis que les investisseurs cherchent à diversifier leurs allocations vers les actifs non cotés. En private equity, le groupe s’appuie sur des stratégies de long terme consacrées notamment à la décarbonation, à l’aéronautique et à la défense ou encore à la cybersécurité. Au 31 mars 2026, les stratégies dédiées à la décarbonation atteignaient 2,6 Mds€ d’encours, contre 0,6 Md€ pour l’aéronautique et la défense.

Le groupe dispose enfin d’un réservoir de valeur encore imparfaitement reflété par le marché. Au 30 septembre 2025, Tikehau Capital comptabilisait 220 M€ de revenus de performance non réalisés, dont environ 160 M€ devraient arriver à maturité d’ici 2029. Le premier trimestre 2026 a déjà illustré sa capacité à cristalliser la valeur de ses investissements : la cession de Schroders a généré 179 M€ de revenus, pour un TRI brut de 64% et un multiple brut de 1,65x sur la durée de détention.

Avec une collecte solide, une rentabilité en amélioration et un alignement d’intérêts au cœur de son modèle, Tikehau Capital présente un profil attractif pour s’exposer à la croissance des actifs alternatifs. Pour rappel nous avons un objectif de cours de 25,9€ sur la valeur, traduisant un upside de +44% par rapport au cours de clôture du vendredi 17/07.


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Le Pulse en un battement... 💢

📜Le maître du jeu de l'IA

ASML publie 9,3 Md€ de CA au T2, relève ses objectifs 2026 et augmente fortement ses capacités. Peu importe qui gagnera la course aux puces : les fondeurs auront toujours besoin de ses machines.

💨 Ça gaze pour Lhyfe

Messer prend 30 % de quatre sites et signe un contrat d’approvisionnement de dix ans. Une opération qui sécurise les volumes, libère du capital et crédibilise le modèle industriel.

🏢 Immobilier - Promoteurs résistants, bureaux en attente

Nexity s’allie à BPCE, Kaufman & Broad résiste grâce aux bureaux, tandis qu’INEA décrit un marché locatif toujours fragmenté. La reprise reste sélective.

🇪🇺 Bruxelles force la porte de Google

Google devra ouvrir certaines fonctions d’Android aux assistants IA concurrents et partager des données anonymisées de recherche. Bruxelles veut réduire l’avantage accumulé par Gemini.

🎾 Sinner remet la main sur Wimbledon

Après avoir perdu le premier set, l’Italien renverse Zverev en quatre manches. À 24 ans, il décroche son cinquième Grand Chelem et conserve son titre londonien.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Le maître du jeu de l'IA

Sans ASML, la course mondiale à l’intelligence artificielle tournerait au ralenti.

Ce géant néerlandais, encore méconnu du grand public, fabrique les machines capables de graver des milliards de transistors sur les puces les plus puissantes.

Un savoir-faire unique au monde, devenu indispensable à la production en série des semi-conducteurs les plus avancés.

20 ans d’avance

La domination technologique d’ASML n’est pas apparue avec ChatGPT.

ASML travaille depuis plus de vingt ans sur ses technologies de lithographie, capables de graver des circuits microscopiques sur des plaques de silicium pour fabriquer des puces électroniques.

Le premier prototype utilisant ses technologies de haute précision a été livré en 2010, mais il a fallu attendre la fin de la décennie pour atteindre une production industrielle fiable.

En 2012, Intel, Samsung et TSMC ont même financé 1,38 milliard d’euros de recherche, conscients que leurs propres progrès dépendraient de ceux d’ASML.

Forteresse industrielle

La force du Néerlandais ne repose pas sur une seule invention, mais sur un écosystème devenu presque impossible à reproduire.

Plus de 5 000 fournisseurs participent à la fabrication de ses équipements.

Les machines associent optique, lasers, logiciels, mécanique de précision et systèmes de mesure.

Une fois installées chez TSMC, Samsung, Intel ou SK Hynix, elles doivent ensuite être entretenues, réglées et régulièrement améliorées.

Ces services et mises à niveau ont généré près de 2,8 milliards d’euros de revenus au deuxième trimestre.

Le client n’achète donc pas simplement une machine mais entre dans un partenariat technologique qui peut durer plusieurs décennies.

ASML accélère

Les résultats publiés hier illustrent cette position stratégique.

ASML a réalisé 9,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires au deuxième trimestre, en hausse de 21 % sur un an, pour 2,9 milliards de bénéfice net.

Surtout, la direction a relevé ses objectifs et vise désormais entre 43 et 45 milliards d’euros de ventes en 2026, contre une précédente estimation comprise entre 36 et 40 milliards.

Face à une demande extrêmement forte, ASML prévoit d’augmenter de 30 % ses capacités de production en 2027, puis à nouveau de 30 % en 2028.

Le vendeur de pioches

Cette domination technologique a propulsé son action au rang de première capitalisation boursière en Europe, avec une valeur d’environ 600 milliards d’euros.

Le titre s’envole de près de 70 % en 2026 et de plus de 120 % sur un an.

Pour les marchés, ASML représente une manière indirecte de profiter de l’essor de l’IA : peu importe que les puces les plus puissantes soient conçues par Nvidia, Google ou un futur concurrent, les fondeurs qui les produisent devront continuer à acheter les machines d’ASML.

Clairement, dans la ruée vers l’intelligence artificielle, le géant néerlandais vend les pioches indispensables à tous les chercheurs d’or !

Le métronome de l’IA

Cette puissance reste toutefois exposée aux décisions politiques et au cycle des semi-conducteurs.

Par exemple, les restrictions occidentales empêchent ASML de vendre ses machines les plus avancées en Chine, qui devrait encore représenter près de 20 % de ses revenus en 2026.

Le prix de ses équipements dernier cri, entre 350 et 400 millions d’euros, peut également freiner leur adoption.

Enfin, la valorisation boursière de l’action intègre déjà beaucoup d’optimisme.

Le signal de fond reste néanmoins puissant : ASML ne fabrique pas l’intelligence artificielle, mais fixe en grande partie la vitesse à laquelle elle peut encore progresser.

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Ça gaze pour Lhyfe 💨

Cette semaine, Lhyfe s’impose comme la valeur de la semaine grâce à un accord structurant avec Messer, l’un des leaders mondiaux des gaz industriels. Le groupe allemand prendra 30% de quatre sites de production d’hydrogène situés en France et en Allemagne, représentant une capacité totale de 30 MW. En parallèle, Messer s’engage sur un contrat d’approvisionnement de dix ans, avec des volumes minimums dès 2026 puis une montée en puissance progressive.

Pour Lhyfe, l’opération est importante à plusieurs titres. Elle apporte davantage de visibilité sur les revenus futurs, permet de libérer des capitaux pour financer d’autres projets européens et crédibilise surtout le modèle auprès d’un partenaire industriel de référence. Une annonce qui réduit une partie du risque d’exécution et qui a été saluée en Bourse, avec un bond du titre de près de 10% cette semaine.

Immobilier - Promoteurs résistants, bureaux en attente 🏢

Deux promoteurs et une foncière ont animé la cote cette semaine, leurs publications dressent un état des lieux du marché immobilier français sous trois angles complémentaires.

Chez les promoteurs, le problème reste l'écoulement. Nexity, premier acteur intégré du secteur, s'y attaque frontalement en créant avec BPCE une coentreprise dédiée à la distribution de logements neufs, adossée à un réseau bancaire qui finance un crédit immobilier sur quatre en France. Un accès direct à la demande solvable, alors que la sortie du SBF 120 venait de pénaliser le titre via les flux indiciels.

Dans ce contexte de marché du neuf sous pression, Kaufman & Broad tire son épingle du jeu : CA S1 stable à 500,9 M€ quand le marché du neuf se contracte d'environ 23%, avec un délai d'écoulement de 4,8 mois vs 24 mois pour le marché. Le recul du Logement (-9,2%) est compensé par les bureaux, dont le CA bondit à 123,8 M€, porté par la livraison de programmes signés antérieurement.

Ce dernier CA doit être vu comme un rétroviseur, pas un thermomètre du marché immobilier de bureaux. La température réelle, c'est INEA qui la donne : la foncière, exposée à 78% aux bureaux neufs en métropoles régionales, publie un CA S1 de 38,8 M€ (-5,5%), des loyers quasi stables à périmètre constant, et décrit un marché locatif fragmenté, marqué par la rareté des grandes demandes..

Bruxelles force la porte de Google 🇪🇺

ruxelles s’attaque au principal avantage compétitif de Google : sa maîtrise d’Android et des données accumulées par son moteur de recherche. La Commission européenne impose au groupe d’ouvrir 11 fonctionnalités d’Android aux assistants d’intelligence artificielle concurrents d’ici juillet 2027.

Concrètement, un assistant rival de Gemini devra pouvoir être activé à la voix, effectuer des recherches, réserver un service ou exécuter certaines tâches en arrière-plan. L’objectif est d’éviter que Google utilise le contrôle de son système d’exploitation pour privilégier ses propres outils d’IA.

Le deuxième volet touche directement Google Search. Dès janvier 2027, les moteurs et agents conversationnels éligibles pourront accéder à des données anonymisées sur les requêtes, les clics, les affichages et le classement des résultats. Une matière première précieuse pour améliorer leurs propres services.

Google dénonce des risques pour la confidentialité, la cybersécurité et ses secrets commerciaux. Bruxelles promet des garde-fous stricts. Derrière le bras de fer, l’enjeu est simple : permettre aux concurrents de contester Google sans devoir reconstruire vingt ans de données de recherche.

📷 Sinner remet la main sur Wimbledon 

© Corinne Dubreuil / FFT

Jannik Sinner a conservé son titre à Wimbledon, dimanche, en battant Alexander Zverev en quatre sets, 6-7, 7-6, 6-3, 6-4. L’Italien a pourtant perdu une première manche sans concéder son service, avant de renverser une finale longtemps verrouillée.

Le tournant est venu dans le deuxième set. Sinner a remporté le tie-break, puis augmenté la pression au retour. Plus précis du fond du court et plus efficace sur les secondes balles allemandes, il a obtenu le premier break du match dans la troisième manche. Zverev n’est ensuite jamais parvenu à revenir au score.

À 24 ans, le numéro un mondial décroche son cinquième titre du Grand Chelem et son deuxième Wimbledon consécutif. Il devient surtout l’un des rares joueurs de sa génération à confirmer immédiatement un premier sacre londonien.

Après un départ accroché, Sinner a gagné la finale là où elle se jouait : dans les tie-breaks, les jeux de retour et les points sous pression. Zverev a tenu deux sets. L’Italien, lui, a tenu jusqu’au trophée.

La scène est familière à tout actionnaire individuel. Une entreprise que vous détenez publie des résultats records : chiffre d’affaires en hausse, marges améliorées, carnet de commandes plein. Vous ouvrez votre application, confiant. Le titre perd 8 %. Vous relisez le communiqué, cherchez la mauvaise nouvelle cachée. Il n’y en a pas. Le marché vient simplement de vous rappeler sa loi la plus contre-intuitive, celle qu’un vieil adage anglo-saxon résume en six mots : buy the rumor, sell the news. Achetez la rumeur, vendez la nouvelle.

Le proverbe est célèbre. Il est aussi, probablement, le plus mal compris de toute la Bourse. La plupart des investisseurs y voient une astuce de trader, une recette cynique pour jouer les annonces. C’est passer à côté de l’essentiel : derrière la formule se cache une vérité profonde sur ce qu’est un cours de Bourse, et sur la raison pour laquelle tant de particuliers ont le sentiment d’arriver systématiquement après la bataille.

1.  Le cours de Bourse ne vit pas au présent

Commençons par démonter une illusion tenace : celle d’un marché qui réagirait à l’actualité comme un lecteur de journal. En réalité, un cours de Bourse n’est pas le reflet du présent d’une entreprise ; c’est la somme, actualisée, de tout ce que le marché anticipe de son futur. Chaque prix contient déjà des prévisions : de croissance, de marges, de taux, de probabilités d’événements. Acheter une action, ce n’est jamais acheter ce qu’une entreprise fait ; c’est parier sur l’écart entre ce qu’elle fera et ce que les autres croient qu’elle fera.

C’est le sens véritable de l’expression favorite des commentateurs : « c’est déjà dans les cours ». Une information connue, discutée, consensuelle, a déjà été achetée et vendue mille fois avant même de se produire. Eugene Fama, prix Nobel 2013, en a fait une théorie — l’efficience des marchés : dans un marché où des milliers d’acteurs se disputent la moindre information, les prix intègrent en permanence tout ce qui est public. Conséquence vertigineuse : seul l’inattendu peut faire bouger un prix. Ce qui était prévu ne vaut plus rien le jour où il arrive.

Une étude célèbre de Cutler, Poterba et Summers (« What Moves Stock Prices ») l’a vérifié par l’absurde : en examinant les plus fortes variations quotidiennes de l’histoire de Wall Street, les chercheurs ont constaté qu’une bonne partie d’entre elles s’étaient produites des jours… sans aucune nouvelle identifiable. Le marché ne danse pas au rythme de l’actualité : il danse au rythme de ses propres révisions d’anticipations.

2.  La mécanique : la rumeur qui achète, la nouvelle qui vend

Dès lors, la logique de l’adage se déplie naturellement. Prenons un événement favorable et prévisible : une autorisation réglementaire, une opération annoncée, une baisse de taux télégraphiée. À mesure que sa probabilité augmente, le marché le paie par avance, 10 % de probabilité, puis 50, puis 90. Le jour de la confirmation, l’essentiel du chemin est déjà parcouru : il ne reste à intégrer que les derniers pourcents de doute. Et ceux qui avaient acheté la rumeur trouvent enfin, dans les acheteurs attirés par les gros titres, la contrepartie idéale pour prendre leurs profits. La nouvelle ne déclenche pas la hausse : elle organise la sortie.

Les exemples récents abondent. L’approbation des ETF Bitcoin, en janvier 2024, était attendue depuis des mois : le cours du bitcoin s’était envolé pendant toute la phase de rumeur, avant de reculer nettement dans les semaines suivant le feu vert. L’événement le plus annoncé de l’histoire de la crypto s’est soldé par une baisse. Les baisses de taux des banques centrales obéissent au même rituel : les marchés les achètent six mois à l’avance, si bien que le jour J est généralement un non-événement. Et chaque saison de résultats offre sa collection de « beats » punis : des géants de la cote qui battent le consensus des analystes et chutent malgré tout, parce que le marché, lui, s’était déjà installé au-dessus du consensus officiel — les professionnels parlent de whisper numbers, ces attentes officieuses plus exigeantes que les attentes publiées. Battre le consensus ne suffit pas ; il faut battre ce que le prix espérait.

3.  Ce que dit la théorie : le prix est un concours d’anticipations

Keynes avait tout dit dès 1936 avec sa métaphore du concours de beauté. Dans les journaux de l’époque, un jeu invitait les lecteurs à désigner les six plus jolis visages parmi cent photographies. Le gagnant étant celui dont le choix se rapprochait le plus du vote général. La stratégie gagnante n’était donc pas de choisir les visages que l’on trouvait beaux, ni même ceux que la moyenne trouverait beaux, mais d’anticiper ce que la moyenne anticiperait de la moyenne. La Bourse, disait Keynes, fonctionne exactement ainsi : on n’y gagne pas en ayant raison sur les entreprises, mais en ayant raison sur les attentes des autres, avant les autres.

Voilà pourquoi une même nouvelle peut produire quatre réactions opposées. Tout dépend d’où se trouvait le curseur des attentes. Une bonne nouvelle attendue déçoit ; une bonne nouvelle inattendue enthousiasme ; une mauvaise nouvelle redoutée soulage si elle est moins pire que prévu ; une mauvaise nouvelle surprise foudroie. La grille complète tient en quatre quadrants :

Et c’est bien l’une des expériences la plus déroutante du particulier : voir une action monter sur l’annonce d’une perte (« moins pire que prévu »), et une autre chuter sur des profits records (« pas assez au-dessus des attentes »).

4.  Ce que l’adage ne dit pas

Reste le malentendu qui donne son titre à cette lettre. Beaucoup lisent l’adage comme une règle de trading mécanique : acheter dès qu’une rumeur circule, vendre le jour de l’annonce. Appliquée aveuglément, la recette est perdante. D’abord parce que toutes les rumeurs ne se réalisent pas. Acheter la rumeur, c’est aussi acheter les rumeurs fausses. Ensuite parce que la recherche académique montre l’inverse dans un cas précis : lorsque la nouvelle surprend véritablement, les cours ne baissent pas, ils montent, et continuent même de monter pendant des semaines. C’est la « dérive post-annonce » documentée dès 1968 par Ball et Brown (« An Empirical Evaluation of Accounting Income Numbers » : les vraies surprises ne se vendent pas, elles s’achètent.

Conclusion 

Faut-il en conclure que le particulier est condamné à perdre ? Non — à condition de refuser de courir la mauvaise course. Le jeu des anticipations à court terme est un sport professionnel, saturé d’acteurs plus rapides, mieux informés, mieux outillés. Mais ce jeu a une limite : il ne se joue que sur l’horizon où les attentes comptent plus que les réalités. À cinq ou dix ans, le bruit des annonces s’efface, et ce qui reste, c’est ce que nous écrivions dans nos précédentes lettres : la solidité des positions concurrentielles, la rentabilité du capital réinvesti. Hermès a « déçu le consensus » des dizaines de fois en vingt ans ; aucun de ces épisodes n’a compté pour l’actionnaire de long terme.

« Buy the rumor, sell the news » n’est donc pas un conseil de trading. C’est une leçon d’épistémologie boursière : le prix vit au futur, l’actualité vit au présent, et celui qui confond les deux temporalités paiera toujours l’écart. La meilleure réponse à l’adage n’est pas de le jouer mieux que les autres. C’est d’investir sur un horizon où il ne s’applique plus.

EuroLand Corporate, premier Listing Sponsor du marché Euronext Growth Paris, accompagne plus de 60 sociétés cotées, dont 39 en qualité de Listing Sponsor, dans leur stratégie de structuration et d’optimisation de leur communication financière.

💡 À retenir cette semaine

Semaine marquée par une prudence sur les marchés, avec le CAC 40 en baisse de -0,6% et le CAC Mid et Small de -0,5%. C'est mieux outre atlantique: le S&P reprend +1,4% et le Nasdaq +3,6%. Ce dernier frôle les +20% de hausse en YTD !

TOP valeurs de la semaine

💊 Abivax +44%

Le titre repart à la hausse après la publication de résultats cliniques positifs sur son traitement phare, l'obéfazimod, dans la rectocolite hémorragique. Les nouvelles données confirment à la fois l'efficacité du médicament chez les patients les plus difficiles à traiter et surtout rassurent sur sa sécurité, effaçant les craintes sur un risque de cancer qui avaient fait plonger le titre début juin. La société reste en ligne pour déposer sa demande d'autorisation aux États-Unis fin 2026. Abivax a profité du rebond du titre pour annoncer une levée de 600m de dollars mercredi soir afin financer la commercialisation future de son médicament aux US et la poursuite de sa recherche. Malin. 

🤖 2CRSI +40%

Le cours se redresse après le passage à vide provoqué par un rapport à charge d'un vendeur à découvert américain, qui accusait la société de gonfler artificiellement sa croissance via des montages opaques. La direction a réagi rapidement en apportant une réponse détaillée aux actionnaires et en rachetant quelques titres sur marché. À ce stade, aucune tierce partie n'a encore validé ni infirmé les lourdes accusations. Le fonds short, lui, a racheté l'ensemble de sa position. 

🛡️ Exail Technologies +22%

Exail a confirmé les rumeurs de rachat qui circulaient depuis quelques jours : Safran est entré en négociations exclusives sur la base d'un prix de 128,5 euros par action, soit une prime d'environ 36% par rapport au dernier cours avant l'annonce. L'opération valoriserait Exail à environ 2,2 milliards d'euros en fonds propres, et prendrait la forme d'un rachat du bloc de contrôle détenu par la famille Gorgé (environ 44% du capital), suivi d'une offre publique obligatoire sur les actionnaires minoritaires. Plusieurs bureaux d'études jugent toutefois ce prix trop bas au regard des fondamentaux. Un dossier M&A à suivre de près.

FLOP valeurs de la semaine

🛋️ Maisons du Monde -19%

La signature d'un accord avec de nouveaux investisseurs pour refinancer le groupe dans le cadre de sa restructuration inquiète fortement le marché. Le mécanisme envisagé (rachat de dette à prix cassé puis conversion massive en actions) devrait fortement diluer les actionnaires actuels. S'ajoutent des résultats annuels repoussé et l'absence de rapport financier publié dans les temps. Le groupe reste sous procédure de conciliation, encadrée par le tribunal de commerce, signe que la situation financière demeure critique malgré la recherche active d'un adossement.

🔬 MaaT Pharma -13%

Le titre est toujours sous pression après un avis défavorable des autorités européennes sur son traitement contre le rejet de greffe, malgré des données d'essai clinique jugées positives par ailleurs. La société a demandé un réexamen du dossier, une procédure qui laisse une fenêtre de rattrapage réglementaire mais qui prend du temps et pèse sur la visibilité à court terme. Les analystes restent à l'achat sur le fond, convaincus par la franchise microbiote.

💻 Lighton -10%

Retour de bâton logique après un emballement spéculatif autour de l'IA souveraine française, déclenché par une annonce gouvernementale de financement massif du secteur ainsi que par la multiplication des contrats signés avec des institutions publiques françaises (ministères, collectivités, opérateurs numériques). L'unique analyste suivant le dossier reste prudent sur la valorisation, jugeant que le rallye est allé bien au-delà des fondamentaux actuels de la société. Côté positif, LightOn a sécurisé un financement obligataire complémentaire de 4 M€ qui lui permet désormais de tenir sa trésorerie jusqu'à fin 2027. 


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Après IPOready, voici IPOgo. Le 18 juin 2026, Euronext a dévoilé un nouveau dispositif destiné à fluidifier l’accès des PME à la cote (cf. IPOgo | Euronext). Depuis dix-huit mois, nous assistons à une reconstruction profonde du marché primaire français, après une année 2025 particulièrement touchée (PME et IPO en France : l’impossible réconciliation ?), le frémissement des small caps en début d’année et la multiplication des initiatives de réformes (Loi Attractivité, nouvelle doctrine de l’AMF, Listing Act, statut de small mid-caps).

Ces outils, désormais en place, permettront-ils enfin un parcours d’IPO réellement praticable pour une PME et ainsi un regain d’intérêt pour l’introduction en bourse de ces sociétés ? Avec IPOgo, Euronext apporte sa réponse — non plus un texte supplémentaire, mais un produit à part entière.

Quatre leviers pour « industrialiser » la simplification

IPOgo ne crée pas de droit nouveau : il opérationnalise le Listing Act européen (adopté fin 2024, dont les dispositions clés entrent en vigueur en juin 2026) en le transformant en offre commerciale standardisée. Quatre axes structurent le dispositif :

100 % particuliers

C’est sans doute l’élément le plus novateur de l’offre d’Euronext. Avec le relèvement du seuil d’exemption de prospectus, IPOgo cantonne ses opérations de 2,5 à 12 M€. Le Document d’Information allégé suffit à solliciter directement le grand public pour de telles volumétries d’opérations.

Le constat d’Euronext est simple : la France compte 1,5 million de nouveaux investisseurs particuliers depuis 2020, et ces derniers ont représenté près d’un tiers des volumes échangés sur les valeurs PME d’Euronext Growth en 2025.

IPOgo souhaite cibler cette base élargie qui permettra d’apporter de la liquidité aux opérations, même si elle demeure néanmoins plus volatile et plus sensible aux à-coups de cours.

Un ciblage qui assume la sélectivité

IPOgo n’est néanmoins pas ouvert à tous. Le dispositif vise des PME en croissance, justifiant :

Euronext favorisera les IPO mais surtout les opérations de meilleure qualité.

En contrepartie, les sociétés déficitaires ou en amorçage, comme les opérations dépassant 12 M€, restent hors champ et continueront à relever du parcours classique.

Une nouveauté de taille est également à noter : la valorisation pourra s’appuyer soit sur une note d’analyse de la banque ou du Listing Sponsor, soit sur un rapport d’évaluation indépendant. Le rôle du Listing Sponsor, loin d’être dilué par cet allègement, s’en trouve réaffirmé.

Dans un dossier au formalisme réduit, la qualité de l’accompagnement et de la mise en récit du projet devient le véritable facteur différenciant aux yeux des investisseurs.

L’ultime étape ?

IPOgo constitue un signal fort : Euronext ne se contente plus de plaider pour la simplification, il la met en œuvre et en assume la promotion. C’est la traduction concrète de deux années de chantiers de simplification réglementaires.

Un parcours plus court et moins coûteux lève un frein à l’entrée. Il ne règle ni la profondeur du marché secondaire, ni la concurrence d’un private equity toujours prompt à offrir des valorisations généreuses sans contrainte de transparence, ni la « maltraitance » boursière que subissent parfois les small caps une fois cotées. La simplification n’emportera ses pleins effets que si la liquidité, la couverture en analyse financière et la fidélité actionnariale suivent.

La porte de la Bourse vient de s’entrouvrir un peu plus pour les PME. À l’écosystème d’aller convaincre les entrepreneurs pour que ces derniers franchissent le pas !


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ABC arbitrage - Le pari rémunéré sur la volatilité

ABC arbitrage est un objet boursier à part : une maison quantitative fondée en 1995, qui conçoit et exploite des stratégies d'arbitrage sur actifs liquides à l'échelle mondiale: actions, futures sur indices, volatilité, matières premières, taux. 

Le principe n'est pas de parier sur la direction des marchés, mais de capter les écarts de prix injustifiés entre instruments convergents. Et derrière l'étiquette « arbitrage » se cache non pas une recette unique mais une palette de stratégies systématiques : arbitrage statistique, retour à la moyenne, suivi de tendance, event-driven sur les opérations de M&A, arbitrage de dérivés. Le tout adossé à des modèles propriétaires et à une exécution ultra-rapide. 

Ces stratégies n'ont pas toutes le même comportement, mais elles partagent un dénominateur : elles tendent à mieux performer quand les marchés s'agitent. La volatilité n'est pas une garantie de résultat, mais elle en reste le principal carburant. Et en 2026, elle ne manque pas.

D'abord, ce qui rassure : la régularité. Avec la performance de 2025, le groupe aligne sa 31ᵉ année consécutive de ROE moyen supérieur à 15 %. Le millésime a affiché un PAC de 59,7 M€ (+15 %) pour un résultat net part du groupe de 25,1 M€. En repli facial vs 2024 (26,8 M€), mais celui-ci portait des exceptionnels : retraité, le BNPA a progressé de près de +19%, à 0,42 €, pour un ROE de 14,8%. Le dividende a également été maintenu à 0,34 €, soit un peu plus de 6% de rendement.  

La seule ombre au tableau est la suivante: la collecte ne suit pas. Malgré des fonds qui surperforment régulièrement les marchés, les encours gérés pour compte de tiers (et investis dans les mêmes stratégies que les fonds propres de la société) sont ressortis à 245 M€ au 1ᵉʳ mars 2026, sous les objectifs. Tant qu'ils ne décollent pas, le modèle reste une rente adossée à la volatilité, pas une machine de croissance.

C'est ce que vise à corriger le nouveau plan Momentum 2028 : diversification des revenus et croissance des encours, au prix de 15 à 25 M€ d'investissement sur trois ans, conditionnés à l'atteinte de résultats. Et le calendrier aide : à fin mai, le Rythme d'Activité ressort plus de 70 % au-dessus de sa moyenne mensuelle 2025. Les tensions géopolitiques du printemps ont rappelé que le terrain de jeu reste favorable. 

La meilleure façon de lire le dossier, c'est donc de le voir comme un hedge rémunéré contre la volatilité de marché. Là où une couverture classique coûte une prime, ABC arbitrage paie pour la détenir, avec un rendement supérieur et une rentabilité des capitaux propres au-dessus du coût du capital. À cette couverture portée positivement s'ajoute une optionalité gratuite : si Momentum 2028 parvient à débloquer la collecte, le titre cessera d'être une simple rente cyclique pour devenir une valeur de croissance, avec un important re-rating à la clé. 


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Le Pulse en un battement... 💢

📜 Et maintenant les robots !

Alors que l’Europe débat surtout de l’IA, la Chine, le Japon et la Corée misent massivement sur la robotique pour compenser leur déclin démographique. La Chine installe désormais plus de robots industriels que le reste du monde réuni et domine déjà le marché des robots humanoïdes.

⚠️ Pierre & Vacances - Une OPA de plus

Le fonds souverain d’Abou Dhabi, Mubadala Capital, lance une OPA sur Pierre & Vacances à 1,90 € par action, avec une valeur pouvant atteindre 2 €. Une opération qui met fin à un an de spéculations autour du propriétaire de Center Parcs et Adagio.

⚔️ Défense européenne - Déconvenue et coup d'envoi

Rheinmetall chute après l’abandon du programme allemand de frégates F126, tandis que KNDS prépare son introduction en Bourse et que Figeac Aéro renforce son exposition au Rafale avec un nouveau contrat stratégique de Dassault Aviation.

🔥 Micron met la mémoire en surchauffe

Le spécialiste des puces mémoire a largement dépassé les attentes grâce à la demande des data centers IA. Avec 22 Md$ d’engagements clients et une capitalisation désormais supérieure à 1 000 Md$, la bataille de l’IA ne se joue plus uniquement chez Nvidia.

📷 Marc Bloch entre au Panthéon

Historien majeur, résistant et auteur de L’Étrange Défaite, Marc Bloch a rejoint le Panthéon aux côtés de son épouse Simonne. Un hommage national qui a résonné bien au-delà de l’histoire, dans un contexte politique et mémoriel toujours sensible.

L'édito de Marc Fiorentino 📜

Et maintenant les robots !

L'IA est le sujet majeur quand on évoque l'avenir de l'emploi.

Avec la crainte de voir l'IA remplacer progressivement les cols blancs.

Mais en Europe, on évoque encore peu le sujet des robots. Un sujet omniprésent en Asie, et en particulier en Chine et en Corée.

Explications.

Question

Si la population en âge de travailler en Chine passe, comme anticipé, d'un milliard de personnes à moins de 300 millions en 2100, comment faire pour assurer les tâches nécessaires et alimenter la croissance ?

À cette question, les dirigeants chinois ont déjà répondu : il faut tout miser sur les robots.

Une étape majeure

L'année dernière, dans l'industrie, la Chine a installé plus de robots... que l'ensemble des pays du reste du monde.

Les yeux sont tournés vers Claude, qui veut prendre notre job de bureau, mais les emplois industriels et les services à la personne dans les pays à très faible natalité seront assurés, dans l'avenir, par les robots.

Ce n'est pas de la science-fiction, c'est déjà la réalité d'aujourd'hui.

Les autres pays

Qui misent tout sur la robotique sont le Japon et la Corée.

Décidément, cela fait deux jours de suite que je parle de la Corée.

Vous connaissez le problème de la Corée : le taux de fécondité le plus bas du monde.

En dessous de 0,70.

Et une part de la population âgée qui explose.

Donc un besoin croissant de jobs de proximité et de moins en moins de personnes pour faire ces jobs.

Et pour la Corée, la solution depuis maintenant plus de dix ans n'est pas l'immigration, mais la robotique.

Quelques chiffres

Si vous pensez que le sujet est encore anecdotique.

Le parc installé de robots industriels en Chine est de 2 millions, soit 4,5 fois plus que le Japon.

Les revenus de l'industrie robotique chinoise ont doublé en cinq ans.

87 % des robots humanoïdes viennent de Chine et on prévoit un doublement de la production en 2026...

Je continue ?

En Corée du Sud

Il y a plus de 1 000 robots pour 10 000 salariés.

Ratio le plus élevé au monde.

Sept fois la moyenne mondiale.

Les robots sont partout, avec Hyundai en pointe sur le secteur, Hyundai qui vient d'annoncer un partenariat sur la robotique IA avec Nvidia.

La robotique : l'autre révolution industrielle et sociale.

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⚠️Pierre & Vacances: une OPA de plus

Le dossier qui mijotait depuis un an a trouvé son dénouement. Le 22 juin, le conseil d'administration de Pierre & Vacances a accueilli favorablement une offre publique d'achat de Mubadala Capital (l'un des fonds stratégiques d'Abou Dabi) portant sur l'intégralité du capital. Fin de la revue stratégique lancée en juin 2025 : on sait enfin qui reprend Center Parcs, Adagio et maeva&co.

Les termes : 1,90€ par action, dividende exceptionnel de 0,11€ inclus (donc 1,79 € hors coupon). Un bonus de 0,10€ s'ajoute si Mubadala franchit les 90% et retire le titre de la cote, soit potentiellement 2,00€ en valeur totale.

Le point central du dossier : toute la prime s'est faite à la rumeur. Mesurée sur le cours d'avant-revue stratégique (juin 2025), l'offre est généreuse, environ 35% de prime sur le dernier cours, 42% en valeur totale à 2,00€. Sauf que le marché a passé l'année à intégrer le caractère spéculatif du titre. Sur le cours d'avant-annonce de l'offre elle-même, la prime fond à 7%. 

Le deal semble déjà en partie sécurisé: Mubadala détient déjà l'accord des fonds de restructuration (Benefit Street Partners, Fidera, Pastel Holding), soit 58,6 % du capital. Le calendrier, lui, aspire à faire preuve d'un peu de patience: engagements d'apport attendus d'ici le 17 juillet, AGE autour du 30 septembre, et dépôt de l'offre seulement au T1 2027.

Défense européenne - Déconvenue et coup d'envoi ⚔️ 

Rheinmetall, la douche froide

Berlin a officiellement enterré le programme F126, six frégates qui devaient être les plus grands navires de guerre allemands depuis 1945. Délais, dérapages de coûts et risques jugés ingérables : la facture des six bâtiments aurait dépassé 18 milliards d'euros, contre 10 milliards initialement. Rheinmetall, pressenti comme maître d'œuvre via sa division navale NVL, paie l'addition en Bourse : le titre a chuté jusqu'à 20 %, effaçant plus de 11 milliards d'euros de capitalisation. Berlin se rabat sur huit frégates Meko A-200 de TKMS, grand gagnant du jour.

KNDS rejoint le bal des IPO

Le franco-allemand du blindé officialise une double cotation Francfort-Paris. Selon des sources de Reuters, l'opération pourrait valoriser le groupe autour de 15 milliards d'euros. Le secteur défense capitalise sur l'appétit du marché.

Figeac Aéro accroche le Rafale

Le sous-traitant décroche un contrat Dassault pour les ferrures titane fixant les canards au fuselage. Livraisons attendues courant 2026, croisière en 2027, sur capacités existantes. Le militaire pèse désormais 11 % des prises de commandes du plan Pilot 28, au-dessus de la cible de 10 %.

Micron met la mémoire en surchauffe 🔥

Micron a fait exploser les compteurs. Le géant américain des puces mémoire a publié des résultats très supérieurs aux attentes de Wall Street, portés par la demande insatiable liée à l’intelligence artificielle. Le titre a immédiatement bondi de 12 % dans les échanges après-Bourse, signe que le marché n’avait pas totalement anticipé l’ampleur du mouvement.

Les chiffres donnent le vertige. Au troisième trimestre, Micron a généré 41,46 milliards de dollars de chiffre d’affaires, contre 35,85 milliards attendus. Le bénéfice ajusté par action atteint 25,11 dollars, là aussi nettement au-dessus du consensus. Dans la foulée, la capitalisation du groupe a franchi le seuil symbolique des 1 000 milliards de dollars.

Derrière cette envolée, il y a surtout un marché sous tension. Les grands centres de données cherchent à sécuriser leurs approvisionnements, alors que la mémoire devient l’un des maillons critiques de la chaîne IA. Micron annonce ainsi 16 accords stratégiques, représentant 22 milliards de dollars d’engagements fermes et de dépôts.

La suite ne devrait pas calmer la fièvre. Sanjay Mehrotra prévient que les contraintes d’approvisionnement pourraient durer au-delà de 2027. Micron prévoit déjà d’investir environ 10 milliards de dollars au quatrième trimestre. Dans la guerre de l’IA, les projecteurs restent braqués sur Nvidia, mais la mémoire vient de rappeler qu’elle avait aussi son mot à dire.

@Jonathan Raa/SIPA Usa/SIPA

📷 Marc Bloch entre au Panthéon

©EPA

La Nation a rendu hommage à Marc Bloch, mardi soir, lors d’une cérémonie solennelle au Panthéon. Historien majeur, résistant, intellectuel assassiné par la barbarie nazie, il y fait son entrée aux côtés de son épouse Simonne, dans une séquence à la fois mémorielle, politique et profondément symbolique.

Cofondateur de l’école des Annales, Marc Bloch a transformé la manière d’écrire l’histoire. Mais il reste aussi l’auteur de L’Étrange défaite, texte implacable sur l’effondrement français de 1940 et le refus de la résignation. En l’absence de dépouilles, les cénotaphes déposés au Panthéon renferment des objets hautement symboliques, dont son testament spirituel rédigé en 1941.

Emmanuel Macron a donné à cet hommage une portée très contemporaine. Dans son discours, le chef de l’État a dénoncé l’esprit de défaite, le poison de Vichy et l’antisémitisme d’État, rappelant que Marc Bloch fut à la fois une victime de son temps et une vigie pour le nôtre.

La cérémonie s’est aussi tenue dans un climat politique tendu. À la demande de la famille, les représentants de l’extrême droite n’étaient pas souhaités sur place, déclenchant de nouvelles passes d’armes. Même au Panthéon, la mémoire reste un terrain de bataille.

💡 À retenir cette semaine

Semaine marquée par une prudence sur les marchés, avec le Nasdaq en baisse de -1,6% et un S&P 500 en léger recul de -0,8%, dans un contexte de doutes croissants sur le rythme et la rentabilité des investissements liés à l’IA. En Europe, le CAC 40 recule de -0,5% et le CAC Mid & Small de -3,3%, pénalisé par une aversion au risque plus forte sur les petites capitalisations. L’ensemble traduit une rotation défensive, avec des investisseurs qui commencent à questionner le retour sur investissement des dépenses massives dans l’intelligence artificielle.

TOP valeurs de la semaine

✈️ Air France-KLM +13%

Air France-KLM signe une forte hausse de 13% cette semaine, portée par la nette détente des prix du pétrole. Le groupe bénéficie directement de la chute du Brent, en baisse de près de 40% depuis ses plus hauts récents, dans un contexte d’apaisement géopolitique entre les États-Unis et l’Iran et de reprise du trafic maritime via le détroit d’Ormuz. La baisse du coût du carburant améliore mécaniquement les perspectives de marges du secteur aérien, avec déjà des premières réductions de surcharges carburant observées chez certains transporteurs. Le titre profite donc pleinement de cet effet macro favorable, malgré un environnement opérationnel toujours sensible.

🤖 LightOn +11%

LightOn poursuit son rebond boursier avec une hausse hebdomadaire de 11%, porté par l’engouement autour de la souveraineté numérique et les annonces de déploiement de ses solutions d’IA générative auprès d’une quinzaine d’institutions publiques françaises. Le mouvement est également soutenu par le contexte politique favorable à l’IA en France, qui agit comme catalyseur pour le titre. Sur le plan financier, la visibilité s’est améliorée grâce à des opérations de financement par obligations et obligations convertibles, pour un montant total d’environ 3,7 M€, permettant d’étendre l’horizon de trésorerie jusqu’à fin 2027. De quoi renforcer temporairement la confiance du marché après une année 2025 très chahutée.

📰 Unify Group (ex : Reworld) +9%

Enfin, Reworld Media vient clore notre top hebdomadaire avec une performance de +10%. Sans annonce particulière, le leader de la presse thématique en France profite de cette belle semaine pour atteindre une performance de 20% depuis le début d’année.

FLOP valeurs de la semaine

👨‍💻 2CRSi -40%

La semaine a été particulièrement difficile pour 2CRSi dont le titre a décroché de 40%. Le spécialiste des serveurs haute performance a été la cible d’un rapport très critique publié par le vendeur à découvert Grizzly Research, mettant en cause plusieurs aspects de son activité et de ses perspectives commerciales. Malgré une réponse détaillée de la société et le démenti formel des accusations, les explications fournies n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs. Le marché reste dans l’attente d’éléments tangibles permettant de dissiper les doutes soulevés, ce qui a alimenté de nouvelles prises de bénéfices sur une valeur qui affiche encore un parcours boursier exceptionnel depuis le début d’année.

💻 Memscap (-20%) et Semco (-17%)

Les deux spécialistes français des semi-conducteurs ont connu une semaine difficile dans le sillage de la correction observée sur l’ensemble du secteur. Le compartiment a souffert d’un regain de prudence des investisseurs vis-à-vis de la thématique de l’intelligence artificielle, alors que les montants considérables investis dans les infrastructures numériques commencent à alimenter des interrogations sur leur rentabilité future. Dans ce contexte, les grands noms américains du secteur ont lourdement corrigé en bourse, entraînant dans leur sillage des acteurs européens comme Memscap et Semco. Malgré des fondamentaux inchangés, le sentiment de marché s’est détérioré sur l’ensemble de la chaîne de valeur des semi-conducteurs cette semaine. Depuis le début d’année, Semco et Memscap continuent d’afficher des performances respectives de +70% et +20%.


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